Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Economie et budget

Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 12:00
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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C'est ce que les "médias" (dont vous savez tout ce que j'en pense ...) annoncent : au premier trimestre 2011, le taux de croissance évalué par l'INSEE serait de ...1%!

 

Soit! Qui s'en plaindra? Normalement personne car si la "croissance" repart, cela veut dire que l'économie repart et que la crise économique issue de la crise financière de 2008 est en voie de résorption.

 

En voie de résorption seulement car elle ne sera vraiment finie que lorsque le PIB aura retrouvé son niveau d'avant la crise ... Il ne faudrait pas l'oublier.

 

Non seulement nous n'avons pas eu de "croissance" en 2008 mais nous avons, malheureusement, constaté une décroissance. "Ils" appellent ça une croissance négative! Ahurissante cette manière de manipuler les mots ... Pourquoi ne veut-on pas appeler un chat un chat? A quoi cela sert-il de vouloir "enfumer" les gens? A force de les prendre pour des imbéciles, ils vont finir par s'en apercevoir ... Le Peuple n'aime pas qu'on le prenne pour un imbécile! Le Peuple sait se venger parfois ... Durement, méchamment même!

 

Oui mais ... si la "croissance" repart (cela reste à vérifier!), c'est plutôt bon pour Sarko et moins bon pour les autres! Du moins c'est ce que certains croient. Ce en quoi, à mon avis, ils se trompent lourdement!

 

1. Un candidat n'est jamais réélu sur son bilan, fut-il excellent. Il est réélu sur son projet ...à condition que ce dernier soit reconnu comme crédible et que les électeurs n'aient pas eu le sentiment d'avoir été floués.

2. Ne pas se réjouir même timidement (en prenant les précautions d'usage) de cette amorce de reprise de la croissance, c'est, dans une certaine mesure, participer au processus de prolongation de la crise. C'est complètement irresponsable ...

 

Qu'en est-il, exactement, des causes de ce retour à la croissance?

 

La question mérite d'être posée! S'il s'agit d'un retour massif de l'investissement productif , ce n'est pas pareil que s'il s'agit d'une simple remontée du niveau des stocks ...

Si les stocks remontent, il se peut que ce soit parce que les affaires ne vont pas si bien que ça alors que l'on croyait que ça allait repartir ...

Il se peut aussi que ce soit parce que l'activité repart vraiment ... Dans ce cas, il y a un indicateur infaillible : l'évolution de l'activité de l'emballage. Si l'industrie de l'emballage repart, c'est que les commandes en amont qui justifient ce redémarrage des commandes d'emballages sont bien là ...

 

Il est donc prudent d'attendre les résultats du deuxième trimestre 2011 soient publiés . Attendre, donc, le début du mois de septembre ...

 

On peut être sûr d'une chose : les entreprises ne se lanceront pas à corps perdu dans un redémarrage de l'activité si des faits objectifs ne viennent pas justifier de telles décisions ...Les "capitaines d'industrie" ne sont pas des téméraires! Ils ont toujours la tête sur les épaules ...

 


 


Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 11:00
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

L'eussiez vous crû? "Elle" en a! J'en suis sûr!

 

Pourtant, je ne les ai pas vues ..."Elle" est bien trop pudique pour me les montrer ... D'ailleurs, je ne la connais pas du tout personnellemment. Pensez-donc ce qu'il peut en être dans l'intimité! Impensable, précisément!

 

Pourtant "elle" en a ... car elle a montré qu'elle en avait sans avoir besoin de "les" montrer ...

 

Assez de grivoiseries comme entrée en matière (et merde! voilà que ça me reprend!) ...

 

Il s'agit bien évidemment d'Angela Merkel (Vous savez : c'est la femme de Monsieur Merkel ... Rrrrhhhooo! Pas sûr que tout le monde comprenne!).

 

Figurez vous que cette chipie a OSE interdire les transactions "à découvert" à la Bourse de Francfort!

 

C'est à dire?

 

Voici le schéma de base :

1. Je pense que le cours de tel ou tel titre (actions, obligations) va baisser dans les semaines qui viennent ... Jusque là, rien de mal!

2. Mais, gros "hic"!, je ne possède pas un seul de ces titres. je ne peux donc pas en vendre! Logique, n'est-ce pas? Pur bon sens populaire ... On ne peut se déssaisir de ce que l'on ne possède pas.

3. Qu'à cela ne tienne! Les "boursiers" (ceux qui ont des bourses mais n'ont peut-être pas de tripes) vendent quand même à découvert, c'est à dire sans apporter la preuve préalable qu'ils détiennent effectivement les biens dont ils projettent de se déssaisir. ILS VENDENT A DECOUVERT ....

4. Vient le moment où il leur faut, impérativement, fournir la contrepartie ... C'est à dire livrer la "marchandise" vendue ....

5. Deux cas de figure se présentent alors ....

  5.1. Le cours du "produit" a baissé. Il leur est alors facile d'en racheter jusqu'à satisfaction de la couverture qui, elle, sera faite au prix initialement conclu, plus élevé. La différence de cours sera pour la poche du primo-vendeur (points 1 et 2).

  5.2. Le cours du produit a augmenté (le vendeur s'est donc trompé sur l'évolution prévisible du cours : ce sont des choses qui arrivent, parfois!). Le primo-vendeur en est "pour sa pomme". Il va devoir acheter plus cher des biens pour pouvoir répondre à la demande qu'il s'est engagé à satisfaire!

Dans ce cas, le premier réflexe qui vient à l'esprit des gens simples comme vous et moi, c'est de penser (et même de dire!) : "Bien fait pour sa gueule! Fallait pas qu'il y aille!"


Et là, nous avons presque tout faux!

Il ne faut quand même pas oublier que nous n'avons pas affaire à des enfants de coeur mais bien à des professionnels aguerris qui ont de puissants moyens pour TOUJOURS ou presque toujours tirer leurs épingles du jeu quand ça tourne au vinaigre ... Ils disposent de tout un système informatique d'une incroyable sophistication et ils ont tôt fait de revendre leurs "options" EN LES DILUANT dans toutes sortes de produits "dérivés", faisant ainsi perdre de l'argent à des tas de petites gens qui, elles, ne disposent pas des mêmes moyens de contrôle de la spéculation .... 

 

IL NE FAUT JAMAIS OUBLIER QUE LES SPECULATEURS JOUENT AVEC L'ARGENT DES AUTRES, JAMAIS AVEC LE LEUR! Ils sont parfois "un peu" cons mais quand même pas à ce point ...

 

Il est bien plus facile de jouer avec le bien des autres car, alors, ce sont les autres qui perdent (mais l'agent, lui, gagne quand même un peu car il se paye directement sur le montant de la transaction, même si elle n'est pas favorable à son client!).

 

Aussi, en interdisant la vente à découvert, Angela Merkel a-t-elle agi avec la sagesse qui caractérise les responsables allemands, dûrement échaudés par la crise économique et financière de la République de Weimar qui, en provoquant une hyper-inflation, a porter, de facto, Hitler au pouvoir ...

 

MERCI, Angela!

 

Mais, il faut rester sur nos gardes ... Il FAUT que les autorités françaises prennent une décision comparable pour donner plus de force réelle à cette mesure car les spéculateurs n'ont pas de frontières ... N'oublions pas que, jusqu'à hier, la vente à découvert sur la place de Frankfurt am Main était PARFAITEMENT LEGALE et qu'aucun reproche ne pouvait être adressé aux "spéculateurs" car ils agissaient dans le cadre strict de la loi!

 

Vous verrez ... Si cette mesure tient bien la distance, "on" dira que Angela est une crypto-communiste! N'a-t-elle pas été éduquée en Allemagne de l'Est?

 

Rajout en date du 26 Juillet 2010 .

Un (ou une) commentateur me fait observer que L'expression "avoir des couilles" est un tant soit peu machiste car Angela merkel étant une femme, elle ne peut avoir de couilles. Dont acte!

Cette personne me rappelle que les Anglos-saxons emploient le mot "tripes" pour décrire cette situation (= ne pas avoir peur). Elle a raison! 

J'ai donc décidé de modifier mon article en conséquence et remplacé le mot "couilles" par le mot "tripes" qui illustre suffisamment ce que je voulais dire ...

Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 12:50
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Pendant presque 15 jours, je ne me suis pas du tout exprimé sur "le" sujet dont tout le monde parle ... traduisant ainsi, par leur expression, la phénoménale angoisse qui les taraude.

C'était, bien sûr, volontaire ... A qoi bon s'exprimer d'une manière réfléchie au milieu d'un concert de klaxons? A coup sûr, on ne peut pas être audible. Autrement dit, on parle dans le vide ...

Aujourd'hui, on y voit plus clair ... même si l'avenir est sombre. Et, sans risque d'erreur, on peut prévoir une véritable récession.

L'objectif ne peut pas être d'anihiler cette récession. Elle est d'ores et déjà suffisamment prévisible dans son ampleur pour devoir renoncer à en juguler les effets dévastateurs ... On peut, par contre, en AMORTIR les effets et, pourquoi s'en priver?, profiter de ce grave accident pour rebondir vers le positif. Autrement dit, appliquer le vieil adage "d'un mal peut sortir un bien".

1. Sur le court terme :
Je l'ai déjà exprimé mais je vais le réaffirmer, avec la même force, voire avec la fougue excessive qui m'anime parfois : si les autorités légales prennent les mesures qu'elles jugeront appropriées pour organiser le combat sans concession contre cet ennemi invisible qui a pénétré dans l'ensemble du système économique (comme peut le faire un virus informatique), elles disposeront de mon soutien INCONDITIONNEL ...

Je ne suis, en effet, pas capable d'apprécier si telle ou telle mesure est bonne ou mauvaise (dès lors qu'elle respecte les grands principes de pur bon sens) ... Je n'ai pas les éléments suffisants d'appréciation.

J'ai par contre une grande confiance dans certaines personnes. Je pense tout spécialement à Jean Claude Trichet, à François Fillon, à Eric Woertz ... Je pense aussi à ... Nicolas Sarkozy qui vient de faire la démonstration qu'il avait un sens politque particulièrement aiguisé le conduisant à faire preuve d'un pragmatisme époustouflant (au point que les socialistes (allemands, il est vrai ...) ont considéré qu'il était devenu ... socialiste!).

