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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Allocations

Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /2008 23:20
- Publié dans : Allocations - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Vous le savez. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises. Je suis agent de l'ANPE.

Je connais presque par coeur les règles qui organisent l'inscription à l'Anpe et celles qui en découlent pour la perception des Allocations de chômage.

En voici les grandes lignes ...

1. Pour pouvoir percevoir des allocations de chômage, il FAUT, c'est absolument IMPERATIF, être inscrit à l'ANPE. Cette règle ne souffre aucune dérogation possible.
2. Il faut même être inscrit en catégorie 1,2 ou 3 seulement ... La catégorie 4, c'est autre chose. On pourra y revenir le cas échéant.
3. Pour être inscrit à l'ANPE, il  FAUT, c'est absolument IMPERATIF, être à la recherche d'un emploi ET entreprendre des démarches actives en vue de retrouver un emploi.

Donc la question est : Monsieur Gérard Gaudron, quand il était maire d'une ville de près de 100.000 habitants (à vérifier ...)  était-il à la recherche d'un emploi?  Ma réponse personnelle est claire : NON! EVIDEMMENT NON! Être maire d'une ville de la taille de celle  d'Aulnay sous Bois, c'est évidemment un emploi à temps plein ...
Il importe peu que l'on puisse juridiquement être maire et percevoir des allocations de chômage ... Cela a évidemment un sens quand on est le maire d'un village de deux ou trois mille habitants car la rémunération de maire d'un village de cette taille est tellement faible et l'activité tellement loin d'un temps plein que l'on peut aisément concevoir d'être, à la fois maire et à la recherche d'un emploi, faisant ainsi valoir d'éventuels légitimes droits à l'allocation de retour à l'emploi des suites d'une perte d'un emploi antérieur.
Pour le cas d'une ville comme Aulnay sous Bois, cela n'a aucun sens!

4. Pour rester inscrit à l'ANPE, il FAUT, c'est absolument IMPERATIF, renouveler, chaque mois, son inscription comme demandeur d'emploi. C'est ce que l'on appelle le "pointage" (appelé ainsi car, il y a de cela au moins 30 ans, il fallait se déplacer physiquement à l'ANPE et faire tamponner sa carte de pointage). Aujourd'hui, on procède autrement. On le fait sur Internet. Il faut se faire reconnaitre par le système grâce à son "identifiant" corroboré par un moyen sécurisé, un code secret,  qui est remis par l'Assedic à chaque demandeur d'emploi au moment de son premier passage.
Le pointage est donc un acte volontaire, à périodicité mensuelle, qui ne se délègue pas. 
Gérard Gaudron  a donc, volontairement, renouvelé,  pendant plusieurs mois, son inscription comme demandeur d'emploi en catégorie 1, 2 ou 3 alors qu'il n'était manifestement pas à la recherche d'un emploi, sans emploi, immédiatement disponible pour occuper un emploi (définition juridique officielle).

J'affirme, avec la plus grande netteté, que Gérard Gaudron a, sciemment, renouvelé sa demande d'emploi en catégorie 1, 2 ou 3 afin de pouvoir percevoir, indument, une allocation de chômage à laquelle il n'avait manifestement pas droit pour deux motifs majeurs :
- il n'était pas,  "au moment de son inscription, sans emploi, immédiatement disponible pour occuper un emploi",
- il n'entreprenait évidemment pas de démarches et d'actes positifs en vue de retrouver un emploi.

Le comportement de Monsieur Gaudron est mensonger ET frauduleux.
Il est mensonger quand il dit qu'il a écrit aux Assedics pour faire cesser le paiement de ses allocations de chômage indûment perçues. Il lui suffisait de se retirer de la liste des demandeurs d'emploi en signalant à l'ANPE (qui transmet aux Assedics pour exécution factuelle) qu'il n'était plus à la recherche d'un emploi.
Il est frauduleux car il a agit sciemment dans le but évident de percevoir un avantage auquel il n'avait, de toute évidence, pas droit. A ce dernier titre, son comportement relève de l'action pénale.

J'envisage de déposer plainte contre X auprès du Procureur de la République. N'importe quel citoyen peut le faire. A fortiori, l'agent public que je suis. Le procureur peut alors choisir de poursuivre ou de classer sans suite. Je ne peux pas insister auprès du Doyen des Juges d'Instruction en me constituant partie civile car, juridiquement, je ne suis pas victime.

Le débat est ouvert!

Post Scriptum (21/02/08) : Je ne porterai pas plainte ...  Je me contenterai d'apporter deux précisions.
1. Pour bénéficier de la dispense de recherche d'emploi, il faut en faire la demande. Le bénéfice de cette dispense n'a aucun caractère automatique. Un document écrit, daté et signé du demandeur lui-même est indispensable pour l'obtenir.
2. Quand on est Maire d'une importante commune, et que l'on perçoit une indemnité de charge de plus de 4.000 euros par mois, on ne reste pas inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi dans une catégorie "sans emploi, immédiatement disponible pour occuper un emploi". c'est une simple affaire de morale.

