Faites moi de la pub! Merci ..

Cliquez ici pour recommander ce blog

Articles récents

  • En Mars 2008, le chômage a ... diminué et non pas ... augmenté!
    Eh, oui! En Mars 2008, quoiqu'en disent les journaleux de merde, le chômage A DIMINUE! J'insiste : DIMINUE!! Pour s'en convaincre, il suffit de prendre connaissance des chiffres publiés ... Des chiffres BRUT, bien évidemment. Pas des chiffres "corrigés des variations saisonnières". ...
  • Je pars en vacances pour ...19 jours!
    Eh, oui! Ce sont des choses qui arrivent ... Je rentre le 19 Mai prochain. Au prix de ... 6 jours de congés! Pourquoi me priverai-je des dispositifs légaux puisque j'ai dit que je souhaitais leur abolitions. Réduire le nombre de jours fériés à 4 (Noël, Premier de l'an, 14 Juillet et 1er...
  • Soutenir Solidarnosc : appel aux Polonais de France !
    Polonais de France! L'ancien maire de la ville de Rybnik, en Silésie, a besoin de votre soutien! Leader de Solidarnosc dans sa région de Silésie, ce professeur de français cherche des contacts en France pour soutenir son action. Comme dans tous les pays nouvellement acquis à la démocratie,...
  • Statistiques du chômage ... erreurs et falsifications.
    Jean Daumont me demande d'apporter des précisions sur les statistiques du chômage dont on parle plus ou moins abondamment. Je vais bien volontiers m'y employer ci-après ... 1. Il y a 8 catégories officielles de demandeurs d'emploi, numérotées de 1 à 8 ... Il y en a, en réalité, 12! Voire...
  • Les journaleux de merde ont encore frappé!
    On va sans doute me dire que je radote, que je n'en finis pas de vider "ma" querelle avec un certain "journalisme" ... On va me reprocher un vocabulaire grossier, ne correspondant pas à la teneur générale du blog, etc ... J'en suis désolé : je vais ENCORE hurler! Ce matin, sur...
  • Contrôle de la recherche d'emploi (2).
    Jacques Lamauragne, désormais fidèle contradicteur, me demande d'être plus précis dans mon appréciation sur le nouveau dispositif de contrôle de la recherche d'emploi ... C'est donc bien volontiers que je l'être. Cela fait plus de 14 ans que j'exerce dans cette établissement public...
  • Représentativité syndicale : une étude intéressante! (2)
    Voici ce que j'ai trouvé dans ma boite aux lettres électronique ... Ca mérite d'être lu! Début de citation : La semaine qui a chamboulé le paysage syndical Par Mathieu Magnaudeix Créé 17/04/2008 - 17:38 Mathieu Magnaudeix [1] Article ...
  • Representativité syndicale (1). Mes propositions audacieuses ...
    Depuis le temps qu'on en parlait ... Depuis le temps qu'il se disait, que tout le monde disait, que les syndicats n'étaient plus, depuis longtemps, réellement représentatifs ... Il fallait bien que ça finisse par venir! On en parle! Est-ce à dire que l'on a trouvé la solution? Soyons...
  • OGM : la lettre du Sénateur Le Grand (UMP, Manche) ...
    Nicolas Mauduit, fidèle lecteur et aussi commentateur de mon blog me fournit le lien qui permet de prendre connaissance de la lettre de protestation que le Sénateur Le Grand adresse au Président de son groupe (l'UMP) au Sénat ... Elle mérite une large diffusion ... Je...
  • Contrôle de la recherche d'emploi ... (1)
    S'agit-il du "marronnier" journalistique de printemps (un évènement dont on reparle inlassablement, chaque année, tel le fleurissement des maronniers ...) ou bien d'une chataigne électrisée au milieu de sa bogue couverte d'épines? Toujours est-il que l'on parle à nouveau du contrôle de la...
liste complète

Commentaires

Citations

Référencé par
Meta-Referencement
http://www.meta-referencement.com

BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones

 

Référencement

 

Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Dimanche 6 mai 2007
publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps par Jacques Heurtault recommander
ajouter un commentaire

Eh, oui! Je m'en vais demain ... en Sicile. Non pour oublier Palerme mais pour la découvrir ... Non pour être balloté de Charybe en Scylla mais pour les voir, ces deux rochers mythiques ... Non pour entendre les coups de marteau du Dieu Vulcain mais pour voir la demeure d'icelui, l'Etna! ... Non pour me noyer mais pour vérifier la validiter du principe d'Archimède, à Syracuse ....

A mon retour, le Samedi 19 Mai, Nicolas Sarkozy aura pris ses fonctions et aura nommé son Premier Ministre, lequel aura formé son gouvernement ... Certainement François Fillon ... Très bien François Fillon! J'en ai toujours écrit du bien ... Alors que de Nicolas Sarkozy, je n'en ai jamais écrit du mal. J'ai simplement quelques doutes. J'ai bien noté qu'il ne nous trahira pas, qu'il ne nous decevra pas, qu'il ne nous mentira pas ... Ca va changer du passé, c'est sûr!