Je ressents moi-même une claire volonté de règlements de compte personnels. Ce sentiment est partagé par une très forte proportion de la population. En un mot comme en cent, je VEUX des têtes! Je veux, sans barguigner, la tête de ces "traders" qui ont joué et qui ... n'ont pas perdu, mais qui ont fait perdre beaucoup à un grand nombre. Peu m'importe les moyens employés. Je ne les connais d'ailleurs pas ... Je veux du résultat! C'est à dire la mise à l'écart de ces inconscients et le développement de moyens visant à entraver, coûte que coûte, leur retour "aux affaires". Cela vise non seulement les "grands" mais aussi les "moins grands" et les "petits" ... Il y a Bouton (Société Générale), mais aussi Kerviel (5 milliards!) et de nombreux autres!
 

2. Sur le long terme :
Pour pouvoir transformer un mal en bien, il faut, c'est l'évidence, entreprendre une réflexion sur les objectifs d'une part, sur les voies et moyens d'atteindre ces objectifs d'autres part.

Je vois, parmi les axes de réflexion, la nécessité impérieuse de repenser un nouveau système financier international. On a parlé d'un nouveau Bretton Wood. Pourquoi pas? A condition qu'il soit construit autour d'un panier de monnaies à proportion de leur poids respectif dans l'économie mondiale et non pas autour du seul dollar ... Nous avons un précédent, en Europe. C'est la mise en place du Système Monétaire Européen (SME), tel qu'il a été, avant la mise en place de la monnaie unique, l'Euro. Rétrospectivement,  c'est, incontestablement, une belle réussite ... Dans la tempête, voire l'ouragan et même le cyclone, que nous vivons, on constate que l'Euro adopte, comme par hasard, la parité adéquate avec le Dollar. Il est, actuellement, à 1,25 dollar contre 1,60 il y a à peine trois mois. Cette parité va développer la force de percussion de nos économies européennes face à l'économie américaine et, donc, mondiale. Que cela plaise ou non aux Etats Unis, ce grand pays qu'il ne faut surtout pas laisser sombrer, vont devoir "mettre de l'eau dans leur vin".

Au niveau français, je crois nécessaire de s'atteler, enfin, à la mise en place d'un authentique impôt sur le patrimoine tel que je l'ai maintes et maintes fois décrit, ici même, dans ce blog.
J'en rappelle les grands principes :
1. Rejet de toute idée confiscatoire du style "faire payer les 'riches" pour donner aux "pauvres", attendu que l'on ne sait pas définir ce qu'est un "riche" et pas davantage ce qu'est un "pauvre".
2. Toute "personne", qu'elle soit physique comme vous et moi, ou "morale" comme les entreprises, les associations, les "trucs de ceci" ou les "trucs de cela", du seul fait qu'elle a une existence avérée (légale ou "de fait") et qu'elle est propriétaire (peu importe de quoi et pour quel montant!), elle paie, sans barguigner, un impôt de 0,1% du montant déclaré de ce qu'elle possède.
Bien entendu, pour éviter les tentations fortes de sous évaluation des biens (matériels et immatériels!), la puissance publique dispose du pouvoir d'acquérir, pour la valeur déclarée par le propriétaire lui-même, le bien objet de l'assiette de taxation ... Je vous assure que c'est d'une efficacité rien moins que redoutable! Il ne s'agit nullement d'une réévaluation de l'assiette de calcul (sans acquisition par la puissance publique ...) mais bel et bien d'une vraie acquisition pour la valeur que le propriétaire a, lui-même, hors de toute contrainte, déclaré.
3. Tout mouvement d'argent, avec ou sans transaction commerciale, matérielle ou non, fait l'objet d'un prélèvement de 1 pour ... 1 million! C'est à dire mille fois moins que le précédent impôt ... Que l'on ne vienne pas me dire que ceprélèvement à un caractère confiscatoire! Affirmer cela serait prendre ses interlocuteurs pour des billes!
Ainsi, une somme de 1 million d'euros qui change de compte (et non de mains!) 10 fois dans la même journée (c'est beaucoup plus fréquent que l'on croit) paie 10 fois la somme, au combien modique, de 1 euro, soit 10 euros au total ... N'importe quelle personne éprise de bon sens populaire vous dira que "les petits ruisseaux font les grandes rivières" ...
Autant le premier impôt concerne les stocks, autant le deuxième concerne les fluxs (les mouvements) ...

Voilà de quoi réfléchir un bon moment ... et, par conséquent, de débattre!  

Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 08:42
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Tiens? Nous sommes en pleine crise financière, depuis plusieurs jours (au moins 3 semaines) et Heurtault ne nous a toujours pas "pondu" un article sur le sujet! ... Toujours pas de propositions audacieuses. Il est malade ou quoi?

Eh, non! Pas malade ... Juste un peu fatigué à cause du décalage horaire. A mon age, ça devient dur!

Qu'est-ce que je vais bien pouvoir vous dire sur un sujet aussi essentiel, face à une situation qui pourrait, à brève échéance, tourner non pas au vinaigre (on y est déjà!) mais au drame amer voire épouvantable?

Je vais me contenter de rappeler quelques règles élémentaires.

1. Faire preuve d'un sang froid ABSOLU. Rester dans un état de parfaite lucidité en s'entourant des meilleurs esprits, les plus éclairés, sans se préoccuper de savoir s'ils sont "de droite" ou "de gauche". Ce doit être la règle que doivent s'imposer nos dirigeants. C'est, une fois de plus, François Fillon qui a raison. Une telle attitude est à l'opposé de je ne sais quelle recherche d'Union Sacrée ... Les personnes, manifestement incapables de faire preuve de sang froid doivent être systèmatiquement écartées non seulement des leviers du pouvoir mais aussi de la sphère d'influence du pouvoir. Peu importe qu'elles soient "de droite".

2. Ne pas se préoccuper de l'opinion publique quand il faut prendre les décisions qui s'imposent. Dans ce genre de situation, l'opinion publique met les pieds systèmatiquement à côté de la plaque, presque comme un fait exprès.

3. Faire confiance aux techniciens de la finance sous trois conditions :
3.1. S'assurer qu'ils n'ont pas trempé, comme décisionnaires, si peu que ce soit, dans des mouvements de capitaux spéculatifs. Une telle condition restreint nécessairement le choix car elle provoque un grand vide. Tant pis pour les "surdoués" qui ont été tentés de confondre leurs intérêts personnels et les intérêts de l'Etat.
3.2. S'assurer que les propositions qu'ils pourraient faire sont, "en aveugle", corroborées par un autre technicien de la finance d'un bord politique différent. "En aveugle" ne veut pas dire aveuglément ... C'est même tout le contraire. Les tests "en aveugle" dont je parle ici ont été éprouvés dans le monde de la science et de la recherche et développement de l'industrie. Quand 2 + 2 = 4, tous les esprits lucides arrivent à la même conclusion : 2 + 2 = 4!
3.3. Ne pas les laisser décider de quoi que ce soit. Plus que jamais les "politiques" doivent être là! Ce sont eux qui ont gagné les suffrages. C'est à eux qu'incombe la mission de faire face.

4. Ne pas craindre de prendre des mesures, fussent-elles illégales - je répète : fussent-elles illégales - si l'urgence et la gravité de la situation le requiert. Quand il y a le feu, on ne doit pas craindre de se servir du tuyau d'arrosage de son voisin même sans lui demander la permission, si, A LA REFLEXION, il apparait que l'usage de ce modeste tuyau peut contribuer de manière efficace à circonscrire l'incendie.

Quelles peuvent-être ces mesures "utiles"?

J'en vois pour ma part au moins trois, graduées ...

1. Suspendre de la cotation, systèmatiquement, tous les titres qui donnent des signes évidents de faiblesse quant à la tenue de leurs cours de bourse. SYSTEMATIQUEMENT! SANS AUCUN ETAT D'AME!

2. Fermer le marché boursier "à terme" pour tous les titres qui présentent des risques importants de fléchissement structurel de leur cours en bourse, aussi longtemps que la situation  ne s'est pas calmée. C'est en effet, le marché "à terme" qui est la source principale de la spéculation. C'est lui qui, par ses mécanismes, alimente cette dernière en permettant à des spéculateurs "d'acheter" puis de "revendre" puis de "re-acheter" puis de "re-revendre" un même titre par le seul jeu des "options", sans avoir à débourser la totalité du prix (ils peuvent ainsi multiplier par dix leurs capacités de nuisances, voire les multiplier par cent si on prend en considération le fait qu'ils empruntent (et ne sont donc pas propriétaires ni même mandataires des sommes énormes avec lesquelles ils jouent).

3. Fermer, purement et simplement, pour une durée qui, en l'état, ne peut être que limitée, l'ensemble du marché boursier "à terme" dans le but de refroidir, drastiquement il est vrai, les appétits irresponsables des spéculateurs.

4 Et, enfin, pourquoi pas?, utiliser "l'article 16" (il a peut-être changé de numéro depuis la récente révision constitutionnelle) qui octroie des pouvoirs spéciaux au Président de la République dans des situations périlleuses. Rappelons à ceux qui pourraient se demander si je n'ai pas perdu la raison que, pendant une telle période, qui ne peut excéder 6 mois et qui est, désormais, très encadrée, le Parlement se réunit de plein droit.
Les procédures d'état d'urgence et d'état de siège ne sont pas appropriées. elles sont beaucoup plus longues à mettre en oeuvre, ne serait-ce que dans le processus de prise de décision lui-même (il faut un vote du Parlement).

Ca fait encore quelques propositions audacieuses suplémentaires ... Quoi de plus normal? N'est-ce pas l'objet même de ce blog?
Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 22:25
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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A quoi bon les querelles de mots?

N'y a-t-il pas suffisamment de sujets de querelles politiques (Quels choix faut-il faire pour l'avenir?), de querelles sociales (Comment faut-il répartir les richesses produites par ceux qui travaillent?), de querelles idéologiques (Quel est le meilleur système?)?

Est-il bien nécessaire de rajouter un objet de querelle supplémentaire en faisant une fixation sur  un mot?

Je ne le crois pas.

La récession (que nos "valeureux" journaleux de merde appellent, toute honte bue, la "croissance négative"! Mais oui ...), c'est la diminution nette de la quantité de richesses produites sans prendre en considération la dérive des prix (que l'on appelle encore, plutôt improprement, l'inflation) sur une période donnée.

