Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Retraites

Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 23:13
- Publié dans : Retraites - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Avec l'aimable autorisation d'un de mes lecteurs les plus assidus ...

Le temps me manque pour alimenter mon blog, en ce moment ...

Début de citation :


Comment doubler sa retraite en dix leçons ?

 

Le cas des aiguilleurs du ciel

 

Pour beaucoup de Français, la baisse du niveau des retraites est devenue une réalité concrète.

La réforme Balladur de 1993 a modifié de manière très défavorable le mode de calcul des pensions des retraités du privé et, depuis plusieurs années, les pensions sont à peine revalorisées au niveau de l’inflation, alors qu’elles subissent une amputation de plus en plus importante du fait de l’augmentation continue de la CSG et de la pérennisation de la CRDS.

 

En moyenne, le pouvoir d’achat des retraités du régime général a ainsi été réduit de 10 à 15 % en une décennie.

Dans certains régimes, cette chute du pouvoir d’achat s’avère même encore plus brutale. Par exemple, les retraités de la banque, dont les régimes complémentaires ont été intégrés à l’AGIRC et à l’ARRCO, n’ont, depuis 1994, quasiment jamais eu de revalorisation de leur pension. Les rares années où ce fut le cas, ces revalorisations ont toujours été bien inférieures à l’inflation.

 

La valeur du point des retraites complémentaires des employés d’huissiers (CARCO) a été baissée de 20 % le 1er janvier 2004 et va subir une nouvelle dévaluation. À partir de l’année 2007, la retraite complémentaire (ASV) des chirurgiens dentistes connaît également des coupes sombres : – 4,8 % en 2008, – 6,8 % en 2009, – 8 % en 2010, etc.

 

Ceci dit, Monsieur Jacques Heurtault, mon conseiller spécial et omnipotent a récemment relayé un « hoax » relatif au régime des « cheminots du ciel », autrement dit les « ingénieurs » aiguilleurs aériens de contrôle des vols IFR et autres (hors les vols militaires) du pays…

 

En tenant compte des revalorisations annuelles induites par l’évolution de la valeur du point de rémunération dans la fonction publique, alors même que le choc démographique est à peine amorcé, la liste des régimes de retraite qui révisent leurs engagements à la baisse est déjà longue…

 

Pour autant, dans cette période de dépression tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il y a ceux qui subissent les réformes mais il y a également ceux qui y échappent.

C’est le cas, notamment, de la plupart des régimes spéciaux : EDF, GDF, SNCF, RATP… qui n’ont connu que de simples aménagements sans conséquences.

 

Mais, il y a mieux. Il y a ceux qui, dans la plus grande discrétion, tirent carrément leur épingle du jeu. Le cas des aiguilleurs du ciel est exemplaire : en vingt ans, et à contre courant des réformes, ils ont plus que doublé le montant de leur retraite !

 

De 1.875 € mensuels en 1971, leur retraite atteint aujourd’hui plus de 4.000 € !

En 2009, elle s’élèvera sans doute à 4.500 €.

Faux lui a-t-on répliqué, copie de feuille d’imposition à la main !

Admettons : c’est sans doute vrai que ce soit faux…

 

Mais notez que pour les petits employés, les artisans, les commerçants, les agriculteurs qui ont de faibles retraites et qui, demain, craignent de n’avoir plus rien, la leçon que nous donnent les aiguilleurs du ciel s’avère magistrale ; même à un niveau maintenu à 2.800 € net (imposable, soit 3.100 réellement encaissé), mais hors ce qui n’est pas imposable, donc non déclarable à l’IR, on arrive bien à 4.000 euros voire plus.

 

La France compte autant de régimes de retraite que de fromages mais tous ne dispensent pas les mêmes prestations…

Les chiffres parlent d’eux-mêmes… devenir fonctionnaire constitue la première condition pour bénéficier d’une retraite rondelette.

Mais si cette condition est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Dans la fonction publique, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il faut donc opter pour un statut particulier qui vous permettra de cumuler tous les avantages.

 

Chargés de gérer le trafic aérien, du décollage jusqu’à l’atterrissage des avions, les aiguilleurs de ciel ont su faire fructifier avec talent cette position stratégique pour se concocter un statut aux petits oignons.

 

Ils travaillent moins : une semaine de 32 heures, dont 8 heures de repos et de récupération, soit 24 heures de travail effectif, ce qui permet de se préparer à mieux « œuvrer utile » avec 54 jours de congés par an.

 

Ils travaillent moins longtemps : la possibilité de liquider sa retraite dès 50 ans – et jamais après 57 ans – permet de partir à la retraite dans la pleine force de l’âge.

 

Ils bénéficient d’un traitement privilégié : un traitement classé « hors catégorie », supérieur à celui des autres fonctionnaires de même niveau (on rappelle qu’un Préfet gagnait 6.207 €/mois brut au maximum des échelons en fin de carrière en 2007, le « must » des « hors cadre »), donne droit à une meilleure retraite.

 

Ils cumulent les trimestres gratuits : une bonification du cinquième – 4 trimestres gratuits attribués tous les 5 ans – permet de toucher une retraite à taux plein, même avec une carrière courte.

 

Régis par la loi n° 89-100 du 31 décembre 1989 relative au corps des « ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne », la comparaison est facile :

Catégorie Retraite mensuelle moyenne :

Fonctionnaires (tous corps confondus) : 2.363 €, Salariés du secteur privé : 1.871 €, Commerçants : 725 €, Agriculteurs : 695 €…

 

Ce n’est pas moi qui l’invente mais la DREES en novembre 2006… pour des hommes après une carrière complète, naturellement ! Donc :

 

Leçon n° 1 :

Une fois le statut acquis, il convient de le sauvegarder, et même de le faire fructifier. Pour cela, l’obtention du droit de grève est indispensable.

À l’origine, les aiguilleurs du ciel n’avaient pas le droit de faire grève, en raison de l’importance particulière de leur mission. En contrepartie, le généreux statut que nous connaissons leur avait été concédé.

Mais, sans droit de grève, les moyens de pression sont très insuffisants pour qui souhaite pousser ses revendications au maximum. Or, la meilleure manière d’obtenir ce droit reste encore de… faire la grève.

 

Les premières grèves illégales des aiguilleurs du ciel datent du début des années 1970. En 1973, au plus fort d’une grève très dure, une collision entre deux appareils est survenue au-dessus de Nantes. L’affaire a fait grand bruit, l’émotion était à son comble.

Loin d’être calmés par la catastrophe, les aiguilleurs ont persévéré dans leur stratégie frontale. Cette persévérance n’a pas tardé à être récompensée…

 

En 1984, « Mythe-errant » aux affaires, souvenez-vous, le droit de grève leur a été concédé sans bien sûr que le statut en soit affecté.

Une exigence de service minimum a théoriquement été prévue mais, rien d’inquiétant, elle s’avère aisément contournable…

 

Leçon n° 2 :

Le précieux droit de grève en poche, vous possédez la clé de toutes les négociations syndicales à venir. Surtout, n’hésitez pas : usez et abusez de la grève, comme on s’acharnerait sur la manette d’un jackpot toujours gagnant.

 

C’est ce qu’ont réalisé sans complexe les aiguilleurs du ciel. En novembre 2002, la Cour des comptes dénonçait « un climat de surenchère permanente en faveur de revalorisations de situations » et soulignait que, pour cela, « la grève ou la menace de grève a été utilisée à toute occasion. »

 

Je n’invente rien. D’ailleurs chacun aura pu vérifier :

Juillet 1994 : grève pour le maintien du départ en retraite à 50 ans et l’obtention d’effectifs supplémentaires.

Juin 2000 : grève nationale contre les projets de réglementation européens. La quasi-totalité du transport aérien français est paralysé.

Décembre 2001 : nouvelle grève contre le projet de « ciel unique européen ». 90 % des vols sont annulés.

Mai 2003 : grève pour la préservation des régimes spéciaux de retraite. 70 % des vols sont annulés.

Avril 2007 : grève contre les modalités de regroupement des trois centres de contrôle aérien de la région parisienne. Près de 50 % des vols sont annulés au départ d’Orly.

 

La méthode est d’autant plus efficace qu’une poignée de grévistes suffit pour tout bloquer : en février 2006, dans le cadre des grèves contre le CNE, douze contrôleurs aériens, dans une équipe de quinze, ont provoqué en quelques minutes l’annulation de 322 vols, entraînant des perturbations immédiates pour 32.000 passagers et stoppant ainsi l’activité économique de milliers d’entreprises.

 

Leçon n° 3 :

Renégociez votre statut tous les trois ans !

Il existe deux manières principales d’augmenter son pouvoir d’achat : travailler plus pour gagner plus ; et revendiquer toujours plus pour… gagner toujours plus.

Optez plus sûrement pour la deuxième méthode. Pour cela, il convient de renégocier (à la hausse) périodiquement, et le plus souvent possible, son statut et ses conditions.

L’usage immodéré de la grève a permis aux aiguilleurs d’obtenir la mise en place de protocoles triennaux qui consistent à renégocier tous les trois ans les conditions statutaires et financières.

 

Pour la Cour des comptes, ces rendez-vous obligés, institués en 1987, constituent « une accumulation de mesures tout à fait impressionnante sans équivalent dans la fonction publique ».

 

En vingt ans, pas moins de sept protocoles ont offert aux aiguilleurs des conditions toujours plus avantageuses :

1987 : reclassement de la catégorie B à la catégorie A, statut d’ingénieurs, hausse des rémunérations...

1991 : revalorisation des traitements, nombreuses mesures indemnitaires...

1994 : avantages de fin de carrière, revalorisations statutaires et indemnitaires...

1997 : 90 mesures, dont la diminution du temps de travail à 32 heures et une nouvelle revalorisation des traitements et des indemnités...

2000 : encore une revalorisation statutaire et indemnitaire...