En se comportant de la sorte, Gérard Gaudron  discrédite un peu plus la fonction politique aux yeux de l'opinion publique. Ce n'est pas bien d'agir ainsi.

Désincrivez vous, Monsieur Gaudron ... et restons en là! Vos tâches sont multiples. rester inscrit comme demandeur d'emploi, ce n'est vraiment pas sérieux!
ti_bug_fck
Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /2007 15:43
- Publié dans : Allocations - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Quand on consulte les informations statistiques publiées par la Caisse Nationale d'Allocations Familiales, il y a de quoi en rester bouche bée ... C'est (presque) ce qui m'est arrivé. Je dis "presque" parce que j'avais appris, je ne me souviens plus précisément par quel canal, que cette Caisse versait 24 prestations différentes, ce qui me paraissait énorme et permettait de toucher du doigt l'invraisemblable complexité du système ... 

Soyons clair : il ne s'agit pas, ici, de mettre en cause l'outil en tant que tel et encore moins les personnels qui y travaillent. Les uns et l'autre ne font rien d'autre que de mettre en oeuvre les décisions prises par les "politiques" qui sont, eux, les véritables responsables de ce maquis complexe qui fait que beaucoup de nos concitoyens s'interrogent tantôt sur la manière de s'y prendre pour bénéficier de telle ou telle prestation, tantôt vitupèrent contre "ceux qui profitent du système".

Commençons par donner la liste des diverses prestations que ladite CNAF gère par l'intermédiaire des Caisses d'Allocations Familiales (qui sont les structures payeuses qui font les virements après avoir étudié les dossiers) ...

La voici, regroupée par thème d'intervention

ENTRETIEN DES ENFANTS
Allocations familiales (AF)
Complément familial (CF)
Allocation de rentrée scolaire (ARS)
Aide à la scolarité (AAS)
NAISSANCE, JEUNE ENFANT
Prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE)
   Prime de naissance
   Prime d'adoption
   Allocation de base naissance
   Allocation de base adoption
   Complément de libre choix d'activité (CLCA)
   Complément de libre choix du mode de garde (CMG)
      CMG assistantes maternelles
      CMG garde à domicile
Allocation pour jeune enfant (APJE)
   APJE courte
   APJE longue
Allocation parentale d'éducation (APE)
Allocation de garde d'enfant à domicile (AGED)
Aide emploi assistante maternelle (AFEAMA)
Allocation d'adoption (AAD)
MONOPARENTALITE
Allocation de parent isolé (API)
Allocation de soutien familial (AO-ASF)
AUTRES
Prestations hors métropole 
Accords CEE
Allocation différentielle
Frais de tutelle
LOGEMENT
Allocation logement familiale (ALF)
Aide personnalisée au logement (APL)
Allocation logement sociale (ALS)
Prime de déménagement familiale
Prime de déménagement du FNH
Allocation de logement temporaire (ALT)
Prêts amélioration de l'habitat (PAH)
HANDICAP
Allocation d'éducation spéciale (AES)
   AES de base
   AES complément
Allocation de présence parentale (APP)
Allocation aux adultes handicapés (AAH)
   AAH de base
   Complément AAH
PRECARITE
Revenu minimum d'insertion
Revenu minimum d'activité (RMA CAF, CCMSA)
Allocation spécifique d'attente (ASA)
Revenu de solidarité (RSO)

Notons qu'il s'agit d'une liste condensée ....

Si vous voulez une liste "éclatée", il suffit de demander!

La voici.

Entretien des enfants
Allocations familiales (AF)
Complément familial (CF)
Allocation de rentrée scolaire (ARS)
Aide à la scolarité (AAS)
 
Naissance, jeune enfant
Prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE)
   Prime de naissance
   Prime d'adoption
   Allocation de base naissance
   Allocation de base adoption
   Complément de libre choix d'activité (CLCA)
      naissance rang 1, taux plein
      naissance rang 1, taux partiel
      naissance rang 2, taux plein
      naissance rang 2, taux partiel
      naissance rang 3, taux plein
      naissance rang 3, taux partiel
      adoption, taux plein
      adoption, taux partiel
   Complément de libre choix du mode de garde (CMG)
      CMG assistantes maternelles
         Cotisations prises en charge
         Rémunérations prises en charge
         Recours association, entreprise
      CMG garde à domicile
         Cotisations prises en charge
         Rémunérations prises en charge
         Recours association, entreprise
Allocation pour jeune enfant (APJE)
   APJE courte
   APJE longue
Allocation parentale d'éducation (APE)
   APE aux familles de 2 enfants
   APE aux familles de 3 enfants et plus
Allocation de garde d'enfant à domicile (AGED)
Aide emploi assistante maternelle (AFEAMA)
   Cotisations prises en charge
   Rémunérations prises en charge
Allocation d'adoption (AAD)
Allocation de salaire unique - frais de garde, majorations
Allocations prénatales
Allocations postnatales
Congé de naissance
Prime de protection de la maternité
 