Le mois est une période trop courte ... L'année est une période trop longue ... Le trimestre semble acceptable. Va pour le trimestre!

La valeur absolue des richesses produites résulte évidemment d'un "calcul" qui s'apparente davantage à une estimation.

Stricto sensu, on ne connait la valeur de la production intérieure brute (P.I.B.) qu'avec un décalage de ... cinq ans (environ)! C'est le temps nécessaire pour pouvoir consolider d'une manière fiable les éléments de la Comptabilité Nationale que les entreprises sont tenues de fournir dans leurs déclarations de toutes sortes qu'elles font, chaque mois, chaque trimestre, chaque année.

Il n'est évidemment pas question que l'on attende cinq ans pour obtenir des indicateurs définitifs!

Si on n'est pas certain des premières données fournies, on est, par contre, beaucoup plus certain des évolutions à court terme. Si je ne sais dire si le PIB est de 100 ou de 110 c'est évidemment gênant! Mais si je peux estimer que son évolution est de 2%, toutes choses égales par ailleurs, c'est un indicateur précieux. Certes, le PIB sera soit de 102 soit de 112,2 mais le nouvel écart d'incertitude ne sera que de 0,2 sur un base initiale de 100... autant dire quelque chose d'insignifiant.

On sait estimer l'évolution d'un P.I.B. du moins en France! Et certainement dans de nombreux autres pays économiquement très développés (j'émets quelques réserves au sujet de l'Italie).

L'économie d'un pays se conduit comme on conduit une voiture.

Les informations arrivent dans le cerveau du conducteur qui prend les décisions dans le dixième de seconde ... Il n'y a qu'un seul conducteur!

Les dirigeants du pays (ceux qui, par leurs décisions, influent rapidement sur le cours des choses ... autrement dit, pas seulement les membres du gouvernement mais aussi les chefs des grandes entreprises et les dirigeants des grandes institutions, notamment monétaires) sont...beaucoup plus nombreux! Est-ce un bien? Est-ce un mal? Je penche nettement pour la première appréciation... L'unicité du pouvoir me fait peur...

Il est évident que si le volume des richesses produites diminue alors même que la population stagne ou, "pire", augmente, un délicat problème de répartition des dites richesses se pose alors! Des protestations en perspective...

Pourquoi y a-t-il récession?

On peut ergoter longtemps sur la diminution de la demande, la diminution de l'offre, etc... et, par conséquent, sur la nécessité ou pas de développer la demande (en décrétant une hausse du pouvoir d'achat!) ou sur la nécessité de développer l'offre (en favorisant les investissements... mais lesquels?). cela ne présente pas un gros intérêt... La sagesse commande de laisser les choses aller leur cours en veillant simplement à ce que le camion France (un très très gros poids lourd!) ne verse pas dans le fossé... d'où il sera extrêmement difficile de l'en sortir attendu que l'on extrait assez facilement un vélo du fossé, un peu plus difficilement une voiture et nettement plus difficilement un attelage articulé de 42 tonnes... Un pays tout entier, je ne vous dis pas...

Il y a récession parce que les conditions de la production ne sont pas satisfaisantes pour les producteurs, soit qu'ils ont du mal à se faire payer, soit parce que les carnets de commandes ne sont pas suffisamment remplis, etc... On ne s'en sort pas... des explications plus ou moins oiseuses pour ne pas dire vaseuses!

Un chose est absolument évidente : si la valeur comptable des entreprises n'est pas fiable, la confiance que l'on peut avoir dans celles-ci diminue. Elle diminue même très très vite, beaucoup plus vite que la fiabilité elle même. Il y a certainement un effet multiplicateur de nature exponentielle...

Il faut donc prendre le temps de remettre à plat l'ensemble des bilans des entreprises...

Il y a deux méthodes pour cela.
1. Dire que, à titre exceptionnel, les entreprises pourront réévaluer leurs bilans respectifs (en plus ou en moins!) sans que cela ne provoque de hausse de l'impôt "société" mais seulement, éventuellement, une baisse... Les entrepreneurs ne craignent pas de proceder à une telle opération car, dans tous les cas, ils sont gagnants. Cette méthode se traduit par une baisse des rentrées fiscales de l'Etat. C'est donc un choix politique. Une loi est nécessaire...
2. Mettre en place un véritable impôt sur le patrimoine, au taux très très faible,
conduisant naturellement les entreprises à évaluer correctement, EN PERMANENCE, leurs bilans. Pour les empêcher de tricher, il suffit de fixer deux règles :
2.1. Est taxable tout ce que la personne "morale" (l'entreprise) possède quand bien même elle aurait dû emprunter pour acquérir le bien.
2.2. Tout bien peut faire l'objet d'un rachat pur et simple par l'Etat à un prix de 10% plus élevé que la valeur déclarée.
Voilà de quoi assainir, en douceur, l'ensemble d'une économie de tout un pays... C'est tout le contraire de je ne sais quelle politique "conjoncturelle" qui conduit à faire zigzaguer un énorme poids lourd... sur une chaussée recouverte de verglas!

Bonnes réflexions!
Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 16:48
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Une personne que j'aime beaucoup (c'est mon épouse!) me transmet un article, traitant du chômage et de l'emploi, paru dans les publications de l'Institut Montaigne... Intéressant!

Début de citation :

L’Insee a publié ce jeudi les chiffres du chômage au 1er trimestre 2008. On comprendra aisément que la ministre de l’économie se réjouisse de cette nouvelle baisse…

Des chiffres à saluer

Excellente nouvelle pour Christine Lagarde, le taux de chômage a baissé, pour atteindre 7,2 % de la population active en France métropolitaine au premier trimestre, soit 0,2 point de moins qu’au précédent trimestre. En un an, nous sommes passés de 8,4 à 7,2 % de taux de chômage. On enregistre ainsi la 7ème baisse consécutive sur 7 trimestres. Ce résultat est d’autant plus précieux qu’on pouvait craindre une inversion, puisque la décrue du chômage a commencé en 2006 mais a butté sur un palier au tournant de l'année 2006-2007, avant de reprendre, il y a un an. Cette fois, elle se poursuit.

Un peu mieux pour les jeunes

En regardant les chiffres dans le détail, on constate que le taux de chômage a encore reculé pour les moins de 25 ans. La décrue les concerne donc aussi. Cela dit, ces niveaux demeurent deux fois supérieurs au taux de chômage des 25-49 ans. 17,2 % de chômeurs parmi les jeunes, c’est nettement moins qu’il y a un an, lorsque l’on dépassait les 20 %, mais ce chiffre reste très, trop élevé, évidemment.

Peut (encore) mieux faire

Si l’on se penche cette fois sur les 25-49 ans, nouveau progrès, on tombe à 6,6 % de chômage concernant cette population. Autant dire que l’on n’est plus si éloignés du plein emploi. Et au total, il faut tout de même retenir que le taux de chômage publié ce jeudi est le plus bas jamais observé en France depuis 1983, comme l’a rappelé Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi. Pourtant, il nous reste de gros progrès à faire, pour les jeunes, mais aussi pour la qualité de l’emploi : parmi les actifs, nombreux sont ceux qui sont à temps partiel et qui aimeraient travailler plus. La bataille n’est pas gagnée…

Du côté de la Suède

Des combats restent à mener, Laurent Wauquiez l’admet lui-même, et propose de regarder du côté de la Suède, pour faire en France les réformes structurelles. Excellente référence, puisque la Suède est partie du chômage de masse dans les années 90 pour atteindre 5 % seulement de chômage aujourd’hui. Ingrédients du succès suédois : la réforme de la formation professionnelle, la création d'une agence unique de service public de l'emploi avec des objectifs de résultats, et aussi des contrôles accrus pour que personne ne profite du système. Tout cela trouve d’ailleurs un écho dans les réformes qui sont en cours en France… Cela étant, un autre problème reste à régler, celui de la mesure, des chiffres et de leur transparence.

Plus de transparence

En effet, si l’on observe les chiffres exploités aujourd’hui, il y a de quoi être surpris ! Le taux de 7,2% de chômage publié ce jeudi matin correspond à 2 millions de chômeurs au sens du BIT, le Bureau International du Travail. Or, en France, on compte 2,6 millions de personnes, qui ne sont pas toutes des chômeurs au sens du BIT (parce qu’elles ne sont pas disponibles dans les deux semaines pour travailler ou parce qu’elles n'ont pas effectué de démarches actives de recherche d'emploi dans le mois précédent).

Pour afficher le taux d’emploi

Pour plus de clarté, nous proposons donc, à l’Institut Montaigne, de fixer les objectifs politiques en termes de hausse du taux d’emploi plutôt que de baisse du taux de chômage. Car le taux de chômage est discutable, variable dans ses définitions et permet pas mal de manipulations (contrats aidés, emploi public, radiation de chômeurs). Le taux d’emploi, en revanche, mesure le nombre de personnes qui travaillent en pourcentage de la population. Il chiffre donc la capacité d’un pays à faire participer, sans discrimination, l’ensemble de sa population active à la création de richesses.

Des progrès à relativiser

Ainsi donc, si l’on utilisait plutôt le taux d’emploi, on passerait d’une logique de mesure de la pénurie d’emplois (ce qu’indique le taux de chômage) à une logique d’accroissement du potentiel productif. On verrait aussi qu’il nous reste de gros progrès à faire, puisque notre taux d’emploi est passé de 64,7 % à 65,1 %, quand en Allemagne et même au Portugal, il est de 68 %. Sans compter qu’au Danemark il atteint même 77 % !

Fin de citation.

Cela fait déjà un moment que je propose de retenir non pas le taux de chômage mais le taux d'emploi! Je souscris donc à la proposition de l'Institut Montaigne! Ils ont peut-être copié sur moi ... C'est sans importance! J'ai dit que je ne demandais jamais de droits d'auteur!

Ca va poser un gros problème puisqu'on va passer à un taux de chômage de 7,2% à un taux d'emploi de ... 65,1%! Les deux chiffres sont cohérents! Sauf que, pour faire comprendre au quidam qu'un taux d'emploi de 65,1% ne signifie pas un taux de chômage de ...34,9%, ça risque d'être un peu dur!

Patience et longueur de temps!

Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /Juil /2008 11:55
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...


Pauvre Banque Centrale Européenne! Si décriée, trainée dans la boue, vilipendée, stigmatisée, si injustement affublée de tous les maux ...

