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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Dimanche 27 avril 2008
publié dans : Politique extérieure communauté : Pour un monde meilleur par Jacques Heurtault recommander
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Polonais de France! L'ancien maire de la ville de Rybnik, en Silésie, a besoin de votre soutien! Leader de Solidarnosc dans sa région de Silésie, ce professeur de français cherche des contacts en France pour soutenir son action.
Comme dans tous les pays nouvellement acquis à la démocratie, cette dernière a quelquefois un peu de mal à entrer dans les moeurs ...
Ce billet a pour objet, Polonais de France ou sympatisants de la Pologne moderne vivant en France de vous inviter à rejoindre une association en voie de création dont l'objet est le soutien à l'action réformatrice de l'ancien maire de la ville de Rybnik ...
Si vous croyez aux valeurs de la Pologne telles que les a défendue en son temps Solidarnosc, prenez contact avec Pascal Barut à l'adresse e-mail barut@tele2.fr . Il vous recontactera. Ce blog est là pour vous aider!
Vendredi 11 avril 2008
publié dans : Politique extérieure communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Sur ce sujet qui semble embraser l'opinion publique, jusqu'à présent, je me suis tû ... Cela m'a valu une chute de fréquentation assez significative ... que j'assume!

Par tempérament, je ne hurle pas "avec les loups" ... même si je hurle parfois! Question de principe.

Maintenant que la flamme est partie respirer le bon air à Buenos Aires, sans toutefois monter jusqu'au ciel en passant par Asuncion et sans avoir oser franchir la Porte d'Or (Golden Gate), il est peut-être temps de reprendre les choses sereinement ...

1. Les Jeux Olympiques, c'est complètement évident, sont pourris par le fric ...
2. La Chine est un pays de 1, 4 milliard d'habitants (soit plus que 20 fois la France) qui fait peur mais avec lequel il va falloir désormais compter, que cela plaise ou non §
3. Les valeurs essentielles que nous défendons ici ne sont pas, semble-t-il, autant en odeur de sainteté là-bas ... On y exécute je ne sais combien de milliers de condamnés d'une balle dans la nuque, la famille devant payer le prix de la balle.
4. Le Thibet représente bel et bien environ un quart du territoire de la Chine. Autant dire que cet Etat ne va pas être disposé à lâcher le morceau facilement ...
5. La vision de Dalaï Lama est d'inspiration théocratique, comme les régimes islamistes ou encore comme Israël. La violence en moins cependant (ce qui est TRES LOIN d'être négligeable!).
6. Le régime chinois, comme tous les régimes dictatoriaux, notamment staliniens (la Chine n'a JAMAIS déstalinisé!), est PROFONDEMENT pervers ... donc naturellement monstrueux.
7. La puissance industrielle montante de la Chine inquiète le reste du globe, surtout nos démocraties occidentales qui ont du mal à se mettre au diapason de la nouvelle réalité du monde.
8. Si les forces démocratiques, en Chine, ne parviennent pas à prendre le contrôle de la situation (on est loin du compte!), je préfère que ce soit encore le Parti Communiste Chinois qui contrôle "le schmilblick" parce que je me demande bien ce que pourrait donner une situation non maitrisée là-bas ...

Partant, j'ai retenu une contribution que je ne partage pas dans sa totalité mais qui a le mérite d'être claire et très informative ...
C'est celle de Jean Luc Mélenchon, avec lequel je suis, presque toujours en désaccord ...
La voici, reproduite à partir de son blog, sans son autorisation mais je doute qu'il y voye un inconvénient ...

Début de citation :

Je ne suis pas communiste chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne suis pas d’accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d’accord avec l’opération de Robert Ménard contre les jeux olympiques de Pékin. Je ne suis pas d’accord avec la réécriture de l’histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu. Je ne partage pas du tout l’enthousiasme béat pour le Dalaï lama ni pour le régime qu’il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l’on voulait mettre en cause le régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux. Il ne fallait  pas permettre à la Chine d’être candidate. Il fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de chinois qui ont voulu et préparent activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmitte !

UN PRETEXTE

Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive conséquente, ce n’est pas celui du sport qui est un moment d’ouverture et de fraternisation. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la finance ?  Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le propose ni n’entreprend quoi que ce soit dans ce sens. Si l’on devait vraiment se facher avec le gouvernement chinois,  pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion ? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s’appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a -t-on demandé quelque chose ? Quoi ? Qu’a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaitre son nom ?) a-t-il été interpellé ? L’ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s’en soucie ? Avec une morgue ressemblant à du racisme, on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on fait comme s’il n’existait pas. Pourquoi sinon parce qu’on pense par devers soi qu’il n’en est pas vraiment un. La superbe occidentale nie jusqu’au nom des gouvernants qui dirigent un peuple de un milliard quatre cent millions de personnes que l’on croit assez veules pour être maîtrisé par une simple police politique ! D’une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l’écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l’obligation pour les chinois de faire le commerce de l’opium ! Si la volonté est d’affronter le régime politique de Pékin, aucun des moyens employés n’est de nature à modifier quoi que ce soit d’autre que l’opinion occidentale déjà totalement formatée sur le sujet. 
Donc les évènements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l’usage d’un public conditionné par la répétition d’images qui visent à créé de l’évidence davantage que de la réflexion. Exemple :  seule l’enquête « d’arrêt sur image » rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie d’un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l’assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l’amitié pour les tibétains n’est qu’une variante nauséabonde du racisme contre les chinois. Elle se nourrit de tous les fantasmes que l’ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est peut-être avéré. Comment l’apprécier ? Les seuls chiffres rabachés sont ceux du « gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement chinois, si j’ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et de morts qui permet de comprendre qu’il y a eu une situation grave et sérieuse que les autorités admettent. Dans n’importe quelles circonstances ont essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l’enchainement des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l’époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif qu’il avait alors une politique de main dure face aux banlieues. Personne n’oserait avancer une bêtise aussi infâme. Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela n’excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de comparaison. 
 
UN PERSONNAGE SUSPECT

J’exprime les plus nettes réserves à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard, principal organisateur des manifestations anti chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d’administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l’on m’interrogeait sur le sujet du Tibet et des jeux olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j’en suis venu au rôle de monsieur Ménard.  Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire… Hors micro, les deux exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoiqu’il en soit, il semble qu’il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l’association internationale des droits de l’homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux ce que ne fait pas le Dalaï lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un   défenseur des droits de l’homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats unis d’Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d’avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action. 

LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE

 A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l’autorité des rois de France. Parler « d’invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l’intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l’assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu’au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d’abolir le servage au Tibet et régions limitrophes. Dans une négation des traditions, que j’approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d’esclaves le  droit de vie, de mort et de tortures sur eux.  On n’évoque pas le satut des femmes sous ce régime là. Mais il est possible de se renseigner si l’on a le coeur bien accroché. L’autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendue paradis de la non violence ainsi qu’aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu’il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l’horrible « invasion » qui y a mis fin.  Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d’entre eux là où il n’y en avait que 2% au temps bénis des traditions. Et l’espérance de vie dans l’enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi l’anéantissement des tibétain se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959 faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d’un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet. A l’heure actuelle je n’éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu’il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu’elle veut et à ses partisans de même. Mais je m’accorde le droit d’être en désaccord total avec l’idée de leur régime théocratique. Je suis également hostile à l’embrigadement d’enfants dans les monastères. Je suis opposé à l’existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l’autorité politique des religieux, même de ceux que l’album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l’ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l’avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique.  Je n’ai jamais soutenu l’Ayatollah Khomeiny, même quand j’étais contre le Shah d’Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n’encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives cecessionistes que je condamne.  Je demande: pourquoi  pour exercer sa religion et la diriger le Dalaï Lama aurait-il besoin d’un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d’amputer la Chine du quart de sa surface! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n’être assis sur aucune royauté ?

