Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Fiscalité

Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 14:25
- Publié dans : Fiscalité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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A quel débordements n'avons nous pas en droit! C'était à croire que ce problème, bien réel, est un véritable baril de poudre ...

 

A quoi bon revenir sur tous les commentaires que l'on a pu entendre?

Tout au plus peut-on faire observer qu'une annonce mal maitrisée peut, très facilement provoquer des catastrophes.

 

1. Il convient de rappeler que le dispositif du quotient familal actuellement en vigueur est, depuis pas mal d'années, plafonné. J'ai lu que le plafond de ce dispositif était de 195 euros par mois et par enfant, ce qui représente  2.340 euros par enfant.

2. Une famille qui, du fait de la faiblesse de ses revenus, ne paie pas d'impôt sur ledit revenu n'en paiera évidemment pas si un nouvel enfant vient au monde ce qui revient à dire que l'aide de l'Etat pour ce nouvel enfant sera nulle. Bonjour la plus élémentaire justice!

3. On nous objectera que ces familles bénéficient des allocations familiales versées sous conditions de ressources ... C'est à voir! Il faut faire un calcul, souvent un peu compliqué!

4. Les conditions se trouvent donc réunies pour entreprendre une remise à plat de l'ensemble de ce "machin", source de division entre les citoyens.

 

Voici une méthode possible. Elle n'est peut-être pas géniale mais elle a, au moins, le mérite d'être proposée. Après tout, la critique est facile mais l'art est difficile. Que ceux et celles que ça ne satisfait pas se mettent au travail et fassent mieux!

 

1. Il convient de fixer, par la loi, que l'ensemble des dispositifs de soutien aux familles ou à l'enfant, quels qu'ils soient, quel qu'en soit le support, la forme, le montant, l'origine, le payeur (y compris l'employeur) sera de 200 euros par mois. Il s'agira donc, à la fois, d'un plancher et d'un plafond... Donc ceux et celles qui bénéficient de l'effet maximum du quotient familial ne seront pas perdants puisqu'ils gagneront, eux aussi, au moins 5 euros par mois et par enfant.

2. On fixe ensuite le nombre de parts familiales à une par enfant (au lieu d'une demie actuellement). Il s'ensuit que tous ceux qui étaient déjà au plafond y restent. Ils ne gagnent rien avec le nouveau mode de prise en compte de la charge des enfants. Par contre, tous ceux qui n'étaient encore au plafond sont plus ou moins gagnants selon qu'ils étaient proches du plafond ou qu'ils en étaient éloignés.

3. On fixe, par la loi, que toutes les aides versées au titre de l'aide aux familles ou à l'enfant sont assimilable à un revenu et donc déclarables et imposables comme n'importe quel autre revenu.

4. Il devient alors facile de calculer l'apport complet dont bénéficie le contribuable pour chacun de ses enfants. Si cet apport est inférieur au plancher (qui est aussi un plafond!), il reçoit du Trésor Public un chèque de compensation. Si cet apport est supérieur au plafond, il voit son impôt majoré afin d'anihiler cet excédent.

5. Ultérieurement, on supprime méthodiquement les prestations d'aide aux familles et aux enfants. Il ne s'ensuivra aucune perte pour personne puisque le mécanisme d'ajustement décrit au point 4 ci-dessus viendra rectifier la situation.

 

Convaincu? 


Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 10:36
- Publié dans : Fiscalité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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On parle beaucoup de la fiscalité en ce moment. Quoi d'étonnant? Qui peut avoir la naïveté de croire que les impôts ne vont pas augmenter? Bien peu de monde, je crois. Il faut même espérer qu'il en soit ainsi sinon gare aux désillusions!

 

L'écrasante majorité des électeurs est tout à fait d'accord pour que l'on augmente les impôts que eux-mêmes n'auront pas payer!

Ainsi sont-ils d'accord pour instituer une taxe sur les transactions financières car ils ne se livrent pas à ce "petit jeu" ... mais si on leur dit que toutes les transactions implicant un mouvement d'argent subiront cette taxe, d'un seul coup ils y deviennent hostiles!

 

Pareillement, ils sont d'accord pour que l'on augmente les taux de l'impôt de solidarité sur la fortune car eux mêmes ne sont pas concernés par cet impôt. Viendrait-on dire qu'il faut repenser les règles en vigueur relatives à ce prélèvement fiscal, par exemple DIMINUER le taux en élargissant considérablement la base de calcul ("l'assiette") avec pour conséquence que toute personne PROPRIETAIRE paiera, au premier euro, ledit impôt, la réaction sera la même que précédemment : hostilité déclarée! Pour ne pas dire guerre frontale ouverte ...

 

Eh bien, moi, je ne fais pas partie de cette écrasante majorité! Je suis, une fois encore, minoritaire. Pas grave! J'ai l'habitude ...

 

Voici donc ce que je propose.

 

1. Fixer comme principe que toutes les personnes, qu'elles soient physiques ou "morales" (les sociétés) seront assujetties.

2. Fixer comme règle que la base de calcul ("l'assiette") sera la valeur déclarée du bien, SANS DEDUCTION DES EMPRUNTS contractés pour en faire l'acquisition. C'est une révolution fiscale!

3. Fixer comme règle que l'Etat peut se porter acquéreur, de plein droit, de tout bien pour une valeur égale à 110% de la valeur déclarée. D'un seul coup, on fait disparaitre la tentation de la sous-évaluation! Mieux même : on fait apparaitre le comportement de la légère sur-évaluation. En effet, pour être certain de ne pas subir une vente forcée, le déclarant va être enclin à dire que son bien vaut 110 ou 120% de sa vraie valeur. Ce faisant, il paiera un impôt supplémentaire de 0,1% (taux unique applicable à l'assiette; je vais y revenir)  de la valeur supplémentaire déclarée, soit pour un bien valant vraiment 1.000 euros déclaré 1.200 euros, 20 centimes d'euro de majoration volontaire ...

Certes, il y a deux écueils.

- le déclarant est assez con pour sur-évaluer dans une proportion démentielle la valeur de son bien. Tant pis pour lui.

- l'agent de l'Etat, évaluateur de l'éventuelle correction d'assiette, est assez con (ou pourri?) pour sous-évaluer la valeur du bien. J'ai une parade : il aura le statut de comptable public. ce faisant il devient responsable des débets sur ses biens propres... Ca devrait pousser au comportement professionnel sérieux!

 

4. Fixer comme règle que le taux sera de 0,1% et inscrire ce taux dans la Constitution afin d'empêcher les dérives potentielles du genre "0,1%, ce n'est pas beaucoup; il faut porter ce taux à 1%" ce qui serait le plus sûr moyen de développer la fraude en vue d'échapper à l'impôt.

 

5. Ne tolérer aucune exonération "personnelle" (les "vieux" parce qu'ils sont vieux, les handicapés parce que ce ne serait pas juste, les veuves pour la même raison, les collectivités publiques parce qu'elles travaillent pour le bien public, etc... On n'imagine pas l'inventivité des "participants" au débat public dans ce genre de situation!). Pareillement,  ne tolérer aucune exonération "réelle" (les objets... "Ils" ont réussi, jusqu'à présent, à écarter les oeuvres d'art et "l'outil de travail"!).

 

Je vous propose un petit exercice : à combien s'élèverait le montant d'un tel impôt chaque année?

 

A vos plumes! Je vous mets sur la piste.  Attention : il y a un piège! L'assiette, c'est bien la valeur de TOUT ce que possède TOUTE personne physique ou morale ... Il ne s'agit pas de la valeur nette comptable!

Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 00:00
- Publié dans : Fiscalité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Comme les candidats (pas tous candides!) cherchent des idées et qu'ils ont un peu de mal à en produire, je me suis mis dans la tête de les aider un peu.

 

Etant Breton, je suis donc opiniâtre (et ne dites pas têtu sinon, je me fâche!)!

Cependant, il est bien vrai que lorsque j'ai une idée dans la tête, je ne l'ai pas dans le ... cul (Pourquoi employer un vocabulaire châtié? N'est-il pas plus simple d'utiliser les mots les plus clairs? Je ne suis pas candidat, moi. Je peux donc me permettre des libertés de langage ...).

 

Le chômage étant décidément massif et endémique, le financement de son indemnisation doit relever de la solidarité et non pas de l'assurance. Il s'ensuit que l'on doit contribuer à ce financement que l'on soit exposé au risque un peu, beaucoup ou pas du tout.

Je propose donc la supression de l'actuel régime de financement "assuranciel" par le régime fiscal, autrement dit par la CSG. De la sorte, on officialise la couverture du risque "chômage" au sein de la Sécurité Sociale.

 

Or, je l'ai déjà souligné dans un autre article, il existe plusieurs taux de CSG actuellement en vigueur. En outre, il y a de la "matière" (je ne saurais en dire plus) qui échappe plus ou moins à la CSG, essentiellement des revenus du patrimoine! (Comment ont-ils fait pour parvenir à échapper à la taxation? Il faudra qu'un jour les historiens se penchent là-dessus...)

 

Donc, grâce à cette réforme, on allège les charges patronales sur les salaires. Tiens-donc? N'est-ce pas ce dont on parle beaucoup en ce moment, notamment à droite?

On aligne la CSG sur tous les revenus en mettant les revenus du "capital" (je n'aime pas ce mot car il est connoté) au même niveau que les revenus du travail. Tiens-donc? N'est-ce pas ce que propose la Gauche?

Il n'y a pas que François Hollande qui sache faire la "synthèse"!

On augmente le pouvoir d'achat des salariés de droit privé...puisqu'on supprime un prélèvement (que l'on remplace, certes, par un autre mais dont le taux de variation est plus faible puisque l'assiette de calcul est beaucoup plus large, tout le monde étant concerné).

 

Et voilà! C'est pas compliqué de faire de la politique! Il suffit d'avoir de la volonté ...

Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 14:30
- Publié dans : Fiscalité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Enfin! "Ils" y viennent ...

 

Ils y viennent? Mais à quoi donc?

 

A la prise en compte des oeuvres d'art dans l'assiette de calcul de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune, pardi!

 

Cela fait plusieurs années que je défends cette idée simple ... A force de branler le mammouth, il va finir par décharger ...

 

J'en remets une couche supplémentaire...

 

1. Fixer le taux de taxation à un maximum de 0,1% (1 pour 1.000 soit 1.000 euros pour 1 million d'euros).

2. Inclure dans "l'assiette" de calcul TOUT, ABSOLUMENT TOUT ce que possède TOUTE PERSONNE, qu'elle soit "physique" (comme vous et moi!) ou "morale" (comme le sont les sociétés, c'est à dire les entreprises ...).

3. Ne pas défalquer les dettes ... Cela veut dire, pour les entreprises, ne pas prendre en considération le "passif" mais seulement l'actif comptable. Idem pour les particuliers...

4. Permettre à l'Etat de racheter tout bien au prix déclaré par l'assujetti majoré de 10%. Ceci , afin de se prémunir contre les sous-évaluations...

Exemple : 1 château déclaré pour 1 million d'euros pourrait être racheté, automatiquement, par l'Etat pour  1 million 100.000 euros. 

Logiquement, ça doit amener le propriétaire à surévaluer son bien pour être sûr qu'il se soit pas racheté ...!

 

Simplissime!

 

Quand on veut, on peut!

Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 12:15
- Publié dans : Fiscalité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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La dépendance, nous commençons tous à comprendre la nature du problème, les perspectives de son accroissement, les coûts faramineux que cela peut engendrer ...

 

C'est effectivement maintenant qu'il faut y réfléchir et mettre en place non pas les structures d'accueil (ça, c'est très facile : c'est de la dépense; tout le monde sait dépenser) mais, surtout, les mécanismes de financement pérennes indispensables pour garantir le bon fonctionnement de cet ensemble nouveau dont le développement est inexorable (gagner l'argent qui va financer la dépense, ça, c'est beaucoup plus difficile!).

 

Terra Nova, un réservoir d'idées (think tank) classé "proche du Parti Socialiste émet des pistes de solution qui ont retenu (presque) toute mon attention ...

 

Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre ... Je l'ai déjà dit, écrit, développé. On peut me piquer mes idées! C'est même recommandé ... (frais de port gratuit!). Je ne suis pas jaloux et je ne tiendrai rigueur à personne de les reprendre ... Même si j'ai, quand même, un petit pincement au coeur parce que mon "piqueur d'idée" aura oublié de citer la source.

 

Que propose donc Terra Nova?