Tous ceux qui s'intéressent à l'économie, à la politique, aux grands problèmes du monde ont forcément entendu parler de "la crise des subprimes" et beaucoup pensent volontiers que les problèmes financiers que la planète rencontre actuellement sont la conséquence de cette crise.

Bien entendu ,ce n'est pas, loin s'en faut, exact! Les "subprimes" (disons plus simplement, les mécanismes financiers qui ont permis aux prêteurs (pas toujours des banques, hélas!) de diluer les risques liés aux crédits immobiliers trop généreusement accordés à des gens insuffisamment solvables ) ne sont que le facteur déclenchant d'une crise financière bien plus profonde qui repose, elle, sur un endettement généralisé de nombreux acteurs économiques (aussi bien les entreprises que les particuliers) colossal ...

Réfléchissons ensemble.

Vous êtes propriétaire d'un patrimoine (peu importe que vous soyez un particulier, une entreprise, une banque, etc ...) et vous "placez" cet argent, ces biens, auprès d'emprunteurs moyennant le paiement, par eux, d'un intérêt, en plus du nécessaire remboursement du capital prêté évidemment.
Vous êtes enclin à prêter une forte somme à peu de gens et à un taux d'intérêt faible si vous avez la certitude que vous serez remboursé et que les intérêts qui doivent vous être versés le seront effectivement.
A l'inverse, vous êtes enclin à prêter peu et à un taux d'interêt plus élevé si vous avez la conviction que l'emprunteur présente un risque élevé d'incapacité à rembourser sa dette et à payer les intérêts qu'il vous doit. Logique!

Les choses se compliquent lorsque vous ne gérez pas vous même votre argent et que vous faites appel à des "spécialistes" qui ne sont pas responsables, sur leurs biens propres, du bon usage de votre argent. Leur logique "professionnelle" repose, bien évidemment, sur leur intérêt, pas sur le vôtre! Vous servez de pigeon que l'on plume allègrement. Ils vous feront perdre de l'argent pour pouvoir en gagner ... Sans le moindre état d'âme!

Et ces emprunteurs "professionnels", que font-ils de votre argent, celui que vous leur avez prêté? Ils ne le mettent évidemment pas dans un tiroir, histoire de voir comment ça pousse! Ils savent bien que ça ne pousse pas tout seul. Ils le prêtent dans des conditions différentes à d'autres personnes, notamment à des candidats à l'accession à la propriété de leur logement. Quoi de plus naturel, en effet, que de vouloir être propriétaire de son logement? On se dit que, de la sorte, en cas de coup dur, on ne se retrouvera pas "à la rue". Comportement responsable de tout bon père de famille, on ne peut plus humain!
Hélas! Ces acquéreurs de logements (de préférence des maisons individuelles, là encore, c'est parfaitement humain) ont, évidemment besoin d'emprunter beaucoup d'argent... La quasi totalité de la valeur du bien, pour tout dire. N'avez-vous jamais, vous-même, lu, vu, entendu, des propositions alléchantes du type "Devenez propriétaire avec 0 euro d'apport personnel!". Il faut s'en méfier, évidemment. Mais c'est tellement tentant! Tellement humain de s'y engouffrer!
Oui, mais! Il faut rembourser et payer les intérêts, chaque mois! Et, bien entendu, le prêteur est tout sauf fou! Il prend ses précautions et vous fait signer une "hypothèque" ou, mieux encore, un "privilège de prêteur de denier" qui l'autorise à faire vendre votre maison, au prix du marché du moment, évidemment, si d'aventure, vous ne parveniez pas à payer vos mensualités.
Et comme il sait bien que vous risquez de "tiquer", il vous rassure en vous disant que la valeur de votre maison aura forcément augmenté, de quoi couvrir largement le coût du capital emprunté restant à rembourser! Donc, vous y allez ... en oubliant que les aléas de la vie peuvent vous faire perdre votre travail, donc vos revenus, que les taux d'intérêts peuvent augmenter et vos traites mensuelles augmenter elles aussi, bien plus vite d'ailleurs, que la valeur de la maison n'est pas garantie et que ce n'est pas parce que l'immobilier a beaucoup augmenté qu'il va continuer à augmenter encore (c'est même le contraire qui est le plus probable!). Pire même (si! si! c'est possible ..., c'est même certain!), si vous êtes contraint de vendre parce que vous ne pouvez plus rembourser et si, malheur à vous, ça se sait, le prix qui vous sera proposé va baisser! Les requins se précipitent toujours, de préférence, sur les proies les plus faciles, les proies déjà blessées, celles qui perdent leur sang.
En un mot comme en cent : vous êtes ruiné!

En France, le principe de la faillite personnelle n'est pas admis, contrairement aux Etats Unis. Là-bas, si vous êtes ruiné, autrement dit si vos dettes sont très supérieures à vos avoirs (tous vos avoirs!), vous allez voir un juge pour déclarer votre faillite personnelle. Il a toute les chances de vous en accorder les avantages, non négligeables : vous ne possedez plus rien ... et vous ne devez plus rien, à personne! Vous pouvez repartir de zéro. Ce n'est pas automatique mais cela fait partie de la culture américaine qui permet à tout un chacun un nouveau démarrage dans la vie après un échec, à condition toutefois que vous n'ayez pas fraudé, que vous n'ayez pas cherché à monter une "manip" en dissimulant des avoirs (si la Justice s'en apperçoit, ça fait très très mal! c'est la prison à coup sûr!).
Les prêteurs peu scrupuleux (souvenez-vous, ce sont des gens qui ont eux-mêmes emprunté pour pouvoir prêter!) connaissent cette règle de la faillite personnelle et anticipent, en bon gestionnaires de leurs intérêts qu'ils sont! En quoi faisant? Tour simplement en "refourgant" leurs créances douteuses ... en prenant, au passage, leurs marges de bénéfices (ils sont plutôts égoïstes, ces gens-là!), dans la grande lessiveuse financière internationale!
Et voilà comment de braves gens certes, mais aussi des banques de renommée mondiale, américaines bien sûr, mais aussi européennes et françaises, se retrouvent avec des titres de créance qui apparaissent comme telles dans leurs actifs et dans leurs bilans, à une valeur qui ne correspond pas du tout à la valeur réelle ..., nettement inférieure.

Bien évidemment, ce n'est pas fini!

Les banques, dont le métier consiste à essayer de gagner de l'argent en en prêtant à ceux qui en ont besoin, ont, par nature, des créances très supérieures à leurs dettes et même à leurs dettes augmentées de ce qu'elles possèdent en propre (leurs capitaux propres). C'est un processus normal qui repose sur le fait que la probabilité pour que tous les débiteurs fassent défaut, en même temps, dans leurs obligations de rembourser la banque, est quasi nulle.
Les législateurs européens, c'est à dire les institutions européennes (la Commission, le Conseil et la Banque Centrale Européenne, voire le Parlement Européen), pas folles, ont quand même fixé des règles, telle un certain ratio entre l'encours des créances et les capitaux propres, voire ce même encours et le total des capitaux propres et des dettes de la banque (en gros, l'argent que vous avez déposé sur votre compte courant, par exemple, c'est à dire la créance que vous avez sur votre banque, sert à permettre à la banque de prêter de l'argent à d'autres).
Que se passe-t-il si les différents clients de la banque (tous ceux qui ont affaire avec elle, à commencer les autres banques elles-mêmes!) ont des doutes sur la solvabilité réelle de ladite banque? Elles ne prêtent plus car elles se méfient. Elles ont peur! Il n'y a rien de pire que la peur dans le monde des affaires et, par extension, dans l'économie mondiale! La peur paralyse.
Pour que la confiance revienne il faut, c'est absolument nécessaire, que les comptes soient apurés, que les créances et les dettes soient réévaluées à leur vraie valeur, celle du marché financier d'aujourd'hui.
En particulier, il faut que les créances douteuses soient déclassées ... Ceci a pour effet immédiat de déséquilibrer les bilans des banques et de les faire sortir du cadrage contraignant fixées par le législateur. Pour remettre les compteurs à leur juste niveau afin de pouvoir repartir d'un bon pied, il faut que les banques fassent deux choses :
1. Réévaluer leur bilan afin de le faire cadrer avec la réalité du marché
2. Se recapitaliser avec de l'argent frais, lequel ne viendra que si il a une espérance de gain satisfaisante, évidemment (car on n'attire pas les mouches avec du vinaigre!).
Décision délicate! Toutes les banques sont dans la même situation, plus ou moins! Alors vient une question : qui commence? Qui commence par reconnaitre qu'il a joué avec le feu? La réponse ne tarde pas : je veux bien dit l'une, mais à condition que les autres en fassent autant! On tourne en rond.

Au dessus de tout ça, il y a les banques des banques, c'est à dire les banques centrales. La Federal Reserve aux Etats Unis, mieux connue sous le nom de "Fed", la Banque Centrale Européenne pour l'Union Européenne, la Banque Centrale de la Chine, etc ..; dont les poids respectifs ne sont pas les mêmes.
Pour les dirigeants de la Fed, c'est très simple : ils sont d'abord américains, avant toute chose, banquiers et financiers ensuite! Si les intérêts monétaires et financiers des Etats-Unis sont menacés, ces dirigeants n'hésiteront pas une seconde à faire ce qu'il faut pour que les Etats-Unis tirent leurs épingles du jeu. C'est ainsi! Il faut s'y faire : les plus chauds partisans de l'économie de marché n'hésiteront pas à en transgresser les règles si cela s'avère intéressant pour eux. Ca marche pendant un certain temps, lorsque l'on est à la tête du peloton de tête ... C'est encore le cas, aujourd'hui. Cela ne le sera peut-être plus demain ... On ne peut plus exclure que l'Euro devienne, dans quelques années, la PREMIERE monnaie de réserve mondiale, autrement dit détrône le dollar dans son rôle de régulateur monétaire mondial et donc que l'Union Européenne détrône les Etats-Unis dans leur rôle de première puissance mondiale. NOUS N'Y SOMMES PAS! Mais on y vient, petit à petit ... Il ne faut évidemment pas laisser passer cette possibilité. Elle est la garantie d'une prospérité assurée pour les cinquante prochaines années qui suivrait un tel bouleversement.
C'est là qu'intervient la Banque Centrale Européenne, tellement et si injustement décriée aujourd'hui, alors même que son rôle est IRREPROCHABLE ... Pour qu'une zone économique soit forte, il faut que sa monnaie inspire une grande confiance. Pour cela, il faut que l'économie de cette zone soit elle-même d'une solidité de roc afin que la monnaie soit elle-même forte. C'est vrai pour toutes les zones économiques. C'est vrai pour les Etats Unis, aujourd' hui fragilisés car leur économie ne se porte pas bien du tout; c'est vrai pour l'Union Européenne, aujourd'hui politiquement malmenée mais économiquement très saine; c'est vrai pour la Chine qui a le vent en poupe mais qui va se retrouver, à assez brefs délais, avec des problèmes que nous connaissons bien, ceux des économies développées, mais que la Chine connait mal car l'économie chinoise est très sous-développée, n'en déplaise à certains qui veulent croire le contraire.
Pour inspirer une grande confiance dans le monde, l'inflation, au sein de l'Union Européenne, doit être strictement jugulée, quelqu'en soit le prix , n'en déplaise aux "politiques", toujours prompts à gérer "pour gagner l'élection suivante" alors qu'il faut gérer "en pensant à la génération suivante". Pour cela, il faut, non pas organiser une fuite en avant irresponsable en "laissant filer la pelote" mais, bien au contraire, faire preuve de courage en ne cédant pas aux sirènes du laissez-aller. C'est très facile d'ouvrir les vannes! C'est même encore plus facile de dynamiter les barrages qui permettent de canaliser correctement les énergies. C'est très difficile de refermer les vannes une fois qu'elles sont ouvertes. C'est impossible de reconstruire les barrages canalisateurs tant que le flot destructeur n'a pas, hélas! fait son oeuvre ravageuse et répandu sa désolation!

