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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Une nécessité : Réformer l'indemnisation du chômage!

14 Février 2014, 12:25pm

Publié par Jacques Heurtault

Nous en sommes à six millions (ou presque) de personnes inscrites à Pôle Emploi.

La France compte 66 millions de personnes vivant sur son sol. Cela fait donc 9,1% de sa population totale, y compris les enfants ... et les personnes de plus de 70 ans.

Si, toutefois, "on" veut bien admettre qu'il faut savoir s'arrêter un jour ou l'autre, de travailler, d'une part, et qu'on ne va pas faire descendre des enfants de cinq ans dans les mines (ce fut le cas dans les années 1850!), d'autre part, on doit raisonnablement retirer du total environ 25 millions de personnes. Il en reste donc 40 millions qui sont potentiellement capables de travailler (si on retire ceux et celles qui sont "en âge de travailler" mais qui en sont néanmoins incapables pour toutes sortes de raisons).

On arrive donc au pourcentage de 15%! C'est beaucoup! 


Au diable les pourcentages!

 

Six millions de personnes inscrites à Pôle Emploi, c'est six millions de personnes qui pourraient travailler (puisqu'elles sont incrites!) mais qui ne travaillent pas du tout ou, en tous cas, pas assez.

 

Combien les statistiques attendues aux environs de 18H00 le Mardi 25 Février prochain (dans 11 jours!) vont elles nous en apporter en plus (ce que je crains, hélas!) ou en moins (ce que je souhaite!)?

 

Nul besoin d'avoir un coeur particulièrement attendri pour comprendre et conclure que ça ne peut plus durer!

 

Ce scandale doit cesser! Quelqu'en soit le prix!

 

Ce que nous observons, ce sont :

- la plupart des familles qui sont touchées par ce fléau.

- certaines (qui se comptent par centaines de milliers, voire par millions!) touchées plusieurs fois (plusieurs personnes au chômage, en même temps, au sein d'une même famille)

- des quartiers en complète déshérence du fait d'un taux de chômage frisant les 30%, 40%, 50% ... (plus encore? probable mais je n'ose pas l'écrire ...)

- une délinquance qui grimpe inexorablement puisque des forces qui devraient être vives ne le sont pas faute d'emplois à occuper ...

 

Stop!

 

Créer des emplois, ça ne se décrète pas!  Car le vrai problème, c'est créer de la valeur, laquelle création doit, logiquement créer des emplois car il faut bien des bras et des têtes (plutôt des têtes que des bras, d'ailleurs!) pour faire tourner ce grand bazar qui s'appelle "l'économie" ...

 

Toutefois, le but d'une société humaine, c'est faire en sorte d'avoir accès à suffisamment de biens et de services divers pour n'avoir pas à suer sang et eau ni à ingurgiter force anxiolytiques pour pouvoir vivre sa vie raisonnablement. C'est, en tous cas, mon "credo" personnel ...

 

Bien sûr, d'aucuns diront, tout en se défendant d'être d'abominables égoïstes, que dès lors que l'on produit suffisamment, il importe peu qu'une forte proportion de ceux qui sont en capacité de travailler n'ait pas de quoi le faire ... En un mot comme en cent, ceux-là veulent que l'on verse des indemnités aussi diverses que variées afin d'acheter une sorte de paix sociale ...

 

Ce n'est pas mon choix!

 

Mon choix, c'est un emploi, un vrai emploi, pour toutes celles et ceux qui sont en capacité de travailler et qui souhaitent travailler ... Ceux là doivent pouvoir compter sur la solidarité de toute la société. Celles et ceux qui ne veulent pas travailler alors qu'ils en ont les capacités doivent, selon ma philosophie, ne compter que sur eux-mêmes. On a le droit de choisir ... à condition d'assumer les conséquences de ses choix! Toutes les conséquences ...

 

Il s'ensuit de cette philosophie que, selon moi, il est préférable de partager le temps de travail plutôt que d'indemniser à n'en plus finir des millions de gens pendant de très nombreux mois, voire des années. En outre, j'ai la conviction que cette manière de voir les choses est bien moins coûteuse, globalement, que la solution "indemnisation". J'admets cependant que c'est à moi d'en faire la démonstration.

 

Tel n'est pas l'objet de mon propos, aujourd'hui.

