Propositions audacieuses. Le blog politique de Jacques Heurtault. http://www.propositions-audacieuses.net/ 2005-09-30T22:15:03Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Des propositions de réformes qui me paraissent INDISPENSABLES et que je formule en termes quelquefois un peu rudes. "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire! C'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles http://www.propositions-audacieuses.net/article-19193494.html En Mars 2008, le chômage a ... diminué et non pas ... augmenté! 2008-04-30T23:55:54Z 2008-04-30T23:15:00Z Jacques Heurtault http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2569.html Eh, oui! En Mars 2008, quoiqu'en disent les journaleux de merde, le chômage A DIMINUE! J'insiste : DIMINUE!! Pour s'en convaincre, il suffit de prendre connaissance des chiffres publiés ... Des chiffres BRUT, bien évidemment. Pas des chiffres "corrigés des variations saisonnières". Combien y a t-il de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE, toutes catégories confondues? En Mars : 3.511.595 En Février : 3.571.452 ... Soit 59.857 inscrits de moins ... Et dans la seule catégorie 1? En Mars : 1.905.264 En Février : 1.964.381 Soit 59.117 inscrits de moins ... Et dans le total "catégorie 1+2+3"? En Mars : 2.461.649 En Février : 2.546.468 Soit 84.819 de moins ... Et dans les seules "catégories 6+7+8" (activité réduite de plus de 78 heures dans le mois)? En Mars : 611.752 inscrits En février : 593.802 Soit 17.950 de plus ... Très schématiquement, on peut donc dire qu'une faible partie (21%) a retrouvé un emploi "en activité réduite" tandis que le reste a retrouvé un emploi "en activité pleine" ... Ces chiffres, bruts,  sont corroborés par l'examen du nombre de demandeurs d'emploi de longue durée, en diminution nette, lui aussi, en Mars comparativement à Février ... Le constat est le même si on compare le volume des entrées, en catégorie 1, dans le courant du mois de Mars (317.251) comparativement au mois de Février (322.652). Depuis le temps que je vous dis, que je vous répète, que je vous martèle que nous avons, en France, des journaleux de merde et non pas d'authentiques journalistes, vous allez bien finir par me croire ... http://www.propositions-audacieuses.net/article-19186211.html Je pars en vacances pour ...19 jours! 2008-04-30T19:11:09Z 2008-04-30T19:01:00Z Jacques Heurtault http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2569.html Eh, oui! Ce sont des choses qui arrivent ... Je rentre le 19 Mai prochain. Au prix de ... 6 jours de congés! Pourquoi me priverai-je des dispositifs légaux puisque j'ai dit que je souhaitais leur abolitions. Réduire le nombre de jours fériés à 4 (Noël, Premier de l'an, 14 Juillet et 1er Novembre). A condition de payer le travail supplémentaire ainsi fourni ... C'est à dire gagner plus en travaillant plus! N'est-ce pas ce que souhaite notre Président de la République? Qu'attend-il pour le faire? Vraiment, je me le demande! http://www.propositions-audacieuses.net/article-19098158.html Soutenir Solidarnosc : appel aux Polonais de France ! 2008-04-27T19:45:08Z 2008-04-27T19:23:00Z Jacques Heurtault http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2569.html Polonais de France! L'ancien maire de la ville de Rybnik, en Silésie, a besoin de votre soutien! Leader de Solidarnosc dans sa région de Silésie, ce professeur de français cherche des contacts en France pour soutenir son action. Comme dans tous les pays nouvellement acquis à la démocratie, cette dernière a quelquefois un peu de mal à entrer dans les moeurs ... Ce billet a pour objet, Polonais de France ou sympatisants de la Pologne moderne vivant en France de vous inviter à rejoindre une association en voie de création dont l'objet est le soutien à l'action réformatrice de l'ancien maire de la ville de Rybnik ... Si vous croyez aux valeurs de la Pologne telles que les a défendue en son temps Solidarnosc, prenez contact avec Pascal Barut à l'adresse e-mail barut@tele2.fr . Il vous recontactera. Ce blog est là pour vous aider! http://www.propositions-audacieuses.net/article-19091792.html Statistiques du chômage ... erreurs et falsifications. 2008-04-27T16:45:55Z 2008-04-27T15:32:00Z Jacques Heurtault http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2569.html Jean Daumont me demande d'apporter des précisions sur les statistiques du chômage dont on parle plus ou moins abondamment. Je vais bien volontiers m'y employer ci-après ... 1. Il y a 8 catégories officielles de demandeurs d'emploi, numérotées de 1 à 8 ... Il y en a, en réalité, 12! Voire même 13 ... (Aïe!, aïe! aïe!, ce nombre porte malheur!). Aux 8 catégories que vous connaissez plus ou moins (plutôt moins, voire très moins, que plus!), il convient d'en ajouter 5 autres qui apparaissent de plus en plus souvent dans les chiffres fournis sans êtres péalablement définies réglementairement. 2. A chaque fois que de nouvelles catégories apparaissent, c'est TOUJOURS dans le seul but de minorer une "catégorie" bien précise : la catégorie 1. C'est à dire la catégorie des personnes à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée, sans emploi au moment de leur inscription, et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures le mois précédent ... Vous n'avez pas tout compris? N'allez surtout pas en déduire que vous êtes idiot! Vous vous dévaloriseriez inutilement ... 3. La nouvelle mouture de la catégorie 1, c'est la catégorie 1 "dure de chez dur". D'après le Bureau International du Travail, organisme qui est rattaché à l'ONU, si on a travaillé ne serait-ce que une heure le mois précédent, on n'est pas chômeur! C'est comme ça ... ce n'est pas moi qui le dit, c'est le BIT (la BITE sans "E" et avec un seul "T", histoire ne mieux nous baiser?). Passons ... c'est trop affigeant pour s'y étendre. Les journaleux de merde s'y emploient, eux. C'est bien suffisant! 4. Bien entendu, dans la rubrique "dure de chez dur", il y a la même chose pour la catégorie 2 (recherche exclusive d'un temps partiel) et pour la catégorie 3 (recherche exclusive  de contrat saisonnier, CDD ...). En voilà donc trois de plus que les huit habituelles. 5. Mais, vous devez ajouter aussi la "catégorie" des dispensés de recherche d'emploi ... Si vous lisez mon blog (et ne me dites pas que ce n'est pas vrai  puisque c'est exactement ce que vous êtes en train de faire en ce moment!), vous lisez aussi d'autres médias. On parle de plus en plus souvent de cette "catégorie" de dispensés de recherche d'emploi ... Elle n'apparait pas au stade des définitions statistiques mais elle est belle et bien réelle dans les chiffres fournis dans la littérature spécialisée (seulement spécialisée!). Vous en enetendez de plus en plus souvent parler car il est question de la supprimer ... Mais oui! Si on supprime la dispense de recherche d'emploi, on supprime aussi la "catégorie" ... 