2004 : compensation « des effets pervers de la loi Fillon »...

2007 : passage en catégorie « A+ », série de mesures visant à revaloriser le montant des pensions de retraite...

On attend avec impatience 2010…

 

Tous ces privilèges se cumulent de protocole en protocole, sans compter les « petits » accords négociés entre les protocoles triennaux. Car pour les aiguilleurs, trois ans, c’est parfois trop long...

 

Leçon n° 4 :

La clé d’une bonne retraite, c’est la base de calcul de la pension, à savoir la rémunération de fin de carrière, particulièrement dans la fonction publique où les six derniers mois de traitement font référence.

 

C’est ce qu’ont bien compris les aiguilleurs du ciel, qui ont su mettre à profit leurs sept protocoles triennaux pour revendiquer un relèvement constant de leur indice terminal.

 

Retraite de base des aiguilleurs du ciel de 1987 à 2007 :

De 668 points en 1987, l’indice terminal est passé à 1.015 points en 1998, puis à l’indice hors échelle à partir de 2007.

L’augmentation est fulgurante : les pensions de base des aiguilleurs du ciel ont ainsi progressé, en euros constants, de près de 60 % !

 

Et ce n’est pas fini ! Les perspectives sont encore excellentes. Pour les deux années à venir, le protocole de 2007 a prévu une nouvelle augmentation du traitement de fin de carrière de près de 10 %.

La valeur du point est réévaluée, chaque année, en fonction du coût de la vie.

Avant le 1/08/1987 Indice terminal 668, pension de base : 1.875 €

Après le 1/08/1987 : Indice terminal 749, pension de base 2.085 €

Le 12/11/1990 : Indice terminal 759, pension de base 2.108 €

Le 1/01/1992 : Indice terminal 799, pension de base 2.210 €

La 1/08/1994 : Indice terminal : 962, pension de base 2.628 €.

Le 1/08/1998 : Indice terminal : 1015, pension de base 2.766 €

Le 1/07/2007 : Indice terminal Hors échelle A1, pension de base 2.968 €

Le 1/07/2008 : Indice terminal HEA2, pension de base 3.086 € (ce qui est cohérent avec les informations apportées à Jacques Heurtault par son contradicteur « Jacques II »)

Le 1/07/2009, il est prévu d’atteindre, pour l’indice terminal le niveau hors échelle HEA3, soit une pension de base de 3.245 €.
Ça, c’est seulement pour la pension de base, celle qui est imposable

 

Leçon n° 5 :

Après avoir copieusement dopé votre retraite de base, ne vous arrêtez pas en aussi bon chemin et travailler la retraite complémentaire !

 

Surtout que, là encore, le système peut s’avérer particulièrement généreux pour ceux qui en connaissent les ressorts et les petites ficelles.

Cependant, si vous êtes fonctionnaire, comme les aiguilleurs du ciel, ne vous précipitez pas et ménagez votre peine car, depuis le 1er janvier 2005, en vertu de la loi Fillon, tous les agents de la fonction publique sont affiliés, automatiquement, à un régime additionnel : le « RAFP ».

 

Chasse gardée de la fonction publique, ce régime est une aubaine : il fonctionne par capitalisation et la moitié de votre cotisation est directement prise en charge par les contribuables. Autrement dit, pour 75 € versés vous serez crédité de 150 € et, une fois à la retraite, vous toucherez au moins le triple ou le quadruple si les emprunts d’État perdurent.

 

Car les trois-quarts des placements de ce fond de pension sont investis dans la dette publique… Ainsi, lorsque les Français s’échineront à rembourser les multiples emprunts publics censés combler le gouffre abyssal de notre dette nationale, l’aiguilleur du ciel récupère tranquillement les intérêts pour arrondir ses fins de mois de retraité.

 

Leçon n° 6 :

Une fois affilié à ce nouveau régime spécial de retraite, il ne faut pas s’arrêter là. Mais se mettre en quête d’une retraite « sur-complémentaire ».

 

L’idéal c’est la « Nouvelle bonification indiciaire spécifique » (NBI). Les aiguilleurs du ciel l’ont obtenue en 1995 et ils en sont très satisfaits.

Également réservée à la fonction publique, la NBI est une retraite « deux en un » qui ne coûte pas un centime de cotisation sociale : quoi de mieux ?

L’État-employeur, vous donne une indemnité : environ 250 € par mois.

Ce « petit » coup de pouce est destiné à permettre de cotiser gratuitement à la Préfon – un autre fonds de capitalisation réservé à… la fonction publique. C’est le « premier effet NBI ».

 

Au surplus et en plus de la Préfon, cette nouvelle indemnité ouvre elle-même des droits à la retraite. C’est le « deuxième effet NBI ».

 

En fonction du nombre d’années cotisées, la pension sur-complémentaire sera plus ou moins importante. Mais quoi qu’il en soit, cela ne vous coûtera pas un centime et mettra pas mal de beurre dans vos épinards, d’autant mieux qu’elle n’apparaît pas dans la feuille d’impôt, puisqu’elle est « capitalisée » sur des supports exonérés.

 

Leçon n° 7 :

Après avoir additionné sans complexe retraite de base, retraite complémentaire par capitalisation et NBI, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Ne pas perdre l’appétit, surtout…

Il suffit de demander un avantage totalement exclusif : par exemple, une rallonge pour les premières années de retraite.

Avec la NBI, il n’a fallu que trois ans de plus aux aiguilleurs du ciel pour obtenir un bonus aussi remarquable qu’exceptionnel : l’allocation temporaire complémentaire (ATC).

L’ATC consiste en un complément de retraite dégressif, perçu pendant 13 ans, à compter du départ en retraite.

Pour un contrôleur liste 1 (poste généralement occupé en fin de carrière), l’ATC représente la bagatelle de 1.137 € par mois pour les huit premières années et 617 € par mois pour les cinq années suivantes.

 

En comparaison, la NBI fait figure d’amuse-gueule.

Evolution du montant de l’ATC de 1998 à 2007

Avant le 01/01/1998 : 0 ! Ça n’existait pas !

Après le 01/01/1998 : 723 € par mois pendant 8 ans.

Après le 01/01/2004 : 1.041 € par mois pendant les 8 premières années et 520 € par mois pour les 5 années suivantes.

Après le 01/01/2007 : 1.137 €/mois pendant 8 ans et 617 €/mois pendant les 5 années suivantes !

 

Leçon n° 8 :

Il ne sert à rien de cumuler tous ces nouveaux privilèges s’ils conduisent à une augmentation systématique de vos cotisations…

Si la NBI est totalement gratuite, ce n’est pas forcément le cas des autres prestations…

Elles sont d’un rendement exceptionnel mais on peut, parfois, demander de mettre un petit quelque chose au pot (Aïe !). Dans ce cas, pas de panique… En grand seigneur, versez l’obole. Il sera toujours temps de vous la faire rembourser.

 

Les aiguilleurs se sont débrouillés pour négocier, dans chaque protocole, la compensation des cotisations induites par les nouveaux compléments de retraite.

L’ATC est, sur ce point, exemplaire. La cotisation est assise sur une prime d’activité importante, nommée « indemnité spéciale de qualification (ISQ) ».

Toute hausse du taux est systématiquement compensée par une augmentation au moins équivalente de ladite indemnité. La hausse se transforme ainsi en opération blanche.

 

Mieux, le système permet parfois de gagner plus !

Ce fut le cas lors de la dernière augmentation du taux : alors qu’il passait de 13 % à 24,6 %, soit 11,6 points de plus, l’ISQ a été revalorisée d’au moins 16,8 %, voire 38,9 % pour certaines catégories d’aiguilleurs !

Au bout du compte, leur retraite s’améliore à vue d’œil et c’est l’État – donc le contribuable – qui paie la facture.

 

Leçon n° 9 :

Une fois tous ces avantages bien acquis, la tentation pourrait être forte de se faire tout petit pour éviter les regards indiscrets et réprobateurs ? Bé voyons : Faut pas être mesquin dans la vie !

 

Quand on est tout seul à profiter de tels privilèges, ils ne vont pas faire long feu !

Plus vous êtes nombreux, plus votre situation sera difficile à remettre en cause.

L’union fait la force : faut en faire profiter les plus agités parmi les camarades syndiqués, pour qu’ils défendent à la fois vos intérêts à vos côtés en même temps que les leurs.

 

Les aiguilleurs du ciel se sont efforcés d’organiser la distribution d’une partie de leurs nouveaux acquis aux autres catégories de personnels de l’aviation civile (personnel administratif, techniciens de l’aviation civile, ingénieurs électroniciens ou ingénieurs d’exploitation), c’est-à-dire 12.000 personnes au total.

 

Ainsi tous les agents ont-ils bénéficié du relèvement de l’indice terminal de la rémunération en fin de carrière et de l’instauration de la NBI. En outre, depuis le 1er janvier 2004, tous ces fonctionnaires bénéficient, en compensation de la loi Fillon, d’une revalorisation de la NBI, de nouveau augmentée au

1er janvier 2007.

 

Initialement fonctionnaires de catégorie B, les techniciens de l’aviation civile sont passés en catégorie A en 2002, non sans avoir obtenu entre temps une revalorisation conséquente de leur indice de fin de carrière.

Seule l’ATC demeure une exclusivité des aiguilleurs du ciel. La générosité a ses limites...

 

Leçon n° 10 :

Avoir du souffle ! 20 ans de cadeaux sociaux c’est :

1er août 1987 : Le Relèvement de la rémunération de fin de carrière. L’indice terminal passe de 668 à 749.

12 novembre 1990 : Accès à la catégorie A de la fonction publique et c’est un indice terminal qui passe de 749 à 759.

1er janvier 1992 : L’indice terminal passe de 759 à 799.

1er août 1994 : L’indice terminal passe de 799 à 962.

3 novembre 1994 : Instauration de la Nouvelle bonification indiciaire pour les agents en fin de carrière - NBI = 50 points d’indice de rémunération.

