Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Cohésion sociale

Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 12:45
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

J'en reste sur le cul! J'ai du mal à croire que l'on puisse atteindre un tel sommet dans la démagogie ... Pourtant, je n'ai pas été victime d'une berlue auditive! "Il" l'a bel et bien dit!

 

Nous sommes à moins de trois mois du jour où nous connaitrons le nom du futur Président de la République. Le détenteur de la fonction en titre, après avoir dit :

1. "Je serai le président du pouvoir d'achat"

2. "Si le chômage n'a pas diminué de moitié à la fin de mon mandat, les Français et les Françaises devront en tirer les conséquences"

vient d'émettre une idée de référendum sur un sujet hyper-sensible, probablement le plus sensible pour l'écrasante majorité des électeurs.

 

Eh bien, chiche! Qu'il le programme "son" référendum ... Je lui laisse le choix de la date!

1. Avant le premier tour de l'élection présidentielle. C'est techniquement possible.

2. Entre les deux tours de cette même élection. Pourquoi pas?

3. Après le deuxième tour décisif de l'élection présidentielle mais avant le premier tour des législatives. Histoire de mettre un peu de piment dans le débat public ...

4. Dans le mois qui suit le deuxième tour des législatives voire la semaine qui suit ...

 

Je pose une seule condition : il faudra que le projet de loi soumis à référendum traite des deux sujets :

1. Le mode de financement de l'indemnisation et le mode de financement des actions de retour à l'emploi.

2. Le mode de calcul de l'indemnisation des "privés d'emploi".

 

Il est clair, en effet, que, si on suit l'idée d'un référendum sur un tel sujet, il va falloir retenir la perspective de faire payer tous les électeurs et toutes les électrices. Comment accepter l'idée que des personnes - nombreuses - qui ne payent RIEN pour financer ce drame national puissent avoir le droit de décider qui va payer à leur place? Moi, avec ma proposition de réforme développée ici même il y a moins de 15 jours, j'ai déjà lancé une piste! "Lui", rien! Je la résume : Supprimer le mode actuel de financement et le remplacer par une augmentation de la CSG (voire une deuxième augmentation de la TVA ...?).

Il sera intéressant de voir comment vont réagir les électeurs et les électrices! Selon le schéma que je propose, ceux qui travaillent dans le secteur privé marchand vont payer moins qu'actuellement. Les autres, tous les autres, peu ou prou, vont payer plus ...

 

Une leçon simple à tirer de cette proposition saugrenue de référendum : la démagogie rend fou!


Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 14:45
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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On peut se poser la question ...

 

Tout commence avec une décision prise par un gouvernement plutôt courageux dirigé par Jean Pierre Raffarin.

 

L'idée de base est simple et très classique ... Trop classique même, vraisemblablement ...

 

1. On vit de plus en plus vieux. Ce n'est pas moi qui, à bientôt 62 ans, vais m'en plaindre ... Je n'y ai aucun intérêt.

2. La probabilité pour que l'on devienne "dépendant" (c'est à dire que l'on soit difficilement capable de s'occuper de soi-même pour les activités de la vie quotidienne, voire pratiquement incapable) est grande, très grande.

3. Autrefois, le problème ne se posait pas ou très peu : on mourait avant d'être dépendant.

4. La dépendance coûte cher ...

5. Le financement de la protection sociale repose principalement sur les salaires ...

6. Donc ... continuons de prélever sur les salaires! CQFD!

 

Tout le monde veut bien recevoir ... mais personne ne veut payer! Presque tout le monde veut que ce soit LES AUTRES qui paient!

Un mathématicien moyen peut démontrer que, avec une telle hypothèse, on va dans le mur! En klaxonnant ...

Nous  ne sommes pas sorti de l'auberge ...

 

Vient alors une importante réforme constitutionnelle : sous réserve de respecter des critères précis, on peut aboutir à la saisine du Conseil Constitutionnel pour toute loi n'ayant pas déjà été examinée et validée par ledit Conseil ...

 

Quand il s'agit de mettre un terme à un abus manifeste, personne ne peut s'en plaindre. Les gardes à vue abusives, par exemple ... Nous en étions arrivés à plus de 800.000 gardes à vue chaque année! 1,5% de la population totale ou presque -si on exclut les nouveaux nés.

 

Là, il s'agit d'autre chose ...

 

Imaginons que le Conseil Constitutionnel en vienne à préciser la manière dont il faut interpréter la notion de contribution "à proportion des facultés respectives" ou bien celle de "l'égalité de tous devant l'impôt" ...

 

Selon moi, si une telle pratique n'est pas sérieusement encadrée, on va droit au Gouvernement des Juges ...

 

Trouvera-t-on un gouvernement (et donc une majorité politique pour le soutenir!) assez courageux pour oser metttre tout à plat?

 

Par exemple :

1. Supprimer les RTT en imposant la journée de 7 heures sur 5 jours

2. Supprimer au moins 5 jours fériés en accordant une nouvelle réduction quotidienne du travail (6 heures par jour? 6 heures et 30 minutes par jour?)

3. Donner aux salariés le libre droit individuel de faire ou de ne pas faire des heures supplémentaires, étant entendu qu'en cas d'heures supplémentaires effectuées, il n'y aurait alors aucune majoration du taux horaire de rémunération?

4. ... etc. etc.

 

Vaste question ...

Vaste débat!

Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 15:16
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Rom, Manouches, Tsiganes, Etrangers, Stigmatisation, Lois …etc.

 

 

Beaucoup de sujets de discussion, plus sûrement de polémique, vraisemblablement stériles comme c’est, hélas !, souvent le cas sur ce genre de sujet.

 

Avant de prendre quelques jours de repos, je ressens le besoin d’apporter mon grain de sel, voire même d’introduire un caillou dans la chaussure de certains.

 

Comment je vois les choses ?

 

Plutôt que de partir dans une logorrhée sirupeuse, je préfère ma méthode qui consiste à mettre les points sur I et les barres sur les T.

 

Voici, clairement martelées, quelques unes de mes idées sur le sujet qui fait polémique depuis quelques jours.

 

1.    TOUTE personne, vivant sur le territoire de la République, en situation irrégulière, doit être SYSTEMATIQUEMENT expulsée, à charge pour elle de faire les démarches nécessaires pour solliciter son entrée sur le territoire de la République auprès des consulats français à l’étranger.

2.    Toute personne ayant obtenu, depuis moins de dix ans, la nationalité française et ayant commis un crime, doit être déchue de sa nationalité puis,, après avoir purgée sa peine, être expulsée du territoire.

3.    A contrario, toute personne ayant obtenu la nationalité française depuis plus de dix ans doit se voir garantir sa nouvelle nationalité à titre définitif.

4.    Lorsqu’une personne, française ou non, commet un crime, un délit ou une contravention, elle doit être jugée exactement de la même manière sans qu’il soit tenu compte de sa nationalité. Elle doit disposer des mêmes droits que n’importe qui d’autre. Ni plus ni moins !

5.    Toute personne, française ou non, qui commet un acte dirigé contre telle ou telle personne sans autre motivation que la prise en compte des caractéristiques, notamment ethniques mais aussi religieuses, politiques, etc., de cette dernière doit être poursuivie avec fermeté. Il est hors de question que soit prise en considération je ne sais quelle « compréhension » de tels comportements du fait de je ne sais quel « contexte » ou état de « l’opinion publique ».

6.    La REPUBLIQUE FRANCAISE EST UN ETAT DE DROIT ! Un point, c’est tout. Ce principe fondamental ne peut souffrir aucune exception.

7.    Les personnes qui occupent un terrain, un logement, un lieu quelconque sans y avoir été dûment autorisées par le propriétaire des lieux doivent faire l’objet d’une expulsion de ces lieux, TOUJOURS, EN TOUTES CIRCONSTANCES, sans avoir à se préoccuper d’un quelconque relogement ou réinstallation préalable.

8.    La loi qui fait obligation aux collectivités territoriales de mettre à la disposition des « gens du voyage » un terrain afin qu’ils puissent s’y installer doit être, en l’état, appliquée jusqu’à ce qu’elle soit purement et simplement abrogée. De la sorte, l’état de droit sera mis en pratique dans les deux sens. A quoi bon voter des lois si c’est pour ne pas les appliquer ?

 

Cela étant dit, si les mesures d’expulsion sont mises en œuvre dans des conditions légales, j’y apporterai mon soutien effectif et sans faille, dans le respect des conditions de la loi.

 

Je le redis une fois de plus, sous une autre forme, toutes actions dites « punitives » conduites contre des personnes qui respectent la loi doivent être REPRIMEES sans aucun ménagement particulier.

 

 

Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 19:59
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
D'aucuns s'en souviennent peut-être ... Moi, sûrement!

Ayant écrit, il y a un peu plus d'un an de cela, un article quelque peu rageur, exprimant avec toute la sincérité que vous me connaissez, mon sentiment vis à vis de chiens dont je pensais alors qu'ils étaient "potentiellement dangereux", je reçus une phénoménale rafale, en tir groupé, de la part des défenseurs des chiens ...

Un échange, par commentaires et réponses, pour le moins assez vif s'en suivit ... Pas moins de 300! Du jamais vu sur mon blog!

D'un naturel quelque peu opiniâtre, je choisissais alors de répondre, point par point, argument contre argument ...

De la discussion jaillit la lumière! Et, ce qui devait arriver arriva. Nous nous comprîmes un peu mieux ... sans aller jusqu'à avoir beaucoup d'enfants! Il faut quand même savoir s'arrêter ...

Gisèle Santucci, animatrice d'une association "Aidons Nos Molosses", ancienne championne de France de boxe thaï (s'il vous plaît!), sur ma proposition, s'attela à la rédaction de son cahier de revendications afin de sortir du débat devenu stérile.

Elle vient de me le faire parvenir ...

Jugez vous même et dîtes nous ce que vous en pensez.

Début de citation :

Monsieur,

Comme convenu vous trouverez ci-joint une liste de propositions à établir concernant la possession de chien(s) et visant à diminuer ou mieux à stopper les accidents domestiques trop souvent mis à la une des journaux.

 

1. L’obtention du CSAU (certificat de sociabilité et d’aptitudes à l’utilisation) pour les maîtres de TOUS les chiens toutes races confondues.
TOUS les propriétaires de chiens devraient avoir un minimum de connaissance liées à l’animal qu’ils ont décidé d’acquérir, pour le bien être du chien et pour celui de l’entourage, plus particulièrement des enfants puisque ce sont eux les principaux concernés.

 

2. Etablissement d’une liste noire pour les maîtres abandonnant leur chien, les maltraitant ou pire, interdiction de reprendre un animal et sanction. Abandonner son chien est un moindre mal lorsque l’on voit certains maîtres couper l’oreille de leur chien ou limer la peau pour ne pas être identifié, les sanctions doivent tomber et doivent faire mal. Il est inadmissible qu’après tant de campagne de prévention il y ait encore des gens qui offrent un chiot à Noël et s’en débarrassent à Pâques. Quant aux abominations faites sur les animaux, elles doivent être répertoriées :

Exemple : le petit Aaron, mort à Bobigny. Témoignage du propriétaire sur W9. Aux questions « Pourquoi était il en état de malnutrition, déshydraté ?…. Réponse : Si je lui donne à manger, il faut le sortir ». Aujourd’hui la maltraitance sur animaux ne prévoit pas d’interdiction pour ce genre d’individu, rien ne l’empêche de reprendre un chien et de recommencer la même maltraitance qui a conduit à cette terrible attaque. N’oublions pas que ce chien était dans un grave état de mal nutrition, de déshydratation, il lui manquait des dents, dû aux coups reçus et à son absence d’alimentation. Cassé physiquement et mentalement n’importe quel animal deviendrai violent, et ce type peut recommencer demain, car son chien est mort (il a pris une multitude de coups de couteaux venant de la part des jeunes de la cité afin de lâcher le petit Aaron), le petit bonhomme de 19 mois est mort, mais lui n’est déjà plus en prison et libre de refaire le même mal.

3. Une formation canine pour les forces de l’ordre : ils sont les premiers concernés par les lois pour les faire appliquer et pourtant bon nombre d’entre eux sont très mal informés sur les chiens catégorisés et ne peuvent pas répondent à certaines interrogations, de l’un à l’autre. Par exemple le dogue argentin non « lof » est « catégorisé » et pour d’autres non. Cette interprétation aléatoire des textes doit cesser.

4. Un meilleur contrôle des importations : les chiens qui viennent de l’étranger doivent être beaucoup plus contrôlés, car là il y a de nombreux abus. (acheminement entassés les uns sur les autres, conditions d’hygiène déplorables….chiens sans papiers ni suivi, parfois malades). Ca suffit ! Nous avons suffisamment d’élevage de qualité en France pour ne pas faire venir de malheureux animaux « bon marché » traités comme ils le sont, qui génèreront des frais imprévus à leur propriétaire qui finiront par s’en débarrasser ou par pleurer la mort prématuré de leur animal.