6. PROBLEME! Gross problèm! Ach so! Ils sont tout de même plusieurs dizaines de milliers! Si on supprime la catégorie, on réintègre de fait ces dizaines de milliers de "dispensés" dans les statistiques! Ca "augmente" le chômage! Merde, alors! C'est pas ça qu'on veut! On veut qu'il diminue ce maudit chômage ... pas qu'il augmente! Ben, oui, mais ... Faut quand même qu'on s'occuppe des "seniors" ... or, tous les seniors ne sont pas des dispensés de recherche d'emploi mais tous les dispensés de recherche d'emploi sont des seniors!  Or, quand on est dispensé de recherche d'emploi, on n'est pas tenu de pointer (c'est le but de la manip!), on est pas convoqué (c'est techniquement impossible pour nous, ah gent de l'Anpe) et, patatras, on intègre pas le suivi mensuel ... De fait, l'Anpe ne s'occupe plus de ces dispensés, ce qui est tout de même la moindre des choses, il faut bien le reconnaitre (on a déjà assez à faire avec ceux qui recherchent vraiment, on ne va tout de même pas s'occuper, en plus, de ceux qui déclarent qu'ils ne recherche pas d'emploi!)! 7. Vient aussi la "catégorie" des emplois "aidés" (les CIE, les CAE, les CA ... Ne vous attardez pas à assimiler tout ça!). Ils travaillent plus de 78 heures par mois ... Selon le principe énoncé au tout début de l'article, ils devraient apparaitre dans les catégories 6, 7 et 8 ...  Sauf que, quand on a créé ces emplois "aidés", il n'y avait pas de catégories 6, 7 et 8! Elles sont venues après ... c'est Titine Aubry, la socialiste qui veut, elle aussi, devenir Prédidente (c'est une manie chez les socialistes : dès qu'ils ont du galon, des étoiles ou des barettes, ils veulent devenir Président!) qui les a créées, ces catégories-là !  Pour les faire sortir de cette maudite catégorie 1 dans laquelle ils étaient, à l'époque, presque tous, on les a mis en catégorie 5 ... et on les y a laissé!  8. C'est vraiment, vraiment compliqué ... Tout ça pour camoufler, d'une manière ou d'une autre , le volume, bien réel, de cette cent mille maudite catégorie 1! Et qu'on ne viennent pas me dire que c'est Sarko qui est responsable de ça! Parce qu'alors, pour le coup, je me fâche tout rouge! Les socialistes, dans le genre "tenue de camoufflage", sont champions toutes catégories. Du temps de Bérégovoy, celui qui s'est flingué d'une balle dans la tête, (Un Premier Mai, s'il vous plait! C'est plus chic quand on est de gauche!), ils n'avaient rien trouvé de mieux que de les faire entrer dans des stages de formation, par CENTAINES DE MILLIERS, afin, toujours la même lubie, de les faire sortir de cette même maudite catégorie 1! 9. Et si on osait, enfin, regarder la réalité en face? Si on avait, enfin, le courage, de cesser de mettre en oeuvre tous ces trucs et ces machins pour ne pas voir ce qu'il faudra pourtant bien voir ... http://www.propositions-audacieuses.net/article-18974817.html Les journaleux de merde ont encore frappé! 2008-04-22T23:35:05Z 2008-04-22T23:15:00Z Jacques Heurtault http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2569.html On va sans doute me dire que je radote, que je n'en finis pas de vider "ma" querelle avec un certain "journalisme" ... On va me reprocher un vocabulaire grossier, ne correspondant pas à la teneur générale du blog, etc ... J'en suis désolé : je vais ENCORE hurler! Ce matin, sur France Inter, j'ai "appris" que c'était le premier anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy ... De quoi en tomber sur le cul! Moi qui croyais qu'il avait été élu le 7 Mai 2007, je découvre qu'il l'a été le 22 Avril ... soit 15 jours plus tôt. J'en étais même resté au fait qu'il avait pris ses fonctions le 17 Mai ... Du coup, tellement troublé par ces dates, je ne suis même plus sûr de cette dernière! Mais, sacré mille nom de Dieu de putain de merde! Pendant encore combien de temps vais-je devoir supporter ces journaleux de merde qui ne savent rien faire d'autre que de se comporter en perroquets imbéciles? C'est VRAIMENT insupportable! Mais d'où donc cela vient-il, ce comportement de taré? Pourquoi font-ils ça? Pourquoi se lancent-ils dans cette logorhée pisseuse? Ils n'ont pas de travail? Ils ne savent pas quoi faire? Ils se demandent comment vont-ils pouvoir tuer le temps? Ou bien sont-ils de misérables valets? Des lécheurs de bottes? Des carriéristes angoissés par leur misérable avenir? Je ne sais pas répondre ... http://www.propositions-audacieuses.net/article-18929193.html Contrôle de la recherche d'emploi (2). 2008-04-21T17:30:01Z 2008-04-21T14:02:00Z Jacques Heurtault http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2569.html Jacques Lamauragne, désormais fidèle contradicteur, me demande d'être plus précis dans mon appréciation sur le nouveau dispositif de contrôle de la recherche d'emploi ... C'est donc bien volontiers que je l'être. Cela fait plus de 14 ans que j'exerce dans cette établissement public qui s'appelle "Agence Nationale Pour l'Emploi (ANPE)". Je commence, on voudra bien me croire sans trop barguigner, à en connaitre pas mal de ficelles ... mais aussi quelques cordes, de quoi en remplir un sac! Que savons nous du dispositif actuellement en vigueur relatif aux obligations des demandeurs d'emploi? Cela tient en quelques idées simples ... 1. N'importe qui peut s'inscrire comme demandeur d'emploi. Il n'est pas nécessaire de ne pas avoir d'emploi. Il suffit d'en rechercher un. C'est tout ... ou presque! 2. Il faut, par contre, être engagé, tous les jours, dans des démarches actives de recherche de l'emploi souhaité. Cela me parait parfaitement normal. En clair, il faut être "dedans" ou "dehors" mais sûrement pas "dedans" (administrativement) tout en étant "dehors" (intellectuellement), autrement dit "avoir l'esprit ailleurs qu'à la recherche de l'emploi pour lequel on s'est inscrit". Tout ce que j'ai pu vivre professionnellement peut se résumer à deux idées simples. Tout d'abord, quand on cherche un boulot, on finit par trouver quelque chose! Pas forcément aussi bien payé que celui que l'on vient de perdre ... C'est là que le bât blesse! Ensuite, toute coercition du style "Vous prenez cet emploi sinon vous allez être radié" ne fonctionne pas. Tout simplement parce que cette démarche n'a aucun sens. A chaque fois que l'on a tenté de la mettre en oeuvre, ça a capoté ...  Il est en effet extrèmement facile d'obtenir que l'employeur ne concrètise pas la période d'essai, ou, même si c'est un peu plus long, obtenir du tribunal administratif qu'il annule la décision  de radiation ... Ce qui est, par contre, plus facile à mettre en oeuvre, c'est la radiation sanction pour actes manifestement insuffisants de recherche d'emploi. Il s'agit alors d'un faisceau d'éléments qui conduisent à penser raisonnablement que le demandeur inscrit n'entreprend manifestement pas de démarche susceptible d'aboutir à la reprise d'emploi. Quels sont les obstacles? J'en vois au moins cinq. 1. La trop longue durée de l'indemnisation. Elle atteint, dans bons nombres de cas TROIS ans, voire CINQ ans ... Ce n'est pas avec de tels "pansements" que l'on a  de sérieuses chances de résoudre le problème! 