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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Vendredi 11 avril 2008
publié dans : Retraites communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Je suis, comme beaucoup de blogueurs, abonné à plusieurs autres sites ou sources d'informations plus ou moins partisans ... Je suis bien critique, moi. Au nom de quoi les autres n'auraient-ils pas le droit de l'être?

C'est notamment le cas de Bellacio, clairement situé à l'extrème gauche (à tout le moins "à la gauche de la gauche") qui, très logiquement, à milité en faveur du NON à la Constitution Européenne alors que j'étais (et suis toujours!) en faveur du OUI.

Les animateurs de ce site me font parvenir (ainsi qu'à beaucoup d'autres, j'imagine) le texte d'une pétition que je reproduis ci-dessous. Je ne l'ai pas encore signée mais il se pourrait bien que je le fasse à très bref délais, tant les questions posées sont pertinentes et doivent donc être promues et défendues.

Début de citation :

Pétition citoyenne : Jouer avec nos vies, ça suffit ! Pas touche à nos retraites !
Pétition citoyenne pour réclamer une gestion scrupuleuse et conforme
du Fonds de Réserve pour les Retraites

SIGNER LA PÉTITION :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550

Le Canard Enchaîné du 9 avril 2008 a révélé en page 3 que le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé en 1999 par le Gouvernement Jospin, et géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), venait de perdre 3.1 milliards d’euros suite à un placement boursier fort contestable et risqué.

Une note, dont un extrait est publié dans l’hebdomadaire, en date du 27 mars 2008, est pessimiste pour l’avenir et explique que "les risques portés par le FRR sont encore très concentrés sur les marchés actions, le rendant très vulnérable à un retournement" . En d’autres termes, les placements réalisés avec l’argent de ce Fonds ne sont pas sécurisés, et les pertes pourraient s’alourdir si la Bourse continuait à chuter et la crise à s’amplifier.

Contrairement à certaines interprétations journalistiques ou rumeurs,cette information n’a pas été réellement démentie par le FRR, qui s’est contenté de préciser que globalement, la performance annuelle du placement est bonne (6.3 % par an depuis 2003 selon le communiqué du FRR), et que le FRR n’a pas investi dans des "produits de titrisation" (c’est à dire, n’a pas investis sur des produits financiers directement liés aux subprimes).

Nous, salariés, chômeurs, retraités, nous rappelons au gestionnaire de ce fonds, ainsi qu’à l’Etat français que son devoir est avant tout d’assurer la pérennité et la viabilité de cette institution, de protéger ses contribuables, les salariés qui travaillent et cotisent en France, et non d’enrichir les banques ou les actionnaires privilégiés, ni les caïds des marchés boursiers.

Personne ne comprend que l’on puisse jouer ainsi avec les économies durement réalisées, dans un but de solidarité, sur des vies et des vies de travail, parfois pénibles et mal rémunérées, alors même que les salaires n’augmentent pas et que les régimes de retraites viennent d’être profondément modifiés, en défaveur des salariés !

Alors même que certains (200 personnes ? 500 personnes ? 1000 maximum ?) ont bénéficié récemment de 15 milliards de cadeaux fiscaux !

Pour celles et ceux d’entre nous qui sont syndiqués, nous exigeons également que les organisations syndicales de salariés représentées au FRR remplissent strictement leur mission de protection de nos intérêts, passés, présents et à venir, et ne s’improvisent pas "analystes financiers" ni "traders à la petite semaine".

Nous exigeons donc que la CDC et l’Etat trouvent immédiatement une solution à leurs frais (et pas à ceux du contribuable) pour dégager la somme actuellement présente au FRR et la placer dans des structures et des institutions sécurisées, sans penser à la rentabilité financière de cette somme d’argent, sans penser à l’utiliser comme une "simple ressource financière".

Nous exigeons aussi par la même occasion, que l’Etat tienne sa promesse d’abonder ce Fonds avec les recettes provenant des privatisations. Le Fonds devrait peser presque 300 milliards d’euros si le plan prévu avait été respecté annuellement depuis sa création, or, il ne comptabilise aujourd’hui que 30 milliards d’euros !