 

1. Un alignement du taux de CSG appliqué aux retraites sur celui appliqué aux salaires. C'est exactement ce que je préconise ...

En effet, au nom de quoi un "gros" retraité devrait-il payer un taux de CSG plus faible qu'un "petit" salarié? Par quel mécanisme cérébral pervers a-t-on pu en arriver là?

La réponse est toute simple : la démagogie! Il est clair que , quand on est en retraite, les revenus sont plutôt plus faibles que quand on est en activité. Il s'ensuit donc que les "petites retraites" sont encore plus nombreuses que les "petits salaires" ... Et comme, idéologiquement, une certaine gauche égalitariste est plutôt portée sur la défense des "petits" CONTRE les "gros" sans autre considération de prise en compte des qualifications et de l'efficience dans la collectivité, on arrive vite à une fausse dichotomie entre les retraités (nécessairement "petits") et les salariés (nécessairement "gros") ... pour aboutir à la mise en place de deux taux de CSG différents, un taux pour les retraités, un taux pour les "salariés" ... Bel exemple de démagogie dévoreuse!

 

2. La suppression de l'abattement de 10% sur les revenus de retraites au titre des frais professionnels ...C'est exactement ce que je préconise...

Là, on se frotte les yeux ... On se demande si on a bien lu!

Comment? Comment? Par définition, les revenus issus du versement d'une retraite ne sont pas le résultat d'une activité professionnelle! C'est l'évidence même puisque, quand on est en retraite, on est "en retrait" de l'activité économique! Par conséquent, il ne devrait pas être possible de déduire je ne sais quels frais professionnels puisque cet argent n'a pas pour origine une activité professionnelle!

Eh bien, nos "politiques" (polis tiques?) ont encore trouvé le moyen de nous inventer un machin tarabiscoté pour tenter de justifier l'injustifiable ... Ca, c'est quelque chose qu'ils savent très bien faire! Nous emballer leurs "produits" pour qu'on puisse les avaler comme on avale une couleuvre ...

 

J'en ai marre! Marre de toutes ces salades infâmes ... de cette "bouillie pour les chats" ... qui n'a pratiquement aucun goût quand on l'avale mais dont on s'aperçoit, par la suite, qu'elle est indigeste, quand ce n'est pas, carrément, un "bon goût" bien sucré pour dissimuler l'amertume profonde sur laquelle se développe les aigreurs.

 

Non! Une retraite ne doit pas pouvoir bénéficier de je ne sais quel abattement pour "frais professionnels" puisque, par nature, il n'y a pas de frais "professionnels"!

 

Et c'est quelqu'un qui, dans 18 mois, va prendre sa retraite qui le dit et qui l'écrit ... C'est donc bien la preuve que mes propositions ne visent pas à défendre mon intérêt égoïste particulier mais qu'elles se situent bien au niveau de l'intérêt général ... puisque je ne crains pas de proposer des réformes qui vont me pénaliser personnellement.

 

3. On aborde maintenant une autre proposition avec laquelle je ne suis, par contre, pas du tout d'accord!

Terra Nova veut rétablir l'impôt sur les successions au niveau antérieur (20% au delà d'un certain montant!) pour financer cette inévitable dépendance.

Ma première des critiques va vers cette idée qui consiste à rétablir une situation antérieure. Je condamne ce comportement car c'est, qu'on le veuille ou non, une sorte de pied de nez aux électeurs d'avant qui consiste à leur dire : "Vous avez mal voté. Nous allons revenir à la situation d'avant et faire comme si votre volonté exprimée antérieurement n'avait jamais été exprimée ... C'est ce que Jacques Chirac a fait en 1986. Il a mené campagne en disant qu'il détruirait ce que la gauche avait fait de 1981 à 1986. Il est passé à l'acte dès qu'il est devenu Premier Ministre. En 1988, le Peuple a réglé ses comptes avec Jacques Chirac. Il ne l'a pas élu à la Présidence de la République en 1988. Le Peuple n'aime pas que l'on nie son Histoire!

Terra Nova, qui se dit "proche du Parti Socialiste" ferait bien de s'inspirer de cette leçon! Les droits de succession ont été considérablement réduits. Le Peuple l'a voulu. Il ne faut pas remettre en cause cette évolution majeure de notre système fiscal.


Les Français et les Françaises tiennent absolument à transmettre le produit de leur travail et leur épargne à leurs enfants. Ils ont raison!

 

Il faut, c'est vrai, réformer la fiscalité du patrimoine. Le patrimoine est une source autonome de matière fiscale qui doit être taxée comme n'importe quelle autre source, en suivant les mêmes prncipes.

- Pas de progressivité du taux afin de ne pas créer d'illusion et faire croire que ce sont les autres qui paieront et soi-même qui recevra ... Cette illusion-là est dangereuse!

- Pas d'exception d'aucune sorte en invoquant je ne sais quelle efficacité marginale ... On sait comment ça commence ... On sait aussi comment ça se termine ... Plein de bonnes justifications au début puis plein de dérapages anihilant les bonnes intentions du départ.

 

Si on veut réformer la fiscalité du patrimoine, il n'y a qu'une réforme à faire , simple ...

- Un seul taux de taxation à savoir 0,1% de la valeur du patrimoine (autrement dit 1 euro pour chaque millier d'euros possédé.

- Aucune dérogation d'aucune sorte, aucun abattement d'aucune sorte. Le propriétaire du bien paie, chaque année 0,1% de la valeur des biens dont il est propriétaire, quelle que soit la nature de ces biens, leur destination naturelle, leur montant, etc ... Tout, absolument tout, doit y passer.

- Toutes les personnes juridiquement constituées y sont soumises et paient sur ce dont elles sont propriétaires. Même si elles ont dû contracter un emprunt pour l'acheter ...Les sociétés, les associations sont des personnes. Donc, elles paient!

- Acquisition forcée des biens, s'ils sont sous-évalués, par le fisc pour un montant égal à 10% de plus que la valeur déclarée. Un "Picasso" déclaré 500.000 euros? Le fisc rachète pour 550.000 euros et le revend ... 1.000.000 d'euros! Anne Sinclair, attention! Va falloir faire gaffe à ne pas se tromper sur la valeur des oeuvres d'art ...

 

Il y a matière à débat, là, non?

 

Eh, bien, allez-y!