1er janvier 1998 : Relèvement de l’indice de rémunération de fin de carrière : l’indice terminal passe de 962 à 1015 et à l’indice hors échelle, HEA, pour certains agents.

1er août 1998 : Instauration de l’allocation temporaire complémentaire (ATC), perceptible durant les huit premières années de retraite. ATC = 75 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ)

1er janvier 2001 : Allocation de la nouvelle bonification indiciaire de « fin de carrière » (exonérée sur le plan fiscal) à… 35 ans et revalorisation de son montant. NBI = 55 points d’indice de rémunération

1er janvier 2004 : Revalorisation de l’allocation temporaire complémentaire (ATC) et prolongement de sa perception de huit à treize ans. ATC = 108 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ) les huit premières années et 54 % de cette même indemnité les cinq années suivantes

1er janvier 2005 : Affiliation au régime de retraite additionnel de la fonction publique (RAFP), avec effet de levier fiscal, bien sûr.

1er janvier 2007 : Revalorisation de l’allocation temporaire complémentaire (ATC) ATC = 118 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ) les huit premières années et 54 % de cette même indemnité les cinq années suivantes

1er juillet 2007 : Accès à la catégorie « A+ » de la fonction publique, relèvement de la rémunération de fin de carrière : l’indice terminal passera de 1015 à HEA1.

1er juillet 2008 : L’indice terminal passe de HEA1 à HEA2

1er juillet 2009 : L’indice terminal passera de HEA2 à HEA3.

 

Pas mal, non ?

Fin de citation.

A vos plumes pour la contradiction vivifiante et démocratique ...!


Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 09:57
- Publié dans : Retraites - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Je suis, comme beaucoup de blogueurs, abonné à plusieurs autres sites ou sources d'informations plus ou moins partisans ... Je suis bien critique, moi. Au nom de quoi les autres n'auraient-ils pas le droit de l'être?

C'est notamment le cas de Bellacio, clairement situé à l'extrème gauche (à tout le moins "à la gauche de la gauche") qui, très logiquement, à milité en faveur du NON à la Constitution Européenne alors que j'étais (et suis toujours!) en faveur du OUI.

Les animateurs de ce site me font parvenir (ainsi qu'à beaucoup d'autres, j'imagine) le texte d'une pétition que je reproduis ci-dessous. Je ne l'ai pas encore signée mais il se pourrait bien que je le fasse à très bref délais, tant les questions posées sont pertinentes et doivent donc être promues et défendues.

Début de citation :

Pétition citoyenne : Jouer avec nos vies, ça suffit ! Pas touche à nos retraites !
Pétition citoyenne pour réclamer une gestion scrupuleuse et conforme
du Fonds de Réserve pour les Retraites

SIGNER LA PÉTITION :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550

Le Canard Enchaîné du 9 avril 2008 a révélé en page 3 que le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé en 1999 par le Gouvernement Jospin, et géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), venait de perdre 3.1 milliards d’euros suite à un placement boursier fort contestable et risqué.

Une note, dont un extrait est publié dans l’hebdomadaire, en date du 27 mars 2008, est pessimiste pour l’avenir et explique que "les risques portés par le FRR sont encore très concentrés sur les marchés actions, le rendant très vulnérable à un retournement" . En d’autres termes, les placements réalisés avec l’argent de ce Fonds ne sont pas sécurisés, et les pertes pourraient s’alourdir si la Bourse continuait à chuter et la crise à s’amplifier.

Contrairement à certaines interprétations journalistiques ou rumeurs,cette information n’a pas été réellement démentie par le FRR, qui s’est contenté de préciser que globalement, la performance annuelle du placement est bonne (6.3 % par an depuis 2003 selon le communiqué du FRR), et que le FRR n’a pas investi dans des "produits de titrisation" (c’est à dire, n’a pas investis sur des produits financiers directement liés aux subprimes).

Nous, salariés, chômeurs, retraités, nous rappelons au gestionnaire de ce fonds, ainsi qu’à l’Etat français que son devoir est avant tout d’assurer la pérennité et la viabilité de cette institution, de protéger ses contribuables, les salariés qui travaillent et cotisent en France, et non d’enrichir les banques ou les actionnaires privilégiés, ni les caïds des marchés boursiers.

Personne ne comprend que l’on puisse jouer ainsi avec les économies durement réalisées, dans un but de solidarité, sur des vies et des vies de travail, parfois pénibles et mal rémunérées, alors même que les salaires n’augmentent pas et que les régimes de retraites viennent d’être profondément modifiés, en défaveur des salariés !

Alors même que certains (200 personnes ? 500 personnes ? 1000 maximum ?) ont bénéficié récemment de 15 milliards de cadeaux fiscaux !

Pour celles et ceux d’entre nous qui sont syndiqués, nous exigeons également que les organisations syndicales de salariés représentées au FRR remplissent strictement leur mission de protection de nos intérêts, passés, présents et à venir, et ne s’improvisent pas "analystes financiers" ni "traders à la petite semaine".

Nous exigeons donc que la CDC et l’Etat trouvent immédiatement une solution à leurs frais (et pas à ceux du contribuable) pour dégager la somme actuellement présente au FRR et la placer dans des structures et des institutions sécurisées, sans penser à la rentabilité financière de cette somme d’argent, sans penser à l’utiliser comme une "simple ressource financière".

Nous exigeons aussi par la même occasion, que l’Etat tienne sa promesse d’abonder ce Fonds avec les recettes provenant des privatisations. Le Fonds devrait peser presque 300 milliards d’euros si le plan prévu avait été respecté annuellement depuis sa création, or, il ne comptabilise aujourd’hui que 30 milliards d’euros !

Enfin, nous interdisons formellement à l’Etat de toucher à ce Fonds de Réserve des Retraites avant 2020 et lui rappelons qu’il ne saurait servir à autre chose qu’à financer nos pensions.

Cet argent est NOTRE argent.

Nous l’avons cotisé, il a été prélevé sur notre travail et il doit servir à nos retraites !

ARRETEZ DE JOUER AVEC NOS VIES !
PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !

Nb : Cette pétition sera adressée aux personnes concernées et notamment au Gouvernement, à la CDC et aux syndicats.

SIGNER LA PÉTITION :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550

Fin de citation.

J'ai la conviction que bon nombre de gestionnaires de divers fonds jouent à "Jérôme Kerviel", ce nouveau jeu qui consiste à se croire libre d'agir avec l'argent des autres!
Il faut trouver une parade ...
J'ai un problème : je ne vois pas bien laquelle!
J'ai des doutes sérieux sur la capacité de mobilisation massive des premiers intéressés : les cotisants et, principalement, les salariés.
J'ai des craintes réelles sur les risques de dérapage d'une telle mobilisation avec la récupération puis le fourvoiement dans des impasses telles le rejet de la mondialisation, voire de l'économie de marché (alors que ce mode d'organisation des rapports économiques existe depuis la nuit des temps et pas seulement depuis l'avènement du capitalisme marchand!).

Quoiqu'il en soit, il convient d'abord d'ouvrir le débat sur l'épineux problème qui est posé. En commençant par poser quelques questions pertinentes mais aussi en commettant quelques réflexions impertinentes.

Les questions pertinentes tout d'abord :

1. Oui ou non, la Caisse des Dépôts et Consignations a t-elle spéculé avec le fond de réserve des retraites?
2. Si oui, comment la Caisse des Dépôts et Consignation va-t-elle rembourser la perte ainsi enregistrée?
3. Quels dispositifs, valables pour l'avenir, va-t-on mettre en place pour empêcher les "gestionnaires" de continuer à jouer avec nos sous?

Les réflexions impertinentes ensuite :

Je commence à en avoir vraiment marre de tous ces financiers inconscients qui, la cervelle chauffée à blanc, prennent des risques insensés! La gestion publique (et le Fonds de Réserve des retraites en fait partie), ce n'est pas une partie de Monopoly! Quand on se retrouve ruiné, c'est "pour de vrai", pas "pour du beurre".

J'ai souvent été frappé par certaines convergences "colorées".  Par exemple, la cervelle est souvent blanche mais elle peut passer au rouge en cas d'accident cérébral vasculaire! Tandis que le fer, chauffé, passe d'abord au rouge avant de passé au blanc. Le rouge, c'est la couleur de l'extrème gauche tandis que le blanc, c'est la couleur d'une certaine droite très réactionnaire. Selon les circonstances, on peut passer du "rouge au blanc" ou bien du "blanc au rouge"! Certains, vraiment très impertinents, soutiennent que les extrèmes se rejoignent ...

Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 18:32
- Publié dans : Retraites - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Début de citation :

Le débat sur les retraites – durée, financement – est loin d’être clos. Voici quelques chiffres pour l’éclairer.