2. L'ANPE n'est toujours pas, collectivement, capable de prendre en charge les demandeurs d'emploi d'une manière authentiquement dynamique. Aujourd'hui encore, une nette majorité d'agents ne vient pas à l'Anpe pour aider les demandeurs d'emploi à trouver un emploi satisfaisant mais pour devenir fonctionnaire (ou quasiment tel). Je pourrais citer une kyrielle d'exemples personnellement vécus. Dont certains proprement MONSTRUEUX, IGNOBLES, ABJECTS ... Un très long article serait nécessaire pour en faire une liste sommaire. Je n'envisage même pas la longueur de la liste exhaustive ... 3. Le concept même de contractualisation des rapports entre le conseiller de l'emploi et le demandeur ne pénètre pas, loin s'en faut, l'esprit des premiers, dont c'est pourtant la fonction que de faire le premier pas. 4. L'invraisemblable lourdeur administrative du fonctionnement de la "machine" ... A l'Anpe, c'est simple : quand on a le choix entre deux solutions, la "simple" et la "complexe", on choisit toujours la complexe! Jamais la simple! Par exemple, 150 positions de définition de métier (le ROME) suffisent amplement ... Nous en avons plus de 450! Avant 1990, il y en avait plus de 900 ... Notamment celle, ne riez pas!, de "caporal chel spécialiste de l'Armée de Terre", itou pour l'Armée de l'Air ... Par contre, nous étions incapables de discriminer les différents spécialistes (alors que c'est sans doute le seul vrai critère qu'il faut retenir!). Comme un malheur n'arrive jamais seul, il a fallu au moins quatre longues années pour changer l'ancien ROME par le nouveau : on n'arrivait pas à le faire rentrer dans l'informatique! En vertu de la loi dite "des emmerdements maximums", maintenant que nous en avons 450 environ, on s'apprète à nous en rajouter près de 150 supplémentaires sans envisager le moins du monde d'en supprimer au moins autant ... 5. La culture interne n'étant pas à l'aide et donc, primitivement, à l'écoute du demandeur, il s'ensuit une relation "administrative" débouchant sur un laisser aller ou sur le conflit ... Autrement dit sur deux écueils également dangereux ... A chaque fois que l'Anpe a voulu s'orienter, sur injonction extérieure le plus souvent, vers une logique de coercition, à CHAQUE FOIS, elle s'est plantée! Je vois mal au nom de quelle "règle" non écrite, il en irait différemment cette fois-ci ... Prenons l'exemple qui va, à mon avis, entrer dans les annales. On nous a récemment (environ deux ans en arrière) demandé de "romer" (définir le métier du demandeur) sur la base de l'emploi perdu ... En première analyse, c'est la solution "évidente" car il semble raisonnable d'estimer que le demandeur d'emploi aura plus de chance d'être reclassé dans son métier perdu plutôt que dans un autre .... On oublie juste deux ou trois petites choses ... 1. Juridiquement, c'est le demandeur d'emploi qui sollicite le concours du Service Public de l'Emploi pour l'aider à retrouver UN emploi. Ce n'est donc pas le Service Public de l'Emploi qui impose quoique ce soit à qui que ce soit hormis l'obligation "primaire" d'entreprendre des recherches d'emploi. 2. Si on impose à un demandeur d'emploi de se lancer sur telle piste plutôt que sur une autre, ce dernier est en droit d'exiger que l'ANPE s'engage à fond sur la piste en question en y mettant les moyens adéquat (ce n'est pas une affaire de quantité mais plutôt une affaire de qualité). Disons le clairement, l'Anpe n'est pas capable ni de prendre de tels engagements (ça ne fait pas partie de sa culture) et encore moins de les respecter (elle n'a pas, collectivement, les compétences appropriées et encore moins les moyens financiers de s'engager en assumant les conséquences de l'échec possible de la démarche ... 3. Par définition, le "marché du travail" est un marché, c'est à dire un "lieu" où se rencontrent non pas des "offres d'emplois" et des "demandes d'emplois" mais plus simplement des offres de compétences (les "demandes" d'emploi) et des demandes de compétences (les "offres" d'emploi). Confier à une structure administrative, profondément pénétrée de sa culture de fonctionnaires et imbue de son "autorité", la mission de faire se rencontrer ces offres et ces demandes de compétences est tout simplement absurde voire franchement ridicule ... Aussi absurde que de vouloir demander à l'Administration des Impôts de réguler l'économie générale du pays! Elle s'y risquera mais elle échouera ...C'est une certitude! On régulera pas des relations économiques par des méthodes administratives. Autrement dit, pas avec des kilomètres de lois et de décrets ... On sait que ça ne marche pas! Bien plus sage est la méthode que j'emploie quotidiennement. 1. J'enregistre la demande d'emploi telle que l'exprime le demandeur en m'assurant que nous nous comprenons bien, lui et moi (afin de "codifier" correctement). 2. Je lui fais part de ma connaissance du marché ... 3. Je lui dit clairement que lorsque l'on est demandeur d'emploi, depuis l'origine, l'accès à la formation n'a jamais été un droit. Le demandeur d'emploi est libre d'exprimer ses SOUHAITS de formation. La puissance publique qui finance est libre, elle, parce c'est elle qui paie, de donner suite  ... ou pas! 4. Sur cette base, le dialogue s'engage. La NEGOCIATION commence! Pour cela, il faut être rompu à la discussion, et avant ça, à l'analyse objective d'une situation ... Les "oukazes" ne servent à rien! C'est en ce sens que toutes les contraintes "administratives", les menaces de radiations entre autres sont, par nature inéfficaces!   http://www.propositions-audacieuses.net/article-18928067.html Représentativité syndicale : une étude intéressante! (2) 2008-04-21T17:34:56Z 2008-04-21T13:30:00Z Jacques Heurtault http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2569.html Voici ce que j'ai trouvé dans ma boite aux lettres électronique ... Ca mérite d'être lu! Début de citation : La semaine qui a chamboulé le paysage syndical Par Mathieu Magnaudeix Créé 17/04/2008 - 17:38 Mathieu Magnaudeix [1] Article Quelques jours auront suffi pour rebattre les cartes du syndicalisme français. A cause d'un sujet tabou : la représentativité des syndicats. Lire aussi : le texte sur la représentativité, machine à broyer les petits syndicats? [2] C'est dans la nuit du 9 au 10 avril que tout a basculé. Ce soir-là, réunis pour une ultime séance de négociations sur la représentativité, syndicats et Medef dégagent un consensus sur lequel peu de monde aurait parié quelques jours avant. Le texte, habilement dénommé « position commune », n’est pas un accord : il faut bien sauver les apparences de la conflictualité entre syndicats et patronat. Mais en réalité, il s’agit bien plus que d’un compromis. La philosophie de ce texte tient en une phrase, ou presque : désormais, les syndicats représentatifs le seront parce que les salariés l’auront voulu. Fini, la représentativité de droit, accordée à seulement 5 syndicats en 1966 (la CFDT, la CGT, la CGE-CGC, FO et la CFTC). Si le gouvernement reprend le texte à son compte, si le Parlement le vote en l’état, il s’agira d’une révolution : au contraire d’aujourd’hui, il ne suffira pas d’être représentatif aux yeux de la loi pour s’implanter dans une entreprise et avoir le droit de s’opposer à un accord. Pour être entendu, un syndicat devra dépasser 10% des voix aux élections du comité d’entreprise et, à défaut, aux élections de délégués du personnel. Les autres n’auront pas droit à la parole. Le séisme est réel. Sur ce seul critère d’audience, certaines centrales syndicales aujourd’hui représentatives, comme la CFTC ou la CFE-CGC, risquent tout simplement de disparaître. Une fois la position commune édictée, on s’attendait donc à des déflagrations d’ampleur. La suite des événements a confirmé la magnitude élevée du séisme.     