Monsieur Trichet! Ne faiblissez pas! Ne reculez pas! Ne cédez pas! Ne capitulez pas!  Si vous faiblissez, vous reculerez!. Si vous reculez, vous céderez! Si vous cédez, vous capitulerez!


Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 22:15
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Deux "beaux" exemples d'intoxication médiatiques ...

1. Le SMIC européen.
Quiconque suit, même de loin, l'évolution de ce dossier  sait bien qu'il y a derrière ce thème un vrai problème d'information convenable (je n'ose même pas dire "correcte"!).
Dans plusieurs Etats membres, il n'y a tout simplement pas de SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance venu se substituer au SMIG - salaire minimum interprofessionnel garanti).
Par conséquent, les Etats membres qui ne disposent pas de Smig ou de Smic ou de "salaire minimum" tout court dispose d'un véritable avantage concurrentiel sur les autres Etats membres, a fortiori sur ceux, comme en France, qui en ont un de niveau très élevé ...
Vouloir instaurer un "Smic européen" relève donc, à la fois, d'une volonté de rétablir des règles de concurrence entre les économies des Etats membres et d'un souci de justice sociale ...  Elémentaire, mon cher Watson!
Bien entendu, les Etats membres qui n'en ont pas ne vont pas accepter d'entrée de jeu que l'on en mette un en place au niveau de l'actuel smic français! Ils ne sont quand même pas complètement fous!
Il faut donc procéder par étape ... Elémentaire mon cher Watson! (Oui, je sais, je me répète; mais je ne suis pas du tout gâteux ...).
La première étape consiste donc à installer le principe même du Smic européen ... Et, par conséquent, d'accepter, en contrepartie, que celui-ci soit de niveau relativement faible (de l'ordre de la moitié de l'actuel smic français, ce qui, pour un pays comme la Grèce, est déjà énorme, voire quasi-impossible à accepter par elle, sauf à conduire les autres à consentir une aide  ... pour la Grèce mais pas pour les autres!
Eh bien! On trouve, en France, des gens qui protestent contre une telle perspective! Hallucinant ...
Motif invoqué : si le Smic européen est fixé à un niveau faible, cela va exercer une pression vers le bas sur l'évolution du Smic français!
Inutile de leur expliquer que, actuellement, il y a des pays européens, comme déjà dit plus haut, dont le Smic est fixé au niveau ... "zéro" puisqu'il n'y en a pas du tout! Vous perdriez votre temps ...
C'est toujours la même chanson : " je revendique 10% de hausse de salaire; le patron ne m'en propose que 3% ... à condition que je dise clairement que j'accepte en signant un accord; je ne veux pas signer car c'est 10% que je veux!; conséquence : je n'ai pas les 10% revendiqués ... mais je n'ai pas les 3% proposés! Que voulez vous : aucune loi, et c'est tant mieux, n'interdit à quiconque d'être con et ... de le rester!

2. Revalorisation du Smic français.
Ceux qui sont payés au Smic (c'est à dire au moins 20% des salariés!) s'en sont évidemment aperçus : le Smic a augmenté au premier Mai. Il est passé de 8,44 euros de l'heure à 8,63 euros .... Cette hausse est le résultat d'un mécanisme légal qui permet une revalorisation anticipée avant le premier Juillet de chaque année si la hausse du coût de la vie est supérieure à 3%. Dont acte!
Pour autant, chaque premier Juillet, on revisite le niveau du Smic en prenant en considération la hausse du coût de la vie intervenue depuis le précédent premier Juillet d'une part et la "croissance" de l'économie, mesurée, en la circonstance, par une prise en compte du taux de salaire (c'est à dire le salaire horaire) moyen des ouvriers ainsi que la croissance (à vérifier ...) économique générale.
C'est exactement ce que vient de faire le gouvernement, conformément à la loi.
Cela n'a pas l'heur de plaire à nos démagogues de service ... Il faudrait que le gouvernement en rajoute ...
Comment faire comprendre à de pauvres abrutis qu'il est déjà très anormal que plus de 20% des salariés soient payés au Smic? Que ce pourcentage anormalement élevé conduit, inexorablement, à tasser la hiérarchie des salaires ... des ouvriers en payant des ouvriers qualifiés au même niveau (ou presque ...) que des ouvriers non qualifiés? Comment faire comprendre qu'à force de "coup de pouce" successifs (c'est à dire une hausse au delà des mécanismes légaux pourtant très généreux), on va en venir à ce que 30% puis 35% des salariés seront payés au Smic?
J'avoue mon impuissance!
Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /Jan /2008 12:23
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Nous n'avons pas fini d'en parler. Il le faut! C'est une épreuve salutaire pour notre avenir à tous ...

Tout d'abord un rappel de quelques chiffres  ...

1. Cinquante milliards d'euros d'engagements financiers sur un marché spéculatif par natur, donc à risque (car la spéculation est, par nature, liée au risque : c'est une sorte de pari, comme aux courses de chevaux, comme au Loto, etc ... La dépense est certaine mais le gain, lui, n'est pas du tout certain!).

2. 50 milliards d'euros, c'est 15% du budget de l'Etat ... C'est une fois et demie le total des actifs nets de la Société Générale (c'est à dire ce qui appartient en propre à cette banque, pas le total des dépôts effectués chez elle par les déposants, épargnants, etc ...).

3. La Société Générale, il y a un an, "valait" 70 milliards d'euros. Aujourd'hui, elle n'en vaut plus que 35 milliards ... Une chute, une dépréciation de 50% en un an. La décote Argus est particulièrement sévère, cette année! Je le dis sur le mode de la plaisanterie mais je ne devrais peut-être pas car ce n'est pas drôle du tout ...

4. Cinq milliards de pertes, "réalisées" en 3 jours (guère plus!). A tel point que l'on dit que ce sont les ventes massives des "positions" de la Société Générale qui sont, peut-être, la cause du tassement des "valeurs" sur les places boursières de l'ensemble de la planète ... Là, disons le tout net : il ne faut peut-être pas "pousser Mémère dans les orties"! La ficelle est quand même un peu grosse ... Mais il y a bel et bien une ficelle!

5. Le mécanisme est simple à comprendre. Un opérateur (un "trader" dans le jargon) achète à terme. Il paiera le solde plus tard. Il n'a donc pas besoin de tout l'argent pour payer. Seulement 10%, en gros. Et encore! Mais, tôt ou tard, il faudra payer. Donc avoir des sous pour le faire ... Argent que l'on se procure en revendant ce que l'on a acheté.

6. Le cours, c'est à dire la valeur au moment de la transaction, se trouve être indexé sur des indices boursiers (le "CAC 40", le "Dow Jones", le "Nasdacq", etc ... il y en a comme cela des dizaines de sortes.

7. Si on met en vente, d'un seul coup, d'importantes quantités de ces "titres" , et si il n'y a pas, en face, des gens (d'autres "traders" ) pour acheter, le cours baisse, en vertu de la loi de l'offre et de la demande. Donc les indices baissent ... Donc le cours baisse encore ... Et ainsi de suite jusqu'à ce que cela se stabilise!

8. Si les ventes avaient été étalées sur une ou deux semaines, voire un peu plus,  l'effet sur les indices eut été moindre ... Mais le risque que l'affaire ne s'évente, provoquant ainsi un possible raz de marée à la vente, s'accroit!  ... Attention, danger!

On n'a pas fini d'en parler. IL FAUT REFROIDIR LA MACHINE EN PLEINE SURCHAUFFE ...
Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /Jan /2008 21:36
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Cinq milliards d'euros de pertes sêches pour la Société Générale, l'un des fleurons du système bancaire en France! 

Va-t-on vers un nouveau Crédit Lyonnais? Non sans doute car les pertes du Crédit Lyonnais, enregistrées du temps de Haberer, dépassent de très loin ce montant ...

Plus inquiétant est la cause de ces pertes ... Il s'agit, si j'ai bien compris, d'un phénomène de dissimulation ...

Ainsi qu'on peut facilement l'imaginer, dans les salles des marchés, là où s'achètent et se vendent, chaque jour, des milliards et des milliards de titres (actions, obligations, bons du trésor et j'en passe : l'imagination est sans limite!), les agents, qui disposent du pouvoir énorme d'influencer les transacteurs et de conclure  en leur nom, par mandat,  sont bien évidemment "sous contrôle" ...  notamment du point de vue du risque qu'ils prennent ... Ils sont, par nature, les vrais principaux spéculateurs avec de l'argent qui ne leur appartient pas .

C'est facile de jouer avec l'argent des autres ... Ca me rappelle quelque chose, à Nogent! Un maire qui dépense sans trop se soucier des comptes et qui, tout d'un coup, de rend compte qu'il a fait des conneries mais ... trop tard, c'est fait! Alors, on augmente les impôts ... Bref!