 

Il y a 60 ans, l’espérance de vie des hommes était en moyenne, en France, de 65 ans, soit 569 000 heures (8760 par an, sans tenir compte des années bissextiles).
En prenant l’hypothèse d’une période d’existence dite active entre 18 et 60 ans, la vie se déroulait en trois phases :
Jeunesse : 157 680 heures
Vie active : 367 920 heures, dont 94 500 heures en moyenne de travail proprement dit
Période de retraite : 43 800 heures

Avec une espérance de vie de 75 ans, une vie active de 20 à 60 ans, un temps de travail de 35 h par semaine, 45 semaines par an, on passe aux chiffres suivants :
Durée de l’existence : 657 800 heures
Jeunesse : 175 000 heures
Vie active : 350 400 heures, dont 63 000 h de travail proprement dit
Retraite : 131 400 heures

Avec une espérance de vie de 80 ans, si les conditions actuelles de temps de vie active et de travail proprement dit étaient maintenues, que se passerai-il ?
Durée d’existence : 700 800 heures
Jeunesse : 175 000 heures
Vie active : 350 400 heures dont 63 000 h de travail
Retraite : 175 200 heures

Prenons maintenant l’hypothèse d’une vie active de 42 ans – pour aller à 42 ans de cotisations retraite – et appliquons là (pour simplifier) à une vie active de 20 ans à 62 ans, sans modifier les horaires de travail, on trouve :
Durée d’existence : 700 800 heures
Jeunesse : 175 000 heures
Vie active : 367 920 heures dont 66 150 h de travail effectué
Retraite : 175 680 heures

175 680 heures de retraite, c’est plus de trois fois la durée de la retraite il y a 60 ans, plus que celui de la retraite moyenne actuelle. Ce ne sont là que des données indicatives mais à partir desquelles on peut élaborer d’autres cas de figure et surtout rapporter le temps de cotisation des retraites au temps de retraite.
Dans les exemples cités, on constate qu’il y a 60 ans, 94 500 heures de travail effectif supportaient 43 800 heures de retraite. Ensuite 63 000 heures de travail supportaient 131 400 heures de retraite. Puis, dans l’hypothèse espérance de vie à 80 ans, si rien ne change, 63 000 heures supportent 175 200 heures de retraite. En passant à 42 ans de cotisation, 66 150 heures de travail supportent 157 680 heures de retraite. Est-ce que cela sera suffisant ? La seule réponse est la croissance forte de richesses, ce qui est loin d’être acquis.

Fin de citation.

J'y ajoute mon petit grain de sel. Un brin provoquant ...

6 heures par jour, 5 jours par semaine, 47 semaines par an ... pendant 50 ans!

Cela fait 70.000 heures de travail pour couvrir 20 ans de retraite (espérance de vie fixée à 88 ans, entrée dans la vie active à 18 ans, sortie à 68 ans ...)

Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 22:27
- Publié dans : Retraites - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
On parle beaucoup des régimes de retraite spéciaux ...

Début de citation :

Réforme des retraites : les tabous sont en train de sauter

Si les régimes spéciaux ont pu prospérer jusqu'à présent c'est parce qu'ils se camouflaient derrière l'opacité la plus complète et que personne, ou presque, n'était capable de prendre la mesure de l'arnaque.

Sauvegarde Retraites travaille sans relâche à la lutte contre cette opacité et fait éclater, les uns derrière les autres, les scandales des régimes spéciaux.

Derniers en date : la réforme en trompe l'oeil des retraites de la Banque de France et le scandale des 1,14 million de fonctionnaires "actifs" qui peuvent encore partir à 50 ou 55 ans avec des retraites pleines. Sans parler, bien évidemment, du "siphonnage" savamment orchestré de nos caisses de retraite.

Ces révélations sont en train de modifier en profondeur le débat politique et ont un impact déterminant sur l'élaboration de la réforme actuelle des régimes spéciaux.

Devinettes :

Qui vient de dire: "Il faut un moratoire sur la compensation démographique". Ce qui, en langage plus courant, signifie qu’il faut stopper le pillage systématique des caisses du privé pour financer les régimes spéciaux ? 
Le sénateur Vasselle, Président de la Mission d'Evaluation et de Contrôle de la Sécurité Sociale (MECSS).

Qui vient de mettre en garde le Ministre, Xavier Bertrand, dans ces termes : "une simple réformette, consisterait à modifier les seuls paramètres les plus visibles et les plus inéquitables des grands régimes spéciaux, la durée de cotisation par exemple. C'est la voie qui a été empruntée par la Banque de France au début de 2007. Il en résulterait une modification marginale des règles applicables à ces régimes, et donc un rapprochement a minima avec les autres catégories sociales" ? Le sénateur About, Président de la commission des Affaires sociales du Sénat.

Enfin, qui vient de demander qu'il soit, une bonne fois pour toutes, mis un terme aux retraites ultra  précoces des fonctionnaires "actifs" ? Le sénateur Dominique Leclerc, spécialiste des retraites et membre éminent du Conseil d'orientation des retraites (COR).

J'ai voulu que vous soyez parmi les premiers à prendre connaissance de ces éléments de débat qui seront déterminants. Car je sais que c'est grâce à la persévérance de tous ses membres que  sauvegarde Retraites maintient la pression sur les pouvoirs publics et que c'est cette pression qui est à l'origine des changements dans le débat politique. Il n'y a pas de fatalité. Unis pour nous battre au sein d'une même organisation, nous pouvons peser et résister face à la dictature des syndicats de la fonction publique.

Il est quasiment certain que la réforme qui s'annonce ne sera qu'un pas vers l'équité de notre système de retraite. Demain notre tâche restera immense. Mais, pour la première fois, grâce au travail que nous réalisons ensemble, les syndicats des régimes spéciaux vont devoir reculer et respecter les règles de la démocratie.

Fin de citation.

Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 20:05
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Je suis assez d'accord avec le point de vue exprimé par David Victoroff dans Valeurs actuelles.

Début de citation :

Après l’assurance maladie, c’est au tour du régime général des retraites de se rappeler au bon souvenir de François Fillon. Son déficit approcherait les 5 milliards d’euros en 2007, un bon milliard de plus que prévu. Certes, on savait les mesures prises en 2003 insuffisantes pour rééquilibrer durablement les comptes. Un rendez-vous est d’ailleurs prévu en 2008 afin d’examiner les effets de la réforme et de procéder aux ajustements nécessaires. Mais nul n’avait vraiment anticipé une dégradation aussi rapide pour un régime encore excédentaire en 2004.
Le succès de la réforme reposait sur un double pari : l’amélioration de la situation de l’emploi en général, qui accélérerait les rentrées de cotisations, et la prolongation de l’activité pour les “seniors”. L’emploi s’est amélioré trop lentement pour rétablir l’équilibre du système. Quant au pari du maintien en activité des seniors, il est pour l’instant perdu.
Pour se concilier la CFDT, le gouvernement Raffarin avait prévu un dispositif permettant aux salariés ayant commencé à travailler très jeunes et disposant de leurs annuités de partir à la retraite avant 60 ans. Plus de 400 000 d’entre eux en ont profité. En revanche, très peu de salariés tirent parti de la majoration de pension accordée à ceux qui restent au-delà du minimum requis. Les salariés veulent partir dès que possible.

Fuite des seniors

Pourquoi cette “fuite” des salariés âgés devant le travail ? Ils redoutent qu’à l’occasion du rendez-vous de 2008 les règles du jeu soient à nouveau changées dans un sens moins favorable. Pour les rassurer, un décret du 25 avril garantit à tout salarié qui poursuit son activité après 60 ans que sa pension sera calculée selon les mêmes paramètres que ceux qui étaient applicables à son soixantième anniversaire. Beaucoup de salariés ignorent ce texte ou ne croient pas à cette garantie.
Surtout, les entreprises ne font rien pour retenir leurs salariés âgés, en dépit des déclarations d’intention du Medef et de la signature l’an dernier d’un accord entre les partenaires sociaux sur l’emploi des seniors : « Trop de personnes en France sont écartées du marché du travail en raison de leur âge. Il faut faire changer les mentalités », disait alors Laurence Parisot. Entretien de carrière à partir de 45 ans, formation, CDD pour les plus de 57 ans, possibilité de retraite progressive, ces dispositifs n’ont pas donné les résultats escomptés. Il en sera ainsi tant que pour de nombreuses entreprises un salarié âgé de plus de 45 ans sera considéré comme un “vieux”, trop cher, difficilement adaptable aux nouvelles technologies et formes d’organisation du travail.

Rajeunir la pyramide

Dans la banque, une course effrénée au rajeunissement de la pyramide des âges a conduit au départ anticipé de milliers de salariés. Il fallait abaisser les coûts d’exploitation et basculer les effectifs administratifs vers des tâches plus commerciales. Dans l’industrie, il ne se passe guère de semaine sans une “restructuration” avec à la clé des départs volontaires. À tel point que de nombreux salariés aspirent à être poussés dehors en douceur à des conditions financières relativement bonnes, en partie prises en charge par l’assurance chômage ou par le régime de retraite. Il est encore loin le changement de mentalité évoqué par Laurence Parisot.
Restaurer la valeur travail, ce n’est pas seulement payer mieux les heures supplémentaires. C’est aussi redonner une valeur à l’expérience et remotiver les seniors pour qu’ils restent à leur poste alors que s’accroît la durée de vie. C’est le seul moyen de sauver la retraite par répartition.

Fin de citation.

Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 22:26
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Je suis en contact avec une association : "Sauvegarde Retraites" qui m'envoie une information intéressante si elle st toutefois exacte. En voici le contenu :

Début de citation :

Bonne retraite Monsieur Chirac !

De tous les régimes spéciaux, le régime de retraites des élus mérite la palme.
Il accorde tous les avantages :

- des pensions aux petits oignons : après seulement un mandat, les parlementaires peuvent toucher une retraite de 1 548 euros par mois, c'est-à-dire le montant de la retraite moyenne perçue par les retraités du privé après une carrière complète (40 annuités)1.

- un rendement sans équivalent : l'élu cotise souvent double les premières années de son mandat mais, une fois à la retraite, il perçoit 6 fois sa mise alors que, dans le régime général des salariés du privé, le rapport est seulement de 1 ou de 1,5.

- un cumul illimité : en plus de sa retraite parlementaire, l'élu a la possibilité de
percevoir les retraites liées à sa profession ou aux autres mandats qu'il a exercés : retraite de maire, retraite de conseiller général ou régional, retraite de fonctionnaire, etc... Des pensions souvent également servies par des régimes spéciaux.

Summum des privilèges, les droits à la retraite du fonctionnaire élu au Parlement
continuent à courir comme si son traitement lui était effectivement payé. Arrivé à 60 ans, il touche ainsi une retraite à taux plein !