 

 

Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 10:00
- Publié dans : Fiscalité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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C'est le titre provocateur que Stéphane Lauer, dans Le Monde du Mercredi 25 Juin, donne à son article...
J'y souscris sans la moindre réserve!

Stéphane Lauer nous explique que, si on se place sur une longue période, le prix du carburant à la pompe est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était ... en 1984! C'est à dire il ya 25 ans à peine!

Si on prend comme référence les années "60", il me parait évident que cette vérité cachée se révèle encore plus ... J'ai souvenir que, à cette époque, le prix à la pompe était de 1,20 franc le litre soit 0,18 euro ou encore un peu plus de 8 fois moins que le prix actuel. Il est évident que, depuis cette période, le coût de la vie a augmenté très nettement plus!

DONC, L'ESSENCE EST AUJOURD'HUI BIEN MOINS CHERE QU'EN 1960!
Et ceci indépendamment de l'évolution du niveau de vie ... Si on prend en considération ce paramètre essentiel (bien plus important que le coût de la vie!), c'est à une véritable chute du prix réellement subi (en pourcentage du revenu) que nous avons assisté.

Stéphane Lauer cite, à l'appui de son article, une étude réalisée par le Cabinet Arthur D. Little qu'il faudrait que l'essence atteigne le prix de 2,50 euros le litre pour retrouver le coût d'usage de 1984, soit un barril à 200 dollars!

Alors, d'où vient cette grogne?

Je suggère les deux explications suivantes :
1. Dans un passé plus ou moins proche .. ou lointain (c'est selon ...), on a accordé des dégrèvements divers et variés à des utilisateurs ... divers et variés. Notamment la suppression des taxes, principalement la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers). Cette politique de "mecs sans couilles" (appelez-là "politique de Gribouille" si vous préférez) a permis de gérer la siituation à courte vue, sans JAMAIS se préoccuper du long terme.
Le résultat est simple et limpide : toute hausse importante du prix du brut est violemment répercutée sur le prix détaxé dans la même proportion puisque les taxes (TIPP) ne sont plus là pour amortir les hausses ...
On en arrive donc à voir fleurir des "revendications" d'aides diverses aboutissant à ce que l'essence soit fourni aux pêcheurs à un prix inférieur à son coût industriel! Pareillement pour les agriculteurs ... C'est aussi vrai, mais dans une moindre proportion, pour les camionneurs.
2. Cette source de mécontentement est une véritable aubaine pour TOUS les opposants à la politique de Sarkozy, lesquels sont tous d'accord pour dire qu'ils ne sont pas d'accord mais qui sont tous en désaccord pour reconnaitre qu'ils ne sont pas d'accord sur une même politique substitutive ...
Ces opposants, trop contents, se ruent sur la "belle occase" ... et ça donne un concert IMBECILE!

Il faut sortir de ce shéma destructeur ... Il faut savoir econnaitre que l'on a fait des erreurs dans le passé ... Il faut avoir l'intelligence de ne pas dire que c'est la faute des prédecesseurs (même si c'est pourtant vrai!) ... Il faut s'atteler à mettre en oeuvre des mesures correctives ... qui vont être impopulaires!

Voici mes propositions :
1. La politique énergétique doit désormais être européenne.
Facile à dire. Pas facile à faire ...
2. Dans un premier temps, il faut harmoniser la fiscalité sur les produits pétroliers pour l'ensemble des pays et l'ensemble des produits afin qu'il n'y ait pas de concurrence fiscale entre les différents pays sur un même produit.
Je dis bien "harmoniser" et non pas "uniformiser". Ce n'est pas tout à fait la même chose!
3. Le produit de la taxe intérieure sur les produits pétroliers doit être affecté aux ressources européennes, non pas en supplément mais en SUBSTITUTION des actuelles ressources budgétaire ...
4. Une fois ce mécanisme mis en place, on peut alors augmenter, résolument, méthodiquement, inexorablement, la dite TIPP jusqu'à ce qu'elle atteigne un niveau  nettement coercitif et dissuasif d'un usage abusif.
5. Bien entendu, des mesures d'accompagnement, européennes elles aussi, doivent être prises, telles, par exemple, la fixation de normes drastiques anti-pollution des véhicules.
5.1. Installation de multiples points de contrôle anti-pollution sur l'ensemble du territoire européen.
5.2. Obligation de mise à la norme immédiate des véhicules polluants hors norme dans l'installation la plus proche du lieu de constation de l'infraction (avec conduite du véhicule sous escorte policière, quelle que soit le contenu de la cargaison)
5.3. Paiement intégral de la facture avant reprise du véhicule avec mise sous sequestre temporaire dans l'attente dudit paiement ....

QUAND ON VEUT, ON PEUT!
Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /Jan /2008 11:48
- Publié dans : Fiscalité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Je n'en ai pas cru mes oreilles! Et pourtant, c'est vrai ... En tout cas, ça en a tout l'air.

Finie la publicité sur le Service Public de la radio et de la télévision ...

Et sans augmentation de la redevance!

Ca rappelle quelquechose ... mais quoi, au juste?

Mais, Bon Dieu, c'est bien sûr ... (Voilà que je fais comme l'inspecteur Bourrel dans "Les Cinq Dernières Minutes", maintenant!).

C'est une "proposition audacieuse" que j'ai foirmulée ici même il y a de cela plusieurs mois ....
1. Interdiction pure et simple de la publicité sur toutes les chaines de diffusion de radio et de télévision du Service public.
2. Supression pure et simple de la redevance télévision
3. Libéralisation du cahier des charges des chaines commerciales privées (dans le respect des règles d'ordre public : pas de porno à 20h00 sur TF1, c'est déjà assez pornographique comme ça!)
4. Mise au point d'une taxe parafiscale sur le chiffre d'affaire publicitaire de ces chaines commerciales dont le produit viendra financer le fonctionnement des chaines du Service public.

Il suffisait d'y penser! Et j'y avais pensé ... (Ouille, ouille! Mes chevilles! Mais c'est vérifiable)

Question : Sarko lit-il mon blog? Difficile à dire ... Je n'en sais fichtre rien! A priori, si c'est le cas, il ne laisse pas de commentaire nominatif ... Serait-il prudent?   
Jeudi 1 novembre 2007 4 01 /11 /Nov /2007 10:03
- Publié dans : Fiscalité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Un lecteur vient de choisir mon blog (et sans doute quelques autres ...) pour diffuser un commentaire sans rapport avec l'article lui-même ... 

Etant profondément démocrate, j'ai conservé le commentaire et j'y ai apporté ma réponse, avec, en prime l'idée de relever le défi ... J'aime ça!

Voici donc, alors qu'ils ne m'ont rien demandé, le texte d'une pétition trouvée sur le site du PCF (mais oui!) relative au logement.

Début de citation :

Il n’y a pas assez de logements

Il faut construire 120 000 logements à loyer modéré par an pendant au moins 5 ans.

- Les logements sont trop chers

Il faut encadrer le prix de la quittance et limiter les dépenses pour le logement (loyer, chauffage, eau, charges) à un maximum de 20% des revenus des foyers.

- Des maires réactionnaires refusent les logements sociaux La construction de 20% de logements sociaux doit être obligatoire dans toutes les villes et dans toutes les constructions nouvelles de 10 logements et plus. Les maires volontairement hors-la-loi deviennent inéligibles !

- Pour tous ceux qui vivent le drame du mal logement

Un plan d’urgence de réquisition des logements vacants et l’interdiction des expulsions sans relogement décent doit être mis en place immédiatement. Avec la crise du logement il faut revoir les opérations de démolition Nous voulons habiter dans des villes belles, mais il faut arrêter la destruction de logements sociaux décidée sans l’accord des locataires et qui visent à chasser les pauvres.

- Le logement est un droit

Chacun doit pouvoir se retourner devant les tribunaux contre l’Etat si son droit est bafoué : c’est le droit au logement opposable.

- On a tous notre mot à dire

Les associations de locataires et les usagers doivent participer au fonctionnement démocratique de ce service public de l’habitat.

- L’Etat doit financer le logement et en faire une grande cause nationale

Il faut un budget de l’Etat pour le logement d’au moins 2% du PIB, un encadrement des prix des loyers, le retour à une aide à la pierre de haut niveau et une augmentation des aides à la personne. Mais il faut aussi supprimer les cadeaux fiscaux aux plus riches qui construisent et louent des logements à des loyers inaccessibles pour les demandeurs de logements !

- L’argent pour financer ces mesures existe : c’est le nôtre !

Il s’agit des 115 milliards d’euros issus de nos livrets A d’épargne collectés et gérés par la Caisse des Dépôts et Consignations. La mobilisation de cet argent suffirait à la construction des logements sociaux manquants aujourd’hui. D’autres mesures coûtent aussi de l’argent, mais elles peuvent largement être financées, en plus du réinvestissement de l’Etat, par le 1% logement et par la taxation de ceux à qui bénéficie la spéculation immobilière et la hausse des loyers.

Fin de citation.

Et voici mes commentaires ...

1. Il est bien évident que le logement devient un problème MAJEUR ... non seulement pour tous ceux ceux qui n'ont pas un toit décent alors même qu'ils travaillent, mais aussi pour tous les jeunes et les moins jeunes qui ne parviennent tout simplement pas à devenir propriétaires de leur logement, même en se serrant (fortement!) la ceinture ...

2. Il faut y trouver une solution! C'est tout l'édifice de l'équilibre social qui pourrait s'en trouver menacé.

3. Oui, mais quelles solutions?  Dans un ou deux articles antérieurs, j'ai essayé d'y répondre, d'une manière non satisfaisante il faut bien le reconnaitre ... Ce n'est pas pour autant que j'y ai renoncé! Etant breton, je suis (un peu!) têtu.

4. J'ai reproduit le texte de la "pétition" lancée par le PCF, non pas parce que j'y adhère mais parce que c'est le type même du texte imprécateur qui n'aboutit à rien ... et qu'il faut donc combattre, globalement.

5. Pourtant, y compris du point de vue du PCF, la solution que je préconise (et que je vais vous décrire ci-dessous) existe bel et bien! Elle est réaliste ... et facilement applicable, avec une montée en puissance raisonnable ...

6. Je propose la création d'un impôt sur le patrimoine applicable à tous les patrimoines de toutes les personnes physiques et morales (donc, les individus et les entreprises et autres associations) possédées par ces personnes, sans qu'il soit tenu compte des emprunts éventuellement souscrits pour en financer l'acquisition. Le patrimoine immatériel est bien entendu pris en compte. Je pourrai, ultérieurement, entrer dans les détails si le débat s'ouvre sur ce sujet.

7. Le produit de cet impôt est exclusivement affecté au financement des logements, en particuliers sociaux mais pas exclusivement, et à rien d'autre! Autrement dit, l'impôt devient un produit affecté.

8. Le taux applicable est strictement le même, quelle que soit la personne visée, quel que soit le montant de l'assiette ...

Le débat est ouvert.

Une question, pour conclure cet article : pourquoi le PCF, qui se dit "révolutionnaire", est-il incapable d'élaborer des propositions de ce type? Cherchez l'erreur! 

Vendredi 3 août 2007 5 03 /08 /Août /2007 10:37
- Publié dans : Fiscalité - Par Jacques Heurtault
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Une annecdote, particulièrement savoureuse, circule sur le net ...

Il y est question de joyeux ripailleurs, clients réguliers d'un restaurant qui en viennent à se taper dessus parce que le restaurateur, soucieux de faire plaisir à ses bons, voire excellents, clients, a commis l'imprudence de leur faire une réduction de 20% ...

Lisez plutôt car c'est drôle même si ça pourrait paraitre pitoyable ...

Début de citation :

Expliquons les baisses d'impôts dans des termes que chacun peut comprendre.
Supposons que, chaque jour, 10 personnes sortent dîner en groupe.
L'addition, pour les 10, s'élève à  100 €.


Si elles payaient l'addition de la même façon que nous payons les impôts, elles se partageraient l'addition ainsi :
-Les 4 premières, les plus pauvres, ne paieraient rien
-La 5e paierait 1 €
-La 6e paierait 3 €
-La 7e paierait 7 €
-La 8e paierait 12 €
-La 9e paierait 18 €
-La 10e, la plus riche, paierait 59 €

Les 10 personnes dînaient jour après jour au restaurant et semblaient satisfaites de l'arrangement.

Un jour, le patron leur fit une faveur :"puisque vous Êtes tous de si bons clients, je vais vous réduire le prix de votre repas quotidien de 20€.
Ainsi, à  partir de ce jour, le dîner ne revenait plus qu'à  80 €.
Le groupe souhaitait toujours se partager l'addition de la même façon que nous payons nos impôts.

