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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Lundi 19 janvier 2009
- Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Le Hamas se glorifie de la victoire ...
Il faut le lire pour le croire!
La situation est pourtant lumineuse ...

1. Israël a décidé d'un cessez-le-feu unilatéral afin de ne pas mettre Barack Obama en situation difficile au début de son mandat.
2. Israël se retire de la bande de Gaza car elle n'a aucune raison d'y rester. Qu'y feraient-ils sinon prendre le risque d'attentats?
3. Si les tirs de rockets reprennent, Israël reviendra, avec la même facilité qu'ils y sont entrés la première fois.

La question est donc posée : le Hamas sera-t-il assez con pour reprendre les tirs de rockets?

Il faut craindre que oui ... hélas pour les Gazaouis qui vont en reprendre plein la gueule!
Dimanche 18 janvier 2009
- Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Les choses sont on ne peut plus claire pour ce qui concerne l'extrème gauche : tout faire pour que Obama se plante le "mieux" possible, le plus vite possible, le plus profondément possible ....

C'est la très nette impression que je ressens en lisant les journaux bien pensants de la "gôche" (Le Monde par exemple) ou les radios bien pensantes du même bord (France Inter ...).

Alors que, compte tenu du poids économique et politque des Etats Unis, il faut EVIDEMMENT soutenir inconditionnellement Obama, on lit déjà, ici ou là, on entends déjà, ici ou là, des propos forts peu amènes à l'égard d'Obama!

C'est à se bouffer les couilles! (chose que je ne ferai certainement pas car j'en ai encore besoin!) ...

1. Si l'économie américaine ne se redresse pas, il ne fait aucun doute que l'économie mondiale va plonger vers l'abyme ... La Chine est, certes, la troisième puissance économique du monde mais elle pèse quatre fois moins que l'économie américaine alors que la population est 5 fois plus nombreuse. Il faut avoir ce rapport présent à l'esprit!

2. Alors que les Etats Unis ont procédé à une remise en cause drastique de leurs dogmes économiques ("l'Etat ne doit pas intervenir" puis "l'Etat doit intervenir mais avec modération" puis "l'Etat, si necessaire, doit procéder à la nationalisation des banques"), nos extrèmistes de service en demande encore plus! Le plan Obama de développement des énergies renouvelables, disent-ils, est un mauvais plan car il va permettre aux entreprises de se "refaire" et de ... faire des profits! Vous vous rendez compte? Faire des profits! Quelle horreur!

3. Obama ne va pas fermer Guantanamo ... Il revient déjà sur ses promesses! ... Mais, sacré mille nom de Dieu ... Obama n'a jamais dit qu'il allait remettre en liberté les terroristes qui s'y trouvent enfermés! Si ils ont été placé en détention à Guantanamo, c'est précisément pour qu'ils soient enfermés sans pour autant être sur le sol américain ... Donc, effectivement, il ne va pas être facile de fermer Guantanamo! Du moins aussi longtemps qu'on n'aura pas trouvé une solution de rechange ... Pas besoin d'être particulièrement fin politique pour comprendre ça!

4. Obama va soutenir Israël dans sa guerre d'agression contre le peuple palestinien ... Bien que n'étant pas "dans les petits papiers" de Barack Obama, je peux, dès maintenant, dire que oui! Sauf qu'il ne s'agit pas d'une guerre d'agression d'Israël d'une part mais d'une action d'auto-défense. sauf qu'elle n'est pas dirigée contre le peuple palestinien mais contre des fanatiques extrèmistes qui, sciemment, envoient des rockets sur des populations civiles dans le but d'exapérer les populations concernées afin de les précipiter dans les bras de l'extrème droite à quelques semaines des élections générales ... Le Hamas n'a pas à gérer ce genre de problème puisqu'il n'y a pas d'élections vraiment libres ... nulle part en Palestine arabe et surtout pas dans la bande de Gaza!

5. Etc. etc. ...
On n'est pas sorti de l'auberge!
Dimanche 18 janvier 2009
- Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Il fallait s'y attendre ...

Bien qu'Israël ait décidé, unilatéralement, un cessez-le-feu sur la bande de Gaza, le hamas, lui, n'en a cure ... Il continue ses lancers de rockets!

Ces fanatiques sont-ils suicidaires? Je vais finir par le croire ...
Je vais finir par croire que leurs chefs sont complètement cinglés et que les lanceurs de rockets croient vraiment qu'ils vont entre-appercevoir Allah s'ils meurent au combat! C'est vraiment complètement dingue!

Que va-t-il se passer?