Enfin, nous interdisons formellement à l’Etat de toucher à ce Fonds de Réserve des Retraites avant 2020 et lui rappelons qu’il ne saurait servir à autre chose qu’à financer nos pensions.

Cet argent est NOTRE argent.

Nous l’avons cotisé, il a été prélevé sur notre travail et il doit servir à nos retraites !

ARRETEZ DE JOUER AVEC NOS VIES !
PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !

Nb : Cette pétition sera adressée aux personnes concernées et notamment au Gouvernement, à la CDC et aux syndicats.

SIGNER LA PÉTITION :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550

Fin de citation.

J'ai la conviction que bon nombre de gestionnaires de divers fonds jouent à "Jérôme Kerviel", ce nouveau jeu qui consiste à se croire libre d'agir avec l'argent des autres!
Il faut trouver une parade ...
J'ai un problème : je ne vois pas bien laquelle!
J'ai des doutes sérieux sur la capacité de mobilisation massive des premiers intéressés : les cotisants et, principalement, les salariés.
J'ai des craintes réelles sur les risques de dérapage d'une telle mobilisation avec la récupération puis le fourvoiement dans des impasses telles le rejet de la mondialisation, voire de l'économie de marché (alors que ce mode d'organisation des rapports économiques existe depuis la nuit des temps et pas seulement depuis l'avènement du capitalisme marchand!).

Quoiqu'il en soit, il convient d'abord d'ouvrir le débat sur l'épineux problème qui est posé. En commençant par poser quelques questions pertinentes mais aussi en commettant quelques réflexions impertinentes.

Les questions pertinentes tout d'abord :

1. Oui ou non, la Caisse des Dépôts et Consignations a t-elle spéculé avec le fond de réserve des retraites?
2. Si oui, comment la Caisse des Dépôts et Consignation va-t-elle rembourser la perte ainsi enregistrée?
3. Quels dispositifs, valables pour l'avenir, va-t-on mettre en place pour empêcher les "gestionnaires" de continuer à jouer avec nos sous?

Les réflexions impertinentes ensuite :

Je commence à en avoir vraiment marre de tous ces financiers inconscients qui, la cervelle chauffée à blanc, prennent des risques insensés! La gestion publique (et le Fonds de Réserve des retraites en fait partie), ce n'est pas une partie de Monopoly! Quand on se retrouve ruiné, c'est "pour de vrai", pas "pour du beurre".

J'ai souvent été frappé par certaines convergences "colorées".  Par exemple, la cervelle est souvent blanche mais elle peut passer au rouge en cas d'accident cérébral vasculaire! Tandis que le fer, chauffé, passe d'abord au rouge avant de passé au blanc. Le rouge, c'est la couleur de l'extrème gauche tandis que le blanc, c'est la couleur d'une certaine droite très réactionnaire. Selon les circonstances, on peut passer du "rouge au blanc" ou bien du "blanc au rouge"! Certains, vraiment très impertinents, soutiennent que les extrèmes se rejoignent ...

Mardi 20 novembre 2007
publié dans : Retraites communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Début de citation :

Le débat sur les retraites – durée, financement – est loin d’être clos. Voici quelques chiffres pour l’éclairer.

 

Il y a 60 ans, l’espérance de vie des hommes était en moyenne, en France, de 65 ans, soit 569 000 heures (8760 par an, sans tenir compte des années bissextiles).
En prenant l’hypothèse d’une période d’existence dite active entre 18 et 60 ans, la vie se déroulait en trois phases :
Jeunesse : 157 680 heures
Vie active : 367 920 heures, dont 94 500 heures en moyenne de travail proprement dit
Période de retraite : 43 800 heures

Avec une espérance de vie de 75 ans, une vie active de 20 à 60 ans, un temps de travail de 35 h par semaine, 45 semaines par an, on passe aux chiffres suivants :
Durée de l’existence : 657 800 heures
Jeunesse : 175 000 heures
Vie active : 350 400 heures, dont 63 000 h de travail proprement dit
Retraite : 131 400 heures

Avec une espérance de vie de 80 ans, si les conditions actuelles de temps de vie active et de travail proprement dit étaient maintenues, que se passerai-il ?
Durée d’existence : 700 800 heures
Jeunesse : 175 000 heures
Vie active : 350 400 heures dont 63 000 h de travail
Retraite : 175 200 heures

Prenons maintenant l’hypothèse d’une vie active de 42 ans – pour aller à 42 ans de cotisations retraite – et appliquons là (pour simplifier) à une vie active de 20 ans à 62 ans, sans modifier les horaires de travail, on trouve :
Durée d’existence : 700 800 heures
Jeunesse : 175 000 heures
Vie active : 367 920 heures dont 66 150 h de travail effectué
Retraite : 175 680 heures

175 680 heures de retraite, c’est plus de trois fois la durée de la retraite il y a 60 ans, plus que celui de la retraite moyenne actuelle. Ce ne sont là que des données indicatives mais à partir desquelles on peut élaborer d’autres cas de figure et surtout rapporter le temps de cotisation des retraites au temps de retraite.
Dans les exemples cités, on constate qu’il y a 60 ans, 94 500 heures de travail effectif supportaient 43 800 heures de retraite. Ensuite 63 000 heures de travail supportaient 131 400 heures de retraite. Puis, dans l’hypothèse espérance de vie à 80 ans, si rien ne change, 63 000 heures supportent 175 200 heures de retraite. En passant à 42 ans de cotisation, 66 150 heures de travail supportent 157 680 heures de retraite. Est-ce que cela sera suffisant ? La seule réponse est la croissance forte de richesses, ce qui est loin d’être acquis.

Fin de citation.

J'y ajoute mon petit grain de sel. Un brin provoquant ...

6 heures par jour, 5 jours par semaine, 47 semaines par an ... pendant 50 ans!

Cela fait 70.000 heures de travail pour couvrir 20 ans de retraite (espérance de vie fixée à 88 ans, entrée dans la vie active à 18 ans, sortie à 68 ans ...)

Jeudi 11 octobre 2007
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On parle beaucoup des régimes de retraite spéciaux ...

Début de citation :

Réforme des retraites : les tabous sont en train de sauter

Si les régimes spéciaux ont pu prospérer jusqu'à présent c'est parce qu'ils se camouflaient derrière l'opacité la plus complète et que personne, ou presque, n'était capable de prendre la mesure de l'arnaque.

Sauvegarde Retraites travaille sans relâche à la lutte contre cette opacité et fait éclater, les uns derrière les autres, les scandales des régimes spéciaux.

Derniers en date : la réforme en trompe l'oeil des retraites de la Banque de France et le scandale des 1,14 million de fonctionnaires "actifs" qui peuvent encore partir à 50 ou 55 ans avec des retraites pleines. Sans parler, bien évidemment, du "siphonnage" savamment orchestré de nos caisses de retraite.

Ces révélations sont en train de modifier en profondeur le débat politique et ont un impact déterminant sur l'élaboration de la réforme actuelle des régimes spéciaux.

Devinettes :

Qui vient de dire: "Il faut un moratoire sur la compensation démographique". Ce qui, en langage plus courant, signifie qu’il faut stopper le pillage systématique des caisses du privé pour financer les régimes spéciaux ? 
Le sénateur Vasselle, Président de la Mission d'Evaluation et de Contrôle de la Sécurité Sociale (MECSS).

Qui vient de mettre en garde le Ministre, Xavier Bertrand, dans ces termes : "une simple réformette, consisterait à modifier les seuls paramètres les plus visibles et les plus inéquitables des grands régimes spéciaux, la durée de cotisation par exemple. C'est la voie qui a été empruntée par la Banque de France au début de 2007. Il en résulterait une modification marginale des règles applicables à ces régimes, et donc un rapprochement a minima avec les autres catégories sociales" ? Le sénateur About, Président de la commission des Affaires sociales du Sénat.

Enfin, qui vient de demander qu'il soit, une bonne fois pour toutes, mis un terme aux retraites ultra  précoces des fonctionnaires "actifs" ? Le sénateur Dominique Leclerc, spécialiste des retraites et membre éminent du Conseil d'orientation des retraites (COR).

J'ai voulu que vous soyez parmi les premiers à prendre connaissance de ces éléments de débat qui seront déterminants. Car je sais que c'est grâce à la persévérance de tous ses membres que  sauvegarde Retraites maintient la pression sur les pouvoirs publics et que c'est cette pression qui est à l'origine des changements dans le débat politique. Il n'y a pas de fatalité. Unis pour nous battre au sein d'une même organisation, nous pouvons peser et résister face à la dictature des syndicats de la fonction publique.

Il est quasiment certain que la réforme qui s'annonce ne sera qu'un pas vers l'équité de notre système de retraite. Demain notre tâche restera immense. Mais, pour la première fois, grâce au travail que nous réalisons ensemble, les syndicats des régimes spéciaux vont devoir reculer et respecter les règles de la démocratie.

Fin de citation.

Vendredi 29 juin 2007
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Je suis assez d'accord avec le point de vue exprimé par David Victoroff dans Valeurs actuelles.

Début de citation :

Après l’assurance maladie, c’est au tour du régime général des retraites de se rappeler au bon souvenir de François Fillon. Son déficit approcherait les 5 milliards d’euros en 2007, un bon milliard de plus que prévu. Certes, on savait les mesures prises en 2003 insuffisantes pour rééquilibrer durablement les comptes. Un rendez-vous est d’ailleurs prévu en 2008 afin d’examiner les effets de la réforme et de procéder aux ajustements nécessaires. Mais nul n’avait vraiment anticipé une dégradation aussi rapide pour un régime encore excédentaire en 2004.
Le succès de la réforme reposait sur un double pari : l’amélioration de la situation de l’emploi en général, qui accélérerait les rentrées de cotisations, et la prolongation de l’activité pour les “seniors”. L’emploi s’est amélioré trop lentement pour rétablir l’équilibre du système. Quant au pari du maintien en activité des seniors, il est pour l’instant perdu.
Pour se concilier la CFDT, le gouvernement Raffarin avait prévu un dispositif permettant aux salariés ayant commencé à travailler très jeunes et disposant de leurs annuités de partir à la retraite avant 60 ans. Plus de 400 000 d’entre eux en ont profité. En revanche, très peu de salariés tirent parti de la majoration de pension accordée à ceux qui restent au-delà du minimum requis. Les salariés veulent partir dès que possible.

Fuite des seniors

Pourquoi cette “fuite” des salariés âgés devant le travail ? Ils redoutent qu’à l’occasion du rendez-vous de 2008 les règles du jeu soient à nouveau changées dans un sens moins favorable. Pour les rassurer, un décret du 25 avril garantit à tout salarié qui poursuit son activité après 60 ans que sa pension sera calculée selon les mêmes paramètres que ceux qui étaient applicables à son soixantième anniversaire. Beaucoup de salariés ignorent ce texte ou ne croient pas à cette garantie.
Surtout, les entreprises ne font rien pour retenir leurs salariés âgés, en dépit des déclarations d’intention du Medef et de la signature l’an dernier d’un accord entre les partenaires sociaux sur l’emploi des seniors : « Trop de personnes en France sont écartées du marché du travail en raison de leur âge. Il faut faire changer les mentalités », disait alors Laurence Parisot. Entretien de carrière à partir de 45 ans, formation, CDD pour les plus de 57 ans, possibilité de retraite progressive, ces dispositifs n’ont pas donné les résultats escomptés. Il en sera ainsi tant que pour de nombreuses entreprises un salarié âgé de plus de 45 ans sera considéré comme un “vieux”, trop cher, difficilement adaptable aux nouvelles technologies et formes d’organisation du travail.

Rajeunir la pyramide

Dans la banque, une course effrénée au rajeunissement de la pyramide des âges a conduit au départ anticipé de milliers de salariés. Il fallait abaisser les coûts d’exploitation et basculer les effectifs administratifs vers des tâches plus commerciales. Dans l’industrie, il ne se passe guère de semaine sans une “restructuration” avec à la clé des départs volontaires. À tel point que de nombreux salariés aspirent à être poussés dehors en douceur à des conditions financières relativement bonnes, en partie prises en charge par l’assurance chômage ou par le régime de retraite. Il est encore loin le changement de mentalité évoqué par Laurence Parisot.
Restaurer la valeur travail, ce n’est pas seulement payer mieux les heures supplémentaires. C’est aussi redonner une valeur à l’expérience et remotiver les seniors pour qu’ils restent à leur poste alors que s’accroît la durée de vie. C’est le seul moyen de sauver la retraite par répartition.

Fin de citation.

Mercredi 30 mai 2007
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Je suis en contact avec une association : "Sauvegarde Retraites" qui m'envoie une information intéressante si elle st toutefois exacte. En voici le contenu :

Début de citation :

Bonne retraite Monsieur Chirac !

De tous les régimes spéciaux, le régime de retraites des élus mérite la palme.
Il accorde tous les avantages :

- des pensions aux petits oignons : après seulement un mandat, les parlementaires peuvent toucher une retraite de 1 548 euros par mois, c'est-à-dire le montant de la retraite moyenne perçue par les retraités du privé après une carrière complète (40 annuités)1.

- un rendement sans équivalent : l'élu cotise souvent double les premières années de son mandat mais, une fois à la retraite, il perçoit 6 fois sa mise alors que, dans le régime général des salariés du privé, le rapport est seulement de 1 ou de 1,5.

- un cumul illimité : en plus de sa retraite parlementaire, l'élu a la possibilité de
percevoir les retraites liées à sa profession ou aux autres mandats qu'il a exercés : retraite de maire, retraite de conseiller général ou régional, retraite de fonctionnaire, etc... Des pensions souvent également servies par des régimes spéciaux.

Summum des privilèges, les droits à la retraite du fonctionnaire élu au Parlement
continuent à courir comme si son traitement lui était effectivement payé. Arrivé à 60 ans, il touche ainsi une retraite à taux plein !

Dans ces conditions, pas étonnant que la pension du nouveau retraité, Jacques Chirac, crève les plafonds :

Président de la République : 5 250 euros
Député : 5 000 euros
Magistrat à la Cour des comptes : 3 500 euros
Maire de Paris, conseiller général de Corrèze : 5 000 euros

Plus de 18 000 euros auxquels il faut ajouter 12 000 euros au titre des indemnités perçues en tant que membre de droit du Conseil Constitutionnel.

30 000 à 31 000 euros mensuels, c'est un peu plus que les 29 000 euros de Valéry Giscard d'Estaing...

Réforme des retraites : et si les élus montraient enfin l'exemple ?

PS : Je compte sur vous pour diffuser cette newsletter auprès du plus grand nombre. C'est en diffusant l'information que nous pourrons faire avancer la transparence sur notre régime retraite afin de gagner notre combat sur sa réforme en profondeur pour un système plus juste et plus responsable.


1 D'après le ministère de l'Emploi et de la cohésion sociale, le montant moyen de la pension des retraités affiliés au régime général était, fin 2004, pour une carrière complète, de 1 871 euros pour les hommes et de 1 131 euros pour les femmes.

Fin de citation.

Mardi 12 décembre 2006
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Le bon sens est, de très loin,  la chose la mieux partagée au monde. C'est cette vérité première qu'il faut dire en premier ... A tel point que Montesquieu lui-même disait qu'il aimait bien les paysans car ils avaient beaucoup trop de bon sens pour raisonner de travers.

Il y a peu, je développais l'idée que le meilleur moyen de construire un régime de retraite viable, c'était celui de la mise en oeuvre des principes de la "répartition" (par opposition à la capitalisation, trop égoïste), basé sur un système par points tels que fonctionnent la plupart des régimes retraites complémentaires.

La première des réformes à faire dans ce domaine doit concernée la retraite de la sécurité sociale, gérée par la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse des Travailleurs Salariés.

Il semble bien que notre cher Sénat ait été , enfin, touché par la grâce. Je ne saurais affirmer qu'il s'agit des effets bénéfiques de l'Esprit Sain, ne souhaitant pas rendre le dossier encore plus complexe en y mêlant des considérations de religion.

L'excellent site "Sauvegarde Retraites" que je feuillette de temps à autre (vous avez le droit de faire pareil) m'apprends que le Sénat vient de se fendre d'un rapport allant dans ce sens.

Début de citation :

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007, au nom de la commission des Affaires sociale du Sénat, Dominique Leclerc a rendu un excellent rapport sur l'assurance vieillesse. A la fin de ces travaux, le sénateur préconise le remplacement des annuités par la technique des points.
Les annuités sont en vigueur dans la plupart des régimes de retraite de base : régimes spéciaux, fonctionnaires, salariés du privé, professions libérales, etc… C'est en fonction des annuités validées que chacun peut calculer, tant bien que mal, son droit à la retraite. Complexe et confus, ce mécanisme est incontestablement l'une des causes de l'archaïsme et de l'opacité du système de retraite français,. C'est un frein à toutes les réformes qui, aujourd'hui, sont devenues indispensables. La plupart des pays qui y avaient recours, comme l'Allemagne, l'ont abandonné.
Le système par points, au contraire, est synonyme de souplesse et de beaucoup plus de liberté pour les affiliés. Il est en vigueur, notamment, dans les régimes complémentaires des salariés du privé  AGIRC ARCCO. Sa généralisation pourrait permettre, à terme, de libéraliser le cumul emploi retraite, de laisser le choix individuel de l'âge de départ à la retraite et d'avoir une gestion beaucoup plus saine et équitable de l'assurance vieillesse.
La mobilisation de la Commission des Affaires Sociales du Sénat sur ce sujet est une très bonne nouvelle et mérite d'être saluée. C'est un encouragement pour notre association. C'est l'espoir, que demain, une vraie réforme pourrait enfin aboutir !

L'étude et analyse n° 8, réalisée par le Professeur Jacques Bichot : « Un plan pour sauver nos retraites » explique l'intérêt de la retraite par points. Elle est consultable en ligne, sur le site Internet de Sauvegarde Retraites, dans la rubrique « Etudes et analyses ».
Fin de citation.
N'hésitez pas à poser des questions si quelque chose vous paraît obscur ... C'est un sujet que je connais bien et sur lequel je peux vous apporter quelques éclairages utiles.
Jeudi 2 novembre 2006
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Je reproduis, ci-dessous, un tract émanant du site "Sauvegaerde Retraites" qui dénonce une menace de grêve de la part des salariés de la SNCF, lesquels entendent défendre leur régime spécial de retraite.

Habituellement, je suis favorable à la défense du droit de grêve. Question de principe! Toutefois, quand la pratique de celui-ci devient abusive au point d'en devenir caricaturale, il faut aussi avoir le courage de dire aux personnels concernés qu'ils sont en train d'assassiner le droit de grêve.

Nul doute, en effet, que ce nouvel appel à la grêve ne soit perçu pour autre chose qu'un abus ...

L'abus ne vient pas du fait qu'ils entendent défendre leurs avantage mais du fait qu'ils entendent en obtenir le financement avec l'argent des contribuables ... lesquels se trouvent ainsi pénalisés deux fois :
1. Comme clients de la SNCF, laquelle n'exécute pas correctement sa mission de service public
2. Comme contribuables puisque ce sont eux qui devraient payer le comblement du trou.

Qui peut, en effet, aujourd'hui, défendre décemment la retraite à 50 ans pour les "roulants" de la SNCF?
Qui peut défendre, décemment, le versement d'une prime de "charbon" alors que cela fait plusieurs décennies que les locomotives ne fonctionnent plus avec ce combustible?

Début de citation :

GREVE SNCF : RAS-LE-BOL !

Le 8 novembre prochain, les cheminots de la SNCF vont une nouvelle fois paralyser tout le pays...
L'un des motifs : la préservation de leur sacro-saint régime de retraite.
Non contents de cumuler tous les privilèges (ci-dessous),ils ont encore décidé de nous pourrir la vie.

  Salariés du privé Employés SNCF
Taux de cotisation 10,35 % de l'ensemble des revenus 7,85 % du salaire hors prime
(aucune augmentation depuis 15 ans)
Age moyen de liquidation des droits 61 ans et 9 mois 50 ans et 2 mois pour les conducteurs
55 ans et 1 mois pour les autres
Base de calcul 25 meilleures années en 2008 6 derniers mois
Revalorisation des pensions Evolution des prix
(depuis 1993)
Evolution des salaires de l'entreprise
(20 % de plus que l'inflation de 1990 à 2004)
Décote par année manquante 10 % Sans
Age moyen au décès 80,2 ans 81,8 ans

C'est bien simple : ils cotisent moins, moins longtemps et touchent plus, plus longtemps. Alors que nos cotisations explosent et que nos retraites sont rognées, leur régime, totalement épargné par les réformes, continue de s'améliorer.

Mais le pire, c'est que la SNCF est incapable de financer une telle gabegie. Alors c'est nous qui payons. Plus de 2,6 milliards d'euros - 1 % du budget de l'Etat - sont directement financés par nos impôts et 326 millions d'euros sont détournés de nos caisses de retraite, déjà déficitaires.

Au total, alors que nos retraites sont bien moins élevées, nous finançons 62 % de leur régime et, demain, sans aucun état d'âme, ils prendront la France en otage, car ils en réclament encore !

  


Mercredi 20 septembre 2006
publié dans : Retraites par Jacques Heurtault recommander
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Ayant consacré quelques lignes (et même un peu plus!) à remettre les choses à plat sur cet épineux dossier des retraites, je veux, maintenant, passer à une autre étape : la description du régime de retraite que j'appelle de mes voeux.

Autrement dit, je fais le choix "casse-gueule" car, sur un dossier aussi technique, les risques sont grands d'écrire des bêtises et d'oublier un aspect important du problème ... C'est la loi du genre : "Qui ne risque rien n'a rien".

1. Mon choix prioritaire est celui du régime dit "par répartition".
Ce choix, je le dis clairement, a un fondement idéologique et politique. je le pose comme un "a-priori" auquel je ne renoncerai pas, pour des raisons de principe.
La "répartition" n'est pas forcément le régime le plus "rentable" économiquement. On trouvera certainement des exemples de "rendement" des régimes par capitalisation plus avantageux. On en trouvera aussi de plus mauvais, voire même calamiteux. On rappellera, comme l'a excellement fait James Arly dans ses commentaires précédents, que les régimes par capitalisation étaient en faillite en 1945 ... comme toute l'économie du pays, d'ailleurs (comment aurait-il pu en être autrement?).
Mais le régime "par répartition" repose sur un principe à mes yeux essentiel : celui de la SOLIDARITE entre les GENERATIONS.
Dans un monde qui va être de plus en plus chahuté, il est fondamental que ce principe soit réaffirmé. D'ailleurs, on peut observer que les grands courants politiques responsables ne le mettent pas en cause ... Dont acte!

2. Mon choix d'une retraite qui soit le reflet exact de la vie professionnelle du retraité et ... de lui seul.
Pour résumer clairement les choses, le système "par points" en vigueur dans les régimes "complémentaires" (ARRCO, AGIRC, IRCANTEC)  a clairement ma préférence sur le système "Sécurité Sociale" (autrement appelé CNAVTS pour "Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse des Travailleurs Salariés) qui, lui, fonctionne sur des "trimestres validés, plafonnés" et ne peut donc pas, par nature inhérent au mode de financement et, surtout, au mode de calcul des "droits", être le reflet exact de la carrière du cotisant.
Avec le système "par points", vos cotisations versées par vous-même ou par votre employeur servent à "acheter" des points selon une règle dite du "salaire de référence" : un point "acheté" vaut tant d'euros; donc, tant d'Euros versés valent tant de points qui sont alors inscrits dans votre compte individuel de retraite. au fil des années, vous cumulez les points achetés au fil de votre carrière.

3. Dans un tel système, il devient aisé et non conflictuel d'ajuster les paramètres du régime, chaque année, en fonction de la démographie, de l'inflation, de la progression des salaires, etc... sans remettre en cause les droits antérieurement acquis par le cotisant (le nombre de points acquis n'est pas revu ni à la baisse, ni à la hausse).

4. L'assiette de calcul doit être la totalité du salaire, y compris les primes, les compléments, les avantages en nature, les "treizièmes mois", etc .... La valeur d'achat du point doit être la même pour tous et, par conséquent, la valeur de "liquidation" du point doit être aussi la même pour tous. Ceci afin que tout soit clair et transparent.

5. Il s'ensuit que ma philosophie est nettement orientée vers la fusion en un régime unique construit selon l'esprit des quelques cinquante (!) régimes "ARRCO" actuellement en vigueur (avec environ cinq cents caisses gestionnaires !...) ou "du" régime Agirc des cadres (il n'y a qu'une seule valeur du prix d'achat du point et du prix de service ou de liquidation des points acquis ... C'est miraculeux mais excellent.) de tous les régimes ARRCO, AGIRC, Sécurité Sociale, etc ... En plus clair, TOUS les régimes obligatoires par répartition, y compris les régimes "spéciaux".
Cela ne veut pas dire que l'on procède à je ne sais quelle fusion anarchique ... Non! Cette démarche serait le plus sûr moyen de faire capoter tout le système. Je n'envisage qu'une mise en conformité progressive de chacun des régimes (donc la transformation du régime Sécurité Sociale en un régime "par points", ce qui n'est pas une mince affaire ...) suivie, au bout de quelques années, d'une fusion technique, sans heurt, sans "coup de gueule" inutile, tout en douceur ...

6. Ce programme n'est pas aussi simple à réaliser qu'il y paraît! Il faut régler la question des périodes de chômage (pour lesquelles les chômeurs ne cotisent pas mais recoivent néanmoins des points ou des trimestres "gratuits" qui sont, en réalité, payants pour ceux qui travaillent ... car il faut bien que quelqu'un paie, forcément! Dans ce cas précis, si on veut bien se rappeler ce que je propose en matière de réforme du financement de l'Assurance Chômage (une extension  de la CSG à tous les revenus au lieu et place des cotisations "salariés" et une assiette de calcul en forme de pénalités pour les cotisations "employeurs"), il devient possible de soumettre les indemnités de chômage au régime de cotisation applicable aux salaires. Autrement dit, cela revient à dire que les salariés ne financent plus seuls les points et trimestres de retraite des chômeurs; c'est un mécanisme de solidarité nationale qui y pourvoit au second degré. Rien que cela, ça prend quelques mois de mise à plat et quelques années de pilotage tenace dans la tempête et parmi les écueils ...

7. Il faut régler aussi la question des minima de pension et celle, encore plus délicate, des pensions de réversion (ce qui revient à la veuve ou au veuf en retour des droits acquis par le cotisant ou la cotisante). De la complexité et, donc, de la dynamite sociale! Dans mon esprit, ces pensions de réversion doivent être achetées, au même titre que tout droit à pension ... Rien ne doit être gratuit a priori. Ce qui est fixé comme étant de plein droit "gratuit" doit relever de la solidarité nationale et, donc, de l'impôt ... Autrement dit, cela ne relève pas des cotisations, fussent-elles obligatoires ...car les cotisations ne concernent que les cotisants, pas tous les contribuables ... (ne pas confondre!). Chacun comprend bien que si on verse des pensions à des personnes qui n'ont pas cotisé, c'est autant de pensions que l'on ne versent à ceux qui ont cotisé (ou, si l'on préfère, de pensions minorées que l'on versent aux mêmes) puisqu'IL FAUT BIEN QUE QUELQU'UN PAIE ...        

8. Ce gigantesque mécano social ... et financier ... ne peut évidemment pas se réaliser en deux coups de cuiller à pot. C'est la raison pour laquelle je conçois ce système comme un OBJECTIF devant être d'abord fixé à l'issue d'un débat national puis réalisé progressivement par harmonisation mutuelle.

9.Parallèllement, on peut engager la réflexion sur un système "complémentaire" de retraite par capitalisation ...
Là encore, je n'envisage pas de règle du type "Laissez-faire, laissez-passer" car l'histoire récente d'Enron vient à point nommé pour refroidir les esprits les plus échauffés. Il est clair, en effet, que ne pas fixer par la loi les règles prudentielles de gestion de ces fonds de retraite par capitalisation équivaut à préparer, de fait, les arnaques futures et les faillites retentissantes, lésant ainsi les plus faibles qui, ne comprenant rien (qui pourrait leur en vouloir?) aux mécanismes financiers, se feraient tondre sans retenue ni vergogne ...

Comme l'aurait, peut-être, dit le Général de Gaulle : "Vaste programme!". (Il a tenu ces propos mais c'était dans un tout autre contexte ...).   

Mardi 19 septembre 2006
publié dans : Retraites par Jacques Heurtault