5. Interdire la vente d’animaux en animalerie : c’est une suite logique, les animaux d’animalerie ne sont pas vendus par des professionnels mais par des vendeurs, vendeurs qui peuvent très bien se retrouver à vendre des portables ou des cuisines dans leurs futurs métiers. L’hygiène laisse également à désirer. Des êtres vivants demandent une attention plus particulière, des sorties quotidiennes et des repas à heures fixes.

6. Un meilleur contrôle des naissances de chiens chez les particuliers et les professionnels : évidemment tous ces particuliers qui font des portées pour faire de l’argent et se retrouvent obligés de demander de l’aide aux associations parce qu’ils n’ont pas réussi à vendre leurs chiots !!! Les portées de particuliers doivent être plafonnées à 1 maximum par an sous peine d’amende. C’est trop facile de dire que c’est de la faute d’Untel ou de Telle-autre ! Une femelle ça se stérilise.  Les professionnels, eux aussi, doivent être mieux contrôlés, (Les Empereurs de La Chesnaie : élevage réputé qui a fini en liquidation judiciaire avec des chiens dans un tel état de maigreur que toute l’assemblée réunie à la vente aux enchères en a pleuré, hommes et femmes confondus, et ça, sans compter les cadavres retrouvés dans son « élevage »). Cet homme avait également aux enchères un superbe pick-up customisé, ainsi qu’un bateau lui aussi customisé (et j’en passe…). Faire du bling-bling, on sait, c’est à la mode. Mais au lieu de frimer, il aurait mieux valu qu’il nourrisse ses propres chiens. Nous avons des photos du carnage découvert chez lui : chiens morts de faim, squelette retrouvé en terre, chiens aux dents limées… Ces crapules doivent payer le prix, et ce doit être une énorme sanction ! De plus, ce type a récupéré plusieurs de ces chiens sous prétexte qu’ils étaient au nom de sa compagne et donc pas à lui !!! Ce contournement de la loi est intolérable, et personne ne devrait fermer les yeux la dessus.

7. Réglementation plus stricte sur les annonces gratuites afin de limiter les abus : en effet beaucoup de gens postent des annonces illégales : vend chiots am staff non LOF…. Les staffs non LOF sont interdit en France depuis 99, et les gens continuent à faire des portées, soit pour l’argent, soit par négligence, alors que ces futurs bébés n’ont, légalement,  pas le droit de naître. Mais il y a pire : vend chiots type Staff futurs gros gabarit, père de bonne lignée, impressionnant et bla bla bla. Ca veut dire quoi ça ?? Vend faire valoir pour type à l’égo fragile ?? Encore une fois : inadmissible ! C’est ce genre de propriétaire qui porte le discrédit sur ces magnifiques races que sont nos molosses.

8. Une campagne de sensibilisation et de prévention dans les écoles : C’est ce qu’ANM (Aidons Nos Molosses) a commencé à faire dans les écoles : apporter à nos enfants les gestes à faire et surtout à éviter de faire en présence d’un chien quelquesoit sa taille, car même si nos chiens sont très imposants et puissants, il n’en reste pas moins bons derniers dans la liste des agressions. Le labrador, le berger allemand, et toutes les races de petits chiens sont très, très largement devant. Nous ne souhaitons stigmatiser aucune autre race, mais faire croire qu’il existe des races de chiens « méchants » tente à laisser croire qu’il y a donc des chiens « gentils » que l’on peut approcher sans ménagement, ce qui est faux et contribue à laisser croire que les autres chiens sont inoffensifs. Or ils sont également pourvus de crocs.

9. La création d’un observatoire national des morsures : Afin de mieux prévenir les morsures, il faut en connaître les causes, plutôt que de faire du sensationnel avec un simple accident domestique, il faut revenir sur les circonstances et analyser. Il faut expliquer aux gens car, contrairement aux idées reçues bien trop répandues par les groupes « des experts » qui savent tout mieux que tout le monde, un chien prévient avant de mordre. Encore faut-il savoir repérer les signaux qu’il envoit.

10.Le tarif du test comportemental annuel doit être plafonné : Nous sommes d’accord pour nous plier à cette nouvelle obligation, mais pas à n’importe quel prix, nous ne sommes pas des vaches à lait et refusons de payer un prix exorbitant pour faire passer ce test à nos chiens, d’autant que celui-ci est annuel et déjà annoncé, dans certaines cliniques vétérinaires, aux alentours de 240 €. Et ceci sera notre réclamation principale le 11 octobre.

11.Le tarif du futur permis canin devra lui aussi être plafonné. Pour un chien, ce sont les deux maîtres qui devront passer ce permis. Il est actuellement annoncé aux alentours de 500 € !

12.Le retrait de la muselière pour les chiens qui auront passé avec succès tous les tests : un test de comportement plus un permis canin, je pense que les gens de bonne volonté auront suffisamment montré leur bonne foi pour en plus ne pas continuer à « punir » des chiens non coupables puisque non mordeur à cause des accidents engendrés par certains maîtres peu scrupuleux aux remords inexistants et à la bonne conscience invisible. Quant à la muselière, elle est un signe extérieur distinctif. Sans elle, bon nombre de gens ne sauraient même pas quelle race nous avons au bout de la laisse.

13.Mise en place de structures associatives pour dispenser des cours à prix modérés : beaucoup de maîtres sont en demande pour emmener leurs chiens prendre des cours, mais les tarifs sont, pour la plupart des clubs, exorbitants

14.Modification de la loi de 99 et des suivantes en s’inspirant de l’exemple des Pays Bas et de leurs études. Evidemment comment ne pas en parler, eux qui ont tout compris, et qui, grâce à leur observatoire des morsures, ont pu constater que la poudre aux yeux fait plaisir aux gens mais ne les protègent pas.

 

Voilà la liste quelque peu détaillée de nos propositions. Nous savons bien que tout n’est pas réalisable à court terme, mais l’Homme a bien fini par comprendre que la terre n’était pas plate. Ca nous a pris du temps, mais à force d’essayer, la vérité triomphe toujours.

Peut être notre discours est-il naïf, mais nous sommes certains,qu'un jour ,on y arrivera.

Merci encore d’avoir proposé de nous publier sur votre blog. J e suis pressée de lire les réactions même si je crains que la taille de mon texte en décourage plus d’un.

 

Gisèle SANTUCCI

Chargée de communication

Association "Aidons Nos Molosses"

 

Fin de citation


La sincérité de Gisèle est évidemment totale ... J'ai d'autant plus de plaisir à échanger avec elle et à lui permettre de développer ses propositions sur ce blog politique. Car s'il est sujet particulièrement politique, c'est bien celui de la ligne de conduite que les "politiques" doivent avoir vis à vis des maîtres de chiens! 
Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 19:15
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault
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Je me demande vraiment si nous auront droit, un jour, à des journalistes capables d'un peu d'honêteté intellectuelle! Je ne leur demande même plus de faire preuve d'une grande honêteté intellectuelle ... je suis convaincu qu'ils en sont tout simplement incapables! Non! Tout au plus de faire l'effort de faire preuve, une fois de temps en temps, d'un peu d'honêteté ... Ce n'est quand même pas une exigence démesurée!

L'affaire de la Directive relative au contrôle de l'immigration régulière et à la répression (l'un ne va pas sans l'autre!) vient, brillamment, illustrer mon propos.

Il se trouve, on peut le regretter mais c'est ainsi, que certains Etats membres ont une législation nationale relative à ce sujet extrêmement répressive ... En particulier, il est possible, dans ces pays, de "retenir" administrativement, pendant une durée illimitée, des étrangers en situation irrégulière. Le fondement juridique en est simple : ces personnes ne devant pas se trouver sur le territoire du pays puisqu'elles y sont entrées (ou restées) dans des conditions illégales, elles sont susceptibles d'être renvoyées chez elles, sans même qu'il soit nécessaire de "juger" l'affaire puisqu'elles n'ont pas d'existence légale ...

On pourrait même concevoir qu'elles soient immédiatement reconduites à la frontière par le premier avion en partance vers n'importe quelle destination.

Il y a là matière à discussion. C'est précisément ce que la Commission, qui dispose, seule, du pouvoir de lancer des projets de directive (conformément aux traités européens en vigueur!) avoulu faire : faire avancer une logique d'Etat de droit en fixant, notamment, une durée MAXIMUM de rétention administrative pour tous les Etats membres. Il s'agit d'un incontestable progrès puisque l'on passe, pour certains Etats, d'une durée illimitée à une durée maximum de 18 mois ...

Or qu'avons nous vu? Rien moins qu'un délire médiatique inadmissible et scandaleux!

Faut-il rappeler que ce texte a été, dans un premier temps, élaboré par la Commission, composée, à ce jour, de commissaires membres de tous les Etats de l'Union? Qu'il a ensuite, conformément aux traités en vigueur dont aucun n'a été imposé à aucun des Etats membres, été approuvé par le Conseil, c'est à dire par une instance représentant, es-qualité, les Etats membres? Qu'il a ensuite été voté, en l'état, par le Parlemenr Européen qui représente, lui, non pas les Etats membres mais les PEUPLES dans toute leur diversité politique?

Alors, on se pose la question : que faut-il de plus? Que l'on organise un référendum populaire pour ratifier chaque projet de directive? Faut-il rappeler que ce dispositif avait été prévu, sous forme d'une ébauche certes, par le projet de Traité Constitutionnel? Il faudrait tout de même un peu savoir ce que l'on veut!

Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 20:59
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Je reproduis ci-dessous un discours de François Fillon relatif à l'insertion sociale et professionnelle.
J'y adhère sans réserve.

Début de citation :

Après six mois de travaux et de réflexion, le Grenelle de l'insertion se conclut aujourd'hui.
Le Premier ministre a ouvert cette journée par le discours suivant.


Messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les présidents,
Mesdames et messieurs,

Pour redresser notre pays, pour aller à la conquête de la croissance, pour tendre vers le plein emploi, pour garantir la pérennité de notre pacte social, pour rehausser les valeurs de la République, nous croyons au courage, à la responsabilité et à la dignité qui existent en chaque citoyen.
Nous croyons qu’en chacun d’entre eux, il y a une force et un talent qui ne demandent qu’à s’exprimer. Et tout notre enjeu est de créer les conditions pour libérer ce potentiel et lui permettre de s’épanouir.

Mesdames et messieurs,

Avec Martin Hirsch, nous voulons gagner cette bataille de la dignité et de la responsabilité.
Et pour la gagner, il nous est apparu nécessaire de dépasser les clivages droite / gauche dans lesquels les plus fragiles se trouvaient pris en étau.

Trop longtemps, trop souvent, l’alternative offerte, c’était le capitalisme ou le socialisme.
Le mépris par l’exploitation ou le mépris par la compassion.
L’exclusion par l’argent ou l’exclusion par l’assistanat.
D’un côté, on faisait craindre un système cynique, qui écarterait sans pitié les moins productifs.
De l’autre, on jouait la vieille rengaine du partage des ressources, qui appauvrissait tout le monde sans remettre personne en selle : partage du temps de travail, partage des aides, des allocations, des subsides, sans la moindre notion d’efficacité réelle.
Comme si diviser, c’était créer !

Avec le Gouvernement, avec Martin Hirsch, nous tentons de sortir par le haut de ces faux débats.
D’abord parce que l’accord se fait sur les grands principes d’une économie de marché qui n’est pas idéale en soi, ni immorale en soi, mais tout simplement la moins mauvaise possible pour créer des richesses, des emplois, des possibilités et des libertés nouvelles pour l’homme.

Ensuite, parce que la question sociale n’est ni de droite, ni de gauche. Elle est efficace ou elle ne l’est pas !
Pour la première fois, avec Martin Hirsch, nous avons dit aux Français : fixons nous des objectifs chiffrés en matière de réduction de la pauvreté ! Remettons à plat notre politique de l’insertion ! Faisons clairement la liste de nos droits et de nos devoirs réciproques au sein d’une société solidaire.

Participants au Grenelle de l’insertion, vous incarnez ce dépassement des anciennes oppositions. Vous incarnez l’espoir né de la concertation, du pragmatisme, du courage et du souci de l’autre.

La sauvegarde de notre pacte social est une des exigences les plus largement partagées par les Français.
Elle passe par la réforme d’un système qui doit devenir moins dispendieux, tout en corrigeant mieux les inégalités.
Vous en avez ouvert les voies.

Mesdames et messieurs
Ce Grenelle de l’insertion est un appel à l’action. Vous y avez mis l’écho de vos colères et de vos impatiences : j’y retrouve l’écho de la volonté du président de la République et du Gouvernement qui ne se satisfont pas du statu quo.
Comme vous, je récuse la complexité des contrats aidés.
Comme vous, je condamne l’implication trop timide des entreprises contre la mise à l’écart abusive des travailleurs âgés.
Comme vous, je ne me résous pas à la logique défaitiste de l’assistanat, et c’est pourquoi nous voulons mettre en place le RSA.

En octobre dernier, le président de la République prenait l’engagement de lancer un Grenelle de l’insertion. En le lançant, il répondait à la demande d’un grand nombre d’entre vous.

Mais nous avons aussi accepté, avec vous, de faire un vrai pari.

-  Le pari d’asseoir ensemble, à la même table, des intervenants qui ne se parlaient plus, ou seulement pour répéter entre eux des discours figés.
Un Grenelle, c’est justement une méthode pour faire fléchir les rigidités ; c’est la mobilisation de toutes parties prenantes, pour évacuer les mauvais débats, éviter les faux consensus, pour construire des accords et engager l’énergie de chacun dans leur réalisation.

-  Le pari, c’était aussi de remettre à plat des dispositifs nombreux et complexes.
Au sein de l’Etat, l’insertion concerne un nombre considérable de départements ministériels : Éducation, Santé, Transports, Agriculture, organisation des relations de travail, Emploi évidemment...
Avec cette initiative et le rôle du Haut commissaire pour l’assurer, c’est toute la problématique de l’insertion qui reprend une cohérence.
Derrière lui, comme depuis le début de ce processus, c’est l’intégralité du Gouvernement et le président de la République qui s’engagent.

-  Tous ensemble, nous faisons enfin le pari politique de replacer le soutien des plus fragiles au premier plan de l’action publique.
L’insertion ça n’est pas une question parmi d’autres.
Elle au cœur de nos priorités, parce qu’elle est au cœur de la société.
Une personne qui ne parvient pas à s’insérer, c’est un échec collectif.
C’est une expérience qui se tait, une force qui se démobilise.
Nous ne voulons plus de cet échec.
Nous voulons qu’aux yeux de la société, les personnes en insertion cessent d’apparaître comme des "fardeaux" ; qu’elles deviennent au contraire les acteurs d’un succès partagé ; qu’elles prennent part, activement, à la valorisation de leurs propres compétences.
Une personne qui s’insère, c’est une richesse qui se révèle, un talent qui trouve à s’exprimer.
Nous en avons depuis longtemps tiré des conclusions élémentaires.
La première, c’était que nous devions construire nos solutions en partant des besoins des personnes - pas des clivages des professionnels.
La seconde, c’était que nous devions donner la parole à ceux qui vivaient une situation d’insertion, parce qu’ils en étaient les meilleurs experts.

Tous ces paris, Mesdames et messieurs, étaient ambitieux, mais je crois que six mois plus tard, cette journée de clôture nous récompense.
Permettez-moi de vous remercier d’une certaine façon pour la qualité de votre travail.

Faire un Grenelle imposait de dépasser les idées reçues. Un préjugé, en particulier, stérilise souvent les projets en matière d’insertion : c’est celui qui consiste à penser que l’emploi est définitivement fermé à une partie de la population ; qu’il y aurait, de façon irrémédiable et définitive, d’un côté, des gens employables, et de l’autre, des gens dont l’emploi est une chimère, un vœu pieu.
Vous avez décidé de ne fermer à personne la porte de l’emploi, c’est-à-dire la porte de la société.

Un Grenelle, c’est un processus de dialogue qui doit éviter à tout prix les concepts un peu vides, les déclarations passe-partout.
Souvent, les grands mots arrangent tout le monde, parce qu’ils permettent de créer des consensus sur la nécessité de faire davantage.
Personne parmi vous ne niera qu’il faille "plus d’accompagnement", "plus de pilotage", "plus de cohérence", de "synergies", de "partenariats".
Restait à mettre derrière ces mots autre chose que du consensus flou.
Tout au long de vos travaux, vous avez fait l’effort de dégager l’essentiel de l’accessoire, de construire de vrais accords. Vos travaux ont permis de projeter sur les choses une lumière claire et parfois même un peu crue.

Je veux vous en féliciter. C’était un préalable essentiel.

Je voudrais, à travers cette journée, rendre hommage à ceux dont l’insertion est le combat, et qui ont défendu ses impératifs et ses exigences aux cours des dernières décennies.
Je voudrais rendre hommage aux acteurs économiques et sociaux qui ont montré leur engagement au cours de ce processus ; à l’ensemble des collectivités territoriales, qui portent une grande part des politiques d’insertion, à commencer par les départements ; aux usagers qui, tout au long de ces travaux, ont pris la parole pour présenter leurs problèmes et pour rappeler leur désir de progrès. La participation aux groupes de travail, aux groupes techniques, aux journées thématiques du Grenelle a constitué, de la part de chacun de vous et du Gouvernement, un investissement sans précédent et je salue la tâche de votre rapporteur général Julien Damon et des six présidents de groupe, Laurent Hénart, Christophe Sirugue, Jean-Luc Vergne, Annie Thomas, Nicole Maestracci et Agnès Naton.
Rien n’est plus légitime que d’en attendre des résultats pour le quotidien de nos concitoyens.
Pour cela, il faudra mettre en œuvre les réformes qui recueillent votre accord ; mais aussi faire souffler l’esprit du Grenelle dans les pratiques de tous les acteurs concernés.
C’est pourquoi la feuille de route qui vous est proposée prévoit, pour chacun, des orientations et des pistes aussi utiles que possible sur les suites à donner au Grenelle.

Les consensus qui se dessinent et qui sont retracés dans cette feuille de route, comme les orientations que vous vous apprêtez à prendre en commun, sont sans précédent. Aucun dialogue véritablement organisé n’existe entre les partenaires sociaux, les acteurs spécifiques de l’insertion, les collectivités locales et l’Etat.
Il est pourtant essentiel que tout le monde aille dans le même sens.
Je considère la feuille de route que vous discuterez aujourd’hui comme une avancée considérable.

Elle fixe en effet des constats partagés, des priorités pour décloisonner l’insertion.

Vos travaux établissent un cap clair, celui du retour à l’emploi.
Ce cap s’applique à tous les actifs.
Il n’y a pas, je l’ai dit, de frontière étanche entre employables et inemployables.
Rendre l’emploi possible, c’est simplement faire coïncider les aptitudes et les capacités au travail d’une personne avec une situation professionnelle.
Cette coïncidence doit devenir l’objectif réaliste de tous, même s’il faut parfois adapter le chemin pour y parvenir.
Vos travaux apportent ici une conclusion tout à fait structurante pour définir les parcours des personnes en insertion.
En France, désormais, nous ne séparerons plus l’accompagnement professionnel de l’accompagnement à visée sociale..

Dans vos documents, je lis cet acquis simple, qui s’y trouve désormais scellé.
L’insertion, ce n’est pas un secteur cloisonné, c’est une politique !
L’insertion, ce n’est pas un contour, un périmètre, ce sont des principes d’action.
On pourrait dire que "poser des principes", cela ne change pas le monde. Moi, je ne suis pas d’accord. Je crois que les principes que vous posez sont l’antidote aux dispositifs qui enferment les usagers et leurs accompagnateurs dans l’impasse.
Aujourd’hui l’insertion est un secteur où l’on ne fait rien sans partenariats.
Poser des principes clairs, c’est se donner les moyens de donner un coup d’accélérateur à ces partenariats ; d’avancer sans s’arrêter constamment pour faire un tour de table et s’interroger sur le rôle des uns et des autres.
C’est définir durablement les devoirs, les objectifs et les tâches de chacun.
Les partenariats, c’est bien. Avec des responsabilités claires, c’est mieux.

Parmi ces principes, le premier qui s’impose, c’est de construire les parcours autour d’un référent unique dans le service public de l’emploi.

L’accompagnement professionnel des personnes en insertion est l’épine dorsale des réformes que vos travaux appellent.
J’en ai parfaitement conscience, le Grenelle ne peut réussir si rien ne change en la matière.
C’est tout le sens de la création du nouvel opérateur fusionnant l’ANPE et l’UNEDIC. Il s’agit de construire une offre de services qui sache s’adapter aux situations individuelles ; qui sache répondre aux besoins qui s’expriment dans la recherche d’emploi ; qui sache mettre en place et faire jouer une véritable logique de droits et de devoirs !
Dans ces conditions, flécher les prestations du nouvel opérateur pour tel ou tel statut aurait peu de sens. On risquerait au contraire de reproduire la situation ancienne, dans laquelle ce sont les personnes qui ont le plus de besoins qui sont le moins aidées.
La conclusion est claire : nous ne devons plus traiter les demandeurs d’emploi de façon différente suivant leur statut.
Ce sera la position de l’Etat dans la négociation de la convention tripartite qui s’annonce, et je me réjouis de voir que ce sera également la position de ses partenaires.

Je sais que vos travaux ont conclu dans le sens d’une intervention forte du service public de l’emploi en direction des allocations de minima sociaux et je vous le dis tout de suite : j’y suis favorable sur le principe. C’est à cette condition que l’on redonnera du sens et une véritable portée concrète à la logique de droits et de devoirs dans l’insertion - et nous en avons grandement besoin !

Je n’ignore rien des difficultés que cela comporte.

Il faudra articuler cette évolution avec les interventions des acteurs locaux en matière d’insertion, qui ont mis l’accent sur l’insertion professionnelle au cours de ces dernières années.
Ces questions sont au cœur de vos travaux. Je crois que nous sommes tous résolus à les affronter.

Un deuxième principe posé, c’est la création d’un contrat unique d’insertion qui s’adapte aux réalités des bassins d’emploi

La mise en route du Contrat Unique était réclamée depuis de nombreuses années par les acteurs de l’insertion, pour solliciter davantage de souplesse, mais aussi pour que responsables et décideurs, au plus près du terrain, puissent adapter l’offre en fonction des besoins et de la réalité des bassins d’emploi.
Eh bien le contrat unique est sur l’établi ! Notamment sur l’établi du Haut Commissaire.
Une négociation avec les partenaires locaux - et notamment les conseils généraux - est sur le point de s’engager.
L’orientation forte que vous avez posée est la bonne.
Elle consiste, lorsqu’un contrat est signé, à définir de véritables contreparties en termes de pérennisation de l’emploi ou de qualification.
Nous savons que les modalités de cette évolution doivent encore être précisées ; mais nous pouvons déjà affirmer qu’elle sera un levier essentiel pour améliorer l’impact final des contrats aidés sur l’emploi.
Aujourd’hui, les contrats aidés courent trop souvent plusieurs lièvres à la fois.
Conçus pour ouvrir des perspectives professionnelles aux personnes éloignées de l’emploi, ils jouent aussi, malgré eux, le rôle de subvention déguisée à certains acteurs du secteur non marchand.
Le contrat unique, en clarifiant nos objectifs, facilitera leur recentrage.

Il sera d’autant plus efficace qu’il saura s’adapter aux réalités des bassins d’emploi.

Cela implique de donner de la souplesse aux acteurs locaux dans l’application de ses règles d’horaires et de durée.
Notre mode de régulation des enveloppes budgétaires allouées aux contrats aidés doit évoluer en ce sens ; elle doit porter moins sur une répartition des volumes de contrats, et davantage sur une répartition des enveloppes financières.
Cela engendrera de la redistribution entre les territoires, en faveur des zones qui ont les besoins les plus forts ; mais cela permettra aussi de répondre aux nombreux projets qui émergent des acteurs locaux et qui ne correspondent pas à la réglementation ou au profil actuel des contrats.

Le complément indispensable à cette évolution, c’est de déverrouiller les blocages qui empêchent d’imbriquer contrat aidé et formation.
C’est pourquoi il faut privilégier une montée en charge des contrats de professionnalisation auprès des adultes et des jeunes sans qualification. Cet outil créé par l’accord national de 2003 doit être, en effet, davantage utilisé.

De ce point de vue, nul besoin d’un nouvel outil.
L’enjeu est de faire fonctionner plus largement ce qui marche déjà.
Les demandeurs d’emploi adultes et les jeunes sans qualification n’ont pas un accès suffisant au contrat de professionnalisation : il faut le leur ouvrir.
Pas de schéma tout ficelé, prêt à l’emploi, pour y parvenir.
Au contraire, les constructions locales entre organismes paritaires, organismes de formation et service public de l’emploi sont multiples. Cette souplesse est une bonne chose et nous la respecterons.
Ce dont nous pouvons tous bénéficier, c’est de l’aiguillon que constitue la fixation d’un objectif ambitieux.

Pour toucher les publics auprès desquels le dispositif ne décolle pas aujourd’hui, nous ferons confiance aux acteurs de terrain.
Une manière intelligente d’accompagner leur effort, c’est peut-être de confier une mission de bons offices à une personnalité connaissant bien les questions d’insertion professionnelle, à l’instar de la mission sur l’apprentissage qu’avait conduite Henri Lachmann il y a deux ans.

