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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Mercredi 9 janvier 2008
publié dans : Fiscalité communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Je n'en ai pas cru mes oreilles! Et pourtant, c'est vrai ... En tout cas, ça en a tout l'air.

Finie la publicité sur le Service Public de la radio et de la télévision ...

Et sans augmentation de la redevance!

Ca rappelle quelquechose ... mais quoi, au juste?

Mais, Bon Dieu, c'est bien sûr ... (Voilà que je fais comme l'inspecteur Bourrel dans "Les Cinq Dernières Minutes", maintenant!).

C'est une "proposition audacieuse" que j'ai foirmulée ici même il y a de cela plusieurs mois ....
1. Interdiction pure et simple de la publicité sur toutes les chaines de diffusion de radio et de télévision du Service public.
2. Supression pure et simple de la redevance télévision
3. Libéralisation du cahier des charges des chaines commerciales privées (dans le respect des règles d'ordre public : pas de porno à 20h00 sur TF1, c'est déjà assez pornographique comme ça!)
4. Mise au point d'une taxe parafiscale sur le chiffre d'affaire publicitaire de ces chaines commerciales dont le produit viendra financer le fonctionnement des chaines du Service public.

Il suffisait d'y penser! Et j'y avais pensé ... (Ouille, ouille! Mes chevilles! Mais c'est vérifiable)

Question : Sarko lit-il mon blog? Difficile à dire ... Je n'en sais fichtre rien! A priori, si c'est le cas, il ne laisse pas de commentaire nominatif ... Serait-il prudent?   
Jeudi 1 novembre 2007
publié dans : Fiscalité communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Un lecteur vient de choisir mon blog (et sans doute quelques autres ...) pour diffuser un commentaire sans rapport avec l'article lui-même ... 

Etant profondément démocrate, j'ai conservé le commentaire et j'y ai apporté ma réponse, avec, en prime l'idée de relever le défi ... J'aime ça!

Voici donc, alors qu'ils ne m'ont rien demandé, le texte d'une pétition trouvée sur le site du PCF (mais oui!) relative au logement.

Début de citation :

Il n’y a pas assez de logements

Il faut construire 120 000 logements à loyer modéré par an pendant au moins 5 ans.

- Les logements sont trop chers

Il faut encadrer le prix de la quittance et limiter les dépenses pour le logement (loyer, chauffage, eau, charges) à un maximum de 20% des revenus des foyers.

- Des maires réactionnaires refusent les logements sociaux La construction de 20% de logements sociaux doit être obligatoire dans toutes les villes et dans toutes les constructions nouvelles de 10 logements et plus. Les maires volontairement hors-la-loi deviennent inéligibles !

- Pour tous ceux qui vivent le drame du mal logement

Un plan d’urgence de réquisition des logements vacants et l’interdiction des expulsions sans relogement décent doit être mis en place immédiatement. Avec la crise du logement il faut revoir les opérations de démolition Nous voulons habiter dans des villes belles, mais il faut arrêter la destruction de logements sociaux décidée sans l’accord des locataires et qui visent à chasser les pauvres.

- Le logement est un droit

Chacun doit pouvoir se retourner devant les tribunaux contre l’Etat si son droit est bafoué : c’est le droit au logement opposable.

- On a tous notre mot à dire

Les associations de locataires et les usagers doivent participer au fonctionnement démocratique de ce service public de l’habitat.

- L’Etat doit financer le logement et en faire une grande cause nationale

Il faut un budget de l’Etat pour le logement d’au moins 2% du PIB, un encadrement des prix des loyers, le retour à une aide à la pierre de haut niveau et une augmentation des aides à la personne. Mais il faut aussi supprimer les cadeaux fiscaux aux plus riches qui construisent et louent des logements à des loyers inaccessibles pour les demandeurs de logements !

- L’argent pour financer ces mesures existe : c’est le nôtre !

Il s’agit des 115 milliards d’euros issus de nos livrets A d’épargne collectés et gérés par la Caisse des Dépôts et Consignations. La mobilisation de cet argent suffirait à la construction des logements sociaux manquants aujourd’hui. D’autres mesures coûtent aussi de l’argent, mais elles peuvent largement être financées, en plus du réinvestissement de l’Etat, par le 1% logement et par la taxation de ceux à qui bénéficie la spéculation immobilière et la hausse des loyers.