FAUTEUR DE GUERRE

En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet" incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en même temps qu’à Lhassa ? Bien sur, aucun de ceux qui s’agitent en ce moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos. Rien n’indique mieux le paternalisme néo colonial ni le racisme sous jacent à l’enthousiasme pro tibétain que l’indifférence à ces questions qui mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles d’histoire et de culture chinoise. 
J’ai lu que les athlètes français porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe partout qui est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que l’inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là bas qu’ici. Mais elle sera certainement vécue par les chinois du commun comme un acte injurieux si son motif pro dalai lama est connu. Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport international. Souvenons nous que la ligue européenne de natation a exclu des championnats d’europe de natation le nageur serbe Milorad Cavic parce qu’il portait lors des remises de médailles un tee-shirt sur lequel était écrit: "le Kosovo est serbe". Cela fera-t-il jurisprudence? Les champions français qui porteront un slogan annoncé comme politique seront-ils interdits de jeux ?  Bien sûr que non ! Puisque le but c’est justement que le Tibet soit au chinois ce que le Kosovo a été aux serbes.  Mais comme cela n’a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l’ennemi et la mise en scène médiatique,  il est fort probable que cela finisse à la confusion des agresseurs. Je le souhaite. Je suis un ami de la Chine. Et je sais que l’intéret de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l’on voudrait les entrainer.

Fin de citation.

Notons, au passage, que presque 1.000 commentaires (!) viennent la compléter ...

Jeudi 3 avril 2008
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Voici le texte intégral du iscours de François Fillon devant les députés. J'y adhère sans aucune réserve ...

Début de citation :

Mercredi 2 avril 2008

Intervention de la France en Afghanistan

Discours prononcé devant l'Assemblée nationale
1er avril 2008




Le 11 septembre 2001, le monde découvrait avec effroi la violence du terrorisme de masse.
Ce jour là, un défi sanglant et morbide était lancé à toute la communauté internationale.
La source de cet attentat ce situait en Afghanistan avec le soutien du régime obscurantiste des talibans.
Dès l’automne 2001, 6 résolutions du conseil de sécurité de l’ONU vinrent préciser le cadre dans lequel devait s’exercer la réponse des nations. La résolution 1368, notamment, ouvrait le droit à la légitime défense, la 1373 appelait à la collaboration de tous les Etats contre le terrorisme, la 1378 définissait le cadre dans lequel devait s’inscrire l’avenir démocratique de l’Afghanistan, la 1386 créait la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité dont le mandat a été renouvelé chaque année et étendu progressivement à l’ensemble de l’Afghanistan.

Le 7 octobre 2001, les Etats-Unis engageaient les opérations militaires, épaulés, notamment, par la France qui avait ouvert son espace aérien, noué une coopération navale, offert son appui en matière de renseignements.
Le 3 octobre 2001, Lionel Jospin, alors Premier Ministre, venait dans cet hémicycle pour exposer la position française suite aux attentats du 11 septembre. Puis, le 21 novembre, il venait préciser les termes de l’engagement de la France en Afghanistan. Depuis, cette participation n’a cessé d’évoluer  en fonctions des besoins et des circonstances.

Monsieur le Président,
Messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les députés,

Sur la demande de votre Président, Bernard ACCOYER, et de l’opposition, le Président de la République a souhaité que la représentation nationale soit informée de la politique de la France en Afghanistan. Il a voulu ce débat afin d’éclairer les décisions que prendra notre pays; décisions qui ne sont pas encore arrêtées.

Tout au long de la Ve République, et contrairement à ce qu’on laisse entendre, le Parlement a été régulièrement informé des opérations militaires. Mais il est exact qu’il ne partage pas, sauf exception, la responsabilité de l’engagement de nos forces.

Une raison l’explique.
La Constitution de la Ve République ne le prescrit pas. Son article 35  (« la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ») est aujourd’hui tombé en désuétude. Les formes modernes de la guerre nous ont éloigné de cet article. L’engagement des forces militaires est du ressort du pouvoir exécutif et notamment du Président de la République, chef des armées. Notre situation est, en cela, comparable à celle de la Grande Bretagne. Cette prérogative du pouvoir exécutif n’exclut pas l’information, voire le débat et je souhaite que celui-ci soit utilisé de manière plus systématique.