Mesdames et messieurs,
La réforme, longtemps attendue, des règles de financement de l’insertion par l’activité économique doit être programmée.
Sur ce sujet, l’orientation à laquelle aboutissent les travaux du Grenelle est claire : les acteurs de l’insertion par l’activité économique ne doivent plus être financés par des contrats aidés mais par des aides aux postes.
Il faut substituer celles-ci à ceux-là.
Autant préciser qu’avant d’envisager cette évolution, nous gagnerons à tester concrètement différents schémas d’aide au poste.
La logique à laquelle nous voulons satisfaire est double : donner de la visibilité aux acteurs, mais aussi permettre le développement du chiffre d’affaires des structures, en leur assurant un meilleur suivi et une meilleure évaluation

C’est entre autres pour cette raison que la question de la mobilisation des entreprises doit désormais être abordée.

La matinée va nous permettre de continuer à progresser sur ce point. Mais ce qui est certain, c’est qu’à défaut d’accords entre vous, le Gouvernement ne laissera pas cette question sans réponse !
Renforcer l’implication de tous les acteurs dans l’insertion professionnelle resterait un vœu pieu si les principaux acteurs concernés, en l’occurrence les entreprises, ne s’engageaient pas réellement dans des démarches nouvelles.

Je suis venu vous garantir, pour y veiller, l’implication entière du Gouvernement, de Martin Hirsch, de Xavier Bertrand, de Laurent Wauquiez dans le suivi de la mise en œuvre de toutes les préconisations du Grenelle.

Les acteurs du Grenelle ont particulièrement insisté, vendredi, sur la nécessité de suivre ces préconisations sur la durée.
J’ai demandé à Martin Hirsch de les mettre en œuvre, avec la collaboration de Carine Camby magristrat de la cour des Comptes.
Toutes les parties prenantes du Grenelle y seront associées.

Quant aux sujets sur lesquels des dispositions législatives sont nécessaires, nous les proposerons au Parlement dans un projet de loi portant généralisation du Revenu de Solidarité active et réforme des politiques d’insertion.
Je souhaite que ce texte soit examiné en Conseil
des ministres dans les meilleurs délais, pour que le Parlement puisse en débattre dès cet automne.

Mesdames et messieurs, Avant d’engager des moyens nouveaux - et je conclurai sur ce point - il faudra consolider le financement de notre politique d’insertion ; saisir les marges qui existent pour être plus efficaces ; éviter les à-coups des financements

J’entends le discours développé dans le cadre du Grenelle, qui met en avant l’existence de marges importantes dans les interventions des acteurs de l’insertion.
La Revue Générale des Politiques Publiques en a mis un certain nombre en évidence. Elles peuvent et doivent être mobilisées.

J’entends également la demande de moyens supplémentaires. Avant de les engager, il me semble de bonne politique de garantir l’utilisation correcte des moyens actuels.
Chacun conviendra cependant que, si ce principe de responsabilité doit nous guider, il ne doit pas bloquer le lancement immédiat d’un certain nombre de chantiers du Grenelle.
En ce qui concerne les crédits de l’insertion, nous devons être, comme le prévoir la feuille de route, transparents avec vous, et éviter, autant que possible, les coups d’accordéon dans les financements. Nous devons également confirmer dans les faits les engagements que nous prenons collectivement pour favoriser l’insertion et lutter contre le chômage. C’est en fonction de ces principes que seront fixés, le moment venu, les arbitrages budgétaires ;

Mesdames et messieurs,
Avec le président de la République, le Gouvernement s’est engagé à réduire la pauvreté d’au moins un tiers en cinq ans.
Il en a fait un des critères de la prospérité et de l’unité de notre pays, l’un des critères de sa réussite. Cet objectif est crucial, il se travaille avec vous, et il ne s’atteindra qu’avec vous.
Tous ici vous représentez la complexité des problématiques de l’exclusion.
Mais vous en représentez aussi les espoirs. Vous représentez cette diversité d’approches, de solutions, d’intuitions, d’imaginations qui, en six mois, a commencé à faire bouger le système.
Dans vos domaines, vous avez souvent été des pionniers, des inventeurs.
Vous avez souvent ouvert vos itinéraires en solitaires.
Le Grenelle de l’insertion vous a demandé quelque chose de très différent, et d’un peu paradoxal.
Inventer plus de simplicité.
Inventer plus d’unité.
Inventer plus de cohérence.
Je vous le dis au nom du Gouvernement et de tous les Français, le résultat de vos travaux vaut d’ores et déjà programme pour l’action publique.
Les mesures ponctuelles, les coups de projecteurs épisodiques ont fait leur temps.
Il faut maintenant faire place à la volonté politique, place aux approches d’ensemble, place à la ténacité !

Avec vous et avec Martin Hirsch, le combat national pour l’insertion est engagé et je pense qu’on se souviendra du Grenelle de l’insertion comme ayant été le point de départ.


Fin de citation.

Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 13:30
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Début de citation :

La semaine qui a chamboulé le paysage syndical

Par Mathieu Magnaudeix

Créé 17/04/2008 - 17:38

Mathieu Magnaudeix [1]

Article

Quelques jours auront suffi pour rebattre les cartes du syndicalisme français. A cause d'un sujet tabou : la représentativité des syndicats. Lire aussi : le texte sur la représentativité, machine à broyer les petits syndicats? [2]

C'est dans la nuit du 9 au 10 avril que tout a basculé. Ce soir-là, réunis pour une ultime séance de négociations sur la représentativité, syndicats et Medef dégagent un consensus sur lequel peu de monde aurait parié quelques jours avant. Le texte, habilement dénommé « position commune », n’est pas un accord : il faut bien sauver les apparences de la conflictualité entre syndicats et patronat. Mais en réalité, il s’agit bien plus que d’un compromis. La philosophie de ce texte tient en une phrase, ou presque : désormais, les syndicats représentatifs le seront parce que les salariés l’auront voulu. Fini, la représentativité de droit, accordée à seulement 5 syndicats en 1966 (la CFDT, la CGT, la CGE-CGC, FO et la CFTC). Si le gouvernement reprend le texte à son compte, si le Parlement le vote en l’état, il s’agira d’une révolution : au contraire d’aujourd’hui, il ne suffira pas d’être représentatif aux yeux de la loi pour s’implanter dans une entreprise et avoir le droit de s’opposer à un accord. Pour être entendu, un syndicat devra dépasser 10% des voix aux élections du comité d’entreprise et, à défaut, aux élections de délégués du personnel. Les autres n’auront pas droit à la parole. Le séisme est réel. Sur ce seul critère d’audience, certaines centrales syndicales aujourd’hui représentatives, comme la CFTC ou la CFE-CGC, risquent tout simplement de disparaître. Une fois la position commune édictée, on s’attendait donc à des déflagrations d’ampleur. La suite des événements a confirmé la magnitude élevée du séisme.

 

 

Acte I : la CGT se rallie au Medef et à la CFDT.

Un « oui » franc et massif. Un « oui » à l'unanimité. Mercredi 16 avril, la CGT annonce qu’elle est d’accord pour apposer sa signature au bas de la « position commune » sur la représentativité. Dans les centrales concurrentes, comme FO et l’Unsa, la surprise est réelle. Depuis 1970, la CGT n’a signé aucun accord national, mis à part celui sur la formation professionnelle en 2003 et des accords sociétaux sur la diversité ou l’égalité hommes-femmes. Les jours précédents, le négociateur de FO, René Valladon, ne voulait pas y croire. « Ce n’est pas dans leur tradition, ils vont devoir faire face à une grosse opposition interne. » « Ce sera un bordel général chez eux », prédisait même un des pontes de l’Unsa. C’était oublier que, depuis des années, la CGT plaide pour que l’audience soit le critère essentiel de la représentativité et appelle de ses vœux une « démocratie sociale » aussi réelle que la démocratie parlementaire. C’était aussi omettre un peu vite le penchant de plus en plus réformiste de la centrale de Bernard Thibault, et son ambition, à peine voilée, de se partager avec la CFDT l’essentiel du gâteau syndical. « Que la CGT ait signé ne m’étonne guère, indique Guy Groux [3], politologue au Cevipof, spécialiste des syndicats. Elle se reconnaît de plus en plus dans un syndicalisme de proposition. On oublie d’ailleurs trop souvent qu’elle signe de nombreux accords dans les entreprises.» En apposant son paraphe, la CGT rejoint dans le clan des signataires le Medef, la CGPME (petites et moyennes entreprises) et la CFDT, qui donnera son aval la semaine prochaine.

Demain, des syndicats jaugés à leur audience [2]

 

Acte II : les réprouvés rejettent la position commune.

Chez les petits syndicats, la révolte gronde. Dès lundi 14 avril, Force ouvrière, la première, dit non. Pour l’organisation de Jean-Claude Mailly, il n’est pas question de valider un tel accord. « Sur la forme, il oblige à désigner un délégué syndical parmi les seuls élus. Sur le fond, il condamne probablement d’ici à 2015 des syndicats comme l’Unsa, Solidaires ou la CGC », affirme René Valladon. Le négociateur FO ne mentionne pas que sa propre organisation est elle aussi menacée par le « Yalta » imposé par la CGT et la CFDT, dit un syndicaliste de l'Unsa. Troisième organisation au niveau national, derrière la CGT et la CFDT, FO est loin de passer partout les 10% des voix dans les entreprises, le seuil défini par les nouvelles règles de représentativité. « Je ne comprends pas leur position, s’étonne Guy Groux. Je croyais que Jean-Claude Mailly essayait de renouer avec le réformisme de FO de la fin des années 80, cette ligne que Blondel avait remis en cause avec un syndicalisme plus contestataire, destiné à concurrencer la CGT. » Le chercheur s’avoue sceptique sur l’avenir de Force ouvrière, à terme. « Je crois que FO est confronté à une marginalisation durable par rapport au jeu contractuel.»


Jeudi 17 avril, c’est au tour de la CGC, de l’Unsa et de la CFTC d’abattre leurs cartes. Première de la journée à dégainer, la CFTC rejette la proposition commune au terme d’une courte réunion de ses principaux dirigeants. Motif : elle dénonce un texte « syndicaticide », mortifère pour les plus petites organisations. A commencer par elle. Car le syndicat chrétien est aux abois. « Cette proposition commune, c’est notre Solution Finale », affirme sans crainte d'exagérer un responsable de la CFTC dans l’est de la France, un des plus gros bastions de la CFTC avec le Nord. Terrible dilemme : « Ou l’on ne bouge pas et l’on se retrouve complètement isolé, ou on fusionne et l’on perd notre identité. » La veille, le Figaro a affirmé que la CFTC discuterait avec l’Unsa d’un rapprochement, à terme. Interrogé par Mediapart, le président de la CFTC, dément vigoureusement. Il confirme avoir rencontré le responsable de l’Unsa, Alain Olive, à deux reprises à l’automne 2007, sans pour autant avoir parlé avec lui de publication de bans. « Il n’a jamais été question de fusion. Nous voulons rester nous-mêmes. Mais cela n’empêche pas des coopérations à l'avenir, sur certains dossiers. » Pour le président de la CFTC, le débat tombe de toute façon très mal. Jacques Voisin remet son poste en jeu cet automne. Campagne oblige, son adversaire, le métallo Joseph Crespo, s’oppose à toute remise en cause de l’indépendance maison.

La CFE-CGC (la centrale des cadres) et l’Unsa (les autonomes, très présents dans le secteur public), elles aussi, se prononcent contre. Le bureau national de l’Unsa y très opposé : créé en 1993, le syndicat n’a jamais réussi, en dépit de ses efforts, à être admis dans le cénacle très fermé des cinq organisations représentatives. Le comité directeur de la CFE-CGC est plus nuancé. Il rejette finalement le texte par 25 voix contre, 18 pour et une abstention. Mais si les débats traînent en longueur, ce n’est pas tant à cause des tergiversations sur la position commune. Car, dans les deux instances, il y a un autre point à l’ordre du jour qui est loin de faire l’unanimité parmi les troupes : la possibilité d’un rapprochement entre les organisations.

Acte III : l’Unsa et la CGC officialisent leur flirt

Entre l'Unsa et la CGC, les premiers contacts ont longtemps été tenus secrets. « Des syndicalistes qui se rencontrent, c’est honteux », raconte un dirigeant de l’Unsa. Alors, pour éviter les fuites, les dirigeants de l’Unsa et ceux de la CGC jouent profil bas depuis février. Selon nos informations, tout a commencé le 19 février, dans un restaurant parisien, à l’écart des regards indiscrets. Au départ, ils sont six : les trois premiers dirigeants de l’Unsa, dont le secrétaire général Alain Olive et le numéro deux Jean Grosset, et leurs trois homologues de la CGC. Huit jours plus tard, les dirigeants se rencontrent à nouveau. La discussion avance bien. Les responsables des deux syndicats décident de se voir toutes les semaines. Ils partagent le même constat : à terme, leurs deux organisations auront du mal à surnager avec les nouvelles régles de représentativité. L’Unsa, forte dans le secteur public, en particulier dans l’éducation et la police, peine à s’implanter dans le secteur privé. La CGC, elle, a du mal à élargir son audience au-delà des métiers de l’encadrement. Et qui sait ? ce nouveau syndicat pourrait même représenter une nouvelle force, capable, à terme, de réunir un large spectre de réformistes et de gêner la CFDT, si sûre de sa puissance.

La belle construction théorique se heurte pourtant à de nombreux obstacles. À commencer par les inclinations politiques des deux organisations. Tandis que l’Unsa ne masque pas sa proximité avec le parti socialiste, les dirigeants de la CGC, eux, se réfèrent volontiers à la tradition du gaullisme social. Lundi 14 avril, une indiscrétion dans L’Express révèle l’existence de contacts, alors que Bernard Van Craeynest et Alain Olive avaient décidé de garder la primeur de la nouvelle à leurs troupes. A l’Unsa, où les fédérations sont d’un naturel remuant, revers de l’autonomie inscrite dans les statuts du syndicat, c’est la levée de boucliers. « On nous met devant le fait accompli », se plaignent, sous couvert de l’anonymat, de grandes figures du syndicat, fort marries de n’avoir été que très tardivement mises dans la confidence. « Ils nous vendent à la droite », hurle une figure de l’organisation. Les cheminots ? Ils préféreraient un mariage avec la CFTC. L’éducation ? La plus grande organisation, qui revendique 80.000 adhérents (un cinquième des effectifs officiels de l’Unsa) est dubitative. Patrick Gonthier, secrétaire général de l'éducation, se dit à la fois « lucide et sceptique ». Et demande très officiellement à être « plus associé à l’avenir, dans la plus totale transparence, avec plus de dialogue interne». Les syndicats affiliés, comme le Spaen (Areva), trouvent la CGC trop « catégorielle ». Mais c’est surtout dans la police que l’incompatibilité entre la CGC et l’Unsa est la plus évidente : entre l’Unsa-Police et les syndicats affiliés à la CGC (Synergie pour les officiers, Alliance pour les gradés et gardiens de la paix), la rivalité est incessante, aiguisée par de profondes divergences politiques…
A la CGC aussi, le débat fait rage. Les grandes fédérations, celles qui siègent au comité directeur, sont très partagées. « Y avait-il une telle urgence ? se demande à haute voix un des membres du comté directeur qui refuse d’être cité. On risque de prendre les militants de court. Cette affaire est en fait assez symptomatique de la crise actuelle du syndicalisme : l’appareil a un coup d’avance parce qu’il veut continuer à fonctionner. Mais les adhérents, eux, ont plus de mal à suivre. »

 

Finalement, l’Unsa et la CGC donnent, dans l’après-midi de jeudi, un mandat à leurs dirigeants pour continuer la discussion. Mais à condition que les négociations ne soient pas exclusives. La conférence de presse commune prévue ce vendredi 18 avril au Cercle républicain, une salle près de l’Opéra, est annulée. Les fiançailles sont repoussées, pour l’instant. Place, désormais, aux discussions. Elles promettent d'être longues, et tumultueuses. En tout état de cause, les congrès de l’Unsa et de la CGC, qui pourraient entériner une union éventuelle, ne sont pas prévus avant l’an prochain.

Des organisations syndicales qui risquent la disparition, d'autres qui crient déjà victoire... La négociation sur la représentativité, qui a abouti la semaine dernière, vire presque au psychodrame. Tandis que les petits syndicats hurlent contre la CFDT et la CGT, les deux grandes centrales, elles, pensent déjà à leurs lendemains qui chantent. Rêvant, sans le dire, à dévorer tous leurs petits collègues dans la grande recomposition syndicale qui s'annonce.

 

Il nous paraissait important de raconter cette semaine où tout a basculé, en interrogeant directement les acteurs, pris dans un tourbillon dont ils n'avaient pas tous décelé l'ampleur. Certains ont accepté de parler micros ouverts, d'autres ont réclamé l'anonymat. Quand il s'agit de contester la ligne officielle, beaucoup de syndicalistes préfèrent en effet faire profil bas. Surtout quand l'orage gronde.

Un coup d'oeil rapide sur les 5 syndicats représentatifs [4], sur le site des Echos.

 

« Les syndiqués en France 1990-2006 ». Une étude des chercheurs Dominique Andolfatto et Dominique Labbé
sur les syndicats, leur évolution récente... et une estimation du nombre de leurs adhérents. Bien loin des chiffres annoncés par les centrales syndicales.

Pour télécharger l'étude, c'est ici. [5]

Une étude très récente de la Dares (ministère du Travail et de l'Economie) sur les syndicats en France qui montre bien la faiblesse des troupes des syndicats (8% des salariés) mais aussi leur forte implantation.

Pour télécharger l'étude, c'est ici. [6]

 


LIENS

[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/mathieu-magnaudeix
[2] http://www.mediapart.fr/journal/economie/170408/demain-des-syndicats-jauges-a-leur-audience
[3] http://www.cevipof.msh-paris.fr/chercheurs/chercheurs_fiches/groux.html
[4] http://www.lesechos.fr/info/france/4676488.htm
[5] http://www.mediapart.fr/files/Mathieu Magnaudeix/SyndiquésFrance.pdf
[6] http://www.mediapart.fr/files/Mathieu Magnaudeix/DaresEtudesSyndicats.pdf

Publié sur Mediapart (http://www.mediapart.fr)


Demain, des syndicats jaugés à leur audience

Par Mathieu Magnaudeix

Créé 17/04/2008 - 20:13

Mathieu Magnaudeix [1]

Article

Pour la CGT, la CFDT et le Medef, la « position commune » négociée dans la nuit du 9 au 10 avril constitue une réelle avancée de la démocratie sociale. Pour les plus petits syndicats, et la fédération patronale de l'artisanat, c'est une menace. Décryptage d'un texte controversé, qui pourrait précipiter la recomposition syndicale.

Pour consulter le texte de la « position commune » sur la représentativité, c'est par ici. [2]

Dans la nuit du 9 au 10 avril fut négociée la «position commune» sur la représentativité syndicale. Si pour la CGT, la CFDT et le Medef, ce texte constitue une réelle avancée de la démocratie sociale, pour les plus petits syndicats, et la fédération patronale de l'artisanat, il est une menace.

La fin de la « présomption irréfragable de représentativité »

Depuis 1966, seuls cinq syndicats (CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC) sont considérés automatiquement représentatifs. A ce titre, ils ont le droit de constituer des sections syndicales dans les entreprises, de conclure un accord, de proposer leurs candidats aux élections de délégués du personnel et aux comités d'entreprise. Voilà par exemple pourquoi l'Unsa (autonomes), créée en 1993 et qui ne bénéficie pas de cette représentativité automatique, est souvent attaquée par des organisations représentatives comme la CFDT ou la CGC, qui lui contestent le droit de signer des accords. Dans le projet sur la représentativité, la «présomption irréfragable » ( = incontestable) disparaît purement et simplement.

L'audience pour juger la représentativité

La représentativité d'un syndicat sera désormais évaluée selon sept critères. Une déclaration des effectifs d'adhérents et des cotisations (les syndicats rechignent encore à faire toute la transparence en la matière), la transparence financière, l'indépendance, le respect des valeurs républicaines, l'influence (un syndicat est-il très actif ou pas? bien implanté ou pas?... ). Une ancienneté de deux ans minimum sera nécessaire.

 

Le changement majeur induit par ce texte est cependant le septième critère : l'audience, c'est-à-dire le nombre de voix obtenues lors des élections professionnelles. A terme, un syndicat ne pourra négocier et signer un accord que s'il a obtenu 10% au niveau de l'entreprise et 8% au niveau de sa branche professionnelle ou à l'échelon national. Pour l'instant, un syndicat qui représente 5% des suffrages dans une entreprise mais qui faisait partie du « club des 5 » dont la représentativité était jugée automatique, pouvait signer un accord minoritaire avec la direction. Si les autres syndicats ne s'y opposent pas, l'accord peut s'appliquer. Et ce, même si les autres syndicats sont majoritaires...

Les élections, un critère contesté

Les petits syndicats comme l'Unsa, la CFTC ou la FO n'acceptent pas que les élections des délégués du personnel ou des comités d'entreprise constituent le test principal de leur représentativité. Tout comme l'UPA, le syndicat qui représente les petits artisans. « Par définition, les élections au comité d'entreprise n'ont lieu que dans les entreprises de plus de 50 salariés, rappelle Jean Grosset, numéro deux de l'Unsa. Et au-dessous de 11 salariés, il n'y a pas de délégué du personnel. »

 

Pour la plupart d'entre elles, ces organisations préféreraient voir prises en compte les élections aux prud'hommes, qui auront lieu en décembre. Un avis que ne partage pas Guy Groux, politologue du Cevipof, le centre de recherche politique de Sciences Po. « Aux prud'hommales, rappelle-t-il, le taux d'abstention est colossal, de l'ordre de 65%! Et les élus ne le sont pas directement par les salariés. Il semble difficile de prendre cette élection comme jauge de la représentativité. » Aux élections de délégués du personnel ou de comité d'entreprise, la participation est en général bien plus élevée.

 

De nouvelles règles pour les accords majoritaires

Pour la première fois, un critère d'audience est nécessaire pour constituer des accords majoritaires. Un accord ne pourra être valide que si les syndicats qui le signent représentent au moins 30% des suffrages exprimés, et s'il n'est pas contesté par les syndicats ayant recueilli la majorité des suffrages exprimés. Dans les entreprises, cette disposition serait valable dès le 1er janvier 2009.

 


LIENS

[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/mathieu-magnaudeix
[2] http://www.mediapart.fr/files/Mathieu Magnaudeix/Accord_0.doc
[3] http://www.mediapart.fr/journal/economie/170408/la-semaine-qui-a-chamboule-le-paysage-syndical

Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 09:33
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Depuis le temps qu'on en parlait ... Depuis le temps qu'il se disait, que tout le monde disait, que les syndicats n'étaient plus, depuis longtemps, réellement représentatifs ... Il fallait bien que ça finisse par venir!

On en parle! Est-ce à dire que l'on a trouvé la solution?

Soyons net! Sûrement pas! On en est même loin, très loin!

J'ai, sur ce sujet comme sur d'autres, quelques idées bien arrêtées qui, à ce jour, dérangent tellement qu'elles n'ont pas encore trouvé de véritables contradicteurs.

Je les livre, en vrac, comme elles me viennent à l'esprit ...

1. Un syndicat, et, par conséquent, une fédération syndicale de branche ou une confédération syndicale interprofessionnelle, ce n'est pas un parti politique.
Un parti politique a pour mission de promouvoir des idées, des propositions, afin de faire progresser la conscience collective dans un sens qu'il juge souhaitable. Ce faisant, il est amener à soutenir des candidats aux élections politiques. je dis bien "soutenir" et non "présenter". On ne doit pas, JAMAIS, voter pour un parti politique mais toujours pour des personnes qui sont et doivent rester indépendantes et libres d'agir comme bon leur semblent, à charge pour les électerurs de s'en souvenir la fois prochaine! Un parti politique n'a pas vocation à compter des millions d'adhérents. Quelques centaines de mille suffisent. C'est le nombre de voix que les candidats qui ont obtenu le soutien de ce parti qui fonde la représentativité du parti en tant que courant d'opinion.
Un syndicat, c'est un rassemblement de défense des intérêts de plusieurs personnes qui ont partie liée car leurs intérêts sont convergents. Ce qui fonde la représentativité d'un syndicat, c'est donc le nombre de ses adhérents, non pas le nombre de voix qu'il obtient aux élections professionnelles. Pour ce qui me concerne, je suis syndiqué depuis que je suis étudiant, c'est à dire depuis 1967. Il y a juste eu un intermède de quelques deux ans lorsque, étant devenu créateur d'entreprise (sans succès!), je n'ai pu rester membre d'un syndicat de salarié. Simple question de logique!

2. On ne peut pas être à la fois juge et partie. Par voie de conséquence, les "syndicats" n'ont pas à négocier les critères de leur représentativité! D'une manière générale, je récuse formellement la méthode qui consiste à faire négocier des accords entre des syndicats pour ensuite les "bétonner" par un loi afin de les rendre opérationnels sur l'ensemble du territoire de la République. La LOI ne doit JAMAIS se négocier avec qui que ce soit! Elle doit être débattue avant d'être votée par la Représentation Nationale puis mise en ouver par le Gouvernement. Un point, c'est tout! Ce n'est qu'ensuite que les modalités spécifiques de la mise en oeuvre d'une loi peuvent être négociées entre les parties intéréssées. C'est notamment le cas dans le domaine économique et social, toujours, inévitablement, très complexe et, par conséquent impossible à traduire précisément dans des textes de lois qui deviendraient parfaitement illisibles et donc, de facto, inapplicables et ... inappliqués.