Fin de citation.

Et voici mes commentaires ...

1. Il est bien évident que le logement devient un problème MAJEUR ... non seulement pour tous ceux ceux qui n'ont pas un toit décent alors même qu'ils travaillent, mais aussi pour tous les jeunes et les moins jeunes qui ne parviennent tout simplement pas à devenir propriétaires de leur logement, même en se serrant (fortement!) la ceinture ...

2. Il faut y trouver une solution! C'est tout l'édifice de l'équilibre social qui pourrait s'en trouver menacé.

3. Oui, mais quelles solutions?  Dans un ou deux articles antérieurs, j'ai essayé d'y répondre, d'une manière non satisfaisante il faut bien le reconnaitre ... Ce n'est pas pour autant que j'y ai renoncé! Etant breton, je suis (un peu!) têtu.

4. J'ai reproduit le texte de la "pétition" lancée par le PCF, non pas parce que j'y adhère mais parce que c'est le type même du texte imprécateur qui n'aboutit à rien ... et qu'il faut donc combattre, globalement.

5. Pourtant, y compris du point de vue du PCF, la solution que je préconise (et que je vais vous décrire ci-dessous) existe bel et bien! Elle est réaliste ... et facilement applicable, avec une montée en puissance raisonnable ...

6. Je propose la création d'un impôt sur le patrimoine applicable à tous les patrimoines de toutes les personnes physiques et morales (donc, les individus et les entreprises et autres associations) possédées par ces personnes, sans qu'il soit tenu compte des emprunts éventuellement souscrits pour en financer l'acquisition. Le patrimoine immatériel est bien entendu pris en compte. Je pourrai, ultérieurement, entrer dans les détails si le débat s'ouvre sur ce sujet.

7. Le produit de cet impôt est exclusivement affecté au financement des logements, en particuliers sociaux mais pas exclusivement, et à rien d'autre! Autrement dit, l'impôt devient un produit affecté.

8. Le taux applicable est strictement le même, quelle que soit la personne visée, quel que soit le montant de l'assiette ...

Le débat est ouvert.

Une question, pour conclure cet article : pourquoi le PCF, qui se dit "révolutionnaire", est-il incapable d'élaborer des propositions de ce type? Cherchez l'erreur! 

Vendredi 3 août 2007
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Une annecdote, particulièrement savoureuse, circule sur le net ...

Il y est question de joyeux ripailleurs, clients réguliers d'un restaurant qui en viennent à se taper dessus parce que le restaurateur, soucieux de faire plaisir à ses bons, voire excellents, clients, a commis l'imprudence de leur faire une réduction de 20% ...

Lisez plutôt car c'est drôle même si ça pourrait paraitre pitoyable ...

Début de citation :

Expliquons les baisses d'impôts dans des termes que chacun peut comprendre.
Supposons que, chaque jour, 10 personnes sortent dîner en groupe.
L'addition, pour les 10, s'élève à  100 €.


Si elles payaient l'addition de la même façon que nous payons les impôts, elles se partageraient l'addition ainsi :
-Les 4 premières, les plus pauvres, ne paieraient rien
-La 5e paierait 1 €
-La 6e paierait 3 €
-La 7e paierait 7 €
-La 8e paierait 12 €
-La 9e paierait 18 €
-La 10e, la plus riche, paierait 59 €

Les 10 personnes dînaient jour après jour au restaurant et semblaient satisfaites de l'arrangement.

Un jour, le patron leur fit une faveur :"puisque vous Êtes tous de si bons clients, je vais vous réduire le prix de votre repas quotidien de 20€.
Ainsi, à  partir de ce jour, le dîner ne revenait plus qu'à  80 €.
Le groupe souhaitait toujours se partager l'addition de la même façon que nous payons nos impôts.