Dans ces conditions, pas étonnant que la pension du nouveau retraité, Jacques Chirac, crève les plafonds :

Président de la République : 5 250 euros
Député : 5 000 euros
Magistrat à la Cour des comptes : 3 500 euros
Maire de Paris, conseiller général de Corrèze : 5 000 euros

Plus de 18 000 euros auxquels il faut ajouter 12 000 euros au titre des indemnités perçues en tant que membre de droit du Conseil Constitutionnel.

30 000 à 31 000 euros mensuels, c'est un peu plus que les 29 000 euros de Valéry Giscard d'Estaing...

Réforme des retraites : et si les élus montraient enfin l'exemple ?

PS : Je compte sur vous pour diffuser cette newsletter auprès du plus grand nombre. C'est en diffusant l'information que nous pourrons faire avancer la transparence sur notre régime retraite afin de gagner notre combat sur sa réforme en profondeur pour un système plus juste et plus responsable.


1 D'après le ministère de l'Emploi et de la cohésion sociale, le montant moyen de la pension des retraités affiliés au régime général était, fin 2004, pour une carrière complète, de 1 871 euros pour les hommes et de 1 131 euros pour les femmes.

Fin de citation.

Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 15:22
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Le bon sens est, de très loin,  la chose la mieux partagée au monde. C'est cette vérité première qu'il faut dire en premier ... A tel point que Montesquieu lui-même disait qu'il aimait bien les paysans car ils avaient beaucoup trop de bon sens pour raisonner de travers.

Il y a peu, je développais l'idée que le meilleur moyen de construire un régime de retraite viable, c'était celui de la mise en oeuvre des principes de la "répartition" (par opposition à la capitalisation, trop égoïste), basé sur un système par points tels que fonctionnent la plupart des régimes retraites complémentaires.

La première des réformes à faire dans ce domaine doit concernée la retraite de la sécurité sociale, gérée par la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse des Travailleurs Salariés.

Il semble bien que notre cher Sénat ait été , enfin, touché par la grâce. Je ne saurais affirmer qu'il s'agit des effets bénéfiques de l'Esprit Sain, ne souhaitant pas rendre le dossier encore plus complexe en y mêlant des considérations de religion.

L'excellent site "Sauvegarde Retraites" que je feuillette de temps à autre (vous avez le droit de faire pareil) m'apprends que le Sénat vient de se fendre d'un rapport allant dans ce sens.

Début de citation :

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007, au nom de la commission des Affaires sociale du Sénat, Dominique Leclerc a rendu un excellent rapport sur l'assurance vieillesse. A la fin de ces travaux, le sénateur préconise le remplacement des annuités par la technique des points.
Les annuités sont en vigueur dans la plupart des régimes de retraite de base : régimes spéciaux, fonctionnaires, salariés du privé, professions libérales, etc… C'est en fonction des annuités validées que chacun peut calculer, tant bien que mal, son droit à la retraite. Complexe et confus, ce mécanisme est incontestablement l'une des causes de l'archaïsme et de l'opacité du système de retraite français,. C'est un frein à toutes les réformes qui, aujourd'hui, sont devenues indispensables. La plupart des pays qui y avaient recours, comme l'Allemagne, l'ont abandonné.
Le système par points, au contraire, est synonyme de souplesse et de beaucoup plus de liberté pour les affiliés. Il est en vigueur, notamment, dans les régimes complémentaires des salariés du privé  AGIRC ARCCO. Sa généralisation pourrait permettre, à terme, de libéraliser le cumul emploi retraite, de laisser le choix individuel de l'âge de départ à la retraite et d'avoir une gestion beaucoup plus saine et équitable de l'assurance vieillesse.
La mobilisation de la Commission des Affaires Sociales du Sénat sur ce sujet est une très bonne nouvelle et mérite d'être saluée. C'est un encouragement pour notre association. C'est l'espoir, que demain, une vraie réforme pourrait enfin aboutir !

L'étude et analyse n° 8, réalisée par le Professeur Jacques Bichot : « Un plan pour sauver nos retraites » explique l'intérêt de la retraite par points. Elle est consultable en ligne, sur le site Internet de Sauvegarde Retraites, dans la rubrique « Etudes et analyses ».
Fin de citation.
N'hésitez pas à poser des questions si quelque chose vous paraît obscur ... C'est un sujet que je connais bien et sur lequel je peux vous apporter quelques éclairages utiles.
Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 22:17
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Je reproduis, ci-dessous, un tract émanant du site "Sauvegaerde Retraites" qui dénonce une menace de grêve de la part des salariés de la SNCF, lesquels entendent défendre leur régime spécial de retraite.

Habituellement, je suis favorable à la défense du droit de grêve. Question de principe! Toutefois, quand la pratique de celui-ci devient abusive au point d'en devenir caricaturale, il faut aussi avoir le courage de dire aux personnels concernés qu'ils sont en train d'assassiner le droit de grêve.

Nul doute, en effet, que ce nouvel appel à la grêve ne soit perçu pour autre chose qu'un abus ...

L'abus ne vient pas du fait qu'ils entendent défendre leurs avantage mais du fait qu'ils entendent en obtenir le financement avec l'argent des contribuables ... lesquels se trouvent ainsi pénalisés deux fois :
1. Comme clients de la SNCF, laquelle n'exécute pas correctement sa mission de service public
2. Comme contribuables puisque ce sont eux qui devraient payer le comblement du trou.

Qui peut, en effet, aujourd'hui, défendre décemment la retraite à 50 ans pour les "roulants" de la SNCF?
Qui peut défendre, décemment, le versement d'une prime de "charbon" alors que cela fait plusieurs décennies que les locomotives ne fonctionnent plus avec ce combustible?

Début de citation :

GREVE SNCF : RAS-LE-BOL !

Le 8 novembre prochain, les cheminots de la SNCF vont une nouvelle fois paralyser tout le pays...
L'un des motifs : la préservation de leur sacro-saint régime de retraite.
Non contents de cumuler tous les privilèges (ci-dessous),ils ont encore décidé de nous pourrir la vie.

  Salariés du privé Employés SNCF
Taux de cotisation 10,35 % de l'ensemble des revenus 7,85 % du salaire hors prime
(aucune augmentation depuis 15 ans)
Age moyen de liquidation des droits 61 ans et 9 mois 50 ans et 2 mois pour les conducteurs
55 ans et 1 mois pour les autres
Base de calcul 25 meilleures années en 2008 6 derniers mois
Revalorisation des pensions Evolution des prix
(depuis 1993)
Evolution des salaires de l'entreprise
(20 % de plus que l'inflation de 1990 à 2004)
Décote par année manquante 10 % Sans
Age moyen au décès 80,2 ans 81,8 ans

C'est bien simple : ils cotisent moins, moins longtemps et touchent plus, plus longtemps. Alors que nos cotisations explosent et que nos retraites sont rognées, leur régime, totalement épargné par les réformes, continue de s'améliorer.

Mais le pire, c'est que la SNCF est incapable de financer une telle gabegie. Alors c'est nous qui payons. Plus de 2,6 milliards d'euros - 1 % du budget de l'Etat - sont directement financés par nos impôts et 326 millions d'euros sont détournés de nos caisses de retraite, déjà déficitaires.

Au total, alors que nos retraites sont bien moins élevées, nous finançons 62 % de leur régime et, demain, sans aucun état d'âme, ils prendront la France en otage, car ils en réclament encore !

  


Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 10:47
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Ayant consacré quelques lignes (et même un peu plus!) à remettre les choses à plat sur cet épineux dossier des retraites, je veux, maintenant, passer à une autre étape : la description du régime de retraite que j'appelle de mes voeux.

Autrement dit, je fais le choix "casse-gueule" car, sur un dossier aussi technique, les risques sont grands d'écrire des bêtises et d'oublier un aspect important du problème ... C'est la loi du genre : "Qui ne risque rien n'a rien".

1. Mon choix prioritaire est celui du régime dit "par répartition".
Ce choix, je le dis clairement, a un fondement idéologique et politique. je le pose comme un "a-priori" auquel je ne renoncerai pas, pour des raisons de principe.
La "répartition" n'est pas forcément le régime le plus "rentable" économiquement. On trouvera certainement des exemples de "rendement" des régimes par capitalisation plus avantageux. On en trouvera aussi de plus mauvais, voire même calamiteux. On rappellera, comme l'a excellement fait James Arly dans ses commentaires précédents, que les régimes par capitalisation étaient en faillite en 1945 ... comme toute l'économie du pays, d'ailleurs (comment aurait-il pu en être autrement?).
Mais le régime "par répartition" repose sur un principe à mes yeux essentiel : celui de la SOLIDARITE entre les GENERATIONS.
Dans un monde qui va être de plus en plus chahuté, il est fondamental que ce principe soit réaffirmé. D'ailleurs, on peut observer que les grands courants politiques responsables ne le mettent pas en cause ... Dont acte!

2. Mon choix d'une retraite qui soit le reflet exact de la vie professionnelle du retraité et ... de lui seul.
Pour résumer clairement les choses, le système "par points" en vigueur dans les régimes "complémentaires" (ARRCO, AGIRC, IRCANTEC)  a clairement ma préférence sur le système "Sécurité Sociale" (autrement appelé CNAVTS pour "Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse des Travailleurs Salariés) qui, lui, fonctionne sur des "trimestres validés, plafonnés" et ne peut donc pas, par nature inhérent au mode de financement et, surtout, au mode de calcul des "droits", être le reflet exact de la carrière du cotisant.
Avec le système "par points", vos cotisations versées par vous-même ou par votre employeur servent à "acheter" des points selon une règle dite du "salaire de référence" : un point "acheté" vaut tant d'euros; donc, tant d'Euros versés valent tant de points qui sont alors inscrits dans votre compte individuel de retraite. au fil des années, vous cumulez les points achetés au fil de votre carrière.

3. Dans un tel système, il devient aisé et non conflictuel d'ajuster les paramètres du régime, chaque année, en fonction de la démographie, de l'inflation, de la progression des salaires, etc... sans remettre en cause les droits antérieurement acquis par le cotisant (le nombre de points acquis n'est pas revu ni à la baisse, ni à la hausse).