Monoparentalité
Allocation de parent isolé (API)
Allocation de soutien familial (AO-ASF)
 
AUTRES
Prestations hors métropole 
Accords CEE
Allocation différentielle
Frais de tutelle
 
Logement
Allocation logement familiale (ALF)
   Accession
   Location
Aide personnalisée au logement (APL)
   Accession
   Location
   Foyer
Allocation logement sociale (ALS)
   Accession
   Location
Prime de déménagement familiale
Prime de déménagement du FNH
Allocation de logement temporaire (ALT)
Prêts amélioration de l'habitat (PAH)
 
Handicap
Allocation d'éducation spéciale (AES)
   AES de base
   AES complément
Allocation de présence parentale (APP)
Allocation aux adultes handicapés (AAH)
   AAH de base
   Compléments AAH
 
Précarité
Revenu minimum d'insertion
   RMI versé hors prime de fin d'année
   Prime de fin d'année
Supplément de revenu familial (SURF)
Revenu minimum d'activité (RMA CAF, CCMSA)
Contrat d'Avenir (CAV)
Allocation spécifique d'attente (ASA)
Revenu de solidarité (RSO)

Observons au passage que c'est la Caisse d'Allocations FAMILIALES qui gère, techniquement aussi bien l'Allocation aux Adultes Handicapés que le Revenu Minimum d'Insertion ... On peut même "surfer" (SURF : Supplément de Revenu Familial), être à la PAJE (Prestation d'Accueil du Jeune Enfant) qu'il ne faut pas confondre avec l'APJE (Allocation Pour Jeune Enfant).
Pour le seul chapitre "Logement", il n'y a pas moins de 11 modalités d'intervention différentes ... J'en passe!

Si on met de côté la question du handicap ainsi que celle du RMI, cet ensemble représente la somme d'environ 39 milliards d'euros. C'est, grosso modo, 12% du budget de l'Etat ou bien encore le tiers des encaissements de TVA ... 

Voyons maintenant plus précisément quelques données chiffrées.

1. La rubrique "Entretien des enfants" ne "pèse" même pas deux fois (170% précisément) la rubrique "Naissance et Jeune enfant". 14.6 milliards d'euros contre 8.6 ... Dans le style "On vous aide à faire des enfants et à les "démarrer", Après, démerdez-vous!"

2. La rubrique "Monoparentalité" dont beaucoup savent qu'elle est parmi les plus fraudées (on déclare vivre seul mais, en réalité, on vit maritalement avec quelqu'un d'autre) pèse, elle, 2 milliards d'euros ... que l'on peut comparer avec la rubrique "Handicap" qui pèse, elle, 5.3 milliards d'euros seulement ... Quand on sait les difficultés provoquées par ces handicaps, tant pour ceux et celles qui les subissent que pour leurs proches qui doivent "gérer" la situation, on se dit qu'il y a, peut être, quelque chose à faire ...

3. La rubrique "Précarité" pèse, elle, 5,6 milliards d'euros soit un peu plus que la rubrique "Handicap". Nul n'ignore que le "I" du RMI, c'est à dire l'insertion, est quasi inexistant ... Un bénéficiaire du RMI en âge et en capacité de travailler n'est absolument pas tenu de s'inscrire à l'ANPE ... Certes, au moment de la demande, il y a bien, illégallement d'ailleurs, une demande de preuve d'inscription mais aucun suivi réel par la suite! La faute à qui? Ne cherchez pas! La faute à la loi, tout simplement : elle n'impose pas d'être inscrit à l'ANPE pour pouvoir percevoir le RMI. De fait, guère plus de 10% des bénéficiaires du RMI et de leurs ayants-droits (conjoints) sont effectivement inscrits à l'ANPE ... 

4. La rubrique "Logement", elle, pèse 13,6 milliards d'euros, soit 2,5 fois environ le "poids financier" de la rubrique "Précarité" ... Quand on sait qu'il faut être plutôt assez riche pour pouvoir se loger décemment d'une part et que la plupart de ces prestations versées par la CAF le sont sous condition de ressources d'autre part, on se dit qu'il est sans doute temps de passer à autre chose ...

Autre chose? Oui, mais quoi? L'allocation d'existence, tout simplement, financée par la mise en place d'un impôt sur le patrimoine (taux unique de 0,1% du patrimoine possédé, financé ou non par l'emprunt, auquel serait évidemment assujetties les "personnes morales", c'est dire, pour l'essentiel, les entreprises).