Ainsi, les 4 premières personnes n'étaient pas affectées par la réduction de l'addition; elles continuaient à  dîner gratuitement.
Comment partager la réduction de l'addition entre les 6 autres personnes? Les 6 autres personnes réalisèrent que 20 € divisés par 6 font 3.33 €.
Si elles retranchaient ce montant de chacune des parts, la 5e et la 6e personne finiraient par percevoir une rétribution pour consommer leur repas.
Ainsi, le patron du restaurant suggéra qu'il serait équitable de réduire la part de chacune à  peu près proportionnellement au montant de leur part initiale.

Avec ce système :

- la 5e ne payait plus rien.
- la 6e payait 2 au lieu de 3 € (économie de 33%).
- la 7e payait 5 au lieu de 7 € (économie de 28%).
- la 8e payait 9 au lieu de 12 € (économie de 25%).
- la 9e payait 14 au lieu de 18 € (économie de 22%).
- la 10 payait 49 au lieu de 59 € (économie de 16%).

Chacune des 6 personnes profitait de cet arrangement et les 4 personnes les plus pauvres continuaient à  consommer gratuitement.

Mais une fois hors du restaurant les 10 commencèrent à  comparer leurs économies respectives.

La 6e déclara: "Je n'ai bénéficié que d'1 des 20 € concédés par le patron", elle pointa son doigt sur la 10e personne "mais lui a profité de 10 €!".
" Oui, c'est vrai", s'exclama la 5e personne, "Moi aussi, je n'ai économisé qu'1 €, c'est injuste qu'il ait reçu 10 fois plus que moi!"
" C'est vrai!!" hurla la 7e personne. "Pourquoi devrait-il recevoir 10 € en retour alors que j'en ai eu que 2? Ce sont toujours les riches qui profitent des réductions!"
" Attendez voir" poussèrent à  l'unisson les 4 premières personnes. "Nous, on n’a rien reçu du tout. Le système exploite les pauvres!"
Furieuses, les 9 premières personnes passèrent à  tabac la 10e.

Le jour suivant, la 10e personne ne se présenta pas au dîner et les 9 autres dînèrent sans elle.
Mais lorsque le patron apporta l'addition, elles réalisèrent une chose importante: elles n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition!

Fin de citation.

Il y a, bien sûr, des variantes ...

Par exemple, celle-ci :
La réduction doit profiter à tout le monde de la même manière, soit deux euros par personne. Ainsi, ceux qui dînent à l'oeil dîneront désormais en recevant une rétribution de deux euros.

Ou bien encore celle-ci :
La réduction doit profiter en priorité aux plus pauvres, chacun à proportion de ses facultés contributives. Ainsi le plus riche ne reçoit rien car il peut payer. Les plus pauvres reçoivent chacun 3 €, les trois suivants chacun 2 €, les deux suivant chacun 1 € ...

Preuve est faite qu'il faut, dans un esprit d'équité, détruire ce monstre qui s'appelle "impôt sur le revenu progressif" . C'est ce que j'ai défendu dans plusieurs de mes propositions audacieuses ... sans être forcément toujours bien compris.

Vingt fois sur le métier remettre son ouvrage ....

Jeudi 21 juin 2007
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La CFE-CGC, syndicat dont je suis membre depuis 22 ans maintenant (avec une  brêve introduction pour cause d'incompatibilité statutaire - j'étais devenu patron!), a clairement pris position en faveur de la TVA sociale.

En témoigne l'éditorial de Bernard Van Craeynest, son président dont je vous donne lecture ci-après.

Début de citation :