4. L'assiette de calcul doit être la totalité du salaire, y compris les primes, les compléments, les avantages en nature, les "treizièmes mois", etc .... La valeur d'achat du point doit être la même pour tous et, par conséquent, la valeur de "liquidation" du point doit être aussi la même pour tous. Ceci afin que tout soit clair et transparent.

5. Il s'ensuit que ma philosophie est nettement orientée vers la fusion en un régime unique construit selon l'esprit des quelques cinquante (!) régimes "ARRCO" actuellement en vigueur (avec environ cinq cents caisses gestionnaires !...) ou "du" régime Agirc des cadres (il n'y a qu'une seule valeur du prix d'achat du point et du prix de service ou de liquidation des points acquis ... C'est miraculeux mais excellent.) de tous les régimes ARRCO, AGIRC, Sécurité Sociale, etc ... En plus clair, TOUS les régimes obligatoires par répartition, y compris les régimes "spéciaux".
Cela ne veut pas dire que l'on procède à je ne sais quelle fusion anarchique ... Non! Cette démarche serait le plus sûr moyen de faire capoter tout le système. Je n'envisage qu'une mise en conformité progressive de chacun des régimes (donc la transformation du régime Sécurité Sociale en un régime "par points", ce qui n'est pas une mince affaire ...) suivie, au bout de quelques années, d'une fusion technique, sans heurt, sans "coup de gueule" inutile, tout en douceur ...

6. Ce programme n'est pas aussi simple à réaliser qu'il y paraît! Il faut régler la question des périodes de chômage (pour lesquelles les chômeurs ne cotisent pas mais recoivent néanmoins des points ou des trimestres "gratuits" qui sont, en réalité, payants pour ceux qui travaillent ... car il faut bien que quelqu'un paie, forcément! Dans ce cas précis, si on veut bien se rappeler ce que je propose en matière de réforme du financement de l'Assurance Chômage (une extension  de la CSG à tous les revenus au lieu et place des cotisations "salariés" et une assiette de calcul en forme de pénalités pour les cotisations "employeurs"), il devient possible de soumettre les indemnités de chômage au régime de cotisation applicable aux salaires. Autrement dit, cela revient à dire que les salariés ne financent plus seuls les points et trimestres de retraite des chômeurs; c'est un mécanisme de solidarité nationale qui y pourvoit au second degré. Rien que cela, ça prend quelques mois de mise à plat et quelques années de pilotage tenace dans la tempête et parmi les écueils ...

7. Il faut régler aussi la question des minima de pension et celle, encore plus délicate, des pensions de réversion (ce qui revient à la veuve ou au veuf en retour des droits acquis par le cotisant ou la cotisante). De la complexité et, donc, de la dynamite sociale! Dans mon esprit, ces pensions de réversion doivent être achetées, au même titre que tout droit à pension ... Rien ne doit être gratuit a priori. Ce qui est fixé comme étant de plein droit "gratuit" doit relever de la solidarité nationale et, donc, de l'impôt ... Autrement dit, cela ne relève pas des cotisations, fussent-elles obligatoires ...car les cotisations ne concernent que les cotisants, pas tous les contribuables ... (ne pas confondre!). Chacun comprend bien que si on verse des pensions à des personnes qui n'ont pas cotisé, c'est autant de pensions que l'on ne versent à ceux qui ont cotisé (ou, si l'on préfère, de pensions minorées que l'on versent aux mêmes) puisqu'IL FAUT BIEN QUE QUELQU'UN PAIE ...        

8. Ce gigantesque mécano social ... et financier ... ne peut évidemment pas se réaliser en deux coups de cuiller à pot. C'est la raison pour laquelle je conçois ce système comme un OBJECTIF devant être d'abord fixé à l'issue d'un débat national puis réalisé progressivement par harmonisation mutuelle.

9.Parallèllement, on peut engager la réflexion sur un système "complémentaire" de retraite par capitalisation ...
Là encore, je n'envisage pas de règle du type "Laissez-faire, laissez-passer" car l'histoire récente d'Enron vient à point nommé pour refroidir les esprits les plus échauffés. Il est clair, en effet, que ne pas fixer par la loi les règles prudentielles de gestion de ces fonds de retraite par capitalisation équivaut à préparer, de fait, les arnaques futures et les faillites retentissantes, lésant ainsi les plus faibles qui, ne comprenant rien (qui pourrait leur en vouloir?) aux mécanismes financiers, se feraient tondre sans retenue ni vergogne ...

Comme l'aurait, peut-être, dit le Général de Gaulle : "Vaste programme!". (Il a tenu ces propos mais c'était dans un tout autre contexte ...).   

Mardi 19 septembre 2006 2 19 /09 /Sep /2006 15:01
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Que ne lit-on pas au sujet des retraites! Combien de bêtises voire de stupidités ...! Cela en devient parfois affligeant. Mais qu'y peut-on, hormis mettre et remettre les points sur les i et les barres sur les t.

1. Quelle est la demande profonde qu'exprime la quasi-totalité des personnes soucieuses de pouvoir disposer d'une retraite raisonnable voire confortable?

La réponse est toute simple. Pas besoin d'aller chercher midi à quatorze heures. Les gens, presque tous, veulent tout simplement pouvoir récupérer leurs mises respectives. Ils se révoltent quand ils craignent d'avoir cotisé pour rien. Sentiment et réaction bien compréhensibles. A ce titre, l'existence d'un compte individuel est de nature à les rassurer.

2. Quel est le mécanisme de base de la retraite par répartition?

Là encore, c'est simple et, pourtant, cela pose déjà un problème que très peu de gens perçoivent. Un problème de taille ... S'il n'y a pas assez de personnes en activité pour alimenter la caisse en charge du paiement des pensions, les pensionnés ne perçoivent  presque rien, voire rien du tout.

En effet, la totalité des sommes collectées auprès des actifs est immédiatement affectée au paiement des pensions. Les caisses de retraites par répartition ne possèdent pas, très loin s'en faut, les actifs comptables (immeubles, fonds de placement, etc) susceptibles de garantir le paiement des retraites futures. La première des raisons, c'est tout simplement que la loi le leur interdit. Voilà la réalité. Toute crue ...Gloups!

Mais alors, à quoi cela sert-il de cotiser? Réponse toute simple : garantir le paiement des pensions à nos ainés par le recyclage immédiat des sommes encaissées auprès des personnes en activité. Accessoirement, on comptabilise les sommes versées par chacun que l'on traduit en nombre de points ou en nombre de trimestres afin de pouvoir verser une pension à l'intéressé. C'est à dire la quote-part DE CE QU'IL Y AURA A REPARTIR ... S'il n'y a RIEN (les caisses sont vides ...), le pensionné du moment ne reçoit RIEN. C'est terrible à dire, à écrire et peut-être à lire, mais c'est la rigoureuse vérité.

3. Quel est le mécanisme de base de la capitalisation?

Il n'a rien à voir avec le système de la répartition. Dans le cas de la capitalisation, le gestionnaire de la caisse est tenu de construire un système de garantie du paiement des pensions à venir. Avec l'argent encaissée, il achète des actifs. Ce peut être des immeubles. Le plus souvent, ce sont des actions et/ où des obligations mises sur le marché (ce qu'une caisse par répartition n'a pas le droit de faire, sauf pour constituer une trésorerie de quelques mois). 

Ce mécanisme est appelé "par capitalisation" non pas parce que le gestionnaire se positionne sur le marché boursier mais plus simplement parce que le cotisant "capitalise" ses droits à retraite future sur un compte individuel dont il a confié la gestion à une tierce personne.

De ce point de vue, la seule différence entre un "régime" de retraite par répartition et un "régime" par capitalisation, c'est le droit donné à l'un mais interdit à l'autre de constituer un portefeuille d'actifs en garantie des paiements à venir.

Il s'en suit que, dans un régime par répartition, la garantie étant la certitude qu'il y aura des cotisants en nombre dans l'avenir, il est impératif de le rendre obligatoire pour tous. Cette contrainte n'a pas lieu d'être dans un régime par capitalisation. C 'est, par exemple, le cas de la "Préfond", régime de retraite par capitalisation ouvert à tous les agents publics volontaires.

Dans le même esprit, il est parfaitement possible de se retirer, individuellement, d'un régime par capitalisation. C'est impossible dans le cadre de la répartition car cela équivaudrait à miner le socle de la garantie.

Dans notre cher pays, dès que l'on parle de "capitalisation", il se trouve toujours plusieurs huluberlus pour penser "capitalisme" en poussant des cris d'épouvante. D'où l'extrême difficulté de mettre en place de tels régimes. La nature ayant horreur du vide, les fonds de pensions américains se chargent de le combler et se portent ainsi acquéreurs d'un bon peu de notre patrimoine industriel et économique. 

L'une des déviances majeures du système par répartition vient du mécanisme lui-même, à savoir, comme dit ci-dessus, l'interdiction de constituer un capital en garantie et l'obligation de redistribuer toutes (ou presque toutes) les sommes collectées.

Ainsi, que l'on vienne à décider que les cotisations de chacun, et donc de tous, sont augmentées de 50%, il s'ensuit, mécaniquement, une revalorisation des pensions versées, dans la même proportion, à des pensionnés qui n'ont jamais cotisé sur cette base quand ils étaient actifs. Comment appelle -t-on cela? Gabegie? Irresponsabilité? Imprévoyance? ...

Pour n'avoir pas voulu, quand il en était encore temps, lever ce stupide verrou idéologique, aujourd'hui, la plupart des régimes de retraites par répartiton sont gravement menacés.

Pour n'avoir pas mis en place, suffisamment tôt, les mécanismes "prudentiels" de gestion d'éventuels fonds de pension, nonobstant le frein idéologique, les fonds de pension n'ont jamais réussi à décoller.