 

Bien évidemment, les solutions que je préconise ne peuvent conduire à la résorption massive du chômage en quelques semaines ni même quelques mois. Il faut en effet avoir présent à l'esprit que si on se place dans la perspective d'une diminution du chômage de 50.000 personnes par mois, compte tenu du nombre élevé de personnes en recherche d'emploi, compte tenu du nombre important de personnes en capacité de travailler mais qui sont néanmoins sans emploi, compte tenu de la perméabilité de nos frontières, caractéristique qu'il est inenvisageable de modifier et que, par philosophie, je ne veux pas voir ni restreindre ni étendre, c'est au moins 200 mois qui seront nécessaires ...

200 mois? Ca fait donc 10 millions d'emplois à créer? Alors qu'il n'y a "que" 6 millions d'inscrits à Pôle Emploi à "caser"? Oui, c'est à peu près cela! ... Non, il n'y a pas d'erreur de calcul! Il y a, par contre une projection sur le futur "quantifiable" ...

 

Il est clair, en effet, que si la situation de l'emploi s'améliore durablement et quantitativement, un certain nombre de personnes qui ne sont pas en recherche d'emploi actuellement vont y être dès qu'elles auront acquis la conviction qu'elles ont des chances sérieuses d'en trouver un qui leur convient. A quoi bon chercher un boulot si on est quasiment certain de ne pas en trouver, du tout, aucun? A quoi bon chercher un boulot si les seules éventuelles possibilités sont "des boulots de merde dans des entreprises de merde" (expression que l'on rencontre de plus en plus souvent)?

A l'inverse ... de nouveaux arrivants, complètement inconnus du système, vont se "pointer"; des anciens, jadis connus mais disparus, vont revenir; et, enfin, des "vraiment nouveaux", venus de l'extérieur de l'Union Européenne, vont se montrer d'autant plus actifs ... Les réseaux et les filières vont s'activer.

 

IL FAUT EN SORTIR! QUEL QU'EN SOIT LE PRIX!

 

Voici donc quelques propositions que je remets sur le tapis ... C'est bien ce que faisait, chaque jour, Pénélope, non? Sauf que, elle, elle démolissait la nuit ce qu'elle faisait le jour ... Pas moi!

 

1. Solidariser le traitement du chômage en mettant à contribution TOUS les revenus. TOUS, SANS AUCUNE EXCEPTION! Ras le bol des exceptions, des mauvaises excuses, des "trucs" et des "machins", objectés "opportunément" pour, en réalité, en retarder la mise en discussion et, par conséquent, la mise en application! L'outil, c'est la CONTRIBUTION SOCIALE GENERALISEE. Ces trois mots sont clairs, parfaitement compréhensibles par tout le monde...

 

2. Partager le temps de travail. Partager le TEMPS de travail ... Pas le travail, mais le TEMPS ... Ne pas confondre ces deux notions fondamentalement différentes!

Cela veut DONC dire : diminuer le temps de travail et diminuant corrélativement les salaires. Dans un premier temps dans la même proportion ... puis, après amorçage de la "pompe" CSG, dans une proportion moindre.

 

3. Réduire la durée d'indemnisation du chômage qui est actuellement de l'ordre de deux ans (voire trois ans pour les plus de 50 ans!). Car il faut être sans illusion : si d'aucuns s'imaginent qu'ils vont pouvoir profiter du "système", autant les en dissuader très vite! Ca évite de perdre du temps et d'aller se fourvoyer dans des explications alambiquées ayant, généralement, pour principal objet de "noyer le poisson" et de faire prendre aux gens des vessies pour des lanternes.

 

4. Poursuivre la moindre fraude aux allocations au plan PENAL (Contraventions graduées puis application de la procédure de "correctionnelle" en cas de récidive).

 

Quelques mois sont nécessaires pour la mise en place de ce dispositif opérationnel. Un an est nécessaire pour en voir, très concrètement, les premiers effets. Ceux qui disent qu'ils vont régler ça par je ne sais quel "choc" en trois mois (ou, mieux, en 100 jours!) sont des menteurs ou des inconscients ou des imbéciles.


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GM 14/02/2014 16:22


Ce n'est pas la banque qui fait une enquête de santé, mais l'assureur.


Et si vous avez des garanties de premier rang à apporter, ils ne vous questionnent même pas.


 


Pour ce qui est de la réponse à apporter au chômage, là à brûle pour point, ce n'est pas facile.


 


D'abord, j'ai été chômeur-indemnisé (très mal et sur très peu de temps) plusieurs fois dans ma carrière.


Jusqu'au moment où j'ai décidé de sortir du système et de me prendre par la main : Résultat plus de 20 ans sans la moindre assurance sociale et je ne m'en porte pas plus mal.