Et cela d’autant plus que depuis les années 1980, les grands engagements stratégiques et militaires de notre pays ont tous été conclus dans un esprit d’union nationale et nous devons nous en féliciter.

L’implication du Parlement relève de l’information et du débat en fonction des situations.
-    L’opération sur Kolwezi en 1978 avait donné lieu à une information de la représentation nationale, de même que notre intervention au Tchad en 1983.
-    Notre intervention au Kosovo, en mars 1999, avait été l’occasion d’un débat sans vote, deux jours après le début des bombardements.
-    En 2006, un débat a eu lieu deux mois après le vote de la résolution créant la FINUL II. 
-    Enfin, la participation de la France aux opérations militaires en Afghanistan à partir de décembre 2001 a donné lieu à un débat sans vote, après une intervention de Lionel JOSPIN.

Seul notre engagement militaire au cours de la première guerre du Golfe a fait l’objet d’un vote consécutif au débat, selon la procédure de l’article 49 alinéa 1er, c'est-à-dire l’engagement de la responsabilité du gouvernement.
Il s’agissait d’une opération massive analogue à une entrée en guerre contre un Etat souverain qui avait envahi son voisin, et personne ici ne peut confondre cet événement avec celui qui nous occupe à présent.

Dois-je également rappeler que ce vote est intervenu le 16 janvier 1991, à quelques heures du déclenchement des hostilités armées, et alors que l’ensemble du dispositif DAGUET était déjà positionné depuis plusieurs mois ! Certains d’entre-vous ont participé à ce débat et en conservent un souvenir aigu. Pas moi, car je me trouvais à cet instant auprès des forces françaises en Arabie saoudite…

Aujourd’hui, une partie de l’opposition souhaite un vote.
Je lui réponds en reprenant les propres termes de Lionel Jospin du 9 octobre 2001 lors d’une réponse à une question d’actualité posée par Alain Bocquet qui réclamait un débat avec vote : « vous savez – disait-il dans cet hémicycle - que nous ne pouvons pas faire appel à l’article 35, qui prévoit la déclaration de guerre, car ce n’est pas de cela qu’il s’agit; vous savez qu’on peut toujours utiliser l’article 49-1, mais celui-ci suppose un vote de confiance. […] Ce n’est pas un article prévu pour l’engagement de la France dans ce genre d’opérations. Si bien que nous avons utilisé l’article 132 du règlement ».
Je ne puis être plus clair que mon prédécesseur qui avait raison de considérer que la procédure du vote de confiance n’est pas adaptée à l’engagement de nos forces dans une opération de maintien de la paix comme nous en conduisons en Côte d’Ivoire, au Liban ou au Kosovo.

Telle est la situation institutionnelle actuelle.

Cinquante ans après la création de la Veme République, il vous sera cependant bientôt proposé de renforcer le rôle du Parlement en matière de politique étrangère et d’intervention militaire.

L’avant projet de loi constitutionnelle prévoit :
-    Que le parlement sera tenu informé dans les meilleurs délais de l’envoi de nos forces sur des théâtres d’opérations extérieurs. Il autorisera la prolongation éventuelle de ces opérations au-delà de six mois.
-    Que les deux assemblées auront le pouvoir de voter des résolutions.
-    Qu’elles pourront le faire également  sur les sujets de politique étrangère.
Je ne doute pas que ces dispositions feront l’unanimité sur vos bancs !

Mesdames et messieurs les députés,
Nous sommes en Afghanistan depuis décembre 2001 et il s’agit de prolonger un effort engagé de longue date.