Une chose toute simple : l'action militaire israëlienne va reprendre à bref délai! Cela ne fait aucun doute. Déjà, le Likhoud, le parti de droite très dur, partisan de la guerre à outrance contre les palestiniens (et non pas contre le seul Hamas) fait campagne contre ce cessez-le-feu unilatéral ... On peut facilement imaginer que, pour empêcher la victoire du Likhoud, l'actuel gouvernement de coalition "centristes-travaillistes" va être enclin à la reprise des bombardement avec des moyens plus drastiques et un nombre plus grand de victimes!

Eh, bien, soit! S'il est écrit quelque part que l'éradication des extrèmistes palestiniens est nécessaire à l'installation d'une paix durable dans la région, alors, il faut y aller ...
En 1945, les Alliés ont obtenu la paix en Allemagne au prix, certes, d'une destruction quasi totale de Berlin, de Dresde, de Hambourg, etc ...  et la paix au Japon au prix d'une destruction de Hiroshima et de Nagasaki ...

J'ignore s'il faudra en arriver là, à Gaza ... Je ne suis pas devin. Je sais, par contre, que le soutien politique à Israël sera plus nécessaire que jamais ...
Aussi, ma position politique personnelle est on ne peut plus claire :

"Quoi que fasse le Gouvernement légitime d'Israël - je dis bien quoi que fasse - je lui apporte mon soutien absolument inconditionnel ..."
Dimanche 4 janvier 2009
- Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Je ne vais pas tourner autour du pot ... et ma prise de position ne devrait surprendre personne. c'est la raison pour laquelle je ne me suis pa sprécipité pour l'exprimer.

Oui, j'en ai ASSEZ des terroristes de tout poil ...

Oui, j'en ai assez des extrèmistes qui ne supportent pas l'idée de démocratie, c'est à dire du respect des opinions divergentes. Quand on se renseigne sur ce qui s'est passé à Gaza sous la terreur idéologique du Hamas, un vrai démocrate n'a aucune raison de faire preuve de faiblesse dans le soutien à Israël, seul Etat démocratique dans cette région du monde.
Qu'on veuille bien ne JAMAIS oublier que Hitler est arrivé au pouvoir par ... les urnes! Alors même que les puissances occidentales savaient ce qu'il y avait derrière ("Plutôt Hitler que le Front Populaire!", tel était le mot d'ordre d'une certaine "bougeoisie", tout spécialement celle des "deux cents familles" et du "mur d'argent").  

Oui, il faut, sans aucune faiblesse d'aucune sorte, procéder à l'éradication de ces pustulences qui, aujourd'hui encore, affichent explicitement leur volonté de "rejeter les juifs à la mer" ...

J'ignore ce que va faire Israël ... Je ne suis pas israëlien, ni juif ... seulement un démocrate atavique ...

Mais quoique fasse Israël, je lui apporte mon soutien inconditionnel!

Tant pis pour les dégats collatéraux ... Il est des circonstances où il faut savoir ce que l'on veut! Je sais ce que je veux!



Mardi 4 novembre 2008
- Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Recommander
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America!

America!

Le monde entier te regarde!

Americans!

Americans!

Barack Obama est là!

America! America!
Pitié! Ne nous déçois pas!

Alleluia?

Alleluia?

Barack Obama ... sera?
Jeudi 23 octobre 2008
- Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Recommander
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La dernière ligne droite est engagée désormais ... Logiquement, Barrack Obama peut légitimement espérer être élu comme prochain Président des Etats Unis d'Amérique.

Il va hériter d'une situation véritablement explosive! La crise financière et ses retombées sur les classes moyennes qui, par centaines de milliers, vont devoir vendre leurs logements dans les pires conditions financières appellent une prise en main que seul un héritier de Franklin Delanoe Roosevelt et de son "New Deal" peut mettre en oeuvre et conduire ...

Il va lui en falloir du sens politique à Barrack Obama si les destinées du pays lui sont confiées! Ca tombe bien. Il semble avoir démontré, sa campagne en témoigne, qu'il en a. Cet homme comprend les choses et est apparemment capable d'apporter les réponses qu'il faut et que les gens attendent ...

La tempête s'annonce particulièrement grave. Il ne sert à rien de se voiler la face! Aux Etats unis, les conditions politiques vont peut-être être créées pour réaliser des avancées décisives sur le terrain de la protection sociale dont ... 45 millions d'américains sont dépourvus (15% de la population!).

Les Etats Unis, enfermés dans leur idéologie traditionnelle (c'est au marché de "faire" ... Il faut donc le laisser faire ...), ont pris un retard considérable sur l'Europe (la "vieille Europe" de Donald Rumfeld).

Faut-il rappeler que la première protection sociale sérieuse a été mise en place en Allemagne par ... le comte von Bismarck, dont personne ne se risquerait à soutenir qu'il était de ... gauche?

Il faut espérer que les Etats Unis trouveront la force de se remettre en question. Ce n'est pas certain! Ce n'est pas gagné!

Déjà, le soutien que cet excellent Colin Powell a accordé à Barrack Obama contribue à la construction de cette dynamique de la dernière ligne droite, celle qui compte!

Il faut souhaiter que d'autres Républicains modérés apportent leur soutien à Obama afin que ce Président (s'il le devient!) soit l'incarnation de tout un peuple. Il faudra fédérer toutes les énergies pour entreprendre les indispensables réformes dont ce grand pays a un urgentissime besoin!

Dans une certaine mesure, Il y a, la nervosité en moins (mais qui s'en plaindra?), du Sarkozy dans Obama : un sens politique particulièrement affuté! Souhaitons lui de réussir ...
Lundi 6 octobre 2008
- Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Social-démocratie - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Et si il y a conflit? Par exemple si aucun des candidats ne réunit la majorité des grands électeurs? C'est déjà arrivé! Trois fois...

Début de citation :

Le fonctionnement du collège électoral

 

 
La Constitution des États-Unis d'Amérique

La Constitution prévoit la création du collège électoral, mais donne peu d'indications sur la désignation des grands électeurs.

Le fondement constitutionnel.

Extraits de l’article II, section 1, de la Constitution des Etats-Unis :

"Le pouvoir exécutif sera conféré à un président des États-Unis d'Amérique. Il restera en fonction pendant une période de quatre ans et sera, ainsi que le vice-président choisi pour la même période, élu comme suit :

Chaque État nommera, de la manière prescrite par sa législature, un nombre d'électeurs égal au nombre total de sénateurs et de représentants auquel il a droit au Congrès, mais aucun sénateur ou représentant, ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit, ne pourra être nommé électeur."


• Le collège électoral n’est pas un lieu. C’est une institution aussi ancienne que la Constitution des États-Unis dans sa forme initiale. Le collège électoral a été créé par les pères fondateurs des États-Unis afin de trouver une solution intermédiaire entre l'élection du président par le Congrès ou son élection au suffrage populaire direct. Le peuple américain vote donc pour désigner des grands électeurs, qui élisent ensuite le président. Les Archives nationales des États-Unis sont chargées de veiller au bon fonctionnement du collège électoral.

• Chaque État désigne des grands électeurs en nombre égal au nombre total de ses sénateurs (toujours deux) et de ses représentants au Congrès, en fonction de l’importance de sa population, telle qu’elle ressort d’un recensement effectué tous les dix ans. L'État fortement peuplé de la Californie dispose actuellement de 55 grands électeurs, alors que les États les moins peuplés, par exemple le Dakota du Nord, peuvent n'en n'avoir que 3 ou 4.

• Le collège électoral regroupe actuellement 538 grands électeurs, dont 535 font exactement écho aux 535 membres du Congrès (100 sénateurs et 435 représentants). Trois grands électeurs sont également attribués au district de Colombie (c'est-à-dire à Washington, la capitale des États-Unis). La majorité requise pour élire le président et le vice-président est de 270 voix.

• La Constitution des États-Unis est très concise en ce qui concerne les qualifications requises pour occuper les fonctions de grand électeur. L’article II indique simplement qu'aucun membre du Congrès « ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit » ne pourront être nommés grand électeur.

 
Cérémonie de prestation de grands électeurs au Massassuchussetts

Les grands électeurs du Massachusetts prêtent serment en décembre 2000, à la Chambre des représentants de cet État à Boston.

• Le mode de désignation des grands électeurs varie d’un État à l’autre. Ce sont en général les dirigeants des partis politiques de chaque État qui sélectionnent les grands électeurs lors de la convention de leur parti local ; ce choix peut également être effectué par vote du comité central du parti, toujours au niveau de chaque État. Les grands électeurs sont souvent choisis en remerciement de leurs services et de leur fidélité à leur parti. Ils sont souvent choisis parmi les élus locaux, les dirigeants du parti et des personnes proches du candidat à la présidence.

• Le jour de l'élection présidentielle, c'est-à-dire le premier mardi après le premier lundi du mois de novembre (donc le 4 novembre en 2008), le peuple américain vote afin de désigner au niveau de chaque État les grands électeurs soutenant les différents candidats aux fonctions de président des États-Unis. Les noms des grands électeurs apparaissent parfois en dessous du nom des candidats sur le bulletin de vote conformément aux modalités prévues par les divers États.

• Les grands électeurs représentant chaque État se réunissent le premier lundi suivant le deuxième mercredi de décembre (donc le 15 décembre en 2008) afin de choisir le président et le vice-président des États-Unis.

• Aucune disposition de la Constitution ou aucune loi fédérale n’exige que les grands électeurs votent de manière conforme aux résultats du scrutin organisé dans l'État dont ils relèvent. Toutefois, les lois de certains États imposent des amendes aux grands électeurs renégats ou les disqualifient s’ils expriment un suffrage invalide. Ils sont alors remplacés par un suppléant. La Cour suprême des États-Unis n’a jamais eu à décider si la Constitution exige que les grands électeurs tiennent leur engagement de voter en faveur d’un candidat donné, ni à se prononcer sur la validité des amendes en cas de transgression. Aucun grand électeur n’a jamais été poursuivi pour avoir voté de manière contraire à son engagement.

• Il est rare aujourd’hui que des grands électeurs fassent fi des suffrages exprimés par les électeurs en exerçant leur droit de vote en faveur d’un candidat autre que celui désigné par leur parti. Les grands électeurs occupent en général des postes de responsabilité au sein de leur parti, ou sont choisis en remerciement de nombreuses années de bons et loyaux services. Depuis la création des États-Unis, plus de 99 % des grands électeurs ont voté conformément à leur engagement.

• Le choix du président et du vice-président des États-Unis est déterminé par les suffrages exprimés par les grands électeurs, et non par la majorité relative ou absolue obtenue par tel ou tel candidat lors du scrutin national. Ceci étant, le candidat arrivé en tête du scrutin au niveau national a toujours obtenu la majorité des suffrages des grands électeurs depuis la création des États-Unis, sauf à quatre reprises : en 1824, en 1876, en 1888 et en 2000.

• En 2008, 48 des 50 États fédérés attribueront au candidat arrivé en tête dans leur État la totalité des voix dont ils disposent au sein du collège électoral. Le district de Colombie fera de même. À titre d’exemple, les 55 voix dont dispose la Californie seront attribuées en totalité au candidat arrivé en tête dans cet État lors du vote populaire, même si le vainqueur ne l’emporte qu’avec 50,1 % des suffrages contre 49,9 %. Seuls deux États, le Maine et le Nebraska, n'ont pas adopté ce système. Dans ces deux États, les voix des grands électeurs pourront être partagées entre les candidats en fonction d’une règle de répartition proportionnelle.

• Les deux chambres du Congrès se réunissent en assemblée plénière au cours du mois de janvier suivant l’année de l’élection présidentielle, afin de procéder au décompte des voix des grands électeurs.

• Le XXIIe amendement de la Constitution accorde à la Chambre des représentants le privilège de désigner le président des États-Unis lorsqu’aucun candidat n’a obtenu la majorité des voix des grands électeurs. La Chambre des représentants choisit le président par un vote à la majorité parmi les trois candidats auxquels les grands électeurs ont accordé le plus grand nombre de voix.

Le scrutin se déroule État par État, la délégation de chaque État disposant d'une seule voix.

Le Sénat choisit le vice-président par un vote à la majorité lorsqu’aucun candidat à ce poste n’a obtenu la majorité des suffrages des grands électeurs. Chaque sénateur se prononce alors pour l'un des deux candidats auxquels les grands électeurs ont accordé le plus grand nombre de voix.

• La Chambre des représentants a choisi le président à deux occasions, en 1800 et en 1824. Le Sénat n’a choisi le vice-président qu’une seule fois, en 1836.

• Selon diverses sources de référence, 700 propositions d'amendement visant à modifier ou à supprimer le collège électoral ont été soumises au Congrès au cours des deux cents dernières années. En fait, les propositions sur ce sujet ont été plus nombreuses que celles portant sur tout autre sujet d'amendement de la Constitution.

• Les opinions sur la logique du système du collège électoral peuvent varier selon l'intérêt que l’on porte aux partis tiers, c'est-à-dire les partis autres que le parti démocrate et le parti républicain. Le système du collège électoral leur est incontestablement défavorable. Des candidats d'autres partis bien implantés dans certaines régions du Sud ont obtenu suffisamment de suffrages en 1948 et 1968 pour être représentés au collège électoral. Leur réussite a pu affecter le résultat, sans pour autant constituer une menace sérieuse pour le vainqueur, issu à nouveau d'un grand parti.

Le dernier candidat d'un parti tiers à obtenir un résultat satisfaisant aura été le président républicain Théodore Roosevelt en 1912. Il s'est classé en deuxième place, assez loin derrière le vainqueur pour ce qui est des suffrages populaires comme des voix des grands électeurs, en obtenant 88 des 266 voix nécessaires à l’époque pour l'emporter lors du vote du collège électoral.

En 1992, Ross Perot n’a obtenu aucun grand électeur alors que 19 % des suffrages populaires s'étaient portés sur son nom au niveau national. Il n’avait pas en effet réussi de manière suffisamment nette dans aucun État en particulier.

Fin de citation.

Il faut préciser que Théodore Roosevelt (grand oncle de Frankilin Delanoe Roosevelt, le président du New Deal) avait des conceptions pas très en harmonie avec la base de son parti ... Il avait commencé sa première mandature à la suite du décès de son président dont il était le vice président. C'était, disons, une très forte personnalité!





Lundi 6 octobre 2008
- Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Social-démocratie - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Contrairement aux idées reçues, les "Grands Electeurs" ne se déplacent pas à Washington!

Début de citation :

Une journée dans la vie d’un grand électeur

 
Le capitole de l'État du Delaware à Dover
Timothy Willard a passé son unique journée en qualité de grand électeur au Capitole de l'État du Delaware, qui est situé à Dover.

Timothy Willard est l’un des grands électeurs qui ont participé à l’élection présidentielle de 2004. Il raconte son expérience. Le candidat qu’il soutenait a été battu.

Bruce Odessey est directeur de la rédaction du présent numéro de la revue eJournal USA.

Le présent article fait partie de la prochaine revue "eJournal USA" consacrée au collège électoral.

Bruce Odessey :

"Un beau jour de décembre 2004, Timothy Willard s’est absenté quelques heures de son cabinet d’avocats de Georgetown, au Delaware, pour prendre part à l'élection du président des États-Unis dans la capitale de cet État, Dover.

La plupart des gens pensaient sans doute que le président avait été élu un mois plus tôt, lorsqu'ils s’étaient rendus aux urnes. En fait, ils avaient simplement choisi 3 grands électeurs du collège électoral, qui s'étaient engagés à voter pour le candidat républicain George W. Bush ou pour le candidat démocrate John Kerry.

Pilier du parti démocrate, M. Willard occupait les fonctions de dirigeant du parti au niveau de l’un des comtés du Delaware. Il a participé en 2000 à la convention nationale chargée de choisir un candidat pour représenter le parti démocrate à l'élection présidentielle. Il a également participé à l'élaboration du programme politique de son parti en 2004.

Le Delaware est l’un des plus petits États des États-Unis. En 2004, il ne disposait que de 3 grands électeurs (le plus grand État du pays, la Californie, en avait 55 à elle seule). Le Delaware n'est formé que de 3 comtés. Le président du parti démocrate de l'État avait d'ailleurs décidé de désigner un grand électeur au sein de chaque comté dans l'hypothèse où John Kerry aurait remporté les suffrages populaires au Delaware. M. Willard était la personne choisie dans le comté de Sussex.

Une journée à Dover

Avec 53 % des suffrages exprimés, c’est effectivement John Kerry qui a été vainqueur au Delaware. En fait, depuis 1988, les candidats à la présidence des États-Unis présentés par le parti démocrate ont remporté toutes les élections au niveau de l’État. C’est ainsi que M. Willard a pu se rendre à Dover afin de prendre part au vote du collège électoral, qui s'est déroulé le 13 décembre. La Constitution des États-Unis prévoit en effet que les grands électeurs de l’ensemble des États et du district de Colombie (c'est-à-dire de Washington, la capitale des États-Unis) votent le premier lundi suivant le deuxième mercredi du mois de décembre.


 

John Kerry et George Bush en 2004
John Kerry (à droite) l'a emporté dans le Delaware en 2004, mais a été battu au niveau national par George W. Bush.

À dix heures du matin, M. Willard et les 2 autres grands électeurs ont pris place dans la salle richement décorée où siège habituellement la Chambre des représentants du Delaware. Après avoir choisi un président de séance en leur sein, les 3 grands électeurs se sont mis au travail.

Ils ont tout d’abord examiné les résultats officiels communiqués par l'administration chargée des élections dans l'État, avant de signer divers documents d’homologation. Ils ont ensuite envoyé ces documents au secrétaire d'État du Delaware, qui devait les transmettre aux Archives nationales à Washington. Quelques semaines plus tard, le Congrès des États-Unis a fait le compte officiel des suffrages exprimés par le collège électoral en faveur des candidats aux fonctions de président et de vice-président, y compris le suffrage exprimé par M. Willard.

À ce stade, le monde entier savait déjà que George Bush l'avait emporté sur John Kerry par 286 voix contre 252.