Acte I : la CGT se rallie au Medef et à la CFDT. Un « oui » franc et massif. Un « oui » à l'unanimité. Mercredi 16 avril, la CGT annonce qu’elle est d’accord pour apposer sa signature au bas de la « position commune » sur la représentativité. Dans les centrales concurrentes, comme FO et l’Unsa, la surprise est réelle. Depuis 1970, la CGT n’a signé aucun accord national, mis à part celui sur la formation professionnelle en 2003 et des accords sociétaux sur la diversité ou l’égalité hommes-femmes. Les jours précédents, le négociateur de FO, René Valladon, ne voulait pas y croire. « Ce n’est pas dans leur tradition, ils vont devoir faire face à une grosse opposition interne. » « Ce sera un bordel général chez eux », prédisait même un des pontes de l’Unsa. C’était oublier que, depuis des années, la CGT plaide pour que l’audience soit le critère essentiel de la représentativité et appelle de ses vœux une « démocratie sociale » aussi réelle que la démocratie parlementaire. C’était aussi omettre un peu vite le penchant de plus en plus réformiste de la centrale de Bernard Thibault, et son ambition, à peine voilée, de se partager avec la CFDT l’essentiel du gâteau syndical. « Que la CGT ait signé ne m’étonne guère, indique Guy Groux [3], politologue au Cevipof, spécialiste des syndicats. Elle se reconnaît de plus en plus dans un syndicalisme de proposition. On oublie d’ailleurs trop souvent qu’elle signe de nombreux accords dans les entreprises.» En apposant son paraphe, la CGT rejoint dans le clan des signataires le Medef, la CGPME (petites et moyennes entreprises) et la CFDT, qui donnera son aval la semaine prochaine. Demain, des syndicats jaugés à leur audience [2]   Acte II : les réprouvés rejettent la position commune. Chez les petits syndicats, la révolte gronde. Dès lundi 14 avril, Force ouvrière, la première, dit non. Pour l’organisation de Jean-Claude Mailly, il n’est pas question de valider un tel accord. « Sur la forme, il oblige à désigner un délégué syndical parmi les seuls élus. Sur le fond, il condamne probablement d’ici à 2015 des syndicats comme l’Unsa, Solidaires ou la CGC », affirme René Valladon. Le négociateur FO ne mentionne pas que sa propre organisation est elle aussi menacée par le « Yalta » imposé par la CGT et la CFDT, dit un syndicaliste de l'Unsa. Troisième organisation au niveau national, derrière la CGT et la CFDT, FO est loin de passer partout les 10% des voix dans les entreprises, le seuil défini par les nouvelles règles de représentativité. « Je ne comprends pas leur position, s’étonne Guy Groux. Je croyais que Jean-Claude Mailly essayait de renouer avec le réformisme de FO de la fin des années 80, cette ligne que Blondel avait remis en cause avec un syndicalisme plus contestataire, destiné à concurrencer la CGT. » Le chercheur s’avoue sceptique sur l’avenir de Force ouvrière, à terme. « Je crois que FO est confronté à une marginalisation durable par rapport au jeu contractuel.» Jeudi 17 avril, c’est au tour de la CGC, de l’Unsa et de la CFTC d’abattre leurs cartes. Première de la journée à dégainer, la CFTC rejette la proposition commune au terme d’une courte réunion de ses principaux dirigeants. Motif : elle dénonce un texte « syndicaticide », mortifère pour les plus petites organisations. A commencer par elle. Car le syndicat chrétien est aux abois. « Cette proposition commune, c’est notre Solution Finale », affirme sans crainte d'exagérer un responsable de la CFTC dans l’est de la France, un des plus gros bastions de la CFTC avec le Nord. Terrible dilemme : « Ou l’on ne bouge pas et l’on se retrouve complètement isolé, ou on fusionne et l’on perd notre identité. » La veille, le Figaro a affirmé que la CFTC discuterait avec l’Unsa d’un rapprochement, à terme. Interrogé par Mediapart, le président de la CFTC, dément vigoureusement. Il confirme avoir rencontré le responsable de l’Unsa, Alain Olive, à deux reprises à l’automne 2007, sans pour autant avoir parlé avec lui de publication de bans. « Il n’a jamais été question de fusion. Nous voulons rester nous-mêmes. Mais cela n’empêche pas des coopérations à l'avenir, sur certains dossiers. » Pour le président de la CFTC, le débat tombe de toute façon très mal. Jacques Voisin remet son poste en jeu cet automne. Campagne oblige, son adversaire, le métallo Joseph Crespo, s’oppose à toute remise en cause de l’indépendance maison. La CFE-CGC (la centrale des cadres) et l’Unsa (les autonomes, très présents dans le secteur public), elles aussi, se prononcent contre. Le bureau national de l’Unsa y très opposé : créé en 1993, le syndicat n’a jamais réussi, en dépit de ses efforts, à être admis dans le cénacle très fermé des cinq organisations représentatives. Le comité directeur de la CFE-CGC est plus nuancé. Il rejette finalement le texte par 25 voix contre, 18 pour et une abstention. Mais si les débats traînent en longueur, ce n’est pas tant à cause des tergiversations sur la position commune. Car, dans les deux instances, il y a un autre point à l’ordre du jour qui est loin de faire l’unanimité parmi les troupes : la possibilité d’un rapprochement entre les organisations. Acte III : l’Unsa et la CGC officialisent leur flirt Entre l'Unsa et la CGC, les premiers contacts ont longtemps été tenus secrets. « Des syndicalistes qui se rencontrent, c’est honteux », raconte un dirigeant de l’Unsa. Alors, pour éviter les fuites, les dirigeants de l’Unsa et ceux de la CGC jouent profil bas depuis février. Selon nos informations, tout a commencé le 19 février, dans un restaurant parisien, à l’écart des regards indiscrets. Au départ, ils sont six : les trois premiers dirigeants de l’Unsa, dont le secrétaire général Alain Olive et le numéro deux Jean Grosset, et leurs trois homologues de la CGC. Huit jours plus tard, les dirigeants se rencontrent à nouveau. La discussion avance bien. Les responsables des deux syndicats décident de se voir toutes les semaines. Ils partagent le même constat : à terme, leurs deux organisations auront du mal à surnager avec les nouvelles régles de représentativité. L’Unsa, forte dans le secteur public, en particulier dans l’éducation et la police, peine à s’implanter dans le secteur privé. La CGC, elle, a du mal à élargir son audience au-delà des métiers de l’encadrement. Et qui sait ? ce nouveau syndicat pourrait même représenter une nouvelle force, capable, à terme, de réunir un large spectre de réformistes et de gêner la CFDT, si sûre de sa puissance. La belle construction théorique se heurte pourtant à de nombreux obstacles. À commencer par les inclinations politiques des deux organisations. Tandis que l’Unsa ne masque pas sa proximité avec le parti socialiste, les dirigeants de la CGC, eux, se réfèrent volontiers à la tradition du gaullisme social. Lundi 14 avril, une indiscrétion dans L’Express révèle l’existence de contacts, alors que Bernard Van Craeynest et Alain Olive avaient décidé de garder la primeur de la nouvelle à leurs troupes. A l’Unsa, où les fédérations sont d’un naturel remuant, revers de l’autonomie inscrite dans les statuts du syndicat, c’est la levée de boucliers. « On nous met devant le fait accompli », se plaignent, sous couvert de l’anonymat, de grandes figures du syndicat, fort marries de n’avoir été que très tardivement mises dans la confidence. « Ils nous vendent à la droite », hurle une figure de l’organisation. Les cheminots ? Ils préféreraient un mariage avec la CFTC. L’éducation ? La plus grande organisation, qui revendique 80.000 adhérents (un cinquième des effectifs officiels de l’Unsa) est dubitative. Patrick Gonthier, secrétaire général de l'éducation, se dit à la fois « lucide et sceptique ». Et demande très officiellement à être « plus associé à l’avenir, dans la plus totale transparence, avec plus de dialogue interne». Les syndicats affiliés, comme le Spaen (Areva), trouvent la CGC trop « catégorielle ». Mais c’est surtout dans la police que l’incompatibilité entre la CGC et l’Unsa est la plus évidente : entre l’Unsa-Police et les syndicats affiliés à la CGC (Synergie pour les officiers, Alliance pour les gradés et gardiens de la paix), la rivalité est incessante, aiguisée par de profondes divergences politiques… A la CGC aussi, le débat fait rage. Les grandes fédérations, celles qui siègent au comité directeur, sont très partagées. « Y avait-il une telle urgence ? se demande à haute voix un des membres du comté directeur qui refuse d’être cité. On risque de prendre les militants de court. Cette affaire est en fait assez symptomatique de la crise actuelle du syndicalisme : l’appareil a un coup d’avance parce qu’il veut continuer à fonctionner. Mais les adhérents, eux, ont plus de mal à suivre. »   Finalement, l’Unsa et la CGC donnent, dans l’après-midi de jeudi, un mandat à leurs dirigeants pour continuer la discussion. Mais à condition que les négociations ne soient pas exclusives. La conférence de presse commune prévue ce vendredi 18 avril au Cercle républicain, une salle près de l’Opéra, est annulée. Les fiançailles sont repoussées, pour l’instant. Place, désormais, aux discussions. Elles promettent d'être longues, et tumultueuses. En tout état de cause, les congrès de l’Unsa et de la CGC, qui pourraient entériner une union éventuelle, ne sont pas prévus avant l’an prochain. Des organisations syndicales qui risquent la disparition, d'autres qui crient déjà victoire... La négociation sur la représentativité, qui a abouti la semaine dernière, vire presque au psychodrame. Tandis que les petits syndicats hurlent contre la CFDT et la CGT, les deux grandes centrales, elles, pensent déjà à leurs lendemains qui chantent. Rêvant, sans le dire, à dévorer tous leurs petits collègues dans la grande recomposition syndicale qui s'annonce.   Il nous paraissait important de raconter cette semaine où tout a basculé, en interrogeant directement les acteurs, pris dans un tourbillon dont ils n'avaient pas tous décelé l'ampleur. Certains ont accepté de parler micros ouverts, d'autres ont réclamé l'anonymat. Quand il s'agit de contester la ligne officielle, beaucoup de syndicalistes préfèrent en effet faire profil bas. Surtout quand l'orage gronde. Un coup d'oeil rapide sur les 5 syndicats représentatifs [4], sur le site des Echos.   « Les syndiqués en France 1990-2006 ». Une étude des chercheurs Dominique Andolfatto et Dominique Labbé sur les syndicats, leur évolution récente... et une estimation du nombre de leurs adhérents. Bien loin des chiffres annoncés par les centrales syndicales. Pour télécharger l'étude, c'est ici. [5] Une étude très récente de la Dares (ministère du Travail et de l'Economie) sur les syndicats en France qui montre bien la faiblesse des troupes des syndicats (8% des salariés) mais aussi leur forte implantation. Pour télécharger l'étude, c'est ici. [6]   LIENS [1] http://www.mediapart.fr/club/blog/mathieu-magnaudeix [2] http://www.mediapart.fr/journal/economie/170408/demain-des-syndicats-jauges-a-leur-audience [3] http://www.cevipof.msh-paris.fr/chercheurs/chercheurs_fiches/groux.html [4] http://www.lesechos.fr/info/france/4676488.htm [5] http://www.mediapart.fr/files/Mathieu Magnaudeix/SyndiquésFrance.pdf [6] http://www.mediapart.fr/files/Mathieu Magnaudeix/DaresEtudesSyndicats.pdf Publié sur Mediapart (http://www.mediapart.fr) Demain, des syndicats jaugés à leur audience Par Mathieu Magnaudeix Créé 17/04/2008 - 20:13 Mathieu Magnaudeix [1] Article Pour la CGT, la CFDT et le Medef, la « position commune » négociée dans la nuit du 9 au 10 avril constitue une réelle avancée de la démocratie sociale. Pour les plus petits syndicats, et la fédération patronale de l'artisanat, c'est une menace. Décryptage d'un texte controversé, qui pourrait précipiter la recomposition syndicale. Pour consulter le texte de la « position commune » sur la représentativité, c'est par ici. [2] Dans la nuit du 9 au 10 avril fut négociée la «position commune» sur la représentativité syndicale. Si pour la CGT, la CFDT et le Medef, ce texte constitue une réelle avancée de la démocratie sociale, pour les plus petits syndicats, et la fédération patronale de l'artisanat, il est une menace. La fin de la « présomption irréfragable de représentativité » Depuis 1966, seuls cinq syndicats (CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC) sont considérés automatiquement représentatifs. A ce titre, ils ont le droit de constituer des sections syndicales dans les entreprises, de conclure un accord, de proposer leurs candidats aux élections de délégués du personnel et aux comités d'entreprise. Voilà par exemple pourquoi l'Unsa (autonomes), créée en 1993 et qui ne bénéficie pas de cette représentativité automatique, est souvent attaquée par des organisations représentatives comme la CFDT ou la CGC, qui lui contestent le droit de signer des accords. Dans le projet sur la représentativité, la «présomption irréfragable » ( = incontestable) disparaît purement et simplement. L'audience pour juger la représentativité La représentativité d'un syndicat sera désormais évaluée selon sept critères. Une déclaration des effectifs d'adhérents et des cotisations (les syndicats rechignent encore à faire toute la transparence en la matière), la transparence financière, l'indépendance, le respect des valeurs républicaines, l'influence (un syndicat est-il très actif ou pas? bien implanté ou pas?... ). Une ancienneté de deux ans minimum sera nécessaire.   Le changement majeur induit par ce texte est cependant le septième critère : l'audience, c'est-à-dire le nombre de voix obtenues lors des élections professionnelles. A terme, un syndicat ne pourra négocier et signer un accord que s'il a obtenu 10% au niveau de l'entreprise et 8% au niveau de sa branche professionnelle ou à l'échelon national. Pour l'instant, un syndicat qui représente 5% des suffrages dans une entreprise mais qui faisait partie du « club des 5 » dont la représentativité était jugée automatique, pouvait signer un accord minoritaire avec la direction. Si les autres syndicats ne s'y opposent pas, l'accord peut s'appliquer. Et ce, même si les autres syndicats sont majoritaires... Les élections, un critère contesté Les petits syndicats comme l'Unsa, la CFTC ou la FO n'acceptent pas que les élections des délégués du personnel ou des comités d'entreprise constituent le test principal de leur représentativité. Tout comme l'UPA, le syndicat qui représente les petits artisans. « Par définition, les élections au comité d'entreprise n'ont lieu que dans les entreprises de plus de 50 salariés, rappelle Jean Grosset, numéro deux de l'Unsa. Et au-dessous de 11 salariés, il n'y a pas de délégué du personnel. »   Pour la plupart d'entre elles, ces organisations préféreraient voir prises en compte les élections aux prud'hommes, qui auront lieu en décembre. Un avis que ne partage pas Guy Groux, politologue du Cevipof, le centre de recherche politique de Sciences Po. « Aux prud'hommales, rappelle-t-il, le taux d'abstention est colossal, de l'ordre de 65%! Et les élus ne le sont pas directement par les salariés. Il semble difficile de prendre cette élection comme jauge de la représentativité. » Aux élections de délégués du personnel ou de comité d'entreprise, la participation est en général bien plus élevée.   De nouvelles règles pour les accords majoritaires Pour la première fois, un critère d'audience est nécessaire pour constituer des accords majoritaires. Un accord ne pourra être valide que si les syndicats qui le signent représentent au moins 30% des suffrages exprimés, et s'il n'est pas contesté par les syndicats ayant recueilli la majorité des suffrages exprimés. Dans les entreprises, cette disposition serait valable dès le 1er janvier 2009.   LIENS [1] http://www.mediapart.fr/club/blog/mathieu-magnaudeix [2] http://www.mediapart.fr/files/Mathieu Magnaudeix/Accord_0.doc [3] http://www.mediapart.fr/journal/economie/170408/la-semaine-qui-a-chamboule-le-paysage-syndical http://www.propositions-audacieuses.net/article-18921459.html Representativité syndicale (1). Mes propositions audacieuses ... 2008-04-21T13:33:13Z 2008-04-21T09:33:00Z Jacques Heurtault http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2569.html Depuis le temps qu'on en parlait ... Depuis le temps qu'il se disait, que tout le monde disait, que les syndicats n'étaient plus, depuis longtemps, réellement représentatifs ... Il fallait bien que ça finisse par venir! On en parle! Est-ce à dire que l'on a trouvé la solution? Soyons net! Sûrement pas! On en est même loin, très loin! J'ai, sur ce sujet comme sur d'autres, quelques idées bien arrêtées qui, à ce jour, dérangent tellement qu'elles n'ont pas encore trouvé de véritables contradicteurs. Je les livre, en vrac, comme elles me viennent à l'esprit ... 1. Un syndicat, et, par conséquent, une fédération syndicale de branche ou une confédération syndicale interprofessionnelle, ce n'est pas un parti politique. Un parti politique a pour mission de promouvoir des idées, des propositions, afin de faire progresser la conscience collective dans un sens qu'il juge souhaitable. Ce faisant, il est amener à soutenir des candidats aux élections politiques. je dis bien "soutenir" et non "présenter". On ne doit pas, JAMAIS, voter pour un parti politique mais toujours pour des personnes qui sont et doivent rester indépendantes et libres d'agir comme bon leur semblent, à charge pour les électerurs de s'en souvenir la fois prochaine! Un parti politique n'a pas vocation à compter des millions d'adhérents. Quelques centaines de mille suffisent. C'est le nombre de voix que les candidats qui ont obtenu le soutien de ce parti qui fonde la représentativité du parti en tant que courant d'opinion. Un syndicat, c'est un rassemblement de défense des intérêts de plusieurs personnes qui ont partie liée car leurs intérêts sont convergents. Ce qui fonde la représentativité d'un syndicat, c'est donc le nombre de ses adhérents, non pas le nombre de voix qu'il obtient aux élections professionnelles. Pour ce qui me concerne, je suis syndiqué depuis que je suis étudiant, c'est à dire depuis 1967. Il y a juste eu un intermède de quelques deux ans lorsque, étant devenu créateur d'entreprise (sans succès!), je n'ai pu rester membre d'un syndicat de salarié. Simple question de logique! 2. On ne peut pas être à la fois juge et partie. Par voie de conséquence, les "syndicats" n'ont pas à négocier les critères de leur représentativité! D'une manière générale, je récuse formellement la méthode qui consiste à faire négocier des accords entre des syndicats pour ensuite les "bétonner" par un loi afin de les rendre opérationnels sur l'ensemble du territoire de la République. La LOI ne doit JAMAIS se négocier avec qui que ce soit! Elle doit être débattue avant d'être votée par la Représentation Nationale puis mise en ouver par le Gouvernement. Un point, c'est tout! Ce n'est qu'ensuite que les modalités spécifiques de la mise en oeuvre d'une loi peuvent être négociées entre les parties intéréssées. C'est notamment le cas dans le domaine économique et social, toujours, inévitablement, très complexe et, par conséquent impossible à traduire précisément dans des textes de lois qui deviendraient parfaitement illisibles et donc, de facto, inapplicables et ... inappliqués. 3. Les partis politiques peuvent donc recevoir de l'argent public distribué sur la base des résultats obtenus par les candidats qui s'en réclament ou qui ont obtenus leur soutien au moment, déterminant en démocratie, des élections libres. 