Aujourd’hui, avec un peu plus de 2 300 hommes, dont 1700 dans la FIAS, sur près de 61 000, l’engagement militaire de la France la situe au 7e rang des 40 nations contributrices de troupes.
Nous nous plaçons ainsi entre les Pays Bas et la Pologne, loin derrière les contributions de plusieurs de nos partenaires européens, qui sont presque tous présents sur le théâtre afghan : Grande-Bretagne, près de 8.600 hommes ; Allemagne, près de 3.500 hommes ; Italie, plus de 2.400 soldats, Hollande environ 2 000...

Installés autour de Kaboul, les soldats français remplissent des actions de sécurisation ainsi que des missions d’encadrement des troupes afghanes en opération. Ils sont engagés dans des actions de combat. 6 Rafale et Mirage 2000 participent au dispositif allié de protection des troupes. Ces avions sont appuyés depuis le Kirghizistan et le Tadjikistan par des moyens de transport et de ravitaillement en vol. Enfin, une force navale française opère depuis l’Océan Indien dans le cadre de l’opération Liberté immuable.

Depuis plus de 6 ans nos soldats contribuent donc à la sécurisation de l’Afghanistan. J’ai une pensée particulière, empreinte de gravité et de considération, pour ceux qui sont là-bas, qui  risquent leur vie.
A ce jour, 14 de nos soldats sont tombés en Afghanistan. Tombés pour une certaine idée de la dignité humaine à laquelle le peuple afghan aspire. Tombés pour qu’il n’y ait plus de 11 septembre. Tombés pour rendre ce monde plus sûr.
Je sais que votre assemblée soutient nos forces armées et qu’elle ne les oublie pas.

L’Afghanistan ne doit plus jamais redevenir le foyer du terrorisme.
Ce pays encore vulnérable, est un carrefour stratégique sensible où voisinent une Asie centrale qui cherche sa voie, un Iran qui biaise avec les règles de la communauté internationale, une démocratie indienne qui lutte contre la menace d’attentats, un Pakistan qui, possédant l’arme nucléaire, est sous la pression des fondamentalistes.

Mesdames et messieurs les députés,
Quelle était la situation de l’Afghanistan en 2001 ?
C’était une dictature médiévale, un foyer de violence, une base arrière du terrorisme international.
Al Qaïda y avait implanté ses camps d’entraînement.
Des extrémistes, illuminés par une vision dévoyée de l’Islam, y trouvaient accueil et soutien. Sa population était soumise au joug de fer des Talibans : abolition des droits les plus fondamentaux ; oppression de la femme, intolérance érigée en doctrine de gouvernement ; interdiction de la musique, du théâtre, de la télévision ; destruction des bouddhas de Bamyan ; lapidation publique des condamnés.
L’Afghanistan d’avant 2001, c’était 15 millions de femmes sans visage, interdites d’école, privées de soins; c’était 30 millions d’Afghans ployant sous le régime du fanatisme et de la haine.

Depuis 2001, les efforts de la communauté internationale, des autorités locales et du peuple afghan ont commencé à porter  leurs fruits !

-    L’Afghanistan possède désormais des institutions démocratiques. Les femmes y jouissent de droits similaires à ceux des hommes.
-    Le nombre d’enfants scolarisés est passé de 900 000 en 2001 à 6,4 millions aujourd’hui. A Kaboul, il existe désormais 5 universités comprenant 14 facultés et 10 000 étudiants. En matière de santé, la mortalité infantile a baissé de 26%. Aujourd’hui, 80% de la population a accès aux soins contre 8% en 2001. En matière d’infrastructures, 4 000 km de routes ont été construits.
-    En matière économique, les pays de l’OTAN ont conduit plus de 1000 projets de développement pour un coût global de plus de 200 millions d’euros. La croissance de l’économie afghane atteint aujourd’hui un rythme de 13%.
-    L'Union Européenne a engagé une aide de 3,7 milliards d'euros pour la période 2002-2006. 600 millions ont été annoncés par la Commission européenne entre 2007 et 2010. Ces fonds vont principalement à l'amélioration de l'Etat de Droit, à la réforme des services publics et aux infrastructures.
-    A la demande du président Karzaï, la France organisera à Paris, en Juin, une grande conférence, propre à entraîner une mobilisation accrue de la communauté internationale.
-    Dans le domaine sécuritaire, l’armée afghane atteint désormais 50.000 hommes et bientôt 80.000. La France prend une part active à la formation de cette armée. L’Union Européenne et les Etats-Unis travaillent à la mise en place d’une police moderne déjà dotée de 75.000 hommes.
-    70% des incidents sécuritaires sont aujourd’hui cantonnés à 10 % du territoire.