3. Les partis politiques peuvent donc recevoir de l'argent public distribué sur la base des résultats obtenus par les candidats qui s'en réclament ou qui ont obtenus leur soutien au moment, déterminant en démocratie, des élections libres.

4. Les syndicats ne peuvent, selon moi, obtenir de l'argent public que sur la base des adhérents qu'ils ont effectivement, non sur la base des résultats qu'ils ont obtenus aux élections professionnelles, lesquelles sont sujettes à de larges incertitudes quant à leur processus démocratique réel.

5. Je propose donc que :
5.1. Le dégrèvement fiscal dont bénéficie chaque personne qui adhère à un syndicat (ou une fédération ou une condfédération) soit porté de 60% à 90%.
5.2. Corrélativement, toutes les aides publiques autres que celle décrites ci dessus soit purement et simplement supprimées.
5.3. Qu'aucune obligation ne soit faite aux entreprises de devoir financer des heures de "délégation" mais que, par contre, obligation soit maintenue de payer les heures consacrées à des rencontres faites à l'initiative de l'employeur ou des fédérations patronales, à fortiori s'il s'agit de réunions légalement prévues et obligatoires (délégués du personnel, comité d'entreprise, CHSCT, etc ...).
5.4. Si la réunion a lieu à l'initiative de la Fédération patronale, c'est évidemment à celle-ci de payer les salaires des négociateurs salariés et non à l'entreprise qui emploie ces négociateurs. Il devrait s'ensuivre que le tissu économique des petites et moyennes entreprises serait mieux représenté dans lesdites négociations. ... Autrement dit, ce ne serait plus obligatoirement le Medef qui ferait la pluie et le beau temps ...
5.5. Si un syndicat veut réunir ses syndiqués, cela doit pouvoir se faire dans l'entreprise mais les heures ne doivent pas être payées par l'employeur ... Question de logique!

6. Il doit s'en suivre que tout syndicat n'ayant pas d'adhérent ou trop peu, ne pouvant plus vivre et fonctionner faute de disponibilités financières suffisantes, disparait par la force des choses. A moins qu'il ne fusionne avec d'autres syndicats "compatibles".

7. Bien entendu, la mise en oeuvre d'une telle démarche ne doit faire l'objet d'aucune négociation préalable avec quelques syndicats que ce soient sinon, on peut être sûr que ça va capoter! Il faut les mettre devant le fait légal accompli puis passer à la phase active de mise en oeuvre financière (couper les vivres, progressivement, soit sur deux à trois ans environ). Puis attendre, tranquillement ... Le résultat est INELUCTABLE!

8. Evidemment, pour cela, il y a une condition préalable à remplir : que le Gouvernement et la Représentation Nationale aient des couilles! En ont-ils? Je ne sais pas répondre ...
Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 06:49
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Je reproduis ci-dessous le billet d'information que Christophe Grébert nous envoie.

Début de citation :

Je voudrais rassurer les personnes qui ont assisté hier soir à la mairie de Puteaux a un scène très violente : j'ai reçu un coup de pied dans le ventre d'un vigile de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, en présence de cette dernière. 

A la fin de son discours politique, j'ai voulu monter à la tribune pour dire moi aussi quelques mots. Elle m'a alors lancé "non, vous, vous n'avez pas le droit !". Et ses gros bras me sont tombés dessus. 

Le coup a été violent. La scène s'est déroulée devant de nombreux témoins. Un medécin a été appelé pour constater la blessure heureusement sans gravité semble-t-il. 

Ce fait démontre que Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud n'est pas une démocrate. 

Dimanche, les électeurs de Puteaux -de droite, de gauche et du centre- auront l'occasion de le lui dire. 

Christophe Grébert


Fin de citation.
Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /Oct /2007 22:49
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Isabelle Dupéron, que vous connaissez déjà (cf l'article sur les fonctionnaires) m'envoie sa contribution relative à l'amendement "Mariani" qui a fait couler beaucoup d'encre et qui en fait encore couler puisque des rigolos ne trouvent rien de mieux à faire que de tenter d'affubler François Fillon d'une étiquette de quasi nazi ... Ca en devient pitoyable!

Voici le texte d'Isabelle.

Début de citation :

Amendement Mariani :
LUTTER CONTRE LA FRAUDE ? OUI, MAIS PAS A N’IMPORTE QUEL PRIX !
 
L’amendement Mariani, qui instaure la possibilité, pour des immigrants qui sont candidats au regroupement familial, de prouver leur filiation au moyen de tests ADN, fait l’objet actuellement d’une vaste polémique. On pourrait, à première vue, croire, comme le déclare le ministre B. Hortefeux, qu’il ne s’agit que d’un « détail » au sein d’un vaste projet de loi proposant des mesures de maîtrise des flux d’immigration. Bien sûr, si l’on voit les choses sous un angle purement quantitatif, ce n’est effectivement qu’un détail. Mais si on envisage l’amendement Mariani sous l’angle de ses enjeux symboliques, il s’agit au contraire d’un point qui est d’une importance tout à fait considérable. Examinons donc de quoi il en retourne.
Quel est le but de l’amendement Mariani ? Empêcher que des étrangers se déclarent enfants de tel ou tel immigré déjà présent en France, et demandent le droit de rejoindre leurs supposés parents dans notre pays (au titre du regroupement familial), alors qu’en réalité ils n’ont pas du tout de lien de parenté avec l’immigré en question, ou n’ont qu’un lien de parenté très lointain. En clair, il s’agit d’empêcher que des fraudeurs entrent en France pour venir s’y installer de façon indue. L’amendement Mariani propose que les candidats au regroupement familial puissent fournir un test ADN qui leur permettra de prouver leur filiation, et rendra donc leur dossier immédiatement recevable auprès des autorités françaises. Ceci suppose que les dossiers qui ne seront pas accompagnés de tels tests seront jugés « douteux » et n’auront que peu de chances d’aboutir : les tests ne sont pas obligatoires, mais l’absence de tests dans un dossier créera nécessairement, aux yeux de l’administration, un préjugé défavorable à l’égard de celui-ci. On se dira : si tel ou tel étranger n’a pas voulu se soumettre au test, il y a des chances pour que ce soit parce qu’il est un fraudeur. Bien sûr, cela ne prouve pas, à soi seul, qu’il est un fraudeur. Mais cela jette, à tout le moins, une suspicion sur son dossier.
La question est d’abord celle-ci : la fraude est-elle donc si fréquente ? Est-il justifié de jeter une suspicion systématique sur les candidats au regroupement familial, sachant qu’il n’est déjà pas anodin de développer un rapport de suspicion à l’égard de pays avec lesquels nous n’avions pas de mauvais rapport ? La réponse est mitigée : la fraude existe bel et bien, mais elle concerne surtout un nombre limité de pays dans lesquels les services d’état civil sont mal organisés, voire inexistants (partout ailleurs, les documents d’état-civil sont globalement fiables). C’est donc, principalement, à l’égard des pays en question – et beaucoup moins à l’égard des autres – qu’il convient de prendre des précautions, pour empêcher que des fraudes massives aient lieu.
Car il convient, effectivement, d’empêcher les fraudes. Soyons clair : il ne serait pas défendable de vouloir entièrement ouvrir nos frontières pour que tous les candidats à l’immigration puissent venir s’installer comme ils le veulent : nous n’avons assurément pas les moyens d’entretenir tout ce monde-là, et de plus ce ne serait pas un service à rendre aux pays d’origine, que de laisser tous leurs habitants les déserter pour venir chez nous. A partir de là, la question est alors : quelles conditions les étrangers doivent-ils remplir pour que nous leur donnions le droit de venir s’installer en France ? Et quels moyens est-il légitime d’utiliser pour empêcher de venir ceux qui ne remplissent pas ces conditions ? Ce sont deux débats différents, aussi importants l’un que l’autre. Ici, je ne m’occuperai que du deuxième.
Donc, quels moyens avons-nous le droit d’employer pour empêcher la fraude à l’immigration ? D’abord, il convient de remarquer la chose suivante : même si l’objectif qu’on s’est fixé d’atteindre est juste, tous les moyens pour l’atteindre ne sont pas bons et légitimes pour autant. Il est facile de le comprendre en examinant des exemples. Prenons le cas du terrorisme : la lutte contre le terrorisme, et sa répression, constituent assurément une juste cause. Mais cela ne signifie pas que, pour lutter contre le terrorisme, tous les moyens soient bons et acceptables : par exemple, il n’est pas acceptable que les individus soupçonnés d’avoir participé à une action terroriste soient soumis pendant des mois à une torture physique et psychologique tout le temps que dure leur détention. Si quelqu’un voulait me contredire sur ce point, je lui répondrais : croire qu’il est juste de torturer des présumés terroristes, c’est faire nous-mêmes ce qu’ils ont fait, eux ; c’est, ni plus ni moins, imiter leur comportement. Et si nous faisons comme eux, alors nous ne valons pas mieux qu’eux ! Ou, plus exactement, nos actions ne valent pas mieux que les leurs (car une personne ne saurait s’identifier à certaines de ses actions passées, puisqu’elle est susceptible de changer dans l’avenir). Notre idée, à propos des terroristes, c’est bien – je l’espère – que nous valons mieux qu’eux ! Et pourquoi ? Tout simplement, parce que nous respectons, nous, des principes qu’eux ne respectent pas, comme l’idée qu’on ne doit pas maltraiter un autre être humain, ou s’en servir comme d’une chose. Et c’est précisément pour cela que nous nous abstiendrons de les torturer.
La question, ici, va donc être de savoir si les tests ADN constituent un moyen légitime et acceptable de contrôler la fraude à l’immigration. Et cette question, il faut se la poser. On ne peut pas l’écarter en se contentant de dire qu’après tout, certains de nos voisins européens ont déjà institué des tests de ce genre, dans le cadre de leurs propres politiques. Car est-ce parce que nos voisins font quelque chose, que ce qu’ils font est juste, et que nous devons les imiter ? En tant qu’éducateurs, nous savons bien que ce n’est pas vrai : car que disons-nous à nos enfants pour les éduquer ? Allons-nous tolérer qu’ils prennent systématiquement exemple sur leurs voisins ? Si un gamin de douze ans dit à sa mère, qui lui reproche de boire des doses d’alcool excessives : « mais mes copains le font, et personne ne leur dit rien » – la mère est-elle dans l’obligation d’autoriser son fils à se saouler avec les copains ? Non, bien sûr. Ce n’est pas parce que beaucoup de gens manquent à des principes qu’on devrait s’aligner sur eux.
Or, s’agissant de la question des tests ADN pour immigrants, si des gens en France se sont élevés contre l’institution de tels tests, c’est précisément parce qu’introduire ces tests entrerait en contradiction avec certains principes que notre pays a jusqu’à présent adopté, à la différence des pays voisins. La France s’est dotée d’une législation stricte en matière de ce qu’on appelle la bioéthique : c’est-à-dire qu’elle a voulu qu’on soumette à un contrôle législatif étroit toutes les techniques nouvelles, issues notamment du développement de la génétique, qui permettent de modifier des organismes humains, ou d’acquérir des informations confidentielles sur une personne au moyen de tests génétiques. Par exemple, on ne peut accepter qu’un assureur ait le droit de demander des tests génétiques à ses assurés pour évaluer leur prédisposition à développer telle ou telle maladie, car le résultat de ces tests pourrait amener l’assureur à refuser la conclusion ou la poursuite du contrat d’assurance (parce qu’il jugerait le cas de telle personne « risqué » sur le plan médical, et donc susceptible de ne pas lui rapporter assez d’argent). Dans le cadre des lois sur la bioéthique, la France a donc choisi d’interdire les tests ADN (sauf ceux qui seraient conduits dans le cadre d’un protocole médical, accepté à la fois par les médecins et par le patient).
Sur ce point, il faut bien dire, notre pays a été l’un des seuls à ne pas céder au laxisme et à ne pas laisser faire tout ce qui est scientifiquement possible. La France était, sur ce point, le phare moral de l’Europe ! Celui qui donne l’exemple que tous auraient dû suivre ; celui qui donne l’exemple que l’on devrait suivre si l’on se soucie que les êtres humains soient respectés, et non pas traités comme des choses ou des machines à produire du profit financier pour le seul bénéfice de certains. Hélas, avec l’amendement Mariani, la France risque bien de perdre la place de phare moral qu’elle occupait jusqu’alors dans ce domaine.
Car le problème est le suivant : ce que nous interdisons pour les citoyens de notre pays, parce que nous le jugeons anormal d’un point de vue humain, pouvons-nous à bon droit le déclarer normal à propos d’étrangers, simplement parce que la chose nous arrangerait sur le plan pratique ? Est-il acceptable de faire, comme on dit, deux poids deux mesures, et de considérer que les « bons principes » s’appliquent seulement à nous, et non pas aux autres ? Non, bien sûr. Et donc, si l’on doit réprimer la fraude à l’immigration, cela ne doit pas être à n’importe quel prix, cela ne doit pas être au prix de trahir nos propres principes.
Mais alors, si l’on ne recourt pas aux tests ADN pour empêcher la fraude, que faut-il faire ? Car enfin, il faut bien faire quelque chose. Il se trouve qu’il existe une réponse assez simple à cette question – simple, tout au moins sur le papier. Les fraudes massives proviennent, je l’ai dit en commençant, des pays où l’état-civil est défaillant ou inexistant. Il faudrait donc demander avec autorité à ces pays d’améliorer leur état-civil, et leur apporter toute l’aide nécessaire pour le faire dans les meilleurs délais. Car il faut – c’est un point essentiel – que la filiation demeure une question d’état-civil. Chez nous, quand quelqu’un est, socialement, considéré comme le fils ou la fille d’un tel, c’est parce que l’état-civil atteste que cet homme l’a reconnu comme son enfant ; la famille est une institution fondée sur des structures juridiques, et non pas simplement sur les liens du sang, tels que peut les révéler un test ADN. S’agissant de nous, Français, nous jugerions scandaleux qu’un enfant, auparavant légalement reconnu par son père, soit, du jour au lendemain, officiellement déchu du droit d’être traité comme son fils, parce qu’on aurait découvert, à la faveur de tests ADN, qu’il n’est pas réellement son fils biologique. Nous jugerions tout aussi scandaleux qu’un enfant, légalement adopté par une famille, ne bénéficie pas des mêmes droits qu’un enfant biologiquement issu de sa mère, tout simplement parce qu’il ne possède pas ce lien biologique précis. Oui, nous jugerions tout cela scandaleux : et ce que nous jugeons scandaleux pour nous-mêmes, avons-nous le droit de le juger normal pour d’autres, sous le seul prétexte que ce sont des étrangers ?
La version de l’amendement Mariani adoptée par les sénateurs a cru résoudre le problème en demandant que les tests portent uniquement sur la filiation du côté maternel : mais, comme l’a fait remarquer le député Mariani lui-même, cela poserait de gros problèmes dès que l’on passerait à la pratique : car il est très possible qu’un candidat au regroupement familial soit orphelin de mère. Et, de plus, cela ne résoudrait pas le problème des enfants adoptés. Modifier l’amendement Mariani serait une impasse. Il aurait fallu, tout simplement, adopter une autre voie : celle qui part du principe que la filiation est une question d’état-civil.


Fin de citation.

Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /Oct /2007 15:58
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Le Sénat vient de voter, cette nuit (ça paye plus!), un texte qui a soulevé une grande polémique ...

Je me suis déjà, très partiellement, exprimé sur le sujet. J'estimai que la procédure d'urgence ne se justifiait pas. 

Je maintiens cette position et, dans l'hypothèse où le Consel Constitutionnel serait saisi (ce qui est probable), je souhaite donc qu'il invalide cet amendement pour ce motif, précisément ...

Pour autant je n'ai pas la moindre intention de me ranger derrière certains qui, soucieux de prendre tout ce qui leur tombe sous la main pour contrer l'action du gouvernement, développent des arguments qui, additionnés les uns aux autres, ne sont même pas cohérents.

Je vais donc développer ma position à partir d'un questionnement.

1. Les étrangers ont-ils le DROIT de pénétrer sur notre sol afin de s'y installer durablement sans que nous ayons notre mot à dire? NON. Tous les autres pays appliquent la même règle.

2. Devons nous rejeter les étrangers au motif qu'ils seraient potentiellement fauteurs de troubles? NON. Seuls les pays manifestement non-démocratiques agissent de la sorte. Nous devons rester dans le camp des nations civilisées et démocratiques, quel qu'en soit le prix politique.

3. Faut -il poser des conditions préalables à l'installation durable des étrangers sur notre sol? OUI.

4. Doit-on laisser aux pétitionnaires le temps de réunir les éléments de dossier demandés? OUI

5. Pouvons nous expulser tout étranger qui enfreint gravement nos lois? OUI. Cette expulsion devrait être systèmatique et automatique lorsqu'il s'agit de crimes, laissée à l'appréciation des tribunaux lorsqu'il s'agit de délit, ne pas avoir lieu lorsqu'il s'agt de contraventions.

6. Devons nous permettre le regroupement familial? OUI. Nous avons signé des conventions et des traités internationaux allant dans ce sens. Nous devons respecter nos engagement faute de quoi le crédit de la France s'en trouverait gravement affecté.

7. Comment doit-on comprendre la notion de regroupement familial? Clairement à partir de la définition que nous avons, chez nous, de la famille. C'est à dire des personnes vivant habituellement sous le même toit (le conjoint et les enfants légalement issus de l'union au sens de notre droit. Les enfants en adoption plénière en font donc partie. Les cas d'adoption simple doivent être laissés à l'appréciation des tribunaux.

8. Faut-il permettre aux personnes qui souhaitent prouver leur lien de filiation de le faire par des tests ADN? OUI. A condition que le vote républicain soit acquis dans le cadre d'une procédure ordinaire, sur la base d'un texte spécifique n'ayant que ce seul point comme objet, afin que la volonté de la représentation nationale soit sans ambigüité.

On peut ne pas partager ce point de vue mais chacun reconnaitra qu'il est clair ...
Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /Sep /2007 20:04
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Militants du Modem - Par Jacque Heurtault
Donnez votre point de vue ...
L'amendement Mariani, c'est cet amendement qui prévoit que des familles étrangères qui sollicitent le regroupement familial PEUVENT recourir à un test ADN pour prouver la véracité de la filiation ...

En voici le texte exact :

Début de citation :

Article 5 bis (nouveau)
I. – L’article L. 111-6 du même code est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Toutefois, par dérogation à l’article 16-11 du même code, le demandeur d’un visa pour un séjour d’une durée supérieure à trois mois, ou son représentant légal, ressortissant d’un pays dans lequel l’état civil présente des carences peut, en cas d’inexistence de l’acte d’état civil, ou lorsqu’il a été informé par les agents diplomatiques ou consulaires de l’existence d’un doute sérieux sur l’authenticité de celui-ci, solliciter son identification par ses empreintes génétiques afin d’apporter un élément de preuve d’une filiation déclarée avec au moins l’un des deux parents. Le consentement des personnes dont l’identification est ainsi recherchée doit être préalablement et expressément recueilli.
« L’examen des empreintes génétiques prévu à l’alinéa précédent est réalisé aux frais du demandeur. Si le visa est accordé, les frais exposés pour cet examen lui sont remboursés par l’État.
« Un décret en Conseil d’État définit les conditions d’application des examens d’empreintes génétiques et notamment la liste des pays concernés et les conditions dans lesquelles sont habilitées les personnes autorisées à procéder à ces examens. »

II. – Dans le premier alinéa de l’article 226-28 du code pénal, après les mots : « procédure judiciaire », sont insérés les mots : « , ou de vérification d’un acte d’état civil entreprise par les autorités diplomatiques ou consulaires dans le cadre des dispositions de l’article L. 111-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ».

III. – Le présent article s’applique jusqu’au 31 décembre 2010.
Une commission en évalue annuellement les conditions de mise en œuvre. Son rapport est remis au Premier ministre. Il est rendu public. La commission comprend :
1° Deux députés ;
2° Deux sénateurs ;
3° Le vice-président du Conseil d’État ;
4° Le premier président de la Cour de cassation ;
5° Le président du Comité consultatif national d’éthique ;
6° Deux personnalités qualifiées, désignées par le Premier ministre.
Son président est désigné, parmi ses membres, par le Premier ministre.


Fin de citation.

Ma première réaction, c'est une réaction liée à l procédure d'urgence associée au texte du projet de loi et donc aux amendements qui s'y rapportent.

Rien ne peut, sur un sujet aussi sérieux, justifier la procédure d'urgence, laquelle prévoit ne seule lecture dans chacune des deux chambres.

Quand on réfléchit aux risques de dérives, on a le droit de se poser des questions et de souhaiter que l'on prenne son temps pour examiner le projet de loi et l'amendement qui s'y rapporte.

J'en suis là pour l'instant. Le débat est ouvert.
Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /Sep /2007 17:41
- Publié dans : Cohésion sociale - Communauté : Réformer la France - Par Jacque Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Je vaistomber amoureux de Fadela Amara! Si, si! 

Non, mais! Vous vous rendez compte, un peu ... 

A mon âge ... Bientôt cinquante huit ans! Ce n'est vraiment pas raisonnable!

Quand vous aurez lu ce qui suit, vous serez sûrement d'accord avec moi. Mais, attention, hein! C'est moi le premier ...

Début de citation :

« ….La politique de la ville a besoin de franchise. Entre nous, on ne va pas se la raconter.

Le phénomène de bandes, l’ethnicisation de la violence, le happy slapping, le carjacking, le repli communautaire, le rejet des institutions, l’économie parallèle, le désœuvrement des jeunes, le désarroi des mères , l’instrumentalisation de la religion et j’en passe, sont la réalité quotidienne de centaines de milliers d’hommes et de femmes de notre pays.

Et pourtant des milliards ont été dépensés depuis vingt ans, alors pourquoi cette situation ?

Je vous le dit cash :

Trop d’acteurs de terrain et d’associations marginalisés, méprisés, vassalisés. Trop de talent négligé. Trop de blocages, Trop de lobbys, Trop de chasses gardées, Trop de forteresses, Trop de tabous. Trop de convenances et d’habitudes qui ont sclérosé et ont empêché d’agir efficacement.

Je vous donne quelques exemples :

Est-il normal que des bailleurs sociaux ignorent les recommandations gouvernementales en matière de hausse de loyer dans le parc social, alors même que le gouvernement a fait de la préservation du pouvoir d’achat de nos concitoyens les plus modestes une priorité ? Est-il normal que certains bailleurs mènent une politique d’attribution de logement aggravant les phénomènes de ségrégation sociale sans que l’on ne puisse agir ? Est-il normal, malgré les exonérations et les différentes aides, qu’on laisse encore les cages d’escaliers à l’abandon, les boîtes aux lettres saccagées, des carreaux cassés, des espaces publics immondes, toutes ces petites choses qui au bout du compte laissent aux habitants un sentiment d’abandon et d’insécurité.

Comment parler de l’insertion et de la formation des jeunes quand on n’a même pas le droit d’évoquer une quelconque réforme du financement de la formation professionnelle ? Je vous le demande solennellement, où est la République dans tout ça ? Pourquoi ces situations figées ? Ce sont des sommes colossales que l’on peut redéployer et mieux utiliser. Pour que le chômage et l’assistanat ne représentent plus un horizon indéfini. Est-il normal que les crédits de la politique de la ville servent à compenser les faiblesses du droit commun.

Comment parler de désenclavement quand l’égoïsme territorial gangrène profondément notre République et nous empêche d’agir? Quand on ne peut pas rallonger une ligne de bus au prétexte que « la répartition des crédits est déjà faite » ou parce que « ça serait trop compliqué à renégocier » ? Où est la République si l’impuissance et le renoncement la rongent ?

Comment peut-on parler de réussite scolaire quand il y a autant de dogmes à surmonter ?

Comment peut-on encore croire à l’illusion de l’égalité républicaine, quand la discrimination, si elle n’est pas affichée, reste insidieuse, rampante comme un virus ? Cela ne sert à rien de dire qu’on est tous libres et égaux quand la société, elle, vous inscrit dans des cases.

Il faut donc changer cette logique, bousculer ces forteresses et briser ces tabous. Cela nous engage tous. Nous tous ici bien sûr mais aussi les entreprises, les syndicats, les associations, les élus, chacun dans le domaine de sa fonction et de sa compétence.

La cité de demain nous engage collectivement…. Il s’agit d’une cause nationale.

Il nous faut une ambition extraordinaire pour la ville à la hauteur des enjeux républicains.

Car notre République n’est fidèle à elle-même que lorsqu’elle est capable de se projeter, de consolider ces valeurs essentielles et de se rassembler autour d’un projet commun sans laisser personne au bord du chemin.

C’est pour cette raison que j’ai voulu engager une véritable concertation avec les habitants. Tout le monde a son mot à dire, tout le monde a le devoir de s’exprimer. Je veux que toutes celles et tous ceux qui veulent être entendus s’expriment. Les architectes, les urbanistes, les sociologues, les politologues, les profs, les élèves, les chauffeurs de bus, les boulangers, les charcutiers, les bloggeurs …..

L’opération « Ce que je veux pour ma ville » que j’ai mis en œuvre par le biais de blogs le 1er août a suscité un grand intérêt pour notre jeunesse.

Ce n’est pas de deux ou trois mesurettes supplémentaires dont elle a besoin. C’est de rage, d’espoir, et d’ambition, qu’elle nous bombarde tous les jours. elle veut qu’on les engage dans une nouvelle dynamique.

J’ai conscience que changer la ville, et changer la vie en ville constituent une œuvre de longue haleine. Notre action doit donc favoriser l'émergence non seulement d'une nouvelle approche de la ville, mais aussi et surtout d'une nouvelle approche de la qualité de la vie en ville.

Nos concitoyens veulent en effet une ville mieux équilibrée, plus sûre, moins polluée, moins anonyme, moins uniforme.

Nous travaillons sur trois axes :

1. L’emploi : il faut activer tous les dispositifs, utiliser tous les leviers, et si besoin en créer d’autres. Objectif : tolérance zéro pour la glandouille. Le désœuvrement d’une partie de notre jeunesse est inacceptable.

2. Le désenclavement : plus de zones à sigles. Plus de quartiers stigmatisés. Il faut tendre vers l’exemplarité, ouvrir les quartiers. La cohésion sociale, je dirais même nationale, implique le désenclavement des quartiers :

– Par le transport en commun. – Par l’intégration des quartiers dans la ville. – Par un maillage urbain. – Par la programmation d’une mixité urbaine. – Par l’adaptation de nos règles d’urbanisme. – Par le désenclavement numérique, pour faire des quartiers difficiles d’aujourd’hui des quartiers pilotes de demain aux avant-postes de la mondialisation.

3. L’éducation : au-delà des dispositifs qu’il convient d’adapter, de revaloriser, de consolider et même d’inventer, il est urgent d’enseigner un certain nombre de valeurs aux enfants de la République.

En ce sens, je souhaite, consacrer une journée à l’éducation au respect, comme nous avons une journée pour la fête de la musique.

• A partir de la mi-septembre jusqu’à la fin-novembre, des réunions publiques se tiendront dans tous les départements de métropole et d’Outre-mer, dans chaque ville, dans chaque quartier pour permettre à tous d’échanger et de donner leur opinion sur ce que doit être la ville de demain.

• Toutes les questions seront abordées lors de ces réunions, sans tabou. Parfois des réponses seront proposées.

Fin novembre, nous aurons les propositions du terrain. Nous les inclurons dans le plan. Et nous proposerons avant la fin de l’année, dans le cadre d’une conférence associative et dans un endroit symbolique le tracé d’un renouveau pour la ville.

Ce qui compte, c’est que jour après jour, nous agissions pour ces quartiers difficiles pour que chacun ait sa chance et pour rendre notre République plus juste, plus humaine.

Renforcer le métissage et la mixité sociale, c'est par définition, par essence, renforcer notre République laïque du respect et de l’égalité des chances.

Ce défi m’oblige, ce défi nous oblige. »

Fin de citation.

Et d'où cela est-il tiré? D'un brûlot révolutionnaire? Nenni! C'est un article paru dans l'Huma? Nenni! Dans Rivarol, alors? Encore moins!

Non! C'est la communication que Fadela Amara a faite au CONSEIL DES MINISTRES qui a eu lieu à Strasbourg! 

C'est simple : je suis sous le charme ...

Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 01:00
- Publié dans : Cohésion sociale - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Que d'encre, de libelles, de sarcasmes aura-t-on entendu, une fois de plus , sur ce sujet!

Une fois de plus, au risque d'être incompris de beaucoup, je vais dire, clairement, que je suis POUR la mise en oeuvre de cette mesure. Elle me paraît parfaitement légitime.

J'en arrive à être véritablement excédé par le conservatisme écoeurant qui s'est encore manifesté.

Il y a la CFTC qui appelle carrément à la grêve! Motif : la suppression du Lundi de Pentecôte porterait atteinte à la liberté religieuse ... On en reste pantois.
1. Le Lundi de Pentecôte n'est pas et n'a JAMAIS été une fête religieuse. C'est un dispositif purement "laïc" qui a été pris alors que le monde du travail ne disposait pas de cinq semaines de congés payés ni de quinze jours de RTT. Il s'agissait simplement de permettre aux travailleurs de bénéficier d'un week-end de trois jours! Le raisonnement a été le même à propos du Lundi de Pâques ...
2. Ceux qui tiennent absolument à bénéficier d'un jour de repos ce Lundi-là peuvent toujours faire une demande de congé pour ce jour, imputable sur le stock de congés payés dont ils disposent.
3. Certes, l'octroi de ce jour de congé, même imputable sur les congés payés, n'est pas, aujourd'hui, de plein droit. L'employeur peut le refuser car c'est lui, et lui seul, qui décide des dates des congés de son personnel. C'est sans doute là que le bât blesse. Je vais y revenir ...

Il y a les chauffeurs de taxi qui râlent parce que, ce jour-là, ils ne pourront pas tarifer au prix des "jours fériés"! Un comble! A les entendre et à les suivre dans leur raisonnement, TOUS les jours de l'année devraient être fériés ... De la sorte, ils pourraient doubler voire tripler leur chiffre d'affaires sans fournir aucun effort supplémentaire. 

Parmi ceux qui ne râlent pas, il y a tous les consommateurs qui sont bien contents de pouvoir faire leurs emplettes ce jour-là car les grands magasins et autres hyper-marchés seront ouverts ...
Bien entendu, les mêmes auraient râler comme des putois si, d'aventure, ils avaient dû travailler ce jour-là. Il est normal, disent-ils, que les magasins soient ouverts les jours fériés, les samedis et les dimanches mais il n'est évidemment pas normal que, eux, doivent travailler ces jours-là.
J'ai vécu le cas de figure à l'Anpe. J'ai dit, j'ai écrit que les agences Anpe devaient être ouvertes tous les jours (sauf, peut-être, le Dimanche car, là, on ne voit vraiment pas l'intérêt) du Lundi au Samedi, de 7h30 le matin à 19h30 le soir. Que n'ai-je pas entendu! Pis que pendre ... Certains croyaient même que je voulais que la durée hebdomadaire de travail soit portée de 35 heures à 72 heures! Comment peut-on être abruti à ce point? Comment fait-on, dans les industries qui tournent évidemment plus de 35heures par semaine? On met en place des brigades! Une équipe le matin, une autre le soir ... CQFD!

Il y a, enfin, une autre catégorie de râleurs : des gens comme moi pour qui travailler le Lundi de Pentecôte n'aurait posé aucun problème mais qui, néanmoins, vont devoir NE PAS TRAVAILLER parce que leur employeur aura décidé que, ce jour-là, personne, dans l'entreprise, ne travaillera parce que les locaux seront tout simplement fermés! Ce sera le cas des agences ANPE! Je n'y peux rien ... En compensation, on me supprime une journée de congé payé. Ce qui est parfaitement normal ... J'aurai seulement souhaité que l'on m'offre la possibilité de choisir de donner "mon" Lundi de Pentecôte pour aider au financement de la protection des personnes dépendantes. Je suis bien placé pour savoir que c'est nécessaire : ma propre mère est dans ce cas et je sais ce qu'il en coûte à la société de financer l'Aide aux Personnes Agées (APA).
J'ai une seconde raison de râler : mon épouse travaillera ce jour-là parce que son entreprise fonctionnera.

Pourquoi faut-il que TOUT ou presque soit si difficile à faire bouger dans ce pays? Pendant encore combien de temps devra-t-on attendre que le déclic salutaire se produise?

Est-il donc si difficile de dire que le Lundi de Pentecôte est un jour comme les autres mais que tout personnel qui souhaiterait disposer d'un congé en fasse la demande dans des délais raisonnables afin que, après examen des contraintes liées à l'organisation du travail, il y soit donné suite favorable dans toute la mesure du possible (le jour de congé étant imputé au quotum des jours dont dispose le salarié)?

Je préconise donc que, dès le début de la prochaine mandature, le gouvernement passe à l'étape suivante en faisant subir au Lundi de Pâques le même sort qu'au Lundi de Pentecôte. L'année suivante étant dévolue au règlement du sort du Jeudi de l'Ascension, celle d'après au 11 Novembre, la suivante au 15 Août, puis le 1er Mai, puis le 8 Mai. 

En principe, cela devrait suffire pour financer correctement la nécessaire prise en compte de la dépendance du Quatrième Age. Quand on pense que certains socialistes ont le courage de dire que cela va coûter au moins un point de plus de CSG, on se demande pourquoi tout le monde n'a pas ce même courage!

Lundi 26 juin 2006 1 26 /06 /Juin /2006 18:37
- Publié dans : Cohésion sociale - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

C'est Laurent Fabius qui a démarré le premier en proposant une revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) de telle sorte qu'il atteigne 1.500 euros par mois.

La cause en est simple : la surenchère à gauche. C'est à celui qui, dans cette mouvance hétéroclite (pas moins de deux "grands" mouvements troskystes, un mouvement communiste, un mouvement de gauche souverainiste (Chevênement), au moins 5 "tendances" au sein du Parti Socialiste, les radicaux de gauche (PRG) sans oublier les "Verts" avec leurs quatre tendances, plus quelques autres que je dois oublier), poussera le plus dans le sens de la démagogie ...

Cela en devient ecoeurant ... Faire le point s'impose.

1. Première vérité : le pouvoir d'achat réel du SMIC a, au moins, doublé depuis la forte revalorisation qui a suivi les évênements de Mai 68.

2. Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkosy, le coût de la vie est assez correctement évalué par l'indice INSEE. Il apparaît clairement que les prix n'ont PAS fortement augmenté depuis l'arrivée de l'Euro.

3. Beaucoup de consommateurs se laissent prendre avec la "parité" de l'Euro (1 euro = 6,657 francs) et confondent les prix affichés en euros en les prenant pour des francs, oubliant que leurs salaires respectifs reste libellé en euros : les constats amers sont donc bel et bien là, en fin de mois.

4. Il y a, indiscutablement, un problème de logement : les loyers en zone urbaine sont souvent prohibitifs ... parce que les logements doivent, c'est complètement évident, être à relative proximité des emplois.

5. On règlera ce problème du logement non par une politique d'aide (directe ou indirecte) mais par une politique d'aménagement du territoire. Si on favorise la création d'emplois à la campagne, les logements suivront, desserrant ainsi l'étau du déséquilibre entre l'offre et la demande qui fait monter les prix.

6. A trop vouloir augmenter le SMIC avec des "coups de pouce", on finit par créer un mécontentement chez les travailleurs dont le salaire est voisin.

7. En dégrêvant de charges sociales les salaires jusqu'à 1,6 fois le SMIC, on crée un appel au tassement de la hiérarchie des salaires auprès des entrepreneurs. C'est malsain pour le bon fonctionnement de l'économie et pour l'équilibre social. Aujourd'hui, un nombre important de salariés se plaignent ouvertement de ce tassement. Un ouvrier qualifié peut, aujourd'hui, être payé seulement un peu plus que le SMIC. Il ne l'accepte pas quand il se compare avec avec d'autres, beaucoup moins qualifiés.

8. C'est d'autant plus vrai que le SMIC est indexé, pour partie, sur l'évolution du taux horaire moyen ouvrier. Pour partie seulement ...

Quand on entend, comme je l'ai entendu ce matin, de la bouche d'un "syndicaliste", sur France Inter, qu'il faut augmenter le SMIC "TOUT DE SUITE à 1.500 euros par mois et même plus" je dis CLAIREMENT : STOP!

Cette revendication est en train de s'installer dans les esprits. Si elle se réalise, cela aura, inévitablement, des répercussions sur tous les autres salaires avec, à la clé, une pression sur les coûts de production (la productivité du travail ne pouvant pas progresser suffisamment vite pour compenser cette hausse des salaires), une perte de compétitivité de notre économie entrainant des ... délocalisations et ... du chômage! C'est tout le contraire de ce qu'il faut faire.

Il faut mobiliser les forces PRODUCTIVES, c'est à dire celles qui créent des richesses. Autrement dit celles qui sont mises en oeuvre pour produire des biens et des  MARCHANDS. C'est à dire développer les investissements productifs, lesquels, si le "cercle vertueux" se met en place, permettront de créer plus de richesses. On pourra alors songer, après avoir remboursé notre DETTE publique monstrueuse, à répartir les exédents.

Autant dire tout de suite que nous ne sommes pas au bout de nos peines ...

Quand il faudra choisir entre les candidats à la prochaine élection présidentielle, c'est celui (ou celle!) qui m'apparaitra le moins démagogique qui aura ma préférence.

D'où cette nouvelle proposition audacieuse, garantie non-démagogique : réviser complètement les règles d'indexation du SMIC sur la base du MOINS-DISANT entre l'évolution du coût de la vie et l'évolution du taux de salaire horaire moyen ouvrier.

   

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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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