J'observe que, à 23h50, l'actuel occupant de l'Elysée n'a toujours pas adressé ses félicitations à l'heureux élu du peuple ... Georges Bush l'a déjà fait.    

Mardi 20 février 2007
publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps par Jacques Heurtault recommander
ajouter un commentaire

Et moi qui croyais que Barcelone était en  ... Espagne!

Que nenni!

Barcelone est en Catalogne et en est, en outre, la capitale ... D'ailleurs, on n'y parle pas l'Espagnol mais le Catalan. Ce qui, tout bien pesé, est relativement normal. Parle-t-on, dans la vie courante, autre chose que le Français dans la capitale de la France?

Blague à part, j'ai pu me rendre compte de plusieurs choses au cours de ce périple de cinq jours ...

1. Le Catalan est une langue, pas un patois ni même un dialecte. la plupart des journaux et périodiques sont édités en Catalan. Il y a, bien sûr, des radios en catalan mais DEUX chaines de télévision ... Les rues sont estampillées en catalan.

2. Il y a, comme au Pays Basque, une police catalane (les "mossos").

3. Toutes les assertions à caractère public (voire même, dans les publicités) sont écrites en catalan et , la plupart du temps, traduites ... en Espagnol, puis en Anglais ... mais pas en Français!

4. Le Catalan est une langue parlée par plus de dix millions de personnes (plus qu'en Suède, au Danemark, en Finlande, en Tchéquie, en Slovaquie, etc ... presqu'autant qu'au Portugal!).

5. Barcelone est une ville PROPRE ... Je craignais d'y voir les souillures que l'on trouve, hélas!, dans beaucoup de villes, surtout dans le sud de l'Europe (Italie, Malte, entre autres). Pas du tout! C'est PROPRE, tout simplement ...

6. L'architecture de cette ville est tout simplement remarquable, hautement remarquable même. Gaudi, architecte du début du siècle ... dernier et, aussi, du dernier quart du siècle précédent (eh, oui! nous sommes en ... 2007, au XXIème siècle) y a laissé sa trace particulièrement visible avec une bonne dizaine de batiments qui ne peuvent pas passer inapperçus ... plus beaucoup d'autres.

7. Allez à Barcelone! Rien que pour Gaudi, le déplacement se justifie pleinement ... Vous pourrez y voir la "Perdrera" (la "carrière de pierres") et ses arcs caténaires (ou funiculaires), par exemple ... Pour ne pas avoir à faire de calculs complexes sur les portées et les poussées des murs, "on" prend une chaine que l'on accroche aux deux bouts ... "On" place, dessous, un miroir et on a, ainsi, la vue, en miniature, d'une voûte ... parfaite puisque naturelle! Le "on", c'est, bien sûr, Gaudi ... Gaudi, dont ses maitres en architecture ont pu dire "Je ne sais pas si j'ai affaire à un fou ou à un génie!".

8. Allez à Barcelone! Dans le quartier résidentiel où nous avions loué un très bel appartement de plus de 60 mêtres carrés pour 300 euros pour cinq jours, la moitié (ou presque) des "pas de porte" de rez de chaussée sont des commerces, notamment, de "bouche". Nous ne nous sommes pas ruinés en frais de restaurant : nous n'y sommes jamais allés!

9. Etc., etc.

10. Décevante fut l'initiative que nous avions prise (à mon instigation, je dois dire ...) de prendre le train de nuit. Même en première classe et en compartiment de deux couchettes-lit, on n'y dort pas bien ... Désolé de le dire, mais le Barcelona-Talgo, ce n'est pas ce que je croyais. Désormais, nous prendrons l'avion. En low-cost, c'est même un peu moins cher que le Barcelona-Talgo.

Voilà! C'étaient mes premières impressions de la Catalogne. J'espère vous avoir donné envie d'y aller.

Samedi 3 février 2007
publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps par Jasmin recommander
ajouter un commentaire

Medellin  et son ... cartel! Medellin et cette saloperie qui mine notre civilisation : la cocaïne!

Début de citation :

MEDELLIN...ville moderne.
 
 
 
Nous avons tous inévitablement en mémoire les mots "cartel de la drogue" lorsqu'on évoque Medellin.
C'est volontairement que je n'aborderai pas ce sujet sensible. Il est encore trop douloureux et mon but est de vous inviter au voyage.
 