Tous ces succès, mesdames et messieurs les députés, sont encore insuffisants et fragiles. Très fragiles.
Ils réclament de notre part de la persévérance, mais également un renouvellement de la stratégie commune. Un renouvellement pour amplifier la sécurisation du pays, approfondir son développement économique et social, accélérer le plein exercice de la souveraineté nationale par les autorités afghanes.
Ce sont ces objectifs là que le Président de la République fera valoir, demain, à Bucarest.
Comme il l’a indiqué lors de sa visite en Grande Bretagne : «  la France a proposé à ses alliés de l’Alliance atlantique une stratégie pour permettre au peuple afghan et à son gouvernement légitime de construire la paix. Si ces conditions sont acceptées, la France proposera lors du sommet de Bucarest de renforcer sa présence militaire ». 
Voilà ce qui a été précisément dit, et voilà pourquoi je vous indique que les modalités de cet effort ne sont pas encore arrêtées.

Le 26 février, le Chef de l’Etat a écrit à ses homologues de l’OTAN pour leur indiquer ces conditions :
- confirmation par les alliés de leur détermination à maintenir leur effort dans la durée ;
- adoption d’une stratégie politique partagée;
- meilleure coordination des efforts civils et militaires sur le terrain ;
- accroissement de l’effort de formation au profit des forces de sécurité afghanes. Il doit permettre une véritable « afghanisation » de la sécurité du pays, c'est-à-dire la prise en charge par les Afghans de leur propre sécurité – et rien ne nous paraît plus important que cette afghanisation, qui dessine à moyen terme l’autonomie de l’Etat afghan, et l’horizon de notre retrait.

Ces conditions seront débattues demain, et le Président de la République précisera, au regard de vos analyses et aux vues des conclusions du sommet, notre engagement. Celui-ci devra tenir compte de notre dispositif sur place, des réalités de terrain et des réponses de nos partenaires à nos questions. Nos forces armées engagées en Afghanistan peuvent être amenées à s’investir davantage dans les échelons du commandement en particulier à Kaboul, dans la formation de l’armée Afghane, dans les unités réparties dans les provinces d’Afghanistan pour y assurer la sécurité des populations et y garantir les progrès de la reconstruction. Les effectifs pourraient être de l’ordre de quelques centaines de soldats supplémentaires.

Mesdames et messieurs les députés,

Derrière notre débat trois voies se dessinent.
Ou bien nous retirons nos troupes et alors ce serait le signe que nous n’assumons plus nos responsabilités vis-à-vis de l’ONU et que nous rompons la solidarité qui nous unit à nos plus fidèles alliés dont plusieurs s’apprêtent à accroître leurs effectifs. En quelque sorte le sort de l’Afghanistan nous deviendrait indifférent.
Ou bien nous choisissons le statu quo ; et c’est l’enlisement de nos objectifs et l’impuissance de la France à peser sur la stratégie de la communauté internationale.
Ou bien nous accentuons nos efforts dans le cadre des conditions que nous avons posées, et alors nous amplifions ensemble les chances de la paix. 
Cette paix pour l’Afghanistan conditionne largement une part de notre sécurité, et donc de notre liberté. C’est un combat difficile mais c’est un combat qui est juste. 


Fin de citation. 
Samedi 8 mars 2008
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Aujourd'hui 8 Mars,  journée internationale des femmes, cette nécessité est devenue un impératif ... Il faut libérer Ingrid Bétancourt!
En première lecture, on pourrait croire que cet appel s'adresse aux FARC ... Après tout, pourquoi pas? Je doute, cependant, que les FARC s'exécutent ...
C'est alors au gouvernement colombien de faire le nécessaire pour atteindre l'objectif ...
Je n'aurai certainement pas l'outrecuidance de donner des leçons de "bonne conduite" au gouvernement colombien! Ce n'est certainement pas moi qui vais lui dire quoi faire?, quoi ne pas faire?, comment faire?