Penser que l'équilibre comptable d'une des plus grandes banques mondiales peut se trouver menacé par  les tripatouillages aux fins de dissimulation de prises de risques insensés a de quoi faire peur ...

A cause de cette découverte, la banque se trouve hors limite des ratios "Cook" qui fonctionnent comme des garanties de solvabilité.  Une banque est automatiquementplacée sous contrôle externe quand ses ratios Cook sont insuffisants ...  La Banque de France et l'Autorité des Marchés Financiers sont, bien entendu, partie prenante. Avec le Conseil d'Administration, ces trois organes pilotent la banque. Pas moins!

On aura beau nous expliquer que les meilleures lois n'empêchent pas les délits, ... ca ne passe pas! Car ce dont il s'agit c'est moins des délits que de la prise de risques absolument insensée ...

Comment un homme seul peut-il mettre ainsi en danger l'équilibre d'une banque de la taille de la Société Générale? C'est là qu'il est le problème!

Imaginons la Banque Centrale Européenne jouant au yoyo avec les dizaines, les centaines de milliards qui lui passent quotidiennement entre les mains! Personne ne pourrait l'admettre ...

D'où deux règles simples à mettre en oeuvre :
1. Prudence! Pas de violents coup de boutoirs ... ni dans un sens ni dans un autre!
2. Transparence! Toujours tout mettre sur la table dans la plus absolue clarté ...

Deux choses que Monsieur Martin n'a pas faites pendant sa mandature! C'est pour cela qu'il faut le débarquer, lui et sa co-gestionnaire, qui, ensemble, ont congestionné les finances de la ville ...

Oui! Je vous vois venir ... Quel rapport entre la Société Générale et Monsieur-Madame Martin-Montchamp? 
Eh bien, si! L'absence de prudence et l'insuffisance de transparence ...
Quand on gère l'argent des autres, on se doit d'être prudent ET transparent!
 
Dimanche 2 septembre 2007 7 02 /09 /Sep /2007 00:25
- Publié dans : Economie et budget - Communauté : Réformer la France - Par Jacque Heurtault
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La hausse du prix du pain ...

Voici ce que j'en pense ...

Il n'y a absolument pas lieu de râler en quoi que ce soit.

1. S'il y a eu des excédents de lait, et donc de beurre, c'est parce que les "politiques" de l'époque (toujours eux!) avaient eu la "riche" idée de GARANTIR le prix du lait à la production ... Ce faisant, les agriculteurs n'avaient aucune raison de se retirer d'eux mêmes d'un marché dont la lucrativité leur était garantie.
 
2. En mauvais gestionnaires qu'ils sont presque toujours, les mêmes "politiques", constatant les effets ravageurs de leurs décisions imbéciles, auraient dû réagir très vite et, soit baisser le niveau d'intervention sur les prix du lait (la moins mauvaise puisque se rapprochant, malgré tout, le plus des mécanismes du marché), soit mettre en place une politique des quotas (la plus mauvaise puisque la plus administrative!). Ils ne l'ont évidemment pas fait ... Ils ont, comme presque toujours, attendu, attendu, attendu .... jusqu'à ce que les stocks atteignent un niveau absolument intolérable ... Moyennant quoi, ils ont fini par faire, en plus mal, ce qu'ils auraient dû faire depuis longtemps ... en choisssant la plus mauvaise solution!

3. Il en va pour le prix du blé comme pour le prix du lait ... mais en plus grave!  Autant l'excédent de lait se transforme facilement en beurre et en lait en poudre écrémé  ... dont on se sert pour nourrir les veaux (mais oui!), autant le blé, lui, ne peut pas se stocker en l'état ni dans sa forme plus élaborée .. qui s'appelle le pain car on préfère le pain frais au pain sec rassis et dur (qui lui n'est bon que pour les poules!).

4. Pour peu que des écolos imbéciles s'en mêlent, ça donne la mise au point de carburants "écolos" qui consomment de la terre, c'est à dire des hectares ... qui ne sont plus disponibles pour produire du blé, lequel se raréfie sur les marchés ce qui, en économie de marché précisément, provoque ... une augmentation de prix!

5. Si on veut bien ne pas perdre de vue que l'élasticité de la demande des produits agricoles est en général très faible (une faible réduction de l'offre provoque une forte augmentation du prix si la demande se maintient au même niveau), on comprend mieux le pourquoi du comment!

6. La plus élémentaire sagesse commande donc de laisser l'économie fonctionner d'une manière naturelle et que les "politiques" irresponsables cessent de vouloir se mêler de tout, de préférence à contre temps, ce dernier aspect n'étant pas le moindre, ce qui provoquent les dégats que l'on sait.

Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 18:14
- Publié dans : Economie et budget - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Laurent Fabius, ancien Premier Ministre et ancien Ministre des Finances, a, incontestablement, qualité à s'exprimer sur ce sujet.

Voici ce qu'il en dit.

Début de citation :

Dans la crise financière des crédits américains « subprime », la plupart des prétendus spécialistes ont manqué à la fois de clairvoyance, de transparence et de cohérence.

 

Pas besoin en effet d’être un gourou new-yorkais « triple A » pour prévoir que des crédits immobiliers trop chers, trop risqués et trop nombreux, conduiraient tôt ou tard à l’écroulement du château de cartes.

 

Manque de transparence, aussi, tant il est évident que, pour augmenter leurs marges et reporter une partie de leurs risques sur d’autres, les opérateurs et fonds divers ont masqué la nature de leurs créances, en tous cas les ont noyées dans la masse.

 

La cohérence, enfin, n’est pas au rendez-vous, avec une mention spéciale pour la BCE, lorsque d’un côté on pratique et annonce une hausse des taux d’intérêt conduisant à une contraction économique et du crédit, cependant que de l’autre on inonde de liquidités supplémentaires les circuits financiers afin d’allonger les problèmes qu’avec d’autres on a laissé se créer.

 

C’est autour de ces trois notions, clairvoyance, transparence, cohérence, que la crise – qui m’apparaît sérieuse – doit maintenant être traitée.

 

L’exposition directe et indirecte aux risques du « subprime » des différents opérateurs doit être rapidement rendue transparente par une opération vérité, sinon la méfiance, donc la crise, s’aggravera. C’est le rôle notamment des régulateurs et des agences de notation d’y procéder.

 

Les Banques centrales, elles, y compris la BCE, doivent annoncer qu’elles veilleront à ce que les conditions financières soient durablement accommodantes, pour éviter une contagion négative vers l’économie « réelle ».

 

Enfin, la clairvoyance impliquerait de tirer les leçons des mécanismes spéculatifs et des déséquilibres à l’œuvre non seulement dans le secteur immobilier où il faut cesser d’accueillir des créances à risque sans garanties, mais dans les nombreux autres domaines recelant des « bulles potentielles ». Les gouvernements et le FMI ont, là, leur rôle à jouer pour assainir cette économie domino et casino.

 

Tout cela, qui est d’intérêt général, suppose bien sûr qu’on ne soit pas paralysé par l’idéologie du laisser faire, mais qu’on agisse avec pragmatisme et vigueur. A propos, qu’en pense le gouvernement français et que fait-il ?

Fin de citation.

Hormis le commentaire sur la Banque Centrale Européenne, un rien perfide (sic!), je suis globalement d'accord avec le propos. Laurent fbius pouvait-il dire autre chose compte tenu de son positionnement politique au sujet de la B.C.E?

J'émettrais cependant beaucoup plus qu'une réserve sur la cause de la crise boursière. Les "subprimes" sont bien évidemment en cause. Pour autant, ils ne sont pas LA CAUSE de la crise! Ils n'en sont que le facteur DECLENCHANT .. Ne pas confondre!

Autrement dit, cette crise boursière va durer un moment ... Aussi longtemps que la crise dite de la "bulle Internet" qui n'était, elle aussi que le facteur déclenchant de la crise financière de cette époque ... Autant le savoir pour en tenir compte!

La véritable cause, c'est l'argent trop facile ... et les gains spéculatifs (ou les pertes!) que cela engendre. Les solutions proposées par Laurent Fabius, notamment quant au rôle à jouer par les agences de notation et les régulateurs, sont tout à fait pertinentes ... Sa critique quant au rôle de la Banque Centrale Européenne n'est pas fondée. Lui, qui a négocié Maastricht, sait mieux que quiconque que si la BCE joue le rôle qu'elle joue en ce moment, c'est parce que les "politiques" l'ont voulu ainsi ... à l'époque, c'est à dire en 1992.

L'Europe a, évidemment, besoin d'un "gouvernement économique" ... Il faut que les Etats-membres puissent coordonner leurs politiques économiques respectives. Ce n'est certainement pas facile à 27 ... Il n'empêche que c'est nécessaire! 

Le rôle que joue la BCE est actuellement défini dans lesTraités AUJOURD'HUI EN VIGUEUR, pour l'essentiel depuis Maastricht. Le projet de Traité Constitutionnel n'a strictement rien à voir dans l'affaire, n'en déplaise aux anti-TCE! Pour preuve, ce projet n'a pas été approuvé et, cependant, les phénomènes tant décriés et qui lui étaient imputés se produisent bel et bien!

En économie de marché, il ne faut jamais oublier que le MARCHE est, depuis toujours, myope! Il ne voit pas loin. Autrement dit, il n'est pas capable d'anticiper sur le moyen terme, encore moins sur le long terme! C'est pour cela que les "politiques" eux, doivent voir et pressentir ce que le marché ne peut pas, par nature, voir lui-même ... C.Q.F.D! 

Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 09:41
- Publié dans : Economie et budget - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Autant le préciser tout de suite : je ne possède aucun portefeuille boursier! Ni actions, ni obligations, ni "sicav", ni fonds communs de placement  ... RIEN!

Mon point de vue est donc, au premier degré, complètement désintéressé.

Au premier degré seulement ... Car, au second degré, ça craint! Ca craint même beaucoup ...

Inutile de pérorer sur les méfaits du capitalisme et de la spéculation boursière. Cela ne sert à rien, du moins dans l'immédiat.

Première remarque : Il fallait s'attendre à ce que ça "pète" un jour ou l'autre! Il existe un vieil adage boursier : "Les arbres ne grimpent pas jusqu'au ciel!". C'est une manière de dire que si les cours de bourse s'envolent à un rythme évidemment très supérieur aux progrès de l'économie réelle, il faut bien que, un jour ou l'autre, l'effet inverse se produise. 