Mardi 18 juillet 2006 2 18 /07 /2006 20:00
- Publié dans : Allocations - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Je reste sur le même thème, celui de l'allocation d'existence. Il s'agit, je le redis pour ceux qui prennent la lecture en cours de route, de profiter de la période estivale pour redonner vie active à quelques une de mes propositions audacieuses qui n'ont eu pour seul tort que d'avoir été diffusées à une période où mon blog n'avait pas l'audience qu'il a maintenant.

Début de reprise :

"Dans un de mes articles, je me suis essayé à un chiffrage individuel. Le but était de démontrer qu'une attribution forfaitaire uniforme pour chacun, financée par un prélèvement proportionnel aux revenus, avait bel et bien un caractère redistributif.

Je l'ai fait pour combattre l'idée selon laquelle les "riches" ne devraient pas recevoir les allocations familiales car ils n'en ont pas besoin d'une part, que le taux d'imposition progressif est juste car les "riches" doivent payer plus puisqu'ils en ont les moyens d'autre part.

Aujourd'hui, après avoir expliqué que la mise en place devait avoir lieu progressivement, "par les deux bouts" (les nouvelles naissances et les personnes les plus agées), je vais essayer de chiffrer en macro-économie (incidence globale sur le budget de l'Etat, coût global de la mesure).

Nous savons que la France compte 63 millions d'habitants, qu'il y naît environ 800 000 bébés chaque année, qu'il meurt environ 500 000 personnes.

Convenons que le montant de cette allocation d'existence versée à toute personne vivante et en situation régulière soit de 150 euros par mois. Soit 1800 euros par an. Soit 1,44 milliard d'euros (800 000 X 1800) pour la première année si on se limite au "bout" des nouveaux nés.

Si on retient l'idée qu'il faut "incrémenter" le nombre de nouveaux entrants chaque année, la deuxième année coûte 2,88 milliard d'euros et ainsi de suite. Si on s'arrête aux 18 ans fatidiques, il faudra donc 18 ans pour que la mesure prenne toute son ampleur. Elle coûtera alors, chaque année, 25,92 milliards d'euros. Pour fixer les idées, c'est un peu moins que la moitié du rendement de l'impôt sur le revenu ou encore 5 fois le coût du RMI, un peu plus que le rendement de la taxe intérieure sur les produits pétroliers ... Autrement dit, c'est supportable. Si on tient compte que les autres allocations de toute nature versées pour ces mêmes enfants sont supprimées, purement et simplement, que le mécanisme du quotient familial est lui aussi supprimé (pour ces enfants seulement), c'est TRES facilement acceptable du point de vue du coût. Cela ne l'est peut-être pas du point de vue politique ... mais c'est une autre histoire.

Il y a cependant un problème : la mise en oeuvre complète est longue (18 ans!), beaucoup trop longue ... 

D'où l'idée d'accélerer le processus en doublant la cadence ... La deuxième année, on met en oeuvre la mesure non seulement pour les nouveaux-nés de l'année et ceux de l'année précédente mais aussi pour les enfants agés de deux ans. A ce rythme, 10 ans suffisent pour rendre mature cette allocation versée pour tous les enfants mineurs. Cela fait quand même DEUX législatures! Vouloir aller plus vite semble un peu hasardeux pour une révolution culturelle de cet ordre.

Il faut voir l'autre "bout" (les personnes agées). La difficulté est plus grande. Il est en effet impensable de ne verser que 150 euros par mois et par personne ... Il faut envisager 450 euros par mois pour plusieurs millions de personnes. Sauf, évidemment si on fixe le premier seuil à ... 90 ans! Mais cela risque de ne pas être compris ....

Prenons comme seuil d'intervention les personnes agées de plus de 75 ans. Elles sont 7,7% de la population totale soit 4 851 000. Si on leur verse 450 euros par mois, cela représente une charge que j'arrondis à 26,2 milliards d'euros qu'il faut financer CHAQUE ANNEE. C'est à peu près la même somme que celle nécessaire au financement de l'allocation d'existence pour les moins de 18 ans.

Pour avoir une vision correcte, il ne faut pas oublier de déduire tout ce que l'on récupère en ne versant plus aucune autre forme d'aide publique. N'en font évidemment pas partie les retraites qui ont été financées par cotisations réelles.

On le voit, ce projet est tout à fait réaliste.

Fin de la reprise.

Dimanche 16 juillet 2006 7 16 /07 /2006 22:57
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Aujourd'hui, je poursuis la redifusion d'un article publié initialement le 15 Janvier 2006 sur le même thème, l'allocation d'existence. J'ai du, pour des raisons de cohérence n'apportant aucune modification de fond, procéder à quelques allégements.