4. Les syndicats ne peuvent, selon moi, obtenir de l'argent public que sur la base des adhérents qu'ils ont effectivement, non sur la base des résultats qu'ils ont obtenus aux élections professionnelles, lesquelles sont sujettes à de larges incertitudes quant à leur processus démocratique réel. 5. Je propose donc que : 5.1. Le dégrèvement fiscal dont bénéficie chaque personne qui adhère à un syndicat (ou une fédération ou une condfédération) soit porté de 60% à 90%. 5.2. Corrélativement, toutes les aides publiques autres que celle décrites ci dessus soit purement et simplement supprimées. 5.3. Qu'aucune obligation ne soit faite aux entreprises de devoir financer des heures de "délégation" mais que, par contre, obligation soit maintenue de payer les heures consacrées à des rencontres faites à l'initiative de l'employeur ou des fédérations patronales, à fortiori s'il s'agit de réunions légalement prévues et obligatoires (délégués du personnel, comité d'entreprise, CHSCT, etc ...). 5.4. Si la réunion a lieu à l'initiative de la Fédération patronale, c'est évidemment à celle-ci de payer les salaires des négociateurs salariés et non à l'entreprise qui emploie ces négociateurs. Il devrait s'ensuivre que le tissu économique des petites et moyennes entreprises serait mieux représenté dans lesdites négociations. ... Autrement dit, ce ne serait plus obligatoirement le Medef qui ferait la pluie et le beau temps ... 5.5. Si un syndicat veut réunir ses syndiqués, cela doit pouvoir se faire dans l'entreprise mais les heures ne doivent pas être payées par l'employeur ... Question de logique! 6. Il doit s'en suivre que tout syndicat n'ayant pas d'adhérent ou trop peu, ne pouvant plus vivre et fonctionner faute de disponibilités financières suffisantes, disparait par la force des choses. A moins qu'il ne fusionne avec d'autres syndicats "compatibles". 7. Bien entendu, la mise en oeuvre d'une telle démarche ne doit faire l'objet d'aucune négociation préalable avec quelques syndicats que ce soient sinon, on peut être sûr que ça va capoter! Il faut les mettre devant le fait légal accompli puis passer à la phase active de mise en oeuvre financière (couper les vivres, progressivement, soit sur deux à trois ans environ). Puis attendre, tranquillement ... Le résultat est INELUCTABLE! 8. Evidemment, pour cela, il y a une condition préalable à remplir : que le Gouvernement et la Représentation Nationale aient des couilles! En ont-ils? Je ne sais pas répondre ... http://www.propositions-audacieuses.net/article-18768052.html OGM : la lettre du Sénateur Le Grand (UMP, Manche) ... 2008-04-15T22:59:23Z 2008-04-15T19:17:00Z Jacques Heurtault http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2569.html Nicolas Mauduit, fidèle lecteur et aussi commentateur de mon blog me fournit le lien qui permet de prendre connaissance de la lettre de protestation que le Sénateur Le Grand adresse au Président de son groupe (l'UMP) au Sénat ... Elle mérite une large diffusion ... Je me suis donc autorisé à la reproduire dans son intégralité. Début de citation : Lettre de Jean-François Le Grand à Henri de Raincourt, président du groupe UMP au Sénat, le 4 avril 2008 « Monsieur le Président, Je vous exprime mon indignation et ma révolte devant la déformation honteuse qui a été faite de mes propos.. ! "Actionner quelqu’un" n’est pas l’acheter et les lobbies - c’est leur rôle - cherchent en toute circonstance à actionner les décideurs, notamment législateurs dans le cadre des projets de loi quel qu’ils soient. Je n’ai jamais dit "achetés" mais "activés. le texte OGM présenté par le gouvernement reflétait très exactement la réflexion menée pendant le Grenelle par le Groupe de travail que j’ai présidé sur ce sujet. Les conclusions de ce groupe de travail ont été unanimes. Or, le texte voté par le Sénat, à l’issue de la première lecture, a modifié le projet de loi dans un sens plus favorable aux céréaliers et aux semenciers. Cette modification est le résultat de ce que j’appelle l’activation et rien d’autre. Le Parlement est souverain en matière de vote de la loi, mais il n’est pas interdit à l’un de ses membres d’émettre des observations de l’ordre de celles que j’ai émises. Il y a déformation de mes propos lorsque j’entends que l’on me qualifie d’anti-OGM. Je vous redis ce que je n’ai jamais cessé de dire sur les OGM et ma position est claire : "oui à la recherche dans toutes les directions quand elle permet d’améliorer la santé humaine, donc oui à la recherche sur les organismes génétiquement modifiés. Par contre, avant d’envisager toute mise en culture de ces organismes, il est crucial de vérifier que la santé humaine comme la biodiversité ne sont pas mises en danger et nécessaire de s’interroger sur le supposé intérêt économique, si souvent avancé par certains. Cet intérêt économique est-il valable pour tous ou pour quelques-uns ? La question mérite d’être posée. De même, je n’ai de cesse de faire accepter par le Groupe de travail, puis transposer dans la loi, un processus en trois étapes :  1ère étape : la parole est confisquée, soit par le tenants des OGM, soit par les opposants et c’est la raison pour laquelle j’ai tout fait pour que la connaissance reprenne toute sa force, notamment en la nourrissant, cette connaissance, d’une réflexion scientifique pluridisciplinaire.  2ème étape : organiser la gouvernance de cette connaissance : ce fut ma proposition de création d’une haute autorité permettant aux deux collèges, scientifique et sociétal, de se parler, de se comprendre et de sortir de leurs enfermements réciproques.  3ème étape : elle consistait à édicter, par la loi, les principes de cette gouvernance, principes qui ont été intégralement repris par le texte du gouvernement. Mon seul souci a été de redonner à un sujet éminemment passionnel la sérénité et l’objectivité qui me paraissaient être les seules valeurs capables de pacifier la société sur ce sujet. Il vous est donc facile de comprendre que la position a été largement déformée. Que dire encore du reportage de la chaîne Public Sénat intitulé "les dessous du la loi OGM" ?, présenté encore dimanche matin à 10h00 et dans lequel le rapporteur Jean Bizet dit, en parlant de moi et du fameux amendement que vous avez vous-même présenté, organisant une "présidence de la haute autorité" destinée à m’interdire toutes responsabilités dans ce domaine : "Il a été exécuté à 2h38 du matin… mais il bouge encore". Lorsque la haine et la méchanceté s’associent ainsi, j’éprouve un sentiment de mépris total du ou des auteurs pour lequels je ressens encore, malgré tout, plus de pitié que de mépris. Je dois d’ailleurs vous signaler, à cet égard, que de très nombreux collègues de notre groupe UMP m’ont fait savoir qu’ils n’avaient pas vraiment saisi la portée de l’amendement sus-mentionné et qu’ils se désolidarisaient de la démarche. Certains d’entre eux m’ont même précisé qu’ils m’autorisaient, si besoin était, à faire connaître leur nom. Je remercie les uns et les autres de cette attitude. Je pensais que ces techniques de caricature et de désinformation appartenaient à des