Ainsi, les 4 premières personnes n'étaient pas affectées par la réduction de l'addition; elles continuaient à  dîner gratuitement.
Comment partager la réduction de l'addition entre les 6 autres personnes? Les 6 autres personnes réalisèrent que 20 € divisés par 6 font 3.33 €.
Si elles retranchaient ce montant de chacune des parts, la 5e et la 6e personne finiraient par percevoir une rétribution pour consommer leur repas.
Ainsi, le patron du restaurant suggéra qu'il serait équitable de réduire la part de chacune à  peu près proportionnellement au montant de leur part initiale.

Avec ce système :

- la 5e ne payait plus rien.
- la 6e payait 2 au lieu de 3 € (économie de 33%).
- la 7e payait 5 au lieu de 7 € (économie de 28%).
- la 8e payait 9 au lieu de 12 € (économie de 25%).
- la 9e payait 14 au lieu de 18 € (économie de 22%).
- la 10 payait 49 au lieu de 59 € (économie de 16%).

Chacune des 6 personnes profitait de cet arrangement et les 4 personnes les plus pauvres continuaient à  consommer gratuitement.

Mais une fois hors du restaurant les 10 commencèrent à  comparer leurs économies respectives.

La 6e déclara: "Je n'ai bénéficié que d'1 des 20 € concédés par le patron", elle pointa son doigt sur la 10e personne "mais lui a profité de 10 €!".
" Oui, c'est vrai", s'exclama la 5e personne, "Moi aussi, je n'ai économisé qu'1 €, c'est injuste qu'il ait reçu 10 fois plus que moi!"
" C'est vrai!!" hurla la 7e personne. "Pourquoi devrait-il recevoir 10 € en retour alors que j'en ai eu que 2? Ce sont toujours les riches qui profitent des réductions!"
" Attendez voir" poussèrent à  l'unisson les 4 premières personnes. "Nous, on n’a rien reçu du tout. Le système exploite les pauvres!"
Furieuses, les 9 premières personnes passèrent à  tabac la 10e.

Le jour suivant, la 10e personne ne se présenta pas au dîner et les 9 autres dînèrent sans elle.
Mais lorsque le patron apporta l'addition, elles réalisèrent une chose importante: elles n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition!

Fin de citation.

Il y a, bien sûr, des variantes ...

Par exemple, celle-ci :
La réduction doit profiter à tout le monde de la même manière, soit deux euros par personne. Ainsi, ceux qui dînent à l'oeil dîneront désormais en recevant une rétribution de deux euros.

Ou bien encore celle-ci :
La réduction doit profiter en priorité aux plus pauvres, chacun à proportion de ses facultés contributives. Ainsi le plus riche ne reçoit rien car il peut payer. Les plus pauvres reçoivent chacun 3 €, les trois suivants chacun 2 €, les deux suivant chacun 1 € ...

Preuve est faite qu'il faut, dans un esprit d'équité, détruire ce monstre qui s'appelle "impôt sur le revenu progressif" . C'est ce que j'ai défendu dans plusieurs de mes propositions audacieuses ... sans être forcément toujours bien compris.

Vingt fois sur le métier remettre son ouvrage ....

Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /Juin /2007 18:47
- Publié dans : Fiscalité - Par Jacques Heurtault
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La CFE-CGC, syndicat dont je suis membre depuis 22 ans maintenant (avec une  brêve introduction pour cause d'incompatibilité statutaire - j'étais devenu patron!), a clairement pris position en faveur de la TVA sociale.

En témoigne l'éditorial de Bernard Van Craeynest, son président dont je vous donne lecture ci-après.

Début de citation :

Les mauvais réflexes politiciens ont encore fait des dégâts : sur un sujet aussi important que l?avenir de notre protection sociale et les choix cruciaux que nous avons à faire en la matière, les invectives de campagne des uns et les maladresses des autres ont vicié le débat du financement de l?assurance-maladie.
Certes, l?idée d?une TVA sociale est imparfaite. De tout temps, bien des taxes imaginées par nos technocrates ont été détournées de leurs objectifs, pour être noyées dans les budgets de l?État. Par ailleurs, si ses effets peuvent être modélisés, nous ne connaissons pas exactement sa portée et ses conséquences indirectes.
François Fillon persiste à expérimenter une «taxe anti-délocalisation». Il a raison, mais qu?il n?oublie pas cependant le véritable but de cette contribution : le fi nancement de notre protection sociale ! Pour la CFECGC, c?est là qu?est le défi : si nous ne faisons rien, le vieillissement de la population et l?augmentation des soins qui en découle feront des plus pauvres et des plus défavorisés, les victimes supplémentaires d?une protection sociale devenue hors de prix ! Pour notre part, cela fait une dizaine d'années maintenant, que nous préconisons une cotisation sociale sur la consommation clairement affectée au fi nancement de la Sécurité sociale. Avec elle, les salariés ne seraient enfin pratiquement plus les seuls à payer pour la protection sociale des Français, le coût du travail diminuerait, les délocalisations seraient freinées et notre compétitivité améliorée. La CFE-CGC ne hurle pas avec les loups : elle demande, au moins, l?expérimentation d?une telle cotisation afin de mesurer concrètement ses effets et d?agir en conséquence. Cette première phase pourrait concerner les produits industriels : nous connaissons tous les ravages déjà causés dans le textile, la chimie, la métallurgie... en termes de production industrielle et de pertes d'emplois.
Un autre problème a tout autant été mal posé et devient aujourd?hui inextricable : celui de la défi scalisation des heures supplémentaires.
Non seulement les personnels d'encadrement payés au forfait-jours n'y voient pas leur intérêt, mais ils seront encore les dindons de la farce puisqu?on prétend leur offrir la possibilité de «travailler plus», eux qui sont déjà «au taquet», au bord de la rupture ! Soyons sérieux, faisons en sorte que ces salariés puissent «travailler mieux» et soient enfin récompensés de leur implication au service de l'entreprise en défiscalisant 3 % de leur revenu annuel brut. Ce serait plus simple et plus efficace.
Heureusement, il me reste un bon espoir. Mardi 19 juin, les partenaires sociaux - et la CFE-CGC n?était pas en reste - se sont mis avec volonté à la tâche pour traiter les dossiers qui sont les leurs : sécurisation des parcours professionnels, contrat de travail, assurance-chômage, représentativité syndicale sont sur le métier. Nous sommes décidés à y travailler avec méthode, à notre rythme en n'oubliant pas pour qui et pourquoi nous agissons : les salariés et l'économie du pays.


Bernard Van CRAEYNEST

Fin de citation.

Je ne développerai pas davantage l'argumentaire, m'étant moi-même fortement impliqué dans ce débat.

Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /Juin /2007 00:16
- Publié dans : Fiscalité - Par Jacques Heurtault
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Début de citation :

Déclaration de M. David MARTINON, Porte-parole, concernant la question de la TVA.

 

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

 


Paris, le 14 Juin 2007

Déclaration du Porte parole de l'Elysée 

 

 

 Le Président de la République, M. Nicolas SARKOZY, précise qu'il n'acceptera aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat des Français.

 

Le Premier ministre vient de demander à M. Jean-Louis BORLOO, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi et à M. Eric BESSON, secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques, la mise à l'étude d'un mécanisme de TVA sociale telle qu'elle existe dans un certain nombre de pays et qui allège la fiscalité pesant sur le travail.

 

Aucune décision ne sera prise dans l'attente de ces études et de la consultation des partenaires sociaux. Les conclusions seront tirées à la fin de l'été.

Fin de citation.

Voilà qui devrait empêcher les socialistes de faire de la récupération un peu trop facile ...

Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 14:36
- Publié dans : Fiscalité - Par Jacques Heurtault
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Je rappelle brièvement le contexte du sujet en débat.

A l'origine de ce blog qui file doucement mais sûrement vers les deux ans d'age, je n'étais pas favorable à la TVA sociale car cela me paraissait être une de ces usines à gaz dont certains intellectuels ont le secret. J'étais plutôt favorable au calcul des charges sociales non plus sur le salaire brut mais sur la valeur ajoutée; autrement dit, j'étais favorable à une extension de la CSG et à la création d'une CSG-entreprise.

C'est un échange soutenu avec Jean Daumont, fidèle lecteur du blog et important contributeur aux commentaires que j'ai opté pour la TVA dite "sociale" qui devenait alors une simple majoration de tout ou partie des taux de TVA actuellement en vigueur.

A l'évidence, le Parti Socialiste, une fois de plus coincé dans son idéologie "socialiste quasi communiste", est à côté de la plaque! Il ne semble pas prêt d'en sortir (ou plutôt d'arriver dessus ...). Il en est toujours aux mêmes rengaines ...
1. la TVA est un impôt injuste puisqu'il "frappe" indifféremment les pauvres et les riches ..
2. c'est une erreur de frapper la consommation des ménages puisque c'est par la consommation que l'on va relancer l'économie ...

Je ne vais perdre trop de temps à expliquer la stupidité de ces "arguments". 

Juste rappeler que moi-même, nettement plus "riche" qu'un couple de smicards (mais moins riche que François Hollande!), dépensant peu ou prou la quasi totalité de mes revenus, j'alimente, d'une manière mécanique, les caisses de l'Etat, par la TVA que je paie, d'un montant total bien plus élevé que le couple de smicards (il s'agit, là, de mon train de vie familial, incluant les revenus de mon épouse).  

En retour, je ne reçois évidemment pas plus de prestations diverses que ce même couple. J'en reçois même probablement moins, ce qui est relativement normal. La redistribution se fait donc dans le sens naturel "des plus riches vers les moins riches ou vers les plus pauvres" ... Je trouve cela parfaitement normal!

Je rappellerai également qu'une augmentation de pouvoir d'achat peut se traduire par une hausse des importations et un accroissement des déficits publics. Je dis "peut" car, dans ce domaine, il n'y a pas d'effet mécanique...

DONC, JE SUIS FAVORABLE A LA TVA SOCIALE ...

Reste à examiner maintenant pourquoi François Fillon lance, avant le deuxième tour, le débat sur cette question qui, a priori, risque de lui coûter des voix et des sièges ...

J'ai une réponse toute simple!

François Fillon, dont j'ai toujours pensé et dit qu'il était honnête, sincère et loyal, est animé par une idée toute simple qui est la colonne vertébrale du mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy : "Dire ce que l'on fera et faire ensuite ce que l'on a dit que l'on ferait". C'est François Fillon qui a dirigé toute l'action programmatique de son parti dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Donc, très logiquement, il tient absolument à parler du sujet de la TVA sociale avant le deuxième tour (le tour décisif!) afin de pouvoir engager, dès le lendemain de l'élection, les actions de préparation nécessaires à la mise en oeuvre politique de cette importante réforme. De la sorte, personne ne pourra dire ensuite que le gouvernement légitime a abusé de la confiance des Français. Bravo François Fillon! Merci pour votre loyauté politique!       

Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 14:57
- Publié dans : Fiscalité - Par Jacques Heurtault
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Il m'arrive parfois de me demander : "Mais où ont-ils la tête?", en parlant des "politiques" ... Heureusement, des gens avisés les empêchent, parfois, de faire de grosses bêtises ...

C'est ce qu'il faut espérer avec la prise de position du Conseil d'Analyse Economique, organisme créé par Jospin mais judicieusement composé de gens de sensibilités politiques très différentes, ce qui est une sage précaution en matière d'économie, tant la matière "fricotte" naturellement avec la politique, tentant de faire passer pour un avis "technique" une prise de position parfaitement et purement politique ...

Franchement, je ne parviens pas à comprendre pourquoi Nicolas Sarkozy s'obstine de la sorte dans ce qui m'apparait comme un non-sens, voire une véritable monstruosité aux effets dévastateurs!

Comment peut-on ne pas comprendre que si un employeur peut contraindre un salarié à faire des heures supplémentaires, il ne va évidemment pas se gêner pour y recourrir? Disposant d'une main d'oeuvre déjà au courant des tâches à accomplir et connaissant, en parfaite opérationnalité, le métier, son intérêt EVIDENT, c'est d'y recourrir plutôt que d'embaucher. C'est très précisément la raison pour laquelle les pouvoirs publics, de droite comme de gauche, ont tenu à encadrer le recours aux heures supplémentaires en en limitant le droit d'accès!

Rappelons que si le mécanisme des "heures supplémentaires" existe, c'est tout simplement parce qu'existe une "durée légale" d'une part et que les employeurs préfèrent faire travailler plus longtemps des gens qu'ils connaissent plutôt que d'embaucher des nouveaux ...