Début de reprise :

"Je viens de "poster" sur un autre blog avec lequel je suis en relation un commentaire sur une proposition formulée par l'auteur et que celui-ci appelle "Revenu d'existence collective".

Voici le texte du commentaire : 

"Bonsoir José et tous les autres ...
Je me présente : Jacques Heurtault, agent de l’ANPE, auteur d’un blog dont le titre est :
http://www.propositions-audacieuses.net par ailleurs plus ou moins engagé dans l’action politique (actuellement conseiller municipal d’une ville de 30 000 habitants).
J’ai bien lu votre exposé, José. Je vous prie de bien vouloir m’excuser car loin de moi l’intention de vous blesser. Au contraire, je veux vous encourager à perséverer. Cependant, j’arrive à la conclusion que votre proposition est “invendable”. Vous ne parviendrez pas à convaincre un nombre significatif de citoyens du bien fondé de votre démarche.
Puisque nous nous connaissons un peu depuis quelques jours, je vous invite à retourner sur mon blog dans le chapître “allocations” et plus spécialement dans les articles qui traite du sujet “Allocation Unique d’Existence”. Ma proposition ne repose pas sur les mêmes valeurs. Je comprends de la vôtre que, au fond de vous-même, vous avez du mal à accepter que l’on puisse recevoir quelque chose sans aucune contrepartie autre que le fait d’exister, de vivre. Ne me dites pas le contraire : j’ai une grande habitude du contact avec les gens. Déjà, bien avant d’être agent de l’Anpe, j’étais syndicaliste et j’ai consacré beaucoup de temps à écouter les gens et à gérer des contradictions de cadre néanmoins soucieux du bien-être des autres et devant donc ne pas donner suite à tout ce qui était exprimé.
Si vous voulez rassembler autour de vous, il faut TOUJOURS être SIMPLE dans son exposé. C’est DIFFICILE!
Ma “proposition audacieuse” (pour laquelle je n’ai aucune paternité) repose sur le constat que environ 80% du revenu distribué n’est pas la contrepartie DIRECTE et IMMEDIATE du travail ...
Cependant, nous ne sommes pas collectivement prêts à assumer le fait que notre pays et notre civilisation sont désormais assez riches pour pouvoir payer cette allocation unique d’existence. Dans notre civilisation judéo-chrétienne, la rémunération DOIT être associée, d’une façon ou d’une autre, à une contrepartie de travail ou d’activité responsable. Si nous parvenons à surmonter cet obstacle, tout le reste n’est que de la technique comptable.
Aussi, plutôt que de nous demander ce que nous devons faire pour vaincre cette résistance, demandons nous comment nous allons mettre en oeuvre le dispositif COMPTABLE qui permet le passage d’un état à un autre. Pour cela, il faut AFFIRMER l’objectif : d’ici à dix ans, parvenir à la mise en oeuvre, pour tous les enfants, de cette allocation unique d’existence. Pour la suite, on verra : il n’est pas interdit d’amorcer le processus mais il faut savoir que c’est techniquement et politiquement impossible à réaliser pour tout le monde dans les dix ans qui viennent. Alors que c’est sans problème pour les “mineurs” (moins de 18 ans).
Gaëlle, habituée des chiffres et des masses financières, peut vous aider à élaborer la démarche.
Je vous en suggère une :  dès la mise en place d’un gouvernement acquis à cette notion, toutes les femmes enceintes reçoivent pour le bébé qu’elles portent, cette allocation unique d’existence (AUE) et cette allocation est également versée aux parents pour les bébés nés l’année qui précède. EN CONTREPARTIE, TOUTES les aides financières versées à quelque titre que ce soit à ces mêmes femmes sont SUPPRIMEES.
Vous la couplez avec la mise en place, à l’autre bout de la chaîne, de la même allocation pour toutes les personnes agées de plus de 75 ans. En contrepartie, pour ces personnes, tous les minimas sociaux (notamment le minimum vieillesse mais aussi le RMI ...) sont supprimés. Il ne peut y avoir cumul de l'allocation d'existence avec une autre allocation sociale. Il faut donc, pour éviter les criailleries, que le nouveau système soit AU MOINS équivalent à l'ancien (en terme de rentrées financières pour les bénéficiaires).
A chaque année, vous incrémentez l’application du dispositif d’une année. Pour les enfants il y a donc tous ceux qui l’ont déjà et qui la gardent plus ceux qui ont un an de plus. Pour les personnes agées, il ya tous ceux qui l’ont déjà plus ceux qui y entrent de par la règle PLUS CEUX qui ont UN AN DE MOINS (74 ans, donc ...).
Je pense que vous me suivez.
Il faut maintenant faire le recensement de ces aides en tout genre (il y a au moins 24 allocations différentes versées par la CNAF. VINGT QUATRE!!! Moi-même, en tant qu’agent public, je reçois un supplément familial de 2,29 euros par mois parce que j’ai un enfant à charge de moins de 18 ans!! COMBIEN COÛTE la gestion de ce supplément tellement dérisoire qu’il en devient grotesque? "
Fin de la reprise. 