Là, j'ai vendu ma boîte, presque par hasard et très cher alors que je pensais que ça ne valait rien, et songe à investir dans un autre métier, que je ne connais pas encore.


Ou un autre pays.


Merci.


 


Pour le reste, bé figurez-vous que je suis au contact direct et à travers un centre social agréé CAF que je co-dirige bénévolement et reste très au courant des difficultés de beaucoup.


Quand je dis qu'on se bat à coup de bazooka jusque dans le beau 15ème parisien, je sais de quoi je cause et pourquoi on en arrive à de telles situations : Allez faire un tour du côté des
"Périchaux" en bordure de boulevard des maréchaux, vous y verrez encore les traces dans la barre d'immeuble de "Paris-Habitat".


 


Contre le chômage, il n'y a pas de réponse politique : Celle-ci ne s'occupe que du niveau d'assistance (qui reste absolument nécessaire).


Après coup, alors qu'il faudrait éviter l'écueil avant-coup.


Par des politiques économiques volontaristes qui redonnent le goût de l'effort et de la réussite à des illétrés sortis du système scolaire avec de la m... (étron) dans la tête, inculqués par
un corps enseignant qui ne sait pas ce que c'est que de produire de la valeur-ajoutée-solvable.


 


Produire, bon : Une machine, de la matière à traiter, un emballage et un camion de livraison, c'est facile.


Mais quand il s'agit aussi d'avoir un VRP, un comptable qui s'occupe des factures, des mutiples déclarations et autorisations et en plus de faire rentrer le pognon, c'est déllrant.


Si encore on avait moins de taxes et cotisations à assumer, ça pourrait le faire, mais il faut payer au moins autant de gars derrière pour encaisser les chèques (et encore, il y a désormais le
téléréglement obligatoire), à vérifier les déclarations et émettre les autorisations, à compiler tout ça pour nourrir la machine à statistiques qui est elle-même contrôlée, vérifiée, recomptée,
etc.


Allo quoi ? On vit où au juste ?


Tout ça pour un seul mek qui fait tourner la machine ? Non mais je rêve là...


 


En bref, tout est fait pour ne pas entreprendre, pour vilipander le "boss", pour user de toutes les "ficelles" qui fera dégorger le poireau un maximum en détournant le système à d'autres fins que
ce pour quoi il a été créé.


Juste un exemple, dans une de mes "boutiques", j'ai une fille dont je sais qu'elle a été embauchée par ailleurs au 1er mars (le 3 en réalité).


Bé elle trouve kon que je n'accepte pas de lui consentir un départ-conventionnel (et le chèque qui va avec) alors qu'elle ne m'a toujours pas posé sa démission et qu'elle me doit un mois de
préavis.


Celle-là, je l'attends au tournant dans la mesure où elle monte un dossier pour harcélement moral : Que je vais lui faire cracher un maximum, mais dans deux ans sinon 4 quand elle aura perdu en
appel.


Allor quoi, on vit où ?


 


Tant qu'on aura des comportements comme ça, il n'y aura pas d'embauche, je n'y crois pas.


Vous avez d'ailleurs vu les dernière stats de l'emploi ? Ils sont contents parce que finalement le mois dernier il y a eu plus d'embauches que de destruction d'emploi.


Oui mais essentiellement en CDD et surtout en intérim.


 


Alors quoi ?


Bé il va falloir s'adapter à mon pronostic d'il y a quelques années (1995, ou 98, fallait venir à mes conférences).


Demain, on aura un gros tiers d'emplois précaires, d'une façon ou d'une autre dans le champ de production "de proximité". Qui ne se délocalisent pas parce que les clients ne se délocalisent pas.


On aura un gros tiers d'emplois vides, financés par les marges du premier tiers. Dans la fonction publique et assimilé, qui ne se délocalise pas plus.


On y est d'ailleurs : 5 à 6 millions de fonctionnaires ou assimilés sur 17 millions de "privés" (quand on retire ceux-là et les chômeurs), on est bien "au tiers".


Et puis un tiers fluctuant d'entreprises capables de se localiser ici et de se délocaliser demain ailleurs, parce qu'elles ne connaîtront de progression que hors de frontières après avoir saturé
leur marché intérieur...