Qu'en est-il de l'avenir? La réponse est toute simple : il va falloir y aller vers ces fameux fonds de pension qui font tant gloser!          

Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 20:00
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Le moment est venu (je crois bien que j'ai même un peu de retard) de rééditer un article, certes un peu technique mais néanmoins très instructif. Il fait écho à la récente et courageuse prise de position de François Fillon sur les régimes spéciaux.

Début de reprise :

Je livre à votre réflexion un article que j'ai trouvé sur un site dédié aux retraites.

Début de citation :

L’incroyable inégalité des français devant la retraite ...

La "révélation" de Bercy sur l’engagement colossal des retraites des fonctionnaires qui s’élève à 1 000 milliards d’euros, soit près de 5 fois le budget de la France, a fait grand bruit, surtout qu’il faut y ajouter les 1 100 milliards de dette de la maison France.

Oui, mais Bercy a oublié... 317 milliards. Une paille!

A quoi correspondent ces 317 milliards ? Aux engagements des retraites des salariés des entreprises publiques. Ceux que l’Etat et les syndicats essaient, par tous les moyens, de faire financer par la CNAV, autrement dit, par les actifs du privé !

Et pourquoi une telle somme alors que les agents des régimes spéciaux ne représentent que 2 % des cotisants en France ? Parce que leurs « avantages retraite » sont considérables, déconnectés de la réalité au regard des salariés du privé. Jugez plutôt :

  Salariés du privé Fonctionnaires EDF-GDF SNCF RATP
Durée de cotisation 40 ans 38,5 ans en 2005, 40 ans en 2008 37,5 ans 37,5 ans 37,5 ans
Age moyen de départ à la retraite 61 ans et 9 mois 57 ans et 9 mois 55 ans et 5 mois 55 ans et 1 mois 54 ans et 3 mois
Taux de cotisation employé (CNAV, AGIRC-ARCCO)
10,35 % de l’ensemble des revenus
7,85 % du traitement et d’une fraction des primes 7,85 % du salaire hors prime 7,85 % du salaire hors prime 7,85 % du salaire hors prime
Base de calcul 25 meilleures années en 2008 pour la CNAV, régimes par pointsAGIRC et ARRCO 6 derniers mois Dernier mois 6 derniers mois 6 derniers mois
Revalorisation Evolution prévisionnelle des prix hors tabac (depuis 1993) Evolution prévisionnelle des prix hors tabac (depuis 2004) Evolution générale des salaires servis par l’entreprise Evolution générale des salaires servis par l’entreprise Evolution générale des salaires servis par l’entreprise
Décote par année manquante 10 % en 2005
6 % en 2015
0,6 % en 2006
3 % en 2012
6 % en 2015
Sans Sans Sans
Cumul emploi retraite Restrictif : la somme du salaire et de la pension ne peut dépasser le montant du dernier salaire Libre Libre Libre Libre
Pension moyenne1 1 465 € 1 832 € 2 119 € 1 534 € 1 852 €
Espérance de vie à la retraite² 22 ans et 6 mois 26 ans 27 ans et 6 mois 28 ans 29 ans
1 Commission des Affaires sociales du Sénat et Commission des Finances de l’Assemblée nationale.
2 Estimation réalisée à partir des paramètres pris en compte par les assureurs ; en l’occurrence, CNP Assurance.

Et croyez-vous que patrons et syndicats des entreprises publiques mettraient fin à ces avantages aussi honteux qu’injustifiés ? Pas du tout. Non seulement il n’est pas question de mettre en place une quelconque réforme, mais les régimes spéciaux arrivent encore à se négocier de nouveaux avantages.

C’est le cas de la RATP par exemple qui a accordé à ses retraités… un treizième mois de pension !

Voilà comment on fabrique une dette publique que nos enfants devront payer et qui équivaut aujourd’hui
à 10 fois le budget annuel de l’Etat français.

Fin de citation.

Sans commentaire ... Trop édifiant! 

Fin de reprise.

C'est un peu compliqué à lire mais c'est vraiment dans le "mille". On aimerait entendre les premiers intéréssés afin qu'ils puissent présenter leurs arguments en défense.

Vendredi 30 décembre 2005 5 30 /12 /Déc /2005 18:39
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Les décrets viennent de paraitre : la Caisse de retraite de la RATP va voir le jour. Bonne nouvelle! Il n'y en avait donc pas ...

N'allez surtout pas en conclure que les agents de la RATP n'avaient aucun système de retraite. Non! Pour eux, la situation était la même que pour nos fonctionnaires d'Etat. Pas de caisse de retraite, pas d'organisme encaissant des cotisations et versant des pensions. Donc, pas de comptabilité propre permettant de gérer, de faire apparaitre d'éventuels déficits, d'éventuelles nécessités d'ajuster les cotisations en regard des perspectives de paiement à venir des pensions etc ...

Comment cela pouvait-il fonctionner? Tout simplement par la garantie de versement de cotisations représentant un certain pourcentage du salaire pendant la carrière avec, à l'issue, la garantie d'un versement d'un certain pourcentage du dernier salaire ...

Et arrive, évidemment, ce qui doit arriver. L'espérance de vie augmentant chez les agents de la RATP comme chez tout le monde, les effectifs n'évoluant pas obligatoirement dans la même proportion, le déséquilibre s'installe.

Au début, rien de grave, surtout si la pyramide des ages propre à l'entreprise (la RATP EST une entreprise, qu'on se le dise!) permet de trouver, au jour le jour (là, j'exagère un peu ... disons, au mois le mois) l'argent nécessaire au paiement des pensions, quitte à emprunter sur le long terme pour faire face à des échéances à court terme (ce qu'il ne faut JAMAIS faire quand il s'agit de dépenses courantes).

Qu'en pensent les syndicats de l'entreprise RATP? La CGT est contre. Normal, direz-vous. La CGT est toujours contre! Ce en quoi vous faites une grossière erreur d'analyse. A la RATP, la CGT co-gère l'entreprise, main dans la main avec les Présidents successifs (aujourd'hui Anne-Marie Idrac). Rien d'étonnant quand, aux élections professionnelles, la CGT fait environ 48% des voix.

Le système ancien était, il faut le dire et le reconnaître, AVANTAGEUX pour le personnel. Il reposait sur une règle simple : cotisations garanties ET pensions garanties. C'est ce que tout le monde veut ...mais ce n'est, hélas, pas possible si, conjointement, on réduit la durée de cotisations (donc le volume des rentrées) et si l'espérance de vie augmente (et avec elle, le volume des sorties d'argent). Si nous étions le Premier Avril, on pourrait suggérer de tuer les retraités de la RATP ... trêve de très mauvaise plaisanterie.

Pour le coup, il faut donc mettre en place un Conseil d'Administration de la Caisse. La CGT étant contre, elle doit refuser de siéger ... Vous avez évidemment tout faux (faut-il faire un dessin?). On peut nommer les membres représentant le personnel. La CGT est "contre". Les autres syndicats sont "pour". Normal, la CGT "pèse" 48%, elle veut donc 48% des sièges. Il y aura donc des élections, à la proportionnelle avec la règle de la plus forte moyenne (car ce système avantage les listes majoritaires).

Ce Conseil d'Administration sera paritaire (50% d'élus du personnel, 50% nommés par la Direction pour la représenter). Le Président sera nommé en Conseil des Ministres et aura voix prépondérante en cas de partage.

Tout bien pesé, ce compromis est un bon compromis. La CGT peut être satisfaite. Les citoyens de ce pays qui suivent de près ces questions peuvent aussi être satisfaits : on va enfin commencer à mettre en oeuvre, concrètement, les réformes qui s'imposent depuis si longtemps et dont Michel Rocard disait qu'il y avait de quoi faire sauter plusieurs gouvernements.

Affaire à suivre ...        

Vendredi 16 décembre 2005 5 16 /12 /Déc /2005 15:34
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Je reproduis un bref article que j'ai trouvé en furetant sur le web. Edifiant! J'ai même du mal à croire que ce soit vrai ...

"Aujourd’hui, être fonctionnaire dans les DOM-TOM relève du rêve éveillé. En activité : majoration de traitement variant de 35 % à la Réunion à plus de 100 % en Nouvelle-Calédonie, gratuité des déménagements et emménagements, vacances supplémentaires et transports aériens payés pour la famille, primes d’éloignement pouvant atteindre un an de traitement supplémentaire tous les quatre ans à la Martinique et en Guadeloupe, presque deux ans à Mayotte, tous les deux ans… A la retraite : bonifications d’annuités et majorations de pension comprises entre 35 % et 75 %, nombreux dégrèvements fiscaux…

On comprend pourquoi, qu’ils soient natifs d’Outre-mer ou de métropole, les fonctionnaires se bousculent au portillon pour profiter, parfois jusqu’à la fraude, de cette manne providentielle !
Mais ces privilèges d’un autre âge, ayant perdu toute légitimité, grèvent le budget de l’Etat de millions d’euros chaque année. La cinquième étude* de Sauvegarde Retraite leur est consacrée. Elle décrit une situation génératrice d’une très grande injustice envers les retraités du secteur privé.

Pour y mettre fin, Sauvegarde Retraites sensibilise les responsables politiques dans le but de modifier la loi."

Mercredi 9 novembre 2005 3 09 /11 /Nov /2005 00:00
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Il y a environ 20 ans, j'ai eu, de par mes responsabilités nationales au sein d'une grande confédération syndicale, à connaître le dossier des retraites par répartition et donc celui de l'Ircantec.

Les chiffres étaient clairs : on allait "dans le mur". 

Quoi de plus raisonnablement facile que de prévoir l'état futur des finances d'un régime de retraite par répartition? On connaît le nombre des cotisants et son évolution future, le nombre de pensionnés et son évolution future ... Il suffit donc, en application de la règle fondamentale de la répartition, de fixer le niveau des cotisations ET le montant des retraites pour équilibrer le régime et n'avoir pas besoin de procéder à des révisions drastiques dans l'urgence.