Amis lecteurs, s'il y a des choses qui ne vous paraissent pas claires, n'hésitez pas à me le faire savoir afin que je puisse améliorer ma présentation et la solidité de mon argumentaire. Pour cela, vous utilisez le dispositif des commentaires.  

Vendredi 14 juillet 2006 5 14 /07 /2006 00:00
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Je dois bien constater que certaines de mes propositions n'ont pas l'audience que je souhaite.

Cela tient pour une bonne part, vraisemblablement, au fait que je ne maitrise pas suffisamment bien la technique des blogs. 

Aussi ai-je décidé de consacrer la période d'été à une action de rediffusion de certains articles plus ou moins remaniés (afin d'en enrichir le contenu et non pas d'en trahir l'esprit).

Dans la première série, l'un des thèmes qui me tient beaucoup à coeur : l'allocation d'existence.

Voici donc ce que j'écrivais, sur ce thème, en Octobre 2005, alors que mon blog démarrait tout juste et qu'il n'avait pas, loin s'en faut, l'audience qu'il a aujourd'hui.

Début de reprise :

" Attention! L'allocation d'existence, ce n'est pas l'allocation de subsistance. Les "allocations de subsistance", on connait ...Le RMI est la plus célèbre, le Minimum vieillesse est l'une des plus anciennes, l'ASS (allocation de solidarité spécifique) concerne les chômeurs qui ont épuisé leurs droits au "revenu de remplacement". Il y en a ainsi au moins une cinquantaine (plus vraisemblablement une centaine, mais je ne veux pas avancer de chiffres tellement élevés qu'ils en deviennent peu crédibles alors même qu'ils sont au mieux exacts, au pire nettement sous-évalués).

Non! L'Allocation d'Existence, c'est une allocation UNIQUE versée à toute personne qui EXISTE, légalement et en situation régulière sur le territoire de la République française.

La contrepartie immédiate, c'est la SUPPRESSION, pure et simple, de toutes les autres allocations (la centaine que j'évoque ci-dessus).

Alors, c'est la rente à vie qui dispense d'avoir à travailler? CERTAINEMENT PAS!

Par contre, c'est, à coup sûr, la simplification DRASTIQUE de tout un bazar de demandes diverses dont on finit par se demander si leur raison d'être n'est pas la pérennisation des emplois qu'il faut créer (et payer!) pour en assurer la gestion purement administrative ...

Disons-le tout net : c'est une révolution! Je ne vais pas me faire que des amis. Vous m'accorderez que je vous ai prévenu. "Propositions audacieuses", ça veut quand même bien dire ce que ça veut dire!

Réfléchissez : la part des richesses produites en France et qui sont redistribuées sous une forme autre que du salaire (ou de rémunération directe du travail) ne dépasse pas 25%! Il faut bien en convenir : il y a un problème. L'allocation d'existence permet de commencer à résoudre, humainement,  ce problème.

J'aurai l'occasion d'y revenir. Faites-moi part de vos critiques, de vos remarques et de vos contre-propositions.

Petit rappel : vous avez le droit de me "piller", de me voler mes idées (celle-ci n'est d'ailleurs pas de moi!), de les propager ...Ne vous gênez pas. Allez-y! Faites connaitre ce blog ...

Jacques Heurtault"

Fin de reprise.  

Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 21:56
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Ayant été malade et ayant du bénéficier d'un arrêt de travail, j'ai donc perçu des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS!). Je reçois une lettre de notre directeur des ressources humaines et des relations sociales m'informant, je cite "Jusqu'à présent, les agents en arrêt maladie recoivent une rémunération supérieure à leur salaire habituel."

Il y a de quoi se frotter les yeux... A dire vrai, je ne m'étais jamais rendu compte de ce qu'il faut bien appeler une anomalie sérieuse. Car c'est bien ainsi qu'il faut l'appeler. En France, il est, semble-t-il, "habituel" de gagner plus d'argent en étant malade qu'en travaillant ...

C'est bien la preuve qu'il devient impératif de procéder à des réformes de fond dans ce pays; ça urge, même!

Moi, je n'ai jamais demandé que l'on puisse gagner plus d'argent en étant malade qu'en travaillant ...

Toujours est-il que cette anomalie sera désormais corrigée. Pour cela, on va créer une ligne supplémentaire sur la feuille de paie que l'on va intituler "maintien sur le net".

Combien y a t-il de lignes sur ma feuille de paie? Je n'en sais trop rien. Je me suis, par contre, rendu compte qu'il faut DEUX feuilles qui me sont expédiées sous DEUX enveloppes (une pour chaque feuille ... soit 24 enveloppes par an!).

Ce n'est pas grand chose ... mais ça illustre bien ce qui ne va pas et la nécessité de REFORMER ... 

Jeudi 29 décembre 2005 4 29 /12 /2005 16:12
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Interessant, le numéro de ce jour du quotidien "Les Echos"!

On y apprend que FO ne signe pas parce que, nous dit le secrétaire général de cette organisation, "les engagements pris par le Médef n'ont pas été tenus". Il est vrai que FO a demandé, au cours de la négociation, que l'outrageante précarité du travail dont abusent les entreprises soit légitimement sanctionnée par une majoration des cotisations "employeurs". FO n'a pas, semble-t-il, obtenu satisfaction.

C'est tout à fait regrettable et la décision de ce syndicat est donc logique.

Dans le même numéro, Jean-François Roubaud, Président de la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises, nous explique pourquoi son organisation signe, malgré la légère hausse de cotisation (0,04%). Il n'y va pas par quatre chemins : ne pas signer, c'était créer les conditions d'une étatisation du régime en attendant la fusion de l'Anpe et de l'Unedic. Voilà une affirmation qui a le mérite de la clarté et, selon toute vraisemblance, celui de la vérité.

Et s'il s'agissait d'autre chose? Pourquoi pas? 

Ce n'est qu'une hypothèse mais mon flair me conduit à émettre une autre hypothèse.

FO voulait reconquérir la Présidence de l'Unedic mais le Medef n'en voyait pas l'intérêt. Donc FO menace de ne pas signer. Il est bien établi que cette organisation n'est pas spécialement implantée dans le secteur privé mais, plus que d'autres, dans le secteur public, lequel n'est pas concerné par le chômage. Comme un tel argument n'est évidemment pas dicible sur la place publique, "on" invente une autre explication, c'est à dire celle de la majoration des cotisations pour le travail précaire.

J'ai une assez grande habitude des tractations de coulisse pour croire à la validité de mon hypothèse.

Maintenant, la balle, comme on dit, est dans le camp du Gouvernement. Aucun texte légal ne l'oblige à prendre les décrets et arrêtés nécessaire à "l'extension" de cette "convention collective".

Vous pourrez lire (ou relire) ce que j'ai déjà écrit sur ce sujet. Voyez, pour cela, les rubriques "Allocations", "Cohésion sociale", "Droit du travail" notamment.

Affaire à suivre, car les négociations vont reprendre en Janvier 2006, libérées des contraintes du calendrier.

Vous verrez donc d'autres "post" sur le sujet...    

Mardi 15 novembre 2005 2 15 /11 /2005 23:28
- Publié dans : Allocations - Par Jacques Heurtault - Recommander
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La suppression des régimes d'indemnisation des intermittents du spectacle d'une part et des intérimaires d'autre part ne signifie nullement le refus de prendre en compte la spécificité de ces deux types de contrats de travail, bien au contraire.

Dans la mesure où, lorsqu'un intermittent du spectacle reçoit 100 euros d'indemnités, 87 euros proviennent du régime général et seulement 13 des cotisations émanant de ce secteur d'activité particulier, force est d'admettre que le régime d'assurance chômage intervient comme financeur indirect des activités du spectacle alors que tout le monde conviendra que ce n'est pas du tout sa finalité.

Je propose donc que soit créé, parrallèlement au régime général, un second régime particulier géré par les seuls entreprises et salariés de ce secteur. Ce régime étant conçu alors comme un régime additionnel au régime général, il peut et doit fonctionner selon des règles qui lui sont strictement spécifiques.

Il doit, par contre, être impérativement tenu en équilibre financier par ses propres moyens. Pour cela, rien n'interdit au Ministère de la Culture de développer une politique de soutien à la création artistique.

J'affirme ici que RIEN ne justifie que la solidarité entre tous les salariés puisse aller jusqu'à permettre à des intermittents de ne travailler QUE 507 heures par an (ou même sur 10 mois) pour percevoir des indemnités qui leur permettent ensuite de continuer à travailler AU NOIR.

Demain, je développerai mes propositions audacieuses relatives au travailleurs interimaires.     

Lundi 14 novembre 2005 1 14 /11 /2005 00:00
- Publié dans : Allocations - Par Jacques Heurtault - Recommander
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C'est une histoire que je veux raconter car je la crois très édifiante et révélatrice du derraillage complet de nos procédures de négociations actuellement en vigueur.

Déjà, en 1997, le régime indemnitaire des Assedics étaient en déficit.

Il fut donc décidé de mettre en place une degressivité de l'allocation selon la durée du chômage. Les "partenaires sociaux" se mirent d'accord là-dessus et, "courageusement", le pouvoir politique en place tint à peu près ce langage : "Puisque les "partenaires sociaux" sont d'accord, alors, moi aussi, je suis d'accord".