Qui paieront ce qu'elles auront envie de payer : Nos groupes transnationaux, industriels, du service, etc. Elles sont déjà au Mid 500 et dans le tas vous comptez les 1.500 ETI plus ou
moins filiales des autres. Et ils ont les moyens "d'optimiser" en toute légalité


Et en plus, une petite couche d'entreprises de "haute-voltige", hyper luxe ou hyper spécialisées sur un marché d'emblée mondial, à très forte valeur-ajoutée.


Celles-là, il faut les bichonner. Pour les garder, déjà que c'est par goût ou par hasard qu'elles se sont posées dans nos villes.


Par malchance, "François III" a tout fait pour les chasser et ça marche, elles dégagent.


Or, sans elles, ont va se casser la gueule, ce qu'on compte déjà... à force de "déclinisme".


 


Alors, les solutions ?


Bé je n'en vois pas tant qu'on n'aura pas théorisé sur ce pronostic (qui se révèle hélas assez bien vu).


Comme ce n'est pas moi qui saurait le faire, épuisé que je suis de gueuler dans mon grand désert, je laisse ça à d'autres moins kons que moi : Parce qu'entre-temps, j'ai vieilli et que j'en est
marre que personne n'écoute personne dans ce foutu pays que j'aime tant.


A d'autres de prendre le relais !


Moi, j'ai déjà donné...


Même si je peux encore y réfléchir pour vous faire plaisir. Mais seulement si ma TVA m'en laisse le temps.

Jacques Heurtault 14/02/2014 16:48



Mille fois d'accord avec vous sur l'invraisemblable lourdeur administrative à laquelle la moindre entreprise est tenue de se soumettre.


Je suis un chaud partisan du "faire SIMPLE". Je suis favorable à la suppression de l'impôt sur les bénéfices des entreprises dotées de la personnalité morale.


Mais quand on voit un gouvernement ne pas être capable de détruire le mécanisme d'avancement automatique des fonctionnaires, on est effectivement en droit de désespérer!


Tout ce que vous venez de me dire va finir de me convaincre que le citoyen que je suis doit SANCTIONNER par son vote une équipe que j'ai pourtant soutenue.


 


Un voeu, rien qu'un : restez avec nous sur Internet!



GM 14/02/2014 14:00


Moi j'aime bien les thèses "déclinistes", finalement.


 


Je résume, moins de salaires pour plus de personnes cotisantes...


Comme si c'était "élastique" (comme on l'a vu avec les 35 heures de "Tittine-Eau-Brie").


Moins de cotisation mais moins de pouvoir d'achat individuel, d'autant que la CGS vient vous pomper les écarts.


Moins de pouvoir d'achat = moins de création de valeur ... "Solvable".


Donc moins d'emploi au final (hors les premiers mois et leurs effets d'annonce).


Donc plus de chômage, in fine hein !


 


Bref, les "décilinistes" on les retrouve chez Piketty et "La-roue-tout-roue" (les "alter-machin") et justement ils sont au pouvoir actuellement ou dans les allées du pouvoir.


Résultat + 0,3 % de PIB avec + 0,9 % d'inflation qui vient bouffer l'ensemble et et que donc ...; 170.000 chômeur de plus en un an.


 


J'adore, si j'adore, les dogmes qui démontrent par eux-mêmes leur propre ignorance.


Bon, heureusement, on n'est pas en guerre, la crise c'est fini partout ailleurs, et les autres gagnent tellement de pognon qu'ils nous le prêt encore pour faire les fin de mois d'octobre,
novembre et décembre...


 


Mais quand le vent va tourner (c'est le porpre du vent de "tourner"), je ne sais même pas si le FMI aura encore les moyens de venir nous soutenir dans notre bonheur-dogmatique.

Jacques Heurtault 14/02/2014 15:33



Que proposez-vous pour résorber le chômage? Personnellement, je m'en suis occupé pendant 18 ans...


J'ai donc vu les ravages que ça provoquait


- sur le mental des gens


- sur l'incitation à la délinquance


- sur les familles et, pire encore, sur les enfants


 


Pour me résumer, je dirais que les questions "sociales" ne doivent pas être traitées d'une manière "individuelle" mais d'une manière collective. C'est l'expression d'une philosophie.


Dans le même esprit, les questionnaires de santé individuelle demandés par les banques avant d'octroyer un prêt devraient être interdits. On devrait pouvoir avoir le droit d'y répondre d'une
manière sciemment erronée. Un examen médical demandé par une banque ou exécuté par un médecin dans ce but devrait valoir AU MOINS deux ans de prison FERMES pour le médecin et pour l'emplyé de
banque qui l'a demandé (ainsi que toute sa hiérarchie!).