Deuxième remarque : Les hausses, très soutenues, mêmes brutales, ne font jamais peur à personne (ou, en tout cas, à peu de monde) ... Ce sont les baisses qui font peur! Phénomène aisé à comprendre, surtout si on possède des "valeurs" concernées par la baisse;

Essai d'explications simples :

Supposons que vous soyez dans ce cas. Vous êtes détenteur d'un portefeuille boursier dont vous apprenez que certaines des valeurs sont orientées "à la baisse". Vous donnez ordre de vendre ...afin de limiter vos pertes. Jusque là, tout va bien. Tout va bien ... à condition de trouver un acheteur!
Supposons que vous n'êtes pas le seul dans cette situation. Supposons qu'il y ait plusieurs vendeurs sur le même titre ... et pas d'acheteur! La sanction tombe comme un couperet : le cours s'effondre jusqu'à ce que des acheteurs de présentent car pensant que le cours a atteint son plancher et qu'il ne baissera donc plus ...
Supposons maintenant que vous n'ayez pas acheté "au comptant", c'est à dire en payant la totalité de votre achat au moment où se réalise la transaction mais "à terme", c'est à dire en vous étant engagé à payer le solde (en général 90%) dans un mois, voire dans trois mois, n'ayant payé que 10% au moment de la transaction. Dans un mois, votre banquier ne va pas vous oublier! Vous allez devoir payer le solde ... Que se passe -t-il alors si vous n'avez pas les fonds nécéssaires pour régler votre dette? Il n'est évidemment pas question de saisir je ne sais quel organisme "social" pour que l'on vous prête l'argent qui vous manque à un taux "avantageux" ... Soit vous empruntez aux conditions du marché (comme c'est bizarre! dans ces circonstances, les taux d'intérêt sont à la hausse ...), soit vous vendez ce que vous possédez pour faire face ... Si l'acheteur qui se présente sait que vous êtes en difficulté financière, il va faire pression "à la baisse" ... et, contraint et forcé, vous allez céder!  Si tout le monde fait pareil, c'est l'ensemble du marché qui s'effondre ...
C'est ce qui s'est passé un certain "Jeudi Noir", à Wall Street ...en 1929. Des investisseurs avaient acheté "à découvert", c'est à dire sans posseder, au moment de la transaction, les sommes nécessaires au paiement ... Quand il a fallu régler la note, ils ont vendu, vendu, vendu en bissant baissant, baissant leur prix jusqu'à qu'ils disposent des sommes nécessaires au règlement de leur dette. Les cours se sont effondrés! On connait la suite ... Des entreprises ne disposant plus des "liquidités" nécessaires pour régler leurs échéances commerciales (bien réelles, celles-là) déposent leur bilan, licencient massivement, etc ... La consommation s'effondre .. Les entreprises voient leur marché s'effondrer également, elles licencient à leur tour, etc ... la spirale infernale descendante se déroule, inexorable ...

Pour contrer ce phénomène, il est essentiel que les acteurs du marché ne soient pas placés dans l'obligation de vendre à tout prix, c'est à dire à n'importe quel prix ... Il FAUT qu'ils puissent disposer d'argent liquide RAPIDEMENT en empruntant auprès des organismes dont c'est le métier, c'est à dire les banques, lesquelles ne peuvent agir que si elles disposent des fonds nécéssaires ... qu'elles obtiennent auprès des super-banques que sont les banques centrales telles la Banque Centrale Européenne, la Federal Reserve of the United States of America (la fameuse "Fed" dont vous avez probablement entendu parlé). A condition que ces banques centrales libèrent les "liquidités" dont le marché a besoin pour faire baisser la pression ...

En mettant plus de 250 milliards d'Euros de liquidités sur le marché (chiffre à vérifier car cela représente tout de même les trois quarts du budget de l'Etat français et plus de 10% du produit intérieur brut français), la Banque Centrale Européenne, tant décriée, a montré, par la rapidité de la réaction et son ampleur qu'elle savait ce qu'elle faisait, qu'elle avait le jeu bien en main ... et qu'on pouvait donc lui faire confiance. Jean Claude Trichet, son gouverneur, n'est pas un charlatan! Faut-il préciser que cela n'a été possible que parce que l'Euro est une monnaie forte?

Logiquement, d'ici à quelques mois, le poids de l'euro comme monnaie de réserve internationale devrait encore s'accroitre, atteidre les 30%, voire les 35%. Et, qui sait?, dépasser plus tôt qu'on ne peut le croire le roi-dollar ... Ce n'est pas encore pour tout de suite! Mais ça va venir! Ce sera alors 50 ans de prospérité assurée ...

Samedi 4 août 2007 6 04 /08 /Août /2007 09:35
- Publié dans : Economie et budget - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Les ministres ont emporté, semble-t-il, des devoirs de vacances ...

"Commencer à préparer le budget 2008" dont le Parlement devra débattre pendant la traditionnelle session d'automne du Parlement (un abus de langage puisqu'il n'y a depuis déjà plusieurs années qu'une seule session parlementaire par an).

Voici ce qu'en dit  François Fillon ...

Début de citation :

Mesdames et Messieurs,

Le Gouvernement vient de conclure son séminaire pour finaliser les orientations du projet de budget 2008. Dans la foulée de l’excellent travail réalisé par Eric Woerth et ses services, j’ai reçu chacun des ministres au cours des trois dernières semaines. Et j’ai rendu mes arbitrages à la fin de la semaine dernière. Ils ont été validés par le président de la République, dimanche dernier. A partir d’aujourd’hui, sur la base des choix que je viens de leur confirmer, les ministres vont pouvoir travailler à la phase des conférences de répartition des moyens. Fin août, ils recevront une notification détaillée actant cette répartition telle qu’elle sera soumise au Parlement à l’automne.

Réputée pour être laborieuse et parfois conflictuelle, cette procédure d’élaboration budgétaire s’est révélée rapide et constructive. A l’image du Gouvernement resserré et solidaire que nous formons, j’ai demandé que chaque ministre se sente co-responsable des objectifs globaux - politiques et financiers - du Gouvernement. Nous avons voulu rompre avec cette sorte de "guérilla budgétaire" où chacun défend son pré carré et se croit jugé au regard de l’enveloppe obtenue contre tous les autres.

Ce séminaire est l’expression d’une responsabilité collégiale assumée et revendiquée au nom de l’intérêt général et de l’efficacité gouvernementale. Une équipe, une volonté, un budget : voilà notre approche.
Ce budget 2008 répond à une double ambition : financer nos priorités et lutter contre les déficits. Pour cela, j’ai refusé le saupoudrage ; nous avons fait des choix.
Ce budget s’inscrit dans une stratégie économique qui est ciblée autour de trois objectifs.

Le premier objectif : c’est la recherche d’une croissance forte fondée sur deux instruments essentiels : la valorisation du travail et sa récompense. Nous voulons faire de la France un pays productif, compétitif et attractif. C’est là tout l’objet du projet de loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat dont les principales dispositions entreront en vigueur au début du mois d’octobre. 10 milliards d’euros seront consacrés à cet effort pour booster l’économie française. Au service de cette croissance forte, la réforme universitaire, la loi de modernisation de notre économie et la réforme du marché du travail viendront enrichir la qualité de notre appareil productif et la fluidité du marché de l’emploi.

Le taux de chômage actuel - qui n’a jamais été aussi bas depuis 25 ans - est un formidable encouragement à aller plus loin et plus fort dans la conquête du plein emploi. Il faut nous attaquer au noyau dur du chômage : celui des jeunes non qualifiés, des seniors et des chômeurs de longue durée.

Et pour cela, des réformes de fond sont nécessaires. Nous avons invité les partenaires sociaux à être ambitieux dans leur réflexion et leur négociation car le Gouvernement le sera dans l’action. 5 % de chômeurs en 2012 : ce doit être l’objectif de toute la nation. C’est un objectif décisif, c’est un objectif possible et accessible dès lors que nous modernisons fortement les règles et les pratiques qui régissent notre marché de l’emploi.

Le second objectif : c’est une croissance saine. D’un côté nous oxygénons l’économie française, de l’autre nous tenons nos dépenses publiques. Il ne s’agit pas de sombrer dans une rigueur budgétaire aveugle qui stériliserait nos politiques publiques.... Il s’agit d’être sérieux avec le budget de la France ! Avec un actif de 538 milliards d’euros pour un passif de 1131 milliards, fin 2006, l’Etat est dans une situation financière qui n’est pas saine. Cette situation pèse sur les ménages, elle pèse aussi sur nos capacités d’investissement.

Un pays qui a choisi de vivre en permanence à crédit est un pays fragile. Ni notre socle économique, ni notre pacte social, ne peuvent durablement se renforcer en traînant un déficit qui, par ses excès et son imprévoyance, n’est rien d’autre que la marque d’une mauvaise gestion. Le rétablissement des finances publiques n’est pas, à mes yeux, une variable d’ajustement de la politique économique, mais la clé de la rupture économique. La réduction de notre déficit est donc l’une de nos priorités. Nos engagements européens nous y invitent, mais surtout et avant tout, l’intérêt national l’exige.

Ce projet de budget est bâti sur des hypothèses crédibles : une croissance à 2,5 %, une prévision d’inflation de 1,6 %, et un engagement de l’Etat à ne pas augmenter ses dépenses en volume. Et ce malgré la charge de la dette, qui augmente encore du fait de la hausse des taux d’intérêt. Notre effort de maîtrise est, je vous le précise, inédit : la croissance des dépenses de l’Etat a, en effet, été de 0,7 % en volume en moyenne entre 2002 et 2007.
Ce projet de budget reflète les priorités affichées par le président de la République :

-  pour la recherche et l’enseignement supérieur, 1,8 milliard d’euros supplémentaires sont dégagés. Nous avons fait le choix de l’excellence et de l’innovation ;
-  le budget de la justice sera marqué par une progression de 4,5 %, notamment destinée à la poursuite du programme de construction et d’augmentation des capacités d’accueil de nos moyens pénitentiaires ;
-  140 millions d’euros sont également prévus pour le financement d’une nouvelle politique à l’éducation nationale, les études dirigées et l’accueil des élèves après 16 heures dans les collèges ;

Ces efforts particuliers auxquels la nation consent sont équilibrés par une stricte stabilisation des autres dépenses et une réduction des effectifs de la fonction publique, ainsi que nous nous y étions engagés lors de la campagne présidentielle et législative ;
Cet engagement, nous allons le tenir, et cela commence dès 2008 ;
Au total, ce sont quelque 22 700 départs en retraite qui ne seront pas remplacés en 2008, contre seulement 12 000 en 2007. L’objectif de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux sera donc respecté.