Un rôle essentiellement cérémoniel.

Les grands électeurs ne disposent pas de la liberté de manœuvre que les fondateurs des États-Unis avaient sans doute imaginée lorsqu’ils ont rédigé la Constitution en 1787. Dès 1796, la montée en puissance des partis politiques a commencé à avoir une influence sur le fonctionnement du collège électoral.

M. Willard a donc joué un rôle essentiellement cérémoniel. Il ne lui serait pas venu à l’idée de voter pour un candidat autre que John Kerry. En fait, la loi du Delaware lui aurait interdit de voter pour qui que ce soit d’autre (personne ne sait si cette interdiction est conforme à la Constitution, mais les grands électeurs renégats sont extrêmement rares).

« La presse, les médias et le public ne se sont pas vraiment intéressés à notre vote, a-t-il indiqué. Il n’y a avait pas grand monde sur le balcon réservé aux visiteurs lorsque nous nous sommes réunis à la Chambre des représentants. »

Quoi qu’il en soit, M. Willard est fier d’avoir pris part à cette formalité incontournable. « Même si ce scrutin est mal connu, le fait d'y avoir participé fut un grand honneur pour moi », a-t-il dit.  

Il pense toutefois que les États-Unis devraient envisager un système différent pour l'élection présidentielle, afin d’éviter qu’un candidat ayant reçu moins de voix populaires qu’un autre au niveau national ne soit élu président, comme cela arrive parfois avec le système du collège électoral.

« Je pense que nous devons réfléchir à des solutions plus logiques et plus simples, car à mon avis il n’est pas souhaitable que la population ne comprenne pas le système ou qu'elle fasse preuve de cynisme à son égard. »

Fin de citation.

On est très respectueux des règles aux Etats Unis ... Du moins de certaines d'entre elles!

Lundi 6 octobre 2008
- Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Social-démocratie - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Pour y voir plus clair, laissons parler le Professeur Lublin, de l'American University de Washington.

Début de citation :

"Il n’est pas difficile de trouver des raisons d’abolir le collège électoral chargé d’élire le président des États-Unis, particulièrement si l’on considère que ce système produit parfois l’élection d’un candidat qui a reçu au niveau national moins de suffrages populaires que le candidat battu, mais remplacer le système actuel n’est pas si simple !

Le collège électoral n’est pas prêt de disparaître.

En effet, il est très difficile de modifier la Constitution des États-Unis. Sa modification exige que le Congrès adopte un amendement nécessitant la majorité des deux tiers à la Chambre des représentants comme au Sénat. Cet amendement doit ensuite être ratifié par les trois quarts des États fédérés.

La Constitution n’a donc été modifiée que 27 fois depuis son adoption en 1787. Encore ces 27 amendements comprennent-ils les 10 amendements constituant la Déclaration des droits qui ont été adoptés peu après la ratification de la Constitution d’origine.

Un très large soutien, pour ne pas dire un consensus, est indispensable pour obtenir la ratification d’un amendement constitutionnel. Or, l’idée de l’abolition du collège électoral ne bénéficie pas d’un tel consensus pour l’instant. De nombreux démocrates estiment que la défaite de leur candidat en 2000 confirme l’urgence d'une réforme, mais certains républicains considèrent que les efforts visant à modifier le régime actuel ont pour objet de jeter le discrédit sur la victoire de leur candidat cette année-là. Il n’y a donc pas consensus sur la nécessité d'une réforme, même si cette idée a des sympathisants au sein des partis aussi bien démocrate que républicain.

Plusieurs États auraient en outre des raisons de s’opposer à une telle ratification. Les petits États sont avantagés lors de la répartition des grands électeurs. En effet, chaque État reçoit au sein du collège électoral un nombre de voix correspondant au total du nombre de ses sénateurs (toujours deux) et du nombre de ses représentants à la Chambre des représentants (un au minimum). Certains États où la compétition est particulièrement serrée, notamment la Floride et l’Ohio en 2000, en 2004 et en 2008, bénéficient d’une sollicitude accrue de la part des candidats à la présidence. En effet, sauf au Maine et au Nebraska, le vainqueur dans un État donné reçoit la totalité des suffrages des grands électeurs de cet État. Les opposants au système du collège électoral dénoncent cet aspect, mais les petits États ne sont pas prêts à renoncer aux égards que les candidats leur accordent. Enfin, de nombreux Américains sont attachés au fait que le collège électoral reflète le caractère fédéral des États-Unis et ne souhaitent pas son abolition. Ils voient dans les tentatives de réforme une attaque contre le régime fédéral et les prérogatives des États fédérés.