Les mauvais réflexes politiciens ont encore fait des dégâts : sur un sujet aussi important que l?avenir de notre protection sociale et les choix cruciaux que nous avons à faire en la matière, les invectives de campagne des uns et les maladresses des autres ont vicié le débat du financement de l?assurance-maladie.
Certes, l?idée d?une TVA sociale est imparfaite. De tout temps, bien des taxes imaginées par nos technocrates ont été détournées de leurs objectifs, pour être noyées dans les budgets de l?État. Par ailleurs, si ses effets peuvent être modélisés, nous ne connaissons pas exactement sa portée et ses conséquences indirectes.
François Fillon persiste à expérimenter une «taxe anti-délocalisation». Il a raison, mais qu?il n?oublie pas cependant le véritable but de cette contribution : le fi nancement de notre protection sociale ! Pour la CFECGC, c?est là qu?est le défi : si nous ne faisons rien, le vieillissement de la population et l?augmentation des soins qui en découle feront des plus pauvres et des plus défavorisés, les victimes supplémentaires d?une protection sociale devenue hors de prix ! Pour notre part, cela fait une dizaine d'années maintenant, que nous préconisons une cotisation sociale sur la consommation clairement affectée au fi nancement de la Sécurité sociale. Avec elle, les salariés ne seraient enfin pratiquement plus les seuls à payer pour la protection sociale des Français, le coût du travail diminuerait, les délocalisations seraient freinées et notre compétitivité améliorée. La CFE-CGC ne hurle pas avec les loups : elle demande, au moins, l?expérimentation d?une telle cotisation afin de mesurer concrètement ses effets et d?agir en conséquence. Cette première phase pourrait concerner les produits industriels : nous connaissons tous les ravages déjà causés dans le textile, la chimie, la métallurgie... en termes de production industrielle et de pertes d'emplois.
Un autre problème a tout autant été mal posé et devient aujourd?hui inextricable : celui de la défi scalisation des heures supplémentaires.
Non seulement les personnels d'encadrement payés au forfait-jours n'y voient pas leur intérêt, mais ils seront encore les dindons de la farce puisqu?on prétend leur offrir la possibilité de «travailler plus», eux qui sont déjà «au taquet», au bord de la rupture ! Soyons sérieux, faisons en sorte que ces salariés puissent «travailler mieux» et soient enfin récompensés de leur implication au service de l'entreprise en défiscalisant 3 % de leur revenu annuel brut. Ce serait plus simple et plus efficace.
Heureusement, il me reste un bon espoir. Mardi 19 juin, les partenaires sociaux - et la CFE-CGC n?était pas en reste - se sont mis avec volonté à la tâche pour traiter les dossiers qui sont les leurs : sécurisation des parcours professionnels, contrat de travail, assurance-chômage, représentativité syndicale sont sur le métier. Nous sommes décidés à y travailler avec méthode, à notre rythme en n'oubliant pas pour qui et pourquoi nous agissons : les salariés et l'économie du pays.


Bernard Van CRAEYNEST

Fin de citation.

Je ne développerai pas davantage l'argumentaire, m'étant moi-même fortement impliqué dans ce débat.

Vendredi 15 juin 2007
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Début de citation :

Déclaration de M. David MARTINON, Porte-parole, concernant la question de la TVA.

 

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

 


Paris, le 14 Juin 2007

Déclaration du Porte parole de l'Elysée 

 

 

 Le Président de la République, M. Nicolas SARKOZY, précise qu'il n'acceptera aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat des Français.

 

Le Premier ministre vient de demander à M. Jean-Louis BORLOO, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi et à M. Eric BESSON, secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques, la mise à l'étude d'un mécanisme de TVA sociale telle qu'elle existe dans un certain nombre de pays et qui allège la fiscalité pesant sur le travail.

 

Aucune décision ne sera prise dans l'attente de ces études et de la consultation des partenaires sociaux. Les conclusions seront tirées à la fin de l'été.

Fin de citation.

Voilà qui devrait empêcher les socialistes de faire de la récupération un peu trop facile ...

Mercredi 13 juin 2007
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Je rappelle brièvement le contexte du sujet en débat.

A l'origine de ce blog qui file doucement mais sûrement vers les deux ans d'age, je n'étais pas favorable à la TVA sociale car cela me paraissait être une de ces usines à gaz dont certains intellectuels ont le secret. J'étais plutôt favorable au calcul des charges sociales non plus sur le salaire brut mais sur la valeur ajoutée; autrement dit, j'étais favorable à une extension de la CSG et à la création d'une CSG-entreprise.

C'est un échange soutenu avec Jean Daumont, fidèle lecteur du blog et important contributeur aux commentaires que j'ai opté pour la TVA dite "sociale" qui devenait alors une simple majoration de tout ou partie des taux de TVA actuellement en vigueur.

A l'évidence, le Parti Socialiste, une fois de plus coincé dans son idéologie "socialiste quasi communiste", est à côté de la plaque! Il ne semble pas prêt d'en sortir (ou plutôt d'arriver dessus ...). Il en est toujours aux mêmes rengaines ...
1. la TVA est un impôt injuste puisqu'il "frappe" indifféremment les pauvres et les riches ..
2. c'est une erreur de frapper la consommation des ménages puisque c'est par la consommation que l'on va relancer l'économie ...