La Colombie possède plusieurs métropoles modernes, et Medellin y a sa place. Dotée de plusieurs universités, elle n'a rien à envier à d'autres grandes villes européennes ou américaines.
Située à +/- 45 minutes en avion de Bogota, Medellin, capitale du département d'Antioquia, est un centre industriel par excellence, spécialisé dans le textile et les peaux tannées, entre autres.
Sa population est d'environ 1 500 000 habitants et la ville grouille du matin au soir.
La circulation des véhicules est aussi dense que risquée. Mais on s'y fait vite. Ca vaut mieux d'ailleurs.
Cette jeune métropole n'a rien de comparable avec les villes coloniales qui restent empreintes d'histoire et marquées à tout jamais d'art colonial.
Voilà pourquoi les étrangers qu'on croise là-bas sont essentiellement des gens d'affaires.
Un détail que j'ai observé : la population est essentiellement blanche. 
 
La ville est située dans une vallée de la Cordillère orientale , au Nord-Ouest de Bogota.
Campée tout de même à 1 500 m d'altitude, les températures y sont constantes, toutefois plus clémentes qu'à Bogota. (à peu près 21°).
La voie ferrée Popayan - Santa Marta la traverse. Le chemin de fer longe d'abord le cours du Rio Cauca, pour bifurquer vers l'Est au nord de Medellin et suivre celui du Rio Magdalena. Puis, les deux fleuves se rejoignent pour ne faire plus qu'un à l'embouchure de Barranquilla.
Vu d'avion c'est magnifique.
 
La route qui conduit de l'aéroport au centre ville est garnie de villas et propriétés somptueuses qui appartiendraient aux magnats d'un commerce illicite.
Il n'empêche que l'endroit est très coquet et fort bien arboré.
 
Le centre est constitué d'un ensemble de nombreux gratte-ciel, entourés de parcs et jardins. L'air circule et c'est fort agréable. On y compte de nombreuses rues piétonnes.
A l'entrée du "Centro Suramericano" on peut admirer la sculpture de "la Vie", oeuvre du sculpteur Colombien, Arénas Bétancourt. C'est une sculpture moderne, en bronze, qui représente des femmes qui s'élancent vers le ciel. Une fontaine baigne le pied.
Elle symbolise la puissance et la vitalité.
 
Pour les passionnés d'arts, il y a le "Museo de Zea" qui mérite le détour.
Peintures traditionnelle, moderne, et colombienne y ont leur place, mais aussi des sculptures, gravures et autres peintures coloniales.
Botero, né en 1932 à Medellin, est "le" grand artiste de l'art moderne.
Les personnages qu'il peint ont tous le corps déformé, mais ce qui m'a le plus surpris,
c'est la constante présence des moustiques autour de ses personnages.
Pour la petite histoire : à l'entrée du musée, il y a une salle qui porte le nom de son fils (Pedrito Botero), décédé accidentellement à l'âge de 4 ans.
 
Une fois par mois, a lieu place Bolivar, le marché de San Alejo.
On y trouvait essentiellement des produits de l'artisanat local, dont de nombreux bijoux. Des musiciens entretiennent l'ambiance. Il y a beaucoup de jeunes.
C'est à voir.
 
Pour les danseurs invétérés, Medellin est la ville du Tango. Vous aimez ? J'adore !
 
Mais pourquoi la ville du Tango ?
Eh bien, c'est un fait divers tragique qui le décida.
Carlos Gardel (créateur du tango argentin et chanteur aussi), qui est né à Toulouse mais qu'il quitta tout jeune, y décéda dans un accident d'avion dans les années 1930.
Je me suis laissé conter que Gardel avait une terreur de l'avion. Pourtant, lors d'une tournée sur le continent américain et pressé par ses amis, il se décida à emprunter ce moyen de transport. Ce fut la première et la dernière fois. Cette terreur était-elle liée à de la prémonition ?
L'artiste ne me dit rien, mais sans doute que des lecteurs y retrouveront leurs années de jeunesse.
 
Bien que les caféiers soient la principale culture de cette région (en fleurs, ils dégagent une forte odeur de Jasmin), Medellin c'est aussi la capitale des orchidées.
Les températures ambiantes sont idéales pour cette culture. 
On peut les admirer au gigantesque Jardin Botanique.
A quelques kilomètres de la ville, il est possible de visiter "El Ranchito", dont la collection d'orchidées serait la plus complète au monde.
Des commandes affluent du monde entier, dont Paris.
 
Malheureusement, je n'y suis pas allé.
Il faut donc que j'y retourne...
Nadine Goossens alias Jasmin
Fin de citation.
Vendredi 2 février 2007
publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps par Nadine Goossens recommander
ajouter un commentaire

Comme promis, voici la suite des récits de voyages en Colombie de Nadine Goossens ...

Aujourd'hui, Cali ...

Début de citation :

CALI ...ville culturelle.
 
 
 
Au Sud-Ouest de Bogota, dans la Cordillère occidentale, s'étend Cali la tropicale.
On se rapproche de l'Equateur, cercle et pays.
La ville fait partie des grandes métropoles modernes et est baignée par le Rio Cauca, fleuve dont l'importance économique est indiscutable.
Il y a de très nombreuses liaisons aériennes qui relient Bogota à Cali. Le vol est court et dure à peu près trois quarts d'heure.
Heureusement que l'avion permet des liaisons aussi fréquentes que rapides, car la géographie ne n'y prête vraiment pas.
 
A bord des vols nationaux, l'ambiance est très différente de celle des lignes françaises ou européennes. Délirante même. Oui, on peut dire ça.
Dès l'entrée dans l'avion, les passagers posent sur leur fauteuil leurs objets personnels, et rangent dans les coffres les sacs plus volumineux.
Puis tout le monde se retrouve dans l'allée centrale, assis éventuellement sur les accoudoirs et taille la babaille. Le personnel naviguant se fraie un passage, imperturbable. Les passagers rejoignent momentanément leur place une fois la porte verrouillée. En l'air, dès que le "fasten seat belt" retentit et s'éteint, ils se lèvent et reprennent leur position initiale, poursuivant la discussion suspendue.
Les hôtesses ne se précipitent pas avant le décollage pour fermer les portes des coffres à bagages et ça ne gêne personne qu'ils restent ouverts tout le voyage. Elles s'installent sur leur strapontin et discutent entre elles. Pourquoi faire et défaire ?
 
Une fois, j'ai pourtant été prise d'un fourire. La porte des toilettes, qui s'ouvrait vers les passagers n'était pas fermée et, pendant la montée de l'appareil, elle venait se ficher contre les genoux du passager assis juste en face. Ce monsieur, plongé dans son journal, gardait la jambe tendue, pied sur la porte, pour la tenir contre la cloison et sans doute pour échapper à la vue imprenable sur les cabinets.
Il n'y avait que moi qui en riais (le plus discrètement possible), les autres passagers et membres d'équipage n'en éprouvaient pas la moindre émotion.
Mais croyez-vous qu'une fois les ceintures débouclées, cette porte ait été fermée ? Non ! ...puisque lors de la descente ça ne poserait pas problème, pourquoi le faire ?
 
Lors d'une liaison Cali/Medellin, les hôtesses nous servent à tous du champagne. Du vrai champagne !
Je l'interroge sur la raison de cette bienveillante attention et elle me répond, ainsi qu'à d'autres, que : "Mr Adolfo Suarez est à bord et offre le champagne à tous les passagers. Et tout à coup...tout le monde applaudit pour le remercier. Mr Suarez s'est levé et a salué.
(A.Suarez : homme politique espagnol que je retrouverai bien par hasard dans un 747 d'Avianca de retour sur l'Europe. J'ai discuté un moment avec lui. Il parle impeccablement français).
 
Ce sont des situations impensables chez nous.
 
Mais je ne boude pas mon plaisir à vous raconter la plus cocasse. Je ne suis pas sûre de vivre deux fois ça dans ma vie.
Lors d'un embarquement à Bogota, pour Cali, nous sommes bien trop nombreux en salle d'embarquement. En d'autres termes, il n'y a pas assez de places à bord.   Ont-ils changé de type d'appareil au dernier moment ? On ne se saura jamais.
Le personnel a donc invité de nombreux passagers mécontents à prendre l'avion suivant, et ils sont sortis de la salle.
Toujours est-il qu'on n'embarquait tout de même pas.
L'équipage était réuni au complet en salle d'embarquement. Un monsieur exubérant s'expliquait avec eux.
Nous restions tous assis sur les fauteuils, occupés à suivre la scène. Et la palabre a duré au moins une heure ! Crescendo, decrescendo, forte, piano, pianissimo.....
Ce passager avait acheté un fauteuil "Emmanuel" tout enturbanné de papier kraft. Vous connaissez sans doute : il s'agit d'un fauteuil en osier avec accoudoirs et dossier arrondi très élevé, aussi beau que sympathique.
Je ne sais pour quelle raison il n'avait pas été embarqué en soute, mais le gars était déterminé à le prendre en bagage accompagné. Dans la salle les gens souriaient ou riaient franchement. 
Le plus drôle reste à venir. Impayable !
 
Il a négocié avec les pilotes, de déboulonner le fauteuil situé à côté de la porte d'entrée de l'appareil , et d'y poser son fauteuil Emmanuel.
Une équipe d'ouvriers s'est amenée et ainsi dit, ainsi fait. Le fauteuil légitime est resté dans un coin de la salle d'embarquement.
Une fois le fauteuil, objet du litige, installé dans l'appareil, nous avons pu procéder à l'embarquement. Résultat : 2h00 de retard au décollage.
Et alors ? On s'en fait pas pour si peu.
 
Revenons à Cali.
Il y fait chaud et humide. C'est une ville moderne, bruyante, plantée de gratte-ciel entourés de jardins publics. La population métissée est estimée aujourd'hui à 1 600 000 habitants. Les femmes sont grandes et belles. Cali s'enorgueillit de posséder les plus belles femmes de Colombie.  
Peu de temps avant d'atterrir, ce qui surprend d'abord, sont les rizières qui s'étendent à perte de vue, de même qu'un large panel de couleur verte. On dirait des touches de peintures jetées par-ci par-là. C'est très artistique.
Nous investissons la région de la canne à sucre. Attention aux serpents qui s'y cachent.
On la récolte deux fois par an. Le sol est très fertile.
Les flancs des collines qui bordent Cali sont garnis de bougainvillées et de ficus.
Des petites maisons blanches et bleues s'y agrippent. C'est très coquet et curieux à la fois.
Les artères de la ville sont bordées de splendides arbres bienfaisants, tant l'ombre est appréciable.
 
Une autre curiosité toutefois. Face au Siège du gouvernement régional, est érigée l'église San Francisco. Je dis "curiosité", parce que cette construction en briques rouges, dénote complètement des autres immeubles modernes. L'Histoire nous apprend qu'au 19è siècle, de nombreux partisans de l'Indépendance s'y réfugièrent. Juste à côté, se dresse un couvent. A la même époque, il était une importante faculté de théologie et de philosophie.
Le monument populaire le plus célèbre de Cali est la "Torre Mudejar". Construit aussi en briques rouges, je le vois plutôt tel un minaret.
A ne pas manquer : la gare de Cali. De construction relativement récente, son hall abrite une fresque de Hernando Tejada, "Conquête et Développement" . Magnifique !
Et pour les amateurs d'arts, de nombreux musées sont à visiter.
 
J'évoque juste en passant les arènes de la ville dans lesquelles ont lieu les corridas.
La population en est friande. J'exècre ce genre de manifestation.
De nombreuses installations concernant diverses disciplines sportives sont à la disposition des sportifs confirmés ou amateurs.
 
Si Medellin est la ville du Tango, Cali est la ville de la Salsa. Chaque année des concours y sont organisés. C'est absolument fabuleux ! Envoûtant.
Rien que pour admirer à nouveau, j'y retournerais volontiers. En fait, on ne reste pas passif dans une telle ambiance, on la vit même si on ne danse pas, tant la musique vous imprègne et vous fait vibrer.
 
Nadine Goossens 
 
Fin de citation.   
Mercredi 31 janvier 2007
publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps par Jacques Heurtault recommander
ajouter un commentaire

Et voici la deuxième partie (d'autres à venir ...!) du voyage en Colombie de Nadine Goossens ...

Début de citation :

CARTAGENA...ma préférée.
 
Au 18è siècle, les pirates français et anglais infestaient la mer des Caraïbes. 
L'histoire de la ville naît au 16è siècle avec les conquérants espagnols, et son architecture coloniale est fabuleuse. 
Carthagène a reçu plusieurs noms dans le passé, dont celui de Cartagenas de Indias.
C'est celui que je préfère.
 
J'aime tout particulièrement me promener sur les marchés. L'exubérance des épices et des fruits ne me lasse jamais.
Bien que la population soit très métissée, la communauté noire est importante. 
Je retrouve cet éternel sourire sur leurs visages. Ils doivent vraiment posséder un gêne du sourire.
Au début du 17è siècle, la Couronne d'Espagne ayant interdit l'esclavage des Indiens, les Espagnols firent venir des navires chargés d'esclaves noirs, chassés sur le continent africain. Sauf erreur de ma part, Cartagena fut le seul port des Caraïbes autorisé à effectuer ce trafic sur le continent américain.
Les navires ainsi chargés prenaient le nom de "tumbeiros" et Cartagena devint le plus grand marché négrier du Nouveau Monde. A leur arrivée, les malheureux étaient marqués au fer rouge par les fonctionnaires municipaux. Le sceau royal sur la poitrine attestait que l'impôt des douanes avait été payé. Sur leur dos était apposé le sceau de la Compagnie.
On peut toujours déambuler sur la "Plaza de los Coches" où se déroulait cet inqualifiable marché, aujourd'hui devenue promenade paisible. 
Je m'interroge toujours sur ces paliers douloureux et tourmentés de l'Histoire de l'Humanité.
 
Il y a beaucoup de choses à visiter.
Les anciens remparts, les forteresses, les digues et les châteaux forts, les demeures et églises coloniales, mais aussi une page tragique de l'histoire de la religion catholique : le tribunal de l'Inquisition.
 
La baie de Carthagène, longue d'une dizaine de kilomètres, est en permanence sous le soleil. On rentre dans la mer comme dans un bain à bonne température. C'est divin.
Le soir, le long de la plage, aux terrasses des bars et cafés, ou dans les cours intérieures des hôtels, des orchestres de cumbias, papayeras et salsas jouent jusqu'aux petites heures du matin. C'est très sensuel.
 
Je n'avais personne de spécial à rencontrer à Carthagène. Ce sont mes interlocuteurs de Bogota qui m'incitèrent à ne pas manquer ce rendez-vous.
Il y a une chose qui m'avait amusée lorsque j'avais annoncé mon retour sur Bogota à ceux que j'avais rencontrés sur place, c'était leur réflexion spontanée : "Oh !! faut pas y aller. Fait pas beau là bas. Il pleut toujours et il fait froid".
C'était vrai.
 
De tous les endroits parcourus en Colombie, mon coeur est resté à Cartagenas de Indias.
 
Nadine Goossens
 
 
Fin de citation .
A suivre ... Medellin et le trop fameux et trop tristement célèbre "Cartel de la drogue de Medellin"                                                           
Mardi 30 janvier 2007
publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps par Jacques Heurtault recommander
ajouter un commentaire

Il y a queques semaines, Nadine Goossens a bien voulu donner suite à ma proposition de publier sur mon blog certains de ses récits de voyages ... Elle nous a parlé alors de l'Afrique et de son épopée au Congo-Zaïre quand il lui fallu fuir ce pays pour assurer sa propre sécurité.

Aujourd'hui, elle nous parle de l'Amérique latine et, plus précisément, de la Colombie ...

Lisez. C'est du vrai vécu ...

 

Début de citation :

                                     
                                      SUR LES TRACES DE SIMON BOLIVAR
 
 
La Colombie est le quatrième pays d'Amérique latine, après le Brésil, l'Argentine et le Mexique. Sa superficie est deux fois celle de la France.
 
Dernière décennie du siècle passé. On est en Juin, les journées sont les plus longues. Le lourd Jumbo décolla de Paris vers 23h00. Escale prévue à Madrid, puis à Barranquilla
et enfin terminus à Bogota.
Il est prévu 14h00 de vol.
Le voyage commence par une panne d'électricité à bord dès le décollage.
Des membres d'équipage remettront un peu d'ordre, mais le temps de se poser à Madrid, on restera avec un éclairage de secours. Intervention en Espagne par une équipe d'électriciens. On redécollera avec 1h30 de retard sur l'horaire prévu.
Si les vents nous sont favorables, on arrivera à l'heure en Colombie.
 
Vol de nuit. L'ambiance à bord est toujours différente d'un vol de jour. Je crois que je préfère le premier au second. La température ambiante est réglée à 18 degrés, ce qui invite les passagers à rester assis au chaud sous une couverture.
Je suis l'invitée d'AVIANCA (Cie colombienne), et découvre une splendide décoration à bord de l'avion.
Dans le nez de l'appareil, le Compagnie a fait installer une reproduction du Musée de l'Or de Bogota. Sublîme.
Nous traversons d'importantes zones de turbulences et l'appareil doit monter pour rendre le voyage plus agréable aux passagers. Malheur à ceux qui ont une tension basse, dont moi.
A 12 000 mètres d'altitude, la température extérieure est de - 60°. Vision surnaturelle des puissantes décharges électriques qui se fichent dans le sol frappé par la foudre. J'imagine le bruit déchirant au sol. C'est impressionnant et féérique à la fois.
 
On se pose à Barranquilla à 5h30 du matin, heure locale. L'air est suffoquant.
En quelques secondes on passe de 18° à 35° et le fond de l'air est de surcroît très humide.
Je rejoindrai plus tard cette ville bordée par la mer des Caraïbes, située à l'embouchure du Rio Cauca, car à l'instant on redécolle pour Bogota.
Atterrissage en douceur. Il fait frais à Bogota. Une température constante toute l'année à hauteur de 16°, mais par contre pluies fréquentes. Le ciel est très souvent nuageux.
Pourtant, il y a quelque chose qui gêne. On est tout de suite essoufflé. En effet, la capitale est plantée à 2 600 m d'altitude dans la Cordillère Orientale et il faut prendre le temps de s'acclimater. 
C'est une ville à l'américaine où les tours semblent rivaliser d'insolence avec les nuages. La population est métissée et les filles sont fort belles.
L'émeraude et l'or sont l'emblème du pays. Il s'en vend partout, même sur les marchés. Gare aux fausses émeraudes qui abondent. A l'époque, dans les rues et les galeries marchandes on croisait toujours quelqu'un qui propose de la drogue.
On a pourtant vite fait de remarquer l'omni présence policière. Ils ne disent rien aux vendeurs, mais ne vous avisez pas de toucher au produit, sinon ils s'occuperont de vous. D'ailleurs, ils vous observent tout le temps. Ils sont très aimables lorsqu'on leur demande le chemin.
  