Ma position est donc toute simple à formuler : quoi que fasse le gouvernement colombien, je soutiendrai cette initiative!

Il arrive un moment où il faut cesser de tourner autour du pot ...
Le numéro 2 des FARC a été tué lors d'une opération militaire. Je n'ai pas versé une seule larme!
Un autre dirigeant a été abattu ... par son propre garde du corps qui s'est ensuite rendu aux autorités colombiennes. Je n'ai, là encore, pas versé une seule larme!
Samedi 1 mars 2008
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Maintenant, je me pose une vraie question! Aujourd'hui, je ne peux pas encore la formuler sur mon blog car je ne suis pas sûr de sa validité ...

Une fois de plus, notre Président de la République se fait remarquer, pas forcément sous le meilleur angle ...

Il s'agit, cette fois, de Ingrid Bettancourt, prisonnière des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (F.A.R.C.) depuis maintenant 6 ans ... C'est évidemment un scandale, un crime dont seuls sont capables les assassins sans foi ni loi, je veux parler de ces narco-trafiquants qui essaient de se donner une légitimité en s'abritant derrière une cause réputée juste pour, en réalité, s'enrichir sur le dos des gens qui consomment de la drogue ou bien qui travaillent à la produire.

Nous savons tous que Ingrid bettancourt est très malade, voire en danger de mort imminente ... Il faut la libérer, sans condition d'aucune sorte!

J'ai entendu, tout comme vous, Nicolas sarkozy dire, en substance, qu'il était près à se rendre lui-même sur la frontière vénézuelo-colombienne pour récupérer Ingrid, libérée ... SI LES F.A.R.C. POSAIENT CETTE CONDITION A SA LIBERATION.

J'ai bien entendu ...

Je me pose une série de questions et j'y apporte des réponses réservées et prudentes car je ne suis pas certain que ce soit les bonnes  réponses.

1. Les Farc ont-elles vraiment posé cette condition?
Je crois que NON! Et ceci pour la bonne et simple raison que si elles avaient posé cette condition, c'est qu'elles auraient déjà apporté une réponse certaine à une autre question. A  savoir : "Nous allons libérer Ingrid Bettancourt." 
A l'évidence, rien n'indique que les FARC ont pris une telle décision ... Si c'était le cas, cela se saurait! Ce n'est quand même pas banal ...

2. Pourquoi, dans ces conditions, Nicolas Sarkozy nous fait-il tout ce cinéma? 
Je vais finir par croire que c'est tout simplement pour, une fois de plus, faire parler de lui et capter l'attention des médias.
Si c'est le cas, c'est gravissime! Cela veut dire, à mes yeux, que Sarkozy est prêt à tout, absolument tout, pour faire parler de lui.

3. Troisième et dernière question : Nicolas Sarkozy est-il malade?
Je vais finir par croire que oui ...

4. Conclusion : Il ne terminera pas son mandat.
"Tout cela va mal finir". Jean François Léotard a raison.


Lundi 6 août 2007
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Jean Daumont me fait parvenir un article publié par Alexandre Adler dans Le Figaro d'aujourd'hui 6 Août.

Début de citation :

On ne peut parler de la Libye qu'entre le rire et les larmes. Les pitreries diverses de son chef, ainsi que son goût des accoutrements issus du Cirque Pinder, donnent souvent à sourire. Mais il est également vrai, malheureusement, que le pitre, lui, ne rit pas : si les infirmières bulgares et le médecin palestinien n'avaient pas dû signer en partant un engagement à renoncer à toutes poursuites pénales pour les tortures subies durant leurs longues incarcérations, un petit coup de projecteur sur le niveau de la civilisation de ce pays, nouvel ami et allié, aurait pu être braqué. Mais de sa brève passion pour la défunte Union soviétique, Kadhafi a au moins importé cette pratique de décharge judiciaire qui, rappelons-le, était imposée à partir de 1953 à tout citoyen soviétique élargi du Goulag.