Je ne vais perdre trop de temps à expliquer la stupidité de ces "arguments". 

Juste rappeler que moi-même, nettement plus "riche" qu'un couple de smicards (mais moins riche que François Hollande!), dépensant peu ou prou la quasi totalité de mes revenus, j'alimente, d'une manière mécanique, les caisses de l'Etat, par la TVA que je paie, d'un montant total bien plus élevé que le couple de smicards (il s'agit, là, de mon train de vie familial, incluant les revenus de mon épouse).  

En retour, je ne reçois évidemment pas plus de prestations diverses que ce même couple. J'en reçois même probablement moins, ce qui est relativement normal. La redistribution se fait donc dans le sens naturel "des plus riches vers les moins riches ou vers les plus pauvres" ... Je trouve cela parfaitement normal!

Je rappellerai également qu'une augmentation de pouvoir d'achat peut se traduire par une hausse des importations et un accroissement des déficits publics. Je dis "peut" car, dans ce domaine, il n'y a pas d'effet mécanique...

DONC, JE SUIS FAVORABLE A LA TVA SOCIALE ...

Reste à examiner maintenant pourquoi François Fillon lance, avant le deuxième tour, le débat sur cette question qui, a priori, risque de lui coûter des voix et des sièges ...

J'ai une réponse toute simple!

François Fillon, dont j'ai toujours pensé et dit qu'il était honnête, sincère et loyal, est animé par une idée toute simple qui est la colonne vertébrale du mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy : "Dire ce que l'on fera et faire ensuite ce que l'on a dit que l'on ferait". C'est François Fillon qui a dirigé toute l'action programmatique de son parti dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Donc, très logiquement, il tient absolument à parler du sujet de la TVA sociale avant le deuxième tour (le tour décisif!) afin de pouvoir engager, dès le lendemain de l'élection, les actions de préparation nécessaires à la mise en oeuvre politique de cette importante réforme. De la sorte, personne ne pourra dire ensuite que le gouvernement légitime a abusé de la confiance des Français. Bravo François Fillon! Merci pour votre loyauté politique!       

Mercredi 30 mai 2007
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Il m'arrive parfois de me demander : "Mais où ont-ils la tête?", en parlant des "politiques" ... Heureusement, des gens avisés les empêchent, parfois, de faire de grosses bêtises ...

C'est ce qu'il faut espérer avec la prise de position du Conseil d'Analyse Economique, organisme créé par Jospin mais judicieusement composé de gens de sensibilités politiques très différentes, ce qui est une sage précaution en matière d'économie, tant la matière "fricotte" naturellement avec la politique, tentant de faire passer pour un avis "technique" une prise de position parfaitement et purement politique ...

Franchement, je ne parviens pas à comprendre pourquoi Nicolas Sarkozy s'obstine de la sorte dans ce qui m'apparait comme un non-sens, voire une véritable monstruosité aux effets dévastateurs!

Comment peut-on ne pas comprendre que si un employeur peut contraindre un salarié à faire des heures supplémentaires, il ne va évidemment pas se gêner pour y recourrir? Disposant d'une main d'oeuvre déjà au courant des tâches à accomplir et connaissant, en parfaite opérationnalité, le métier, son intérêt EVIDENT, c'est d'y recourrir plutôt que d'embaucher. C'est très précisément la raison pour laquelle les pouvoirs publics, de droite comme de gauche, ont tenu à encadrer le recours aux heures supplémentaires en en limitant le droit d'accès!

Rappelons que si le mécanisme des "heures supplémentaires" existe, c'est tout simplement parce qu'existe une "durée légale" d'une part et que les employeurs préfèrent faire travailler plus longtemps des gens qu'ils connaissent plutôt que d'embaucher des nouveaux ...

Juridiquement, le salarié n'a pas le droit de refuser de faire des heures supplémentaires : il risque un licenciement pour faute grâve!