L'hypothèse d'un pacte entre États.

Certains partisans d'une réforme du collège électoral proposent de trouver une alternative à la méthode d'amendement de la Constitution en adoptant un pacte entre États (le National Popular Vote Compact). Ce pacte garantirait que le candidat ayant reçu le plus grand nombre de voix populaires lors de l’élection au niveau national sera élu président. Ses partisans souhaitent que des États détenant la majorité des voix au sein du collège électoral s’engagent à voter en faveur du candidat à la présidence qui aura remporté le vote populaire au niveau national, que ce candidat soit arrivé en tête ou non dans tel ou tel des États adhérant à ce pacte. Il est vrai qu’il serait beaucoup plus facile de réformer le système du collège électoral au moyen d’un pacte entre États que dans le cadre d'un amendement de la Constitution. En effet, il suffirait que les 11 États fédérés les plus peuplés s’accordent pour que le pacte s’applique, alors qu'un amendement constitutionnel ne peut entrer en vigueur qu’après ratification par 38 États.

 
La solution apparemment astucieuse du pacte risquerait toutefois d’être source de nouvelles difficultés, car l’élection présidentielle américaine ne se déroule pas dans le cadre d’un scrutin national unique. En fait, 51 élections distinctes ont lieu dans les 50 États et dans le district de Colombie (c'est-à-dire à Washington, la capitale des États-Unis). Chaque État décide du nom des candidats aux fonctions de président et de vice président figurant sur ses bulletins de vote. Des noms différents sont donc inscrits sur les bulletins des différents États. Un pacte ne serait pas suffisant pour créer aux États-Unis un vrai scrutin national permettant aux électeurs de disposer d’un choix uniforme de candidats.

En théorie, un candidat à la présidence peut même se présenter avec des colistiers différents selon les États. Le pacte envisagé prévoit que les suffrages exprimés dans tout État en faveur d’un candidat à la présidence et de son colistier comptent en faveur du tandem, quel que soit le candidat à la vice-présidence dont le nom figure sur le bulletin. Pour prendre un exemple, le nom du colistier du candidat indépendant Ralph Nader n’apparaissait pas sur les bulletins de vote de la Californie en 2004. Dans notre exemple, tous les suffrages exprimés en faveur de Ralph Nader en Californie auraient été totalisés au niveau national, non seulement à son nom, mais aussi en faveur du colistier dont le nom ne figurait pas sur le bulletin. Le caractère insatisfaisant d'une telle solution est évident.

Nouvelles questions.

La nécessité d’une réforme du collège électoral a été illustrée lors de l’élection présidentielle serré qui a opposé le républicain George W. Bush au démocrate Al Gore en Floride en 2000. Paradoxalement, un scrutin populaire national serait de nature à accentuer les difficultés en cas de résultats particulièrement serrés.

Aucun mécanisme ne permet actuellement de trancher dans ce cas-là. Et le National Popular Vote Compact proposé ne règle pas la question. Les lois actuelles relatives à un nouveau compte des suffrages en cas de scrutin indécis ne s'appliquent qu'au niveau des États pris individuellement et non au niveau national. Par ailleurs, contrairement à ce qui s'est passé en 2000 lorsqu'un nouveau compte s'est révélé nécessaire en Floride, les médias et les partis démocrate et républicain auraient beaucoup de mal à veiller au bon déroulement du nouveau compte au niveau national. La définition de résultats serrés serait en outre beaucoup moins stricte dans le cadre d'une élection nationale, même s’il est certain qu'une telle éventualité est moins vraisemblable.

On peut également se poser la question de la force juridique d’un pacte qui imposerait aux États contractants de voter d'une manière donnée au sein du collège électoral. La Constitution américaine accorde au corps législatif de chaque État le droit de décider de la répartition des suffrages de leurs grands électeurs. Le pacte interdirait à tout État de se retirer dans les six mois précédant une élection, mais la force juridique de cette disposition est loin d'être établie. Il ne prévoit aucune mesure de sauvegarde si les tribunaux refusent d'interdire à certains États de se retirer du pacte alors même qu’ils le souhaitent.

Ces considérations peuvent sembler marginales et excessivement techniques, mais l'élection présidentielle de 2000 a montré l’importance des subtilités juridiques et la nécessité d’être prêt lorsqu'un scrutin produit des résultats particulièrement serrés. Il sera peut-être un jour possible d'élire au suffrage universel direct le Président des États-Unis, mais cela n'est envisageable qu'au prix d'importants efforts de préparation au niveau fédéral et sous réserve que se dégage un consensus nettement plus large que ce n'est le cas aujourd'hui.