Les taxis vous emmènent où vous voulez. D'une ville à l'autre si c'est votre bon plaisir. Il y a la Compagnie des "taxis officiels" ... puis les autres. Les tarifs de ces derniers sont très abordables, et les chauffeurs très rapides à vous extorquer ce qui n'est pas dû. Si vous n'avez pas l'âme aventurière, empruntez seulement les taxis officiels qui possèdent un "vrai" compteur.
Soyez toujours sur vos gardes. Le sac à mains solidement accroché autour du corps, vers l'avant sinon...il s'envole.   Vous n'avez rien senti. Pour la suite, direction consulat ou ambassade.
J'ai visité, entre autres, l'incontournable "Musée de l'Or". Plusieurs tarifs sont proposés, mais j'ai vraiment eu envie de pénétrer dans la salle forte. D'anciens voyageurs m'avaient dit : "à ne surtout pas manquer".
Dans cette "forteresse", les guides nous laissent entrer par dix personnes à la fois. On plonge dans une obscurité totale. Une lourde porte blindée se referme sur nous. C'est impressionnant le silence associé au noir absolu. Ca me fait presque perdre l'équilibre.
Une pâle clarté s'amène et s'intensifie tout doucement et progressivement jusqu'à une luminosité maximum, et je me suis retrouvée dans une salle circulaire, entourée d'or ! Absolument fabuleux, un amoncellement d'or du sol au plafond. La stupéfaction est générale.
Hameçons, cannes à pêche, vaisselles, bijoux, objets de décoration et que sais-je encore, tout est fabriqué en or massif. On y reste un bon moment mais on n'a pas assez de nos deux yeux pour tout voir.
Tout est protégé, impossible de toucher. Je remonte le temps : leur histoire est celle des civilisations précolombiennes et des "conquistadores" espagnols.   Celle de la route de l'or.
Alors la lumière décline, l'obscurité envahit l'espace et l'ouverture de la porte blindée vous invite à la sortie.
Il faut vraiment y revenir à plusieurs reprises.
 
La nouvelle Constitution de 1991 a modifié beaucoup de choses pour les Colombiens.
Je reste préoccupée par des nouvelles qui ne m'arrivent plus depuis plusieurs années. L'occasion rêvée de me rendre à Popayan, petite ville du Sud Ouest du pays.
Au début des années 1980, j'avais rencontré là-bas des religieuses françaises qui vivaient dans un petit monastère. L'endroit sentait bon l'encaustique et prêtait à la sérénité quand bien même il était devenu un point touristique. C'était vraiment magnifique comme endroit. On parlait surtout de la nouvelle loi d'amnistie promulguée par le Président Bélisario Bétancur. Partout on craignait la violence liée au trafic de la drogue.
Les religieuses étaient ravies de rencontrer des Français et s'enquéraient des nouvelles du pays. L'élection en France de Mr Mittérand les animait d'une curiosité bien légitime, et c'est de bonne grâce que je me prêtais aux questions-réponses.
J'étais restée en contact avec elles mais après le violent séisme je ne suis plus parvenue à obtenir quelque information. La seule disponible : "la ville a été rasée de la carte".
Il faut savoir qu'à l'époque internet n'avait pas la puissance de communication d'aujourd'hui et la téléphonie mobile n'existait pas. 
Il me reste mes diapositives qui figeront à tout jamais d'inoubliables moments. Je n'ai retrouvé personne et suis envahie de mélancolie. Je ne saurai jamais si elles ont pu s'en sortir ou pas. Les victimes étaient si nombreuses.
 
Je rejoins Cali (ville culturelle) en voiture, située au nord de Popayan et puis la côte caraïbe au nord du pays. Il faut dire qu'en Colombie, beaucoup de monde voyage en avion. Le réseau routier est dangereux et le réseau ferré inexistant.
De l'hôtel où je suis descendue, l'accueil a négocié une "course" Barranquilla-Cartagena avec un taxi .
Le chauffeur du taxi est le frère d'un des employés de l'hôtel. Enfin, je fais semblant de le croire.
Les tarifs qu'il me propose me conviennent et l'homme est sympathique. Je reste sur mes gardes tout de même.
En matière de conduite sur la voie publique, c'est assez surprenant. Notre ministre de l'intérieur et nos pandores s'arracheraient les cheveux. Moi aussi.
Je vous avoue avoir mis un certain temps à comprendre si dans ce pays, on roulait à gauche ou à droite.
Les taxis font la course entre eux et avec les bus, et les bus font la course avec d'autres bus. 
Les bus sont très colorés et pleins à craquer. Je ne sais pas s'ils ont tous des problèmes d'amortisseurs ou de suspension, mais ils roulent tous penchés. Il y a énormément d'accidents mortels.
Le réseau routier est en partie responsable, mais leur façon de conduire reste essentiellement coupable.
J'ai eu des montées d'adrénaline pour toute une vie.
Ils apprécient particulièrement les dépassements en sommet de côte. C'est toujours un challenge que se lancent les deux chauffeurs.
Croisez les doigts que personne ne fasse la même chose dans l'autre sens, ce qui n'est pas exclu, et fermez les yeux... ou gardez-les grand ouverts. Au choix.
Il y a un chapelet suspendu au rétroviseur du taxi. J'ai appris à compter chaque dizaine plusieurs fois.   Il y a aussi une vierge qui se balance au gré des nids de poule et des coups de volant. Oh Mama .....! Mais que suis-je venue faire dans cette galère ?
En cours de route on se fait arrêter par des policiers. Ils palabrent avec le chauffeur et me jettent des coups d'oeil qui ne disent rien qui vaille. Ils ne demandent mon passeport et restent étonnés que je ne peux pas m'exprimer en espagnol. Je leur propose l'anglais ou...le français, mais j'ai les "chocottes". Ils ne veulent pas plus de l'un que de l'autre. Ils parlent si vite que je ne comprends pratiquement rien.   Je sors du taxi qui est devenu une fournaise. Voilà une demi heure que la discussion est engagée avec le chauffeur et je comprends qu'il explique aux policiers que "je suis l'invitée d'AVIANCA". Aussitôt leur regard change. Ils me rendent mon passeport et on repart. Qu'ont-ils bien pu se dire pendant tout ce temps ? Je ne le saurai jamais. 
 