En contrepartie, l'employeur est tenu, mesure dissuasive élémentaire, de payer les heures ainsi effectuées à un taux horaire plus élevé, afin que cela lui coûte plus cher, l'obligeant ainsi à rémunérer la contrainte qu'il impose au salarié  et à examiner les autres possibilités, notamment embaucher quelqu'un d'autre au taux normal ....

Pour sortir honorablement de ce fouillis, provoqué par le rajout des interventions intempestives de l'Etat (comme si un inspecteur du travail comprenait quoi que ce soit au fonctionnement d'une entreprise ...), il faut réformer radicalement le système dans son ensemble.

1. Donner au salarié une liberté nouvelle : refuser, s'il le souhaite, d'effectuer des heures supplémentaires, n'étant pas "à la merci" de son employeur, taillable et corvéable ...
2. Mettre en place une règle simple, d'ordre public (c'est à dire s'imposant à tous), de durée maximum de travail. Par exemple, pas plus de 9 heures par jour (plus une heure pour la pause repas; pas plus de 6 jours par semaine (c'est à dire par période de 7 jours); pas plus de 5 jours de suite; pas plus de 250 jours par an ... etc
3. Supprimer toutes les autres contraintes ...(relatives à la durée du travail, s'entend!). Notamment les sempiternelles autorisations administratives préalables (qui sont toujours accordées!).
3. Liberté, pour l'employeur, de rémunérer plus cher les heures supplémentaires effectuées, étant entendu que l'on reste dans la norme des 35 heures par semaine, si cela lui chante (et donc de ne pas les rémunérer plus si telle est sa volonté ...) ...
4. Obligation maintenue de payer les charges sociales afférentes pour l'un et les impôts pour l'autre (évidemment!).

Mercredi 30 mai 2007
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Eric Woertz, ministre du budget et des comptes publics, annoncent, dans le quotidien Les Echos, que seuls seront bénéficiaires de la mesure annoncée, les souscripteurs d'emprunts immobiliers pour l'achat (ou la construction?) de leur résidence principale ...postérieurs au 6 Mai!

Aïe! Aïe! Aïe! Et les autres? Ceux qui ont souscrit le 5 Mai? Rien?

Heureusement, Sarko, qui a un peu plus d'expérience POLITIQUE que son ministre ..., vient remettre de l'ordre dans ce bazar annoncé! 

La mesure prendra effet quand la loi sera votée (encore heureux!) et concernera TOUT le monde ... 

Bravo Sarko! 

Il reste à régler un "petit" problème : crédit d'impôt ou déduction du revenu imposable? Les effets ne sont pas les mêmes! Seul le crédit d'impôt est juste et équilibré ... La déduction du revenu imposable ne concerne que ceux qui paient l'impôt sur le revenus et, du fait de cette maudite progressivité du taux, avantage plus fortement ceux qui paient beaucoup d'impôt que ceux qui en paient très peu!

J'espère donc deux choses de la part de Nicolas Sarkozy et François Fillon :
1. Qu'ils choisissent le dispositif du crédit d'impôt
2. Qu'ils
 ne laissent JAMAIS les "technos" décider de quoi que ce soit ... Dans un gouvernement, on fait, on doit faire, de la POLITIQUE, pas de la technique!

Vendredi 27 avril 2007
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Nicolas Sarkozy doit retourner à l'école ... ou y aller, tout simplement. Je veux parler de ses déclarations faites sur le thème de la TVA.

Moi qui ne suis qu'un modeste citoyen, je sais bien que le taux de TVA ne peut pas être fixé arbitrairement par chaque Etat membre, contrairement aux taux et aux assiettes de calcul des impôts directs!

Que cela plaise ou non, la France a ratifié des Traités Européens et des directives qui en découlent, qui disent très clairement que les biens et les services sont classés en plusieurs catégories et que pour chacune d'elles on doit leur appliquer un taux de TVA qui peut être différent d'un pays à l'autre mais qui ne peut pas être différent d'une sous-catégorie à l'autre!

Ainsi, la restauration est assujettie au taux "normal". Ce taux est de 19,6% en France et de 19% en Allemagne (depuis que Mme Merkel est chancelière). La France peut décider de baisser ou d'augmenter son taux normal (jusqu'à 14% à la baisse et jusqu'à 25% à la hausse). Mais elle ne peut décider seule que la restauration entrera en France dans la catégorie des biens et services bénéficiaires du taux réduit à 5,5%!