temps révolus ou à des régimes politiques disparus.. ! Leur utilisation est sans doute en rapport avec des sentiments de rejet nourris à mon égard ; J’ignore les raisons profondes de ce rejet. Peut-être viennent-elles, pour l’essentiel, du fait que je me suis investi très fortement dans le processus du Grenelle et qu’aucuns en aient éprouvé du ressentiment. Enfin, vous-même avez annoncé sur Publics Sénat que si je devais déposer des amendements en deuxième lecture, aucun d’entre eux ne serait retenu… ! Est-il nécessaire d’ajouter un commentaire ? Quoi qu’il en soit, tout ceci enferme le Groupe UMP dans une incompréhension de plus en plus grande pour l’opinion publique. En me victimisant, vous vous écartez de l’essentiel et vous mettez à mal la crédibilité du groupe majoritaire. Au cas où vous auriez des doutes à cet égard, sachez que ce sont de nombreuses centaines de message de soutien que je reçois chaque jour. Mes messages viennent de tous horizons, milieux universitaires, scientifique, monde de l’entreprise et, ben sûr, de très nombreux citoyens. Dans Public Sénat encore, j’ai cru comprendre, au cours de votre interview, que vous vouliez me faire "comparaître" devant vous-même, ou/et le bureau de l’UMP. Je vous éviterai d’en "rajouter" inutilement et ce comparaîtrai devant personne… ! En 26 ans de Sénat, au RPR d’abord, puis à l’UMP, je n’ai jamais vu un groupe agir de la sorte à l’égard d’un des membres. N’ajoutez pas de curieux effets de menton à une posture politique déjà tellement mal jugée ! Je continue d’espérer que mon parti saura redresser la situation, même si l’exercice paraît de plus en plus difficile. Vous pourrez toujours prononcer mon exclusion si cela vous convient, mais sachez que je suis un homme libre et le resterai envers et contre tout. Ma conviction politique repose sur les valeurs gaullistes :  le seul combat qui vaille est le combat pour l’homme et, dans cet esprit, poru moi, c’est l’économie qui est au service de l’homme et non l’inverse, d’où mon regard extrêmement critique à l’égard du libéralisme, "solution à tus nos problèmes".  une autre valeur gaulliste est ce refus passionné de ne jamais céder aux fatalités et notamment, dans le cas présent, à celle d’un monde selon Monsanto… !  l’exigence gaulliste oblige, lorsqu’il a difficultés, à s’élever au-dessus de la mêlée : je pense que notre société, aujourd’hui, a plus besoin que jamais de vérité, de transparence, de franchise, éléments indispensables, pour retrouver la sérénité et une société pacifiée notamment eu égard aux espoirs suscités par la réflexion du Grenelle… ! "On l’a exécuté, mais il bouge encore"… ! Ma liberté de pensée, ma liberté de parole et, tout simplement la liberté qui est le fondement de la démocrate, continueront de "bouger encore", tout le temps que j’en aurai la force. Je suis profondément blessé de voir tant de haine, de rancoeur, de jalousie se focaliser contre moi, mais sachez que j’y puise plus de force, encore plus de détermination. Je vous prie néanmoins, Monsieur le Président, d’agréer l’expression de mes salutations distinguées. Jean-François Le Grand, sénateur de la Manche http://www.propositions-audacieuses.net/article-18745439.html Contrôle de la recherche d'emploi ... (1) 2008-04-21T14:02:30Z 2008-04-14T22:57:00Z Jacques Heurtault http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2569.html S'agit-il du "marronnier" journalistique de printemps (un évènement dont on reparle inlassablement, chaque année, tel le fleurissement des maronniers ...) ou bien d'une chataigne électrisée au milieu de sa bogue couverte d'épines? Toujours est-il que l'on parle à nouveau du contrôle de la recherche d'emploi des chômeurs ... Voici ce qu'on lit dans Les Echos ... Début de citation : Ménagés pendant les six premiers mois d'inactivité, les demandeurs d'emploi verront la pression s'accroître s'ils s'installent trop durablement dans le chômage. C'est, en tout cas, l'esprit du projet devant être discuté, à partir de jeudi, entre le ministère de l'Emploi et les partenaires sociaux, à l'occasion de rencontres bilatérales sur la réforme de l'assurance-chômage. Très sensible, le texte va certainement évoluer jusqu'à sa présentation officielle, prévue pour la conférence tripartite du 6 mai sur l'assurance-chômage. D'autant qu'une réunion interministérielle a lieu mercredi. Mais la logique d'ensemble est donnée. Le dispositif s'inspire beaucoup de ce qui existe ailleurs en Europe, notamment en Allemagne. Comme annoncé par Nicolas Sarkozy, il prévoit que les chômeurs voient leurs allocations suspendues (quinze jours ou plus) ou réduites (de 20 % et au-delà) dès lors qu'ils refusent au moins deux offres « valables » d'emploi (OVE). Aujourd'hui, des sanctions peuvent être légalement prononcées dès le premier refus. Mais cela n'est jamais le cas, les agents étant réticents à supprimer les allocations de publics déjà en difficulté. Appliquer la loi Tout l'enjeu réside dans ce que le gouvernement entend mettre derrière le concept d'OVE et c'est en cela que le texte est le plus instructif : pendant les six premiers mois, le chômeur serait tenu d'accepter tout emploi en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, etc., sans que ceux-ci donnent lieu à des critères chiffrés. C'est, à peu de choses près, ce qui existe déjà aujourd'hui. Mais la donne changerait radicalement au bout de six mois. Ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré, par exemple, au moins 70 % de son salaire antérieur. Ces données objectives encourageront les agents de l'emploi à appliquer la loi, espère le gouvernement, ce qui est rarement le cas aujourd'hui : « seuls » 1.500 chômeurs sont radiés des listes de l'ANPE, chaque mois, pour refus d'emploi, a indiqué jeudi Christian Charpy, directeur général de l'agence. Ces obligations seraient formalisées sous la forme d'un contrat entre le chômeur et le nouvel opérateur issu de la fusion ANPE- Assedic. Il ressemble, à s'y méprendre, à la convention d'aide au retour à l'emploi (Care) qui avait été négociée en 2000 par les partenaires sociaux, sans jamais être appliquée. Il supposerait que le demandeur d'emploi n'ayant pas obtenu les droits prévus dans son contrat (formation, entretiens renforcés...) dispose d'un droit de recours. En clair, un chômeur qui n'aurait pas reçu le suivi promis au début de son parcours ne pourra pas se voir priver de ses allocations. Le dispositif pourrait être rattaché au projet de loi de modernisation de l'économie ou, plus probable encore, faire l'objet d'un projet de loi à part entière, en commun avec l'emploi des seniors. LUCIE ROBEQUAIN Fin de citation.  Pour ce qui me concerne, tout ce qui ressemble à une relation contractualisée entre l'Anpe (et donc ses agents dont je suis) et les personnes à la recherche d'un emploi obtiendra mon soutien inconditionnel. A condition que le contrat ne soit pas léonin, évidemment.