Mais il y a encore plus tragique et plus comique à la fois dans le fait que la Libye est à peine une nation, et, à bien des égards, selon le voeu de son chef tutélaire, un État en voie de dépérissement : la Cyrénaïque a toujours regardé vers l'Égypte voisine, et les Frères musulmans, tournés vers Le Caire, y sont particulièrement bien implantés. La Tripolitaine et le Fezzan sont, au contraire, depuis toujours, des terres berbères, tournées vers le reste du Maghreb. Depuis l'émergence de la rente pétrolière, le travail est essentiellement assuré par des immigrés égyptiens ou tunisiens, voire africains, maltraités et brutalisés de temps à autre par les « citoyens » de cet admirable pays. Pays en sursis, tant sur le plan de la géographie que de l'histoire, la Libye et son chef, fort inintéressant, doivent cependant être préservés par tous les moyens, en raison de la crise profonde qu'elle traverse.

En effet, nous avons assisté, ces dernières années, à l'équivalent d'une mutation virale aux conséquences peut-être catastrophiques. La dynastie des Senousis, renversée par Kadhafi en 1970, a toujours eu des partisans qui furent un temps pro-occidentaux. Mais, depuis l'abandon de l'opposition par le président égyptien Moubarak, qui se réconcilia spectaculairement - et financièrement - avec Kadhafi, au début des années 1980, cette dernière n'a plus eu pour ressources que de maigres subsides américains et saoudiens, puis un appui de plus en plus ferme de la mouvance islamiste moyen-orientale.

Très vraisemblablement majoritaires dans le pays, les islamistes senousis, devenus entre-temps des fidèles dévoués d'Oussama Ben Laden, ont même, à présent, à leur tête un chef relativement charismatique, Yahia al-Libi, fort heureusement, pour l'instant, retranché quelque part dans les confins entre l'Afghanistan et le Pakistan. Mais la situation est suffisamment sérieuse pour avoir engagé Kadhafi, poussé par son fils, le très libéral Seif el-Islam, à se réconcilier avec l'Occident tout entier, qui considère aujourd'hui la dictature essoufflée et grotesque de Tripoli comme un moindre mal à supporter avec patience ; voire à défendre un jour contre des ennemis autrement redoutables, qui ne tarderaient pas à ressusciter l'agressivité terroriste des premières années du régime, les oripeaux du nationalisme arabe ayant été cette fois-ci troqués au profit d'un islamisme pur et dur. C'est la raison pour laquelle les procès implicites qui sont faits à la France et à son président, depuis la spectaculaire libération des infirmières bulgares, sont particulièrement malvenus, voire surprenants.

La Grande-Bretagne et les États-Unis n'ont pas attendu le résultat de ce douloureux problème humanitaire pour s'implanter de nouveau à Tripoli et commencer à négocier très officiellement des contrats d'armement, tandis qu'un grand économiste de Harvard, le professeur Porter, s'efforçait tant bien que mal d'instiller un semblant de rationalité économique dans cette malheureuse « boîte à sable », tuméfiée par une rente pétrolière excessive et toujours mal employée. Ce n'est un secret pour personne que l'Allemagne n'a cessé de pousser les intérêts de Siemens dans la conclusion d'un accord nucléaire civil, tandis que son ministre des Affaires étrangères poursuivait sa négociation humanitaire avec un indéniable succès. Quant à l'Italie, dont les services secrets aidèrent Kadhafi à prendre le pouvoir dès 1970, elle s'est fait, notamment en la personne de Romano Prodi, lorsqu'il présidait la Commission européenne, l'avocat inlassable du tyran de Tripoli. Tout ce que la France a apporté dans ce concert unanime du monde occidental, c'est un singulier dynamisme accompagné d'une vitesse d'exécution, dont elle est légitimement la bénéficiaire provisoire.