Si la France a obtenu que les prestations de services du batiment (la construction en rénovation mais pas la construction neuve) soient assujetties au taux de 5,5%, c'est par dérogation TEMPORAIRE. Il a fallu l'unanimité des Etats membres pour cela.

Pourquoi Nicolas Sarkozy ne propose -t-il pas de SUPPRIMER l'impôt "société"? C'est pourtant une réforme utile qu'il faut faire ... Serait-ce qu'elle risquerait de lui faire perdre l'élection du 6 Mai prochain? Auquel cas, il faudrait en conclure que Nicolas sarkozy est un démagogue.

Proposer une réforme de la TVA dont il ne peut ignorer qu'elle ne se fera pas alors même qu'il est, avec raison, favorable au développement de la fiscalité indirecte serait beaucoup plus courageux et ferait pencher ma décision de vote en sa faveur plutôt qu'en faveur de Ségolène Royal ...

Il faut mettre en place la TVA sociale et fixer, courageusement le taux de TVA au maximum des possibilités offertes par la législation européenne. C'est à dire 8% au lieu de 5,5% et 25% au lieu de 19,6%! C'est ça, le vrai courage!

Les effets négatifs sur le pouvoir d'achat pourraient être compensés par une hausse du Smic, rendue légitime cette fois-ci alors qu'une telle hausse dans la proposition de Ségo ne l'est pas!

Pour moderniser le pays, il faut du courage et de la volonté! Les deux protagonistes en ont. Il faut aussi une personnalité déterminée mais calme. Une sorte de Mitterrand ou bien de Pompidou ...   

Mercredi 4 avril 2007
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Jean Daumont, fidèle lecteur de mon blog, vient de porter à ma connaissance la publication d'un article paru hier dans le quotidien La Croix ...

Cet article est excellent! Je vous le livre donc en patûre gourmande ...

Début de citation :

La TVA sociale, un pari contesté

En proposant, comme en Allemagne, d'augmenter la TVA pour financer la Sécurité sociale, Nicolas Sarkozy a été critiqué par ses rivaux

Quel est le principe de la TVA sociale ?

D’un côté, on augmente la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ; de l’autre, on baisse à montants égaux les cotisations sociales des employeurs. Selon les promoteurs de la TVA sociale, seraient plus particulièrement concernées les cotisations famille et maladie, deux branches de la Sécurité sociale qui relèvent, à leurs yeux, de la solidarité nationale. À l’inverse des branches retraite et accidents du travail, et de l’assurance-chômage, qui resteraient, elles, financées par des cotisations assises sur les salaires.

La TVA est l’impôt qui rapporte le plus à l’État. Un point représente 7 à 8 milliards d’euros. Le débat sur la TVA sociale porte donc sur l’ampleur des transferts à opérer et sur leurs modalités. Il existe actuellement trois taux de TVA. Un taux normal à 19,6 % qui concerne la majorité des ventes de biens et services. Un taux réduit à 5,5 % applicable à une grande partie des produits alimentaires, aux transports de voyageurs et à certains travaux de rénovation dans les logements.

Enfin, un taux particulier à 2,1 % est réservé notamment aux médicaments remboursés par la Sécurité sociale ou aux journaux. Chaque pays européen a le droit de faire varier ses taux dans une fourchette de 15 % à 25 % pour le taux normal.

Quel est l’enjeu ?

Dans toute l’Europe, les dépenses de protection sociale augmentent, du fait de la croissance des besoins de santé et de vieillesse. C’est particulièrement le cas pour la France, où ces dépenses représentaient 29,1 % du PIB en 2003 (26 % en 1990). En 2006, le déficit des quatre branches de la Sécurité sociale (maladie, vieillesse, accidents du travail, famille) a atteint 9,7 milliards d’euros, tandis que l’assurance-chômage est parvenue à grand-peine à s’équilibrer.