Côté social, je dirais qu'il n'y a pas de classe moyenne. Des très riches et des très pauvres. La poliomyélite fait des ravages et le gouvernement a entrepris une vaste campagne de vaccination. Dans les grandes villes les parents se rendent volontiers aux centres de vaccinations avec leurs petits, mais dans les campagnes, c'est moins ou pas suivi.
Un jour que j'allais décoller de Cali et que l'avion était stationné en début de piste, j'aperçois un bidonville accroché aux portes de la piste.
Le pilote venait de mettre la poussée des réacteurs. Les enfants jouaient, imperturbables.
Le souffle des moteurs secouait les portes et les battants des fenêtres de ces frêles constructions qui s'ouvraient, béantes.
J'imaginais la chaleur torride s'échappant des réacteurs ainsi que l'odeur de kérosène qui devaient s'engouffrer dans ce qu'il convient d'appeler "habitation".
 
  
Côté scolaire, l'Education était obligatoire et gratuite jusqu'à l'âge de 10 ans.
Le port de l'uniforme est de rigueur. Les enfants sont assez coquets ainsi habillés.
Malheureusement, il faut bien admettre que l'analphabétisme est étendu. Dans les campagnes, les parents ont besoin des bras de leurs enfants et sont insensibles à la culture de l'esprit.
Je sympathise avec une guide chilienne de mon âge. Très cultivée, multilinguiste, elle est toute dévouée aux gens qu'elle accompagne et prend la peine de nous mettre en garde contre d'éventuels impairs que nous serions à même de commettre bien involontairement. Elle était très subtile et habile.
"Ménagez la susceptibilité locale et vous serez accueillis avec beaucoup de grâce".
Elle m'informe que l'apprentissage de la langue française est l'apanage des enfants de riches. La tradition veut qu'un voyage vers la France leur soit offert à l'âge de quinze ans.   Les établissements scolaires concernés organisent ce voyage chaque année, et les candidats voyageurs signent de ce fait leur entrée dans l'adolescence.
 
Chez les gens instruits et aisés, il est de très bon ton de meubler et décorer des pièces de leur maison dans un style français.   
A Cali, je découvre même un restaurant français dont la cuisine ferait pâlir les "toqués" et autres "étoilés" de chez nous. La carte est établie en espagnol et en français.
Le Chef parlait impeccablement français et venait volontiers faire la causette avec nous.
A chaque fois, il nous offrait le pousse café. Elégant avec ça ! 
Et attention à la mise en scène du baise-main et autres délicatesses qu'il réservait aux dames. Je m'en souviens toujours avec beaucoup de plaisir.
 
Nadine Goossens
 
 
 
Fin de citation. 

La suite demain ....

Lundi 1 janvier 2007
publié dans : Voyages dans l'espace et dans le temps par Jacques Heurtault recommander
ajouter un commentaire

Nadine Goossens, alias Jasmin, m'a fait parvenir la troisième partie de son récit africain. Prenez et lisez. ceci est (une partie de) sa vie ...

Début de citation :

Ce Livingstone est impayable. S'il n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer !
Je suis un peu contrariée. Personne ne sait comment il s'y est pris, mais il s'est procuré les pièces le surlendemain.
J'ai des courbatures partout. Mal aux fesses et au dos. Et il faut repartir. La route est encore longue jusqu'à Bujumbura. On va se fondre doucement dans la montagne.
La terre est rouge et colle à la peau.
-"Comète ! Tu ressembles tout à fait à un Indien avec tes peintures de guerre. C'était bien la peine de te maquiller ! " glousse Livingstone. Ca les fait rire... Pppffttt.