Juridiquement, le salarié n'a pas le droit de refuser de faire des heures supplémentaires : il risque un licenciement pour faute grâve!

En contrepartie, l'employeur est tenu, mesure dissuasive élémentaire, de payer les heures ainsi effectuées à un taux horaire plus élevé, afin que cela lui coûte plus cher, l'obligeant ainsi à rémunérer la contrainte qu'il impose au salarié  et à examiner les autres possibilités, notamment embaucher quelqu'un d'autre au taux normal ....

Pour sortir honorablement de ce fouillis, provoqué par le rajout des interventions intempestives de l'Etat (comme si un inspecteur du travail comprenait quoi que ce soit au fonctionnement d'une entreprise ...), il faut réformer radicalement le système dans son ensemble.

1. Donner au salarié une liberté nouvelle : refuser, s'il le souhaite, d'effectuer des heures supplémentaires, n'étant pas "à la merci" de son employeur, taillable et corvéable ...
2. Mettre en place une règle simple, d'ordre public (c'est à dire s'imposant à tous), de durée maximum de travail. Par exemple, pas plus de 9 heures par jour (plus une heure pour la pause repas; pas plus de 6 jours par semaine (c'est à dire par période de 7 jours); pas plus de 5 jours de suite; pas plus de 250 jours par an ... etc
3. Supprimer toutes les autres contraintes ...(relatives à la durée du travail, s'entend!). Notamment les sempiternelles autorisations administratives préalables (qui sont toujours accordées!).
3. Liberté, pour l'employeur, de rémunérer plus cher les heures supplémentaires effectuées, étant entendu que l'on reste dans la norme des 35 heures par semaine, si cela lui chante (et donc de ne pas les rémunérer plus si telle est sa volonté ...) ...
4. Obligation maintenue de payer les charges sociales afférentes pour l'un et les impôts pour l'autre (évidemment!).

Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 14:30
- Publié dans : Fiscalité - Par Jacques Heurtault
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Eric Woertz, ministre du budget et des comptes publics, annoncent, dans le quotidien Les Echos, que seuls seront bénéficiaires de la mesure annoncée, les souscripteurs d'emprunts immobiliers pour l'achat (ou la construction?) de leur résidence principale ...postérieurs au 6 Mai!

Aïe! Aïe! Aïe! Et les autres? Ceux qui ont souscrit le 5 Mai? Rien?

Heureusement, Sarko, qui a un peu plus d'expérience POLITIQUE que son ministre ..., vient remettre de l'ordre dans ce bazar annoncé! 

La mesure prendra effet quand la loi sera votée (encore heureux!) et concernera TOUT le monde ... 

Bravo Sarko! 

Il reste à régler un "petit" problème : crédit d'impôt ou déduction du revenu imposable? Les effets ne sont pas les mêmes! Seul le crédit d'impôt est juste et équilibré ... La déduction du revenu imposable ne concerne que ceux qui paient l'impôt sur le revenus et, du fait de cette maudite progressivité du taux, avantage plus fortement ceux qui paient beaucoup d'impôt que ceux qui en paient très peu!

J'espère donc deux choses de la part de Nicolas Sarkozy et François Fillon :
1. Qu'ils choisissent le dispositif du crédit d'impôt
2. Qu'ils
 ne laissent JAMAIS les "technos" décider de quoi que ce soit ... Dans un gouvernement, on fait, on doit faire, de la POLITIQUE, pas de la technique!

Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /Avr /2007 09:39
- Publié dans : Fiscalité - Par Jacques Heurtault
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Nicolas Sarkozy doit retourner à l'école ... ou y aller, tout simplement. Je veux parler de ses déclarations faites sur le thème de la TVA.

Moi qui ne suis qu'un modeste citoyen, je sais bien que le taux de TVA ne peut pas être fixé arbitrairement par chaque Etat membre, contrairement aux taux et aux assiettes de calcul des impôts directs!

Que cela plaise ou non, la France a ratifié des Traités Européens et des directives qui en découlent, qui disent très clairement que les biens et les services sont classés en plusieurs catégories et que pour chacune d'elles on doit leur appliquer un taux de TVA qui peut être différent d'un pays à l'autre mais qui ne peut pas être différent d'une sous-catégorie à l'autre!

Ainsi, la restauration est assujettie au taux "normal". Ce taux est de 19,6% en France et de 19% en Allemagne (depuis que Mme Merkel est chancelière). La France peut décider de baisser ou d'augmenter son taux normal (jusqu'à 14% à la baisse et jusqu'à 25% à la hausse). Mais elle ne peut décider seule que la restauration entrera en France dans la catégorie des biens et services bénéficiaires du taux réduit à 5,5%!

Si la France a obtenu que les prestations de services du batiment (la construction en rénovation mais pas la construction neuve) soient assujetties au taux de 5,5%, c'est par dérogation TEMPORAIRE. Il a fallu l'unanimité des Etats membres pour cela.

Pourquoi Nicolas Sarkozy ne propose -t-il pas de SUPPRIMER l'impôt "société"? C'est pourtant une réforme utile qu'il faut faire ... Serait-ce qu'elle risquerait de lui faire perdre l'élection du 6 Mai prochain? Auquel cas, il faudrait en conclure que Nicolas sarkozy est un démagogue.

Proposer une réforme de la TVA dont il ne peut ignorer qu'elle ne se fera pas alors même qu'il est, avec raison, favorable au développement de la fiscalité indirecte serait beaucoup plus courageux et ferait pencher ma décision de vote en sa faveur plutôt qu'en faveur de Ségolène Royal ...

Il faut mettre en place la TVA sociale et fixer, courageusement le taux de TVA au maximum des possibilités offertes par la législation européenne. C'est à dire 8% au lieu de 5,5% et 25% au lieu de 19,6%! C'est ça, le vrai courage!

Les effets négatifs sur le pouvoir d'achat pourraient être compensés par une hausse du Smic, rendue légitime cette fois-ci alors qu'une telle hausse dans la proposition de Ségo ne l'est pas!

Pour moderniser le pays, il faut du courage et de la volonté! Les deux protagonistes en ont. Il faut aussi une personnalité déterminée mais calme. Une sorte de Mitterrand ou bien de Pompidou ...   

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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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