Or, selon le Centre d’analyse stratégique, 67,1 % de ces dépenses étaient financées par les cotisations sociales en 2003 (le reste l’étant par des impôts), alourdissant considérablement le coût du travail. La preuve : avec un salaire annuel brut moyen coûtant l’équivalent de 46 786 dollars en 2004, la France arrive au quatrième rang des pays de l’Europe des Quinze où le travail est le plus cher.

D’où un handicap de compétitivité évident pour les entreprises françaises, qui peuvent être tentées par la délocalisation. Il est donc urgent de trouver un mode de financement de la Sécurité sociale qui pèse moins sur l’emploi. La TVA sociale est l’une des pistes envisagées.

Quels sont les avantages ?

Premier atout : financer les dépenses d’assurance-maladie et de la branche famille de la Sécurité sociale par la TVA permet de répartir l’effort entre tous les contribuables. Tout le monde consomme et paie la TVA, quand seuls les salariés paient des cotisations. Dans le contexte actuel d’une économie mondialisée, la TVA sociale présente un deuxième avantage : réduire les cotisations sociales pesant sur le travail, et donc le coût du travail. La compétitivité des entreprises est améliorée, à l’exportation notamment, où les prix sont hors taxes.

Dernier atout, remplacer une partie des charges sociales par de la TVA permet de ne plus taxer la seule production nationale mais l’ensemble des produits consommés, y compris ceux fabriqués à l’étranger et importés. Un avantage déterminant, alors que les importations françaises en provenance de Chine et d’autres pays émergents sont en pleine croissance.

La commission des finances du Sénat a récemment demandé à la direction du Trésor de Bercy de simuler les effets d’une baisse de 2,1 points de cotisations sociales (environ 9 milliards d’euros, soit 0,5 point de PIB) compensée par une hausse du taux normal de TVA de 1,2 point (de 19,6 % à 20,8 %).

À court terme, une telle réforme créerait 23 000 emplois et réduirait le taux de chômage de 0,1 point. Mais, à long terme, les effets apparaissent nuls, sur la croissance comme sur l’emploi. Toutefois, pour Michel Didier, directeur général du centre d’analyse économique COE-Rexecode, ces chiffres doivent être maniés avec prudence.

« Ils sous-estiment sans doute les effets sur l’économie que permettraient ces gains de compétitivité, estime-t-il. Baisser les charges sociales est pratiquement notre seul outil de politique économique à court terme. Mais il faut compenser cette perte de recettes. La TVA sociale permet cela. Et présente en outre l’avantage de diminuer le prix de nos exportations et de renchérir celui de nos importations. »

Quels sont les inconvénients de la TVA sociale ?

En renchérissant le prix des produits consommés, elle risque de peser sur le pouvoir d’achat des Français. En effet, pour limiter la hausse, les partisans de la TVA sociale recommandent de ne transférer que la part patronale des cotisations sociales.

Les salariés, eux, ne pourraient compter que sur d’éventuelles hausses de salaires, permises par l’amélioration de la compétitivité de leurs entreprises. Mais de telles hausses de salaires pourraient avoir un effet inflationniste, et limiteraient d’autre part l’impact de la réforme en termes de créations d’emplois.

La TVA sociale est également critiquée parce qu’elle frappe davantage les ménages les moins favorisés. En effet, ceux-ci consacrent à leurs achats quotidiens une part de leurs revenus proportionnellement plus élevée que celle des plus aisés. Ils seraient donc davantage mis à contribution que dans le système actuel de cotisations sociales assises sur les salaires.

Enfin, et par ailleurs, les partenaires sociaux craignent que leur pouvoir ne soit remis en cause si les branches famille et maladie sont, à l’avenir, financées par l’impôt. L’État aurait vocation à les remplacer. Autre inconvénient souligné par les adversaires d’une telle réforme : augmenter le taux normal français accroîtrait les problèmes de concurrence frontalière, ainsi que la fraude à la TVA, déjà importante comme l’a récemment rappelé la Cour des comptes.

Nathalie BIRCHEM, Jean-Claude BOURBON et Anne-Bénédicte HOFFNER

Fin de citation.

Grâce aux échanges d'arguments échangés avec Jean Daumont, j'ai modifié mon analyse personnelle sur ce sujet. Avant, j'étais plutôt favorable à une "CSG entreprise", c'est &agr