Fin de citation.

On peut rappeler, à propos du "fédéralisme" que la lutte politique se situe entre les "fédéralistes" et les "anti-fédéralistes" (vu de France, ceux-ci pourraient être confondus avec les jacobins alors qu'ils sont, en réalité, les partisans de plus de pouvoirs aux Etats fédérés, c'est à dire les plus anti-jacobins) ... La Civil War (vu de france, c'est la guerre de sécession) a été gagnée par les fédéralistes contre les "confédérés". Ce n'est pas pour rien que les Américains citent volontiers le nom de l'Etat dont ils sont originaires. Chacun d'eux a une histoire propre.

Mercredi 13 août 2008
- Publié dans : Politique extérieure - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Recommander
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A lire certains blogs, on finirait par se demander si une troisième guerre mondiale n'est pas en train de s'enclencher dans cette région du globe...

Il est temps d'en revenir à une vision réaliste de la situation et des rapports de forces...

1. Le Président Saakachvili a été démocratiquement élu et les élections législatives qui ont suivi l'on conforté dans son autorité puisque son camp a obtenu 60% des voix, soit nettement plus que ce qu'obtiennent les partis politiques dans les démocraties "occidentales" qui restent, quoi qu'on en dise, une solide référence.

2. On peut être démocratiquement élu et commettre néanmoins de grosses balourdises. Ainsi est, à n'en pas douter, une énorme balourdise l'intervention militaire en Ossétie du Sud dont tout le monde sait que cette région n'a, historiquement, strictement rien à voir avec la Georgie mais que son rattachement à ladite Georgie est bien la séquelle d'une des élucubrations démentes de Staline...

3. La balourdise dans l'action est presque toujours précédée d'une balourdise dans la réflexion. Ainsi, croire que la Russie va accepter, sans broncher, que la Georgie rejoigne l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN; NATO en anglais) relève de la cécité politique pure. Il faut rappeler, car beaucoup l'ignore, que ledit traité a été construit en 1949 dans le but évident de faire échec à un non moins évident et possible débordement de l'Union Soviétique sur toute l'Europe.  C'est ainsi que chaque Etat membre de l'OTAN a l'obligation de porter son armée à la frontière d'un autre Etat membre si celui-ci est attaqué par un pays non-membre.
En clair, tous les Etats membres de l'OTAN doivent porter leur armée à la frontière commune entre la Georgie devenu membre de l'OTAN et la Russie. On comprend donc aisément que la demande d'adhésion de la Georgie à l'OTAN mérite un examen TRES ATTENTIF. Il est des circonstances où, avant de prendre une décision, il faut y regarder à deux fois et même à trois ou quatre fois...
Imaginons que tous les pays qui ont une frontière commune avec la Russie fassent une telle demande et que cette demande soit acceptée; la Russie ne pourra que se sentir encerclée par des forces hostiles... Cette perspective est donc impensable.

4. Monsieur Saakachvili doit se faire une raison : il n'est pas chargé d'être le fer de lance des démocraties occidentales contre le régime russe quoi que l'on puisse penser du régime en question... Contente ou pas, la Georgie sera sacrifiée si c'est le prix à payer pour éviter une troisième guerre mondiale.

5. Au train où vont les choses, les Etats Unis vont devoir envisager de renoncer à leur projet d'installation d'un système anti-missiles en Tchéquie. Théoriquement destiné à neutraliser les Etats voyous tel l'Iran, un tel système anti-missile a pour effet de neutraliser AUSSI les missiles russes... mettant ainsi à nu toute la stratégie de défense de la Russie qui reste basée, avec les missiles, sur une logique de dissuasion ("si tu me frappes, je te frappe ou je frappe tes alliés"). Je n'ai personnellemùent pas envie d'être au milieu du champ de bataille ...

6. Je tiens désormais pour plausible une démission de Monsieur Saakachvili de la Présidence de la Georgie dans un délai raisonable... A trop vouloir fanfaronner, on risque de se brûler les ailes. Cet homme n'a pas la carrure d'un Chef d'Etat.

7. En l'état actuel des choses, il n'y a pas d'autre voie que la "finlandisation" de la Georgie, n'en déplaise aux Georgiens eux-mêmes. Rappelons que la "finlandisation" est une expression née de l'état "relationnel" de la Finlande avec son voisin soviétique de l'époque au temps de la guerre froide. Elle était bien obligée d'accepter d'être le tampon entre l'Est et l'Ouest. Elle avait un régime politique de type occidental mais entretenait des relations "amicales" avec son voisin soviétique. Que pouvait-elle faire d'autre?
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