L'allocation unique dégressive venait de naître!

En contre-partie, la durée d'indemnisation fut augmentée de façon que, globalement, la même somme soit redistribuée. De la sorte, pensait-on dans les hautes sphères du "pouvoir", les travailleurs n'auraient pas l'impression d'être volés.

Et le système dura, dura ... jusqu'au moment où les mêmes "partenaires sociaux" s'apperçurent que le chômage, qui aurait dû diminuer, ne diminuait pas. Pire, même, il continuait d'augmenter ... ce qui creusait le déficit.

On entendit alors toutes sortes de récriminations contre ce système "pervers" conçu pour obliger les chômeurs à accepter n'importe quel emploi.

Ainsi naquît l'idée de suppression pure et simple de la dégressivité. Laquelle fut adoptée haut la main.

Mais, quid de la durée d'indemnisation, contre-partie de la mise en place du "système"? 

Normalement, elle aurait dû revenir au niveau antérieur. C'est à dire un an, comme avant 1997, au lieu des trois ans que l'on a connu à cette époque.

Comment? Diminuer la durée d'indemnisation alors que, malgrè un allongement de celle-ci, les chômeurs ne retrouvaient pas d'emploi? Scandale!

Ainsi naquît la suppression de la dégressivité avec un quasi-maintien de la durée d'indemnisation, pourtant considérablement allongée.

Cette histoire est édifiante car elle montre bien que nous sommes arrivés au bout du rouleau de la démagogie : des gens qui ne sont pas réellement représentatifs décident de triturer un des piliers de la protection sociale, au gré de leurs humeurs (intestinales?).

Je fais donc la proposition audacieuse suivante : 

- Fixer la durée d'indemnisation à un an maximum, sous condition d'avoir cotisé trois ans minimum et fixer le niveau d'indemnisation à 80% du salaire moyen des trois dernières années travaillées (en équivalent temps plein, évidemment).

- Calcul de la cotisation nécessaire à l'équilibre permanent du régime sur une base de répartition "fifty/fifty" entre employeurs et salariés.

Cela implique que ce taux soit révisé automatiquement tous les mois et que le régime des intermittents du spectacle disparaisse pûrement et simplement ainsi que celui des intérimaires.

Bien entendu, l'allocation spécifique de solidarité disparaît, elle aussi.

Seul subsiste le revenu minimum d'INSERTION.

Il y a là matière à débattre ...

Vos commentaires m'intéressent et n'oubliez jamais que vous avez le droit de me piller mes idées. Je ne demande aucun droit d'auteur. Ayez simplement la gentillesse de citer la source.

  

Jeudi 27 octobre 2005 4 27 /10 /2005 00:00
- Publié dans : Allocations - Par Jacques Heurtault - Recommander
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C'est bien beau tout ça, mon "truc" sur l'allocation d'existence ... Mais, ça donne quoi, dans le concret ? C'est ce que l'on va voir, ensemble à partir de deux exemples, voire trois (Mais pas tout le même jour! Il faut en garder pour demain). Les chiffres sont volontairement grossièrement arrondis.

1. Cas d'un salarié payé au SMIC (8,03 euros de l'heure) ayant deux enfants et dont le conjoint ne travaille pas.

Gain annuel brut : 1820 heures x 8,00 = 14615 euros. Retenues "retraites" (12%) : 1754 euros. Retenues CSG (8,75%) : 1279 euros. Retenues "chômage" (2,5%) : 365 euros. Total des retenues : 3398 euros.

Il déclare ses revenus : 14615 - (1754 + 1279 + 365) = 11217 euros.

L'allocation d'exixtence est fixée à 6000 euros par an et par personne. Soit, dans ce cas (4 personnes), 24000 euros. Il a DEJA versé 1279 euros d'impôt (CSG). Le Trésor public lui reverse donc 24000 - 1279 = 22721 euros. Son "train de vie" est donc de 33938 euros pour lui et sa famille.

2. Cas d'un foyer gagnant 6 fois le SMIC (ensemble), SANS enfant.

Gain annuel brut : 87690 euros. Retenues retraites : 10523 euros. Retenues CSG : 7673 euros. Retenues "chômage" : 2192 euros.

Il déclare ses revenus : 87690 - (10523 + 7673 + 2192) = 67302 euros.

L'allocation d'existence pour ce couple est de 12000 euros. Ce foyer a DEJA versé 7673 euros (CSG).

Il perçoit donc de la part du Trésor 12000 - 7673 = 4327 euros. Son "train de vie" est donc de 71629 euros. 

Il y a bel et bien un effet d'atténuation des écarts de revenus réels, c'est à dire un effet redistributif. 

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