Cette règle du ½ sera appliquée avec rigueur mais avec trois nuances : pour l’Education nationale, deux fonctionnaires sur trois seront remplacés au regard des missions nouvelles qui lui sont assignées, en particulier pour assurer la mise en place des projets personnalisés de réussite éducative et les devoirs encadrés ; en ce qui concerne la Justice, elle bénéficiera de 1 600 créations d’emplois pour l’ouverture de nouveaux établissements pénitentiaires afin de résorber la surpopulation carcérale. Quant à l’enseignement supérieur et la recherche les effectifs y seront maintenus.

Voilà les grandes lignes de ce projet de budget 2008.
Ce projet amorce le troisième objectif de notre stratégie économique : celui d’une croissance durable. Cette croissance durable, nous l’articulerons autour de trois ambitions complémentaires : la réforme de l’Etat qui prolongera la revue générale des politiques publiques engagées depuis plusieurs semaines, la réforme des prélèvements obligatoires qui, pour sa part, couronnera la revue générale des prélèvements obligatoires, et enfin le rétablissement de nos comptes sociaux à travers la mise en place de la franchise médicale et la réforme des retraites.

Voilà, mesdames et messieurs, les contours du budget 2008 et la stratégie au sein de laquelle il s’inscrit. C’est un budget solide et responsable. Il est marqué par des choix et des priorités. Il doit permettre à la France d’entrer dans le cercle vertueux de la croissance et de l’emploi, sans alourdir les charges qui pèsent sur les particuliers et les entreprises. Et sans accroître la charge de la dette car notre objectif est le retour à l’équilibre budgétaire au plus tard en 2012.

C’est en libérant notre potentiel économique et en remettant de l’ordre dans nos dépenses publiques que nous allons placer la croissance et le plein emploi au cœur de notre pacte national.

 

Fin de citation.

On est à des années lumières des commentaires intellectuellement indigents des journaleux de merde que j'ai pu entendre récemment sur France Inter...

A écouter cette radio, on sent nettement qu'elle est animée d'une volonté : contribuer du mieux possible à l'échec de l'action politique de la nouvelle équipe au pouvoir ... Bref. Je n'ai pas le choix : c'est la seule où la publicité en est presque absente (quoique ...). Alors je m'en contente ...

Par ailleurs, cette déclaration comprends des indications très intéressantes.

1. On y parle de l'actif et du passif de l'Etat. C'est à dire de ce qu'il possède et de ce qu'il doit tel qu'on a l'habitude de le lire au sujet des entreprises. J'y vois une indication selon laquelle l'Etat va être enfin  géré avec la rigueur d'une entreprise. Et non plus avec une référence  de la dette publique comparée au produit intérieur brut ... C'est une différence de taille! Avant, l'Etat, cet éternel donneur de leçons ("Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais!"), ne savait même pas ce qu'il possédait et encore moins combien ça valait! Bref, il n'était pas géré. Les temps changent ...

2. On y parle de la REFORME des prélèvements obligatoires ainsi que de la réforme des retraites. Preuve que François Fillon ne lâche pas ... Je ne puis que m'en réjouir. J'aime les gens qui savent ce qu'ils veulent, qui le disent et qui ... le font.

3. On y parle de l'augmentation des moyens de la Justice afin de dégonfler la population CARCERALE (sans procéder à des grâces intempestives et complètement illégitimes ...).  C'est exactement ce que je souhaite (et je ne suis pas le seul!) ... Vivement l'ouverture prochaine des nouvelles prisons (2008 et 2009, je crois) et le lancement de la construction d'établissements  PENITENCIAIRES dignes de la République.

Bref! Du bon boulot! A suivre ... 

Mardi 12 juin 2007 2 12 /06 /Juin /2007 13:47
- Publié dans : Economie et budget - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Il s'agit, bien sûr, du sujet dont tout le monde parle sans trop bien comprendre tous les tenants et les aboutissants, ce qui est fort dommage car je pressents que les conséquences seront lourdes et globalement très défavorables aux salariés et, par contre très favorables aus employeurs.

Il convient de rappeler que Nicolas Sarkozy a fait, à mon avis très imprudemment, cette promesse pendant la campagne électorale. Dès son élection, il a donc engagé les travaux qui devraient aboutir à l'adoption des mesures suivantes :
1. Toutes les heures supplémentaires au dela de la 35 ème heure hebdomadaire seront majorées de 25%, comme elles l'étaient déjà avant la mise en place des "35 heures". En outre, l'employeur et les salariés ne pairont pas de charges sur ces heures-là et les salariés ne paieront pas d'impôt sur le revenu pour les gains qui s'y rapportent.

Autrement dit, chaque heure de travail exécutée dans ce cadre sera payée, en réalité, non pas 125 (pour un taux horaire brut de base 100, c'est à dire un taux horaire net de 77), mais 125 net auquel il faut rajouter l'impôt sur le revenu qui ne sera pas payé, soit, en moyenne, un gain d'au moins 10% (on n'en sait pas plus pour l'instant).
Une heure en régime normal rémunérée 100 vaut en réalité 70 (en moyenne). Une heure en régime "supplémentaire" en vaudra 125 (sur le compte en banque), soit presque le double (en réalité presque 79% de plus ...).  Le moins que l'on puisse en dire est que la mesure est attractive ... et suscite, pour le moins, une envie légitime. 

2. On ne peux reprocher à Nicolas Sarkozy de tenir ses promesses ... Pour une fois que l'on a un "politique" qui adopte ce comportement, on ne va tout de même pas se plaindre!

3. Qu'est-ce qui a conduit Nicolas Sarkozy a faire cette proposition mirobolante, du moins, en apparence? Il semble que ce soit Henri Guaino, un adversaire déclaré de ce qu'il appelle avec d'autres, " la pensée unique". C'est cette même attitude qui a conduit le même Henri Guaino a voté NON au réferendum sur l'Europe pendant que Nicolas Sarkozy appelait, lui, à voter OUI ...
Quand une promesse aussi mirobolante est lancée dans la nature, à moins de vouloir passer pour un jobard, on est tenu de la tenir ... avec toutes les conséquences que cela peut avoir.
D'après Henri Guaino, ancien Commissaire au Plan, le nombre d'heures travaillées en France, rapportées à la population totale qu'il faut nourrir, loger, éduquer, etc ..., est trop faible, comparativement aux autres pays européens. Il a absolument raison.
Pour créer des richesses, dit-il, il faut t fournir du travail. Il a raison. Donx, poursuit-il, faisons travailler tous ceux qui sont aux 35 heures en les poussant à accepter de faire des heures supplémentaires. Il a tort!

4. Henri Guaino a tort car il a oublier deux notions élémentaires :
- tout salarié est tenu de faire des heures supplémentaires dès lors que celle-ci respectent la réglementation en vigueur. Sous peine d'être licencié pour faute grave (privative de son indeminité de licenciement et de tout préavis), il ne peut refuser. C'est l'employeur qui a "la main" sur cette question ...
- Un employeur ne fait faire des heures suplémentaires à son personnel que si il a du travail a lui faire faire ...

5. Par contre, lorsque la possibilité d'amorcer le processus se présentera, avec une telle "carotte", il ne manquera pas d'y recourrir, comportement que personne ne saurait blâmer! Que les employeurs respectent toujours les lois et règlements en vigueur, c'est, personnellement, tout ce que je demande! Les violations sont si fréquentes ... Je suis bien placé pour le savoir un peu puisque je suis agent de l'Anpe. Du même coup, il ne prendra pas le risque d'embaucher! Pourquoi le ferai-il? Depuis quand les employeurs sont-ils des philanthropes? Et d'ailleurs de quel droit devrait-on exiger d'eux qu'ils le soient? Ils gèrent leurs entreprises dans leurs intérêts : c'est tout à fait normal!
Qu'adviendra-t-il si la charge de travail diminue? Il supprimera les heures supplémentaires ... C'est tout à fait normal. Ou bien, il licenciera ... c'est encore plus normal. Un climat délétère s'installera dans l'entreprise lorsqu'il faudra choisir ceux qui devront partir pour permettre aux autres de faire les heures supplémentaires si généreusement rémunérées.
Globalement, à terme, le chômage risque fort d'augmenter ...

6. C'est au nom d'une interprétation complètement erronée de la quantité de travail disponible que cette proposition a été faite ... Nicolas Sarkozy combat l'idée que le travail serait une "grandeur" économique figée qu'il faudrait donc partagée. Il a raison! Le travail n'est pas une grandeur économique figée ... Il est clair que l'activité appelle l'activité et que la quantité de travail disponible peut croître ... Je dis bien "peut croître" car cette variation positive n'a rien d'automatique! Là est l'erreur d'Henri Guaino et de Nicolas Sarkozy  ...
Ils sont tombés dans le travers de l'économie administrée que, pour ma part, je combats vigoureusement ... Croire que cette mesure spectaculaire va automatiquement amorcer le cercle vertueux de la croissance est une douce rêverie! L'économie ne réagit pas du tout de cette façon. Il est beaucoup plus sage de laisser les conditions de la croissance se développer d'elles mêmes ...

7. Se développer d'elles mêmes ... En quoi faisant? Tout simplement en retenant l'idée que l'Etat cesse une fois pour toute de vouloir régenter le fonctionnement de l'économie. Qu'il commence par mettre de l'ordre dans sa propre maison! Il y en a bien besoin ...
7.1. Faire sauter le verrou de l'obligation de faire des heures supplémentaires si on n'en a pas envie ... en accordant aux salariés le droit élémentaire de ne travailler que la quantité d'heures qui leur convient et non pas de les mettre à la merci de la seule volonté des employeurs au gré de ceux-ci quand ils en ont besoin. 
7.2. Faire sauter le verrou des procédures administratives invraisemblalbles auxquelles les employeurs doivent se soumettre avant de pouvoir faire faire des heures "sup" (sous la contrainte!) à leurs personnels.    

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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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