Encore faut-il que les "partenaires sociaux" en aient la volonté et ... le COURAGE (voir mes articles sur le paritarisme).

Encore faut-il que les pouvoirs publics aient, eux aussi, la volonté et le ... COURAGE de fixer les règles permettant aux gestionnaires de prendre les bonnes décisions au bon moment.

Par exemple, permettre aux régimes de retraite par répartition de constituer les réserves financières indispensables pour faire face aux échéances normalement prévisibles (et d'ailleurs prévues!) sur le LONG TERME (au moins 10 ans, de préférence 20 ans, voire même 30 ans).

Cela n'a pas été fait. Et donc on va ... dans le mur!

On le savait ... Mais l'irresponsabilité étant la règle du paritarisme autant que des "politiques", on arrive là où on doit arriver.

Autant dire que ça va être douloureux, que ça va faire grincer (des dents), voire ruer (dans les brancards)!  

Mardi 8 novembre 2005 2 08 /11 /Nov /2005 00:00
- Publié dans : Retraites - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Nous assistons à un assault de démagogie qui confine à la malhonêteté intellectuelle. Il faut revenir sur quelques définitions essentielles car il semble bien que l'égoïsme est en train de marquer des points au moment même où l'on entend parler de solidarité. Ceux-là même qui vitupèrent contre les réformes en cours, au non du maintien du principe de répartition, en bafouent les principes.

Quand un salarié cotise à une caisse de retraite par répartiton, PAR DEFINITION, il n'a AUCUNE garantie quant au paiement de sa future retraite. Ses cotisations servent au paiement des pensions des retraités d'aujourd'hui.

Même s'il est exact que, par la même opération, on inscrit sur son compte personnel un droit au bénéfice futur de la répartition, cela ne lui garanti nullement le versement de sa propre retraite. Tout au plus cela lui garantit le paiement de la quote part qui lui revient dans ce qu'il y aura à répartir.

Autrement dit, si les caisses sont vides, il ne perçoit RIEN. C'est la base même du principe de répartition.

On comprend, du même coup, que seule la LOI peut garantir l'indispensable harmonie  nécessaire à la pérennisation du système.

Tout cela peut paraître choquant. Mais ce qui est vraiment choquant, c'est le mensonge "en cotisant aujourd'hui, je me prémunis pour l'avenir".

Ce qui garantit vraiment le paiement futur des retraites, ce sont les règles prudentielles associées à la gestion des contrats. Autrement dit, ne pas faire comme chez Enron, aux Etats Unis!

Rappelons que les salariés d'Enron ont cotisé pendant de nombreuses années en confiant la gestion de leur épargne collective à leur propre entreprise! Celle-ci ayant fait faillite, ils y ont non seulement perdu leurs emplois mais aussi ... leurs futures pensions de retraite.

C'est gravement se méprendre sur le sens des mots que de croire que c'est la retraite par capitalisation qui est la cause du drame des salariés d'Enron. De la part de ceux qui soutiennent cette idée, il s'agit au mieux d'une grande naïveté, au pire d'une épouvantable malhonnêteté intellectuelle. 

Prochain article sur le sujet : le cas d'école de l'Ircantec, régime de retraite complémentaire des agents contractuels de l'Etat et des établissements assimilés.

Articles récents

  • Un référendum sur l'indemnisation des chômeurs?
    J'en reste sur le cul! J'ai du mal à croire que l'on puisse atteindre un tel sommet dans la démagogie ... Pourtant, je n'ai pas été victime d'une berlue auditive! "Il" l'a bel et bien dit!   Nous sommes à moins de trois mois du jour où nous connaitrons le nom du...
  • A quand un pugilat à l'Assemblée Natrionale? Est-ce bien ça la "civilisation"?
    J'ai regardé la séance des "Questions au Gouvernement", cet après-midi ... Laquelle séance s'est terminée par une suspension suivie d'une "levée" pure et simple.   A la limite du pugilat!   Je ne plaisante pas : les huissiers se...
  • Statistiques du chômage : la tricherie continue!
    Allons-nous enfin cesser de nous voiler la face? Allons-nous enfin cesser de tricher à notre corps défendant? Allons-nous enfin oser voir la réalité en face? Ou bien allons-nous continuer à nous mentir à nous mêmes?   Est-il donc si difficile de se mettre...
  • En finir avec le cumul des mandats!
    Il s'agit d'un véritable serpent de mer ... On en reparle régulièrement, avant, pendant et après les campagnes électorales sans jamais en venir à bout.   La raison d'une telle résistance est clairement établie : quoi qu'ils s'en défendent, un grand nombre d'élus...
  • Retour sur le quotient familial : vers l'allocation d'existence.
    A quel débordements n'avons nous pas en droit! C'était à croire que ce problème, bien réel, est un véritable baril de poudre ...   A quoi bon revenir sur tous les commentaires que l'on a pu entendre? Tout au plus peut-on faire observer qu'une annonce...
  • Deuxième essai de Meccano fiscal : impôt sur le patrimoine.
    On parle beaucoup de la fiscalité en ce moment. Quoi d'étonnant? Qui peut avoir la naïveté de croire que les impôts ne vont pas augmenter? Bien peu de monde, je crois. Il faut même espérer qu'il en soit ainsi sinon gare aux désillusions!   L'écrasante majorité...
  • Petit essai de Meccano fiscal ...
    Comme les candidats (pas tous candides!) cherchent des idées et qu'ils ont un peu de mal à en produire, je me suis mis dans la tête de les aider un peu.   Etant Breton, je suis donc opiniâtre (et ne dites pas têtu sinon, je me fâche!)! Cependant, il est...
  • Montebourg a raison! Il faut que Hollande rompe avec les Verts.
    Bien que n'étant pas d'accord avec le positionnement politique général de Montebourg (il a voté "Non" au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen), je dois reconnaitre qu'il ne dit pas que des conneries, loin s'en faut!   Il vient d'annoncer clairement...
  • Eva Joly : vers les 1%?
    A force de déblatérer, Eva (pas) Joly va finir par faire moins que Voynet!   Tant mieux ... Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai!   Elle a l'art et la manière de faire des sorties incongrues. La dernière est assez sidérante : un jour...
  • Election présidentielle : tragique?
    "Faut-il pleurer? Faut-il en rire? Je n'ai pas le coeur à le dire!"   Ces deux vers sont extraits d'une chanson de Jean Ferrat ...   C'est exactement l'état d'esprit dans lequel je me trouve depuis quelques jours et encore...
Liste complète

Profil

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.

Faites moi de la pub! Merci ..

OverBlog

Articles récents

  • Un référendum sur l'indemnisation des chômeurs?
    J'en reste sur le cul! J'ai du mal à croire que l'on puisse atteindre un tel sommet dans la démagogie ... Pourtant, je n'ai pas été victime d'une berlue auditive! "Il" l'a bel et bien dit!   Nous sommes à moins de trois mois du jour où nous connaitrons le nom du...
  • A quand un pugilat à l'Assemblée Natrionale? Est-ce bien ça la "civilisation"?
    J'ai regardé la séance des "Questions au Gouvernement", cet après-midi ... Laquelle séance s'est terminée par une suspension suivie d'une "levée" pure et simple.   A la limite du pugilat!   Je ne plaisante pas : les huissiers se...
  • Statistiques du chômage : la tricherie continue!
    Allons-nous enfin cesser de nous voiler la face? Allons-nous enfin cesser de tricher à notre corps défendant? Allons-nous enfin oser voir la réalité en face? Ou bien allons-nous continuer à nous mentir à nous mêmes?   Est-il donc si difficile de se mettre...
  • En finir avec le cumul des mandats!
    Il s'agit d'un véritable serpent de mer ... On en reparle régulièrement, avant, pendant et après les campagnes électorales sans jamais en venir à bout.   La raison d'une telle résistance est clairement établie : quoi qu'ils s'en défendent, un grand nombre d'élus...
  • Retour sur le quotient familial : vers l'allocation d'existence.
    A quel débordements n'avons nous pas en droit! C'était à croire que ce problème, bien réel, est un véritable baril de poudre ...   A quoi bon revenir sur tous les commentaires que l'on a pu entendre? Tout au plus peut-on faire observer qu'une annonce...
  • Deuxième essai de Meccano fiscal : impôt sur le patrimoine.
    On parle beaucoup de la fiscalité en ce moment. Quoi d'étonnant? Qui peut avoir la naïveté de croire que les impôts ne vont pas augmenter? Bien peu de monde, je crois. Il faut même espérer qu'il en soit ainsi sinon gare aux désillusions!   L'écrasante majorité...
  • Petit essai de Meccano fiscal ...
    Comme les candidats (pas tous candides!) cherchent des idées et qu'ils ont un peu de mal à en produire, je me suis mis dans la tête de les aider un peu.   Etant Breton, je suis donc opiniâtre (et ne dites pas têtu sinon, je me fâche!)! Cependant, il est...
  • Montebourg a raison! Il faut que Hollande rompe avec les Verts.
    Bien que n'étant pas d'accord avec le positionnement politique général de Montebourg (il a voté "Non" au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen), je dois reconnaitre qu'il ne dit pas que des conneries, loin s'en faut!   Il vient d'annoncer clairement...
  • Eva Joly : vers les 1%?
    A force de déblatérer, Eva (pas) Joly va finir par faire moins que Voynet!   Tant mieux ... Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai!   Elle a l'art et la manière de faire des sorties incongrues. La dernière est assez sidérante : un jour...
  • Election présidentielle : tragique?
    "Faut-il pleurer? Faut-il en rire? Je n'ai pas le coeur à le dire!"   Ces deux vers sont extraits d'une chanson de Jean Ferrat ...   C'est exactement l'état d'esprit dans lequel je me trouve depuis quelques jours et encore...
Liste complète

Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés