Le blog politique de Jacques Heurtault Invitation au débat Propositions audacieuses
Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)
Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression, ce que je ne supporte tout simplement plus!
Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire. Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs. Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif. Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!". Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.
Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.
Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.
Jacques Heurtault
Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).
"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.
Après cette polémique provoquée par "La lettre de Guy Môquet", déclenchée par des hargneux, j'ai pensé qu'une bonne façon de rendre hommage à toutes les victimes de la barbarie nazie, c'était de publier les paroles de cette célèbre chanson de Jean Ferrat "Nuit et Brouillard" ... Les voici. Début de citation : Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre Ils ne devaient jamais plus revoir un été La fuite monotone et sans hâte du temps Survivre encore un jour, une heure, obstinément Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge Les veines de leurs bras soient devenues si bleues Les Allemands guettaient du haut des miradors La lune se taisait comme vous vous taisiez En regardant au loin, en regardant dehors Votre chair était tendre à leurs chiens policiers On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ? L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été Je twisterais les mots s'il fallait les twister Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent Fin de citation.
Mai 68 étant à l'honneur, il me vient à l'esprit de reproduire une chanson de Jean Ferrat qui fustigeait cette jeunesse bourgeoise qui, non contente de se faire payer des études à l'université, prétendait donner des leçons à ceux qui travaillaient, en moyenne, non pas 35 heures mais 44 heures par semaine ...
Son titre est particulièrement emblèmatique :
Pauvres petits cons ...
En voici les paroles ...
Début de citation :
On parle de vous sans cesseDe vos opinionsVos voitures vos maîtressesVos clubs en renomVous avez pour vous la presseLa télévisionVous vous dites la jeunessePauvres petits c...Vous vous dites la jeunessePauvres petits consFils de bourgeois ordinairesFils de Dieu sait quiVous mettez les pieds sur terreTout vous est acquisSurtout le droit de vous tairePour parler au nomDe la jeunesse ouvrièrePauvres petits c...De la jeunesse ouvrièrePauvres petits consVos guitares vos idolesEt vos James BondJe m'en contre-foutrai commeDe colin-tamponSi celui-ci que l'on berneN'prenait pour de bonVos vessies pour des lanternesPauvres petis c...Vos vessies pour des lanternesPauvres petits consQuand le temps de vos colèresQuand vos contorsionsNe seront plus qu'éphémèresEt vieilles illusionsFils de bourgeois ordinairesPour qui nous savonsVous voterez comme vos pèresPauvres petits c...Vous voterez comme vos pèresPauvres petits consJe n'partirai pas en guerreContre vos moulinsSi à la prochaine guerreLe fait est certainQui se f'ra casser la gueulePour vos opinionsC'est encore nous ma parolePauvres petits c...C'est encore nous ma parolePauvres petits consSi votre papa fait mineDe couper les fondsSi vos petites combinesNe tournent plus rondSi votre moi vous chagrinePlus que de raisonIl y a des places en usinePauvres petits c...Il y a des places en usinePauvres petits cons
Fin de citation
Comme la chanson précédente (elle, je ne veux qu'elle ...) est susceptible d'être considérée comme ringarde aux yeux des "fans" de Ségo (pas assez "intello", peut-être; ce en quoi ils commettraient une très grave erreur d'appréciation, lourde, très lourde de conséquences), j'en rajoute une autre qui, celle-là doit sûrement leur plaire.
Le poète a toujours raisonQui voit plus haut que l'horizonEt le futur est son royaumeFace à notre générationJe déclare avec AragonLa femme est l'avenir de l'hommeEntre l'ancien et le nouveauVotre lutte à tous les niveauxDe la nôtre est indivisibleDans les hommes qui font les loisSi les uns chantent par ma voixD'autres décrètent par la bibleLe poète a toujours raisonQui détruit l'ancienne oraisonL'image d'Eve et de la pommeFace aux vieilles malédictionsJe déclare avec AragonLa femme est l'avenir de l'hommePour accoucher sans la souffrancePour le contrôle des naissancesIl a fallu des millénairesSi nous sortons du moyen âgeVos siècles d'infini servagePèsent encor lourd sur la TerreLe poète a toujours raisonQui annonce la floraisonD'autres amours en son royaumeRemet à l'endroit la chansonEt déclare avec AragonLa femme est l'avenir de l'hommeIl faudra réapprendre à vivreEnsemble écrire un nouveau livreRedécouvrir tous les possiblesChaque chose enfin partagéeTout dans le couple va changerD'une manière irréversibleLe poète a toujours raisonQui voit plus haut que l'horizonEt le futur est son royaumeFace aux autres générationsJe déclare avec AragonLa femme est l'avenir de l'homme
Fin de citation.
Vous avez, évidemment, tous, reconnu la chanson "La Femme est l'avenir de l'Homme" si magnifiquement interprétée par le grand, l'immense Jean Ferrat.
Allez jusqu'au bout ... en remplaçant, dans la sixième strophe, le mot "couple" par le mot "monde" ou bien, mieux encore, par le mot "France", ça donne un feu d'enfer ...
Comme l'atmosphère est une certaine euphorie chez les militants de Ségolène Royal (quoi de plus normal, au fond?), j'ai voulu leur faire un petit plaisir ...
Une chanson ... appropriée aux circonstances, pas moins! Les chansons populaires que j'affectionnent beaucoup même si elle sont de qualités assez inégales ne sont-elles pas un bon support médiatique?
Devinez laquelle!
Ceux de ma génération ne l'ont probablement pas oubliée ...
En voici les paroles :
Paroles: Vangarde, Byl. Musique: Carrère-Schmitt, Ibach 1971Titre original: "Help, get me some help"© 1971 Disque Carrère
... au refrain (deux fois) ...
Toujours dans la même veine de lutte contre ce que Bertold Brecht appela "la bête immonde" ("le ventre est encore fécond d'où peut sortir la bête immonde"), voici les paroles d'une chanson de Jean Ferrat : "Le bruit des bottes". Le texte est suffisamment explicite pour se passer de commentaires. Le texte se rapporte principalement au coup d'état du 11 Septembre 1973, au Chili. et à la lutte anti-franquiste ...
C'est partout le bruit des bottesC'est partout l'ordre en kakiEn Espagne on vous garotteOn vous étripe au ChiliOn a beau me dire qu'en FranceOn peut dormir à l'abriDes Pinochet en puissanceTravaillent aussi du képiQuand un Pinochet rappliqueC'est toujours en généralPour sauver la RépubliquePour sauver l'Ordre moralOn sait comment ils opèrentPour transformer les espritsLes citoyens bien pépèresEn citoyens vert-de-grisA coup d'interrogatoiresDe carotte et de bâtonDe plongeon dans la baignoireDe gégène et de tisonIl se peut qu'on vous disloqueOu qu'on vous passe à tabacQu'on vous suicide en lousdocAu fond d'un commissariatIl se peut qu'on me fusillePour avoir donné du feuPour avoir joué aux billesAvec un petit hébreuOn va t'écraser punaisePour avoir donné du painPour avoir donné du pèzeAu petit nord-africainIl se pourrait qu'on m'accuseAvec un petit gourdinD'avoir étudié MarcuseD'avoir été sartrienIls auront des électrodesIls diront tu veux du jusPour connaître la périodeOù j'étais au P.S.U.A moins qu'ils me ratatinentPour mon immoralitéPour avoir baisé DelphinePour avoir été pédéA moins qu'ils ne me condamnentA mourir écarteléEntre l'amour de RoxaneEt celui du beau DédéIl se peut qu'on me douillettePour que je veuille attesterQu'en mil neuf cent soixante-septJe lisais l'HumanitéIl se peut qu'on me tourmenteEt qu'on me fasse avouerQue dans les années soixanteJ'étais à la C.G.T.A moins qu'ils me guillotinentPour avoir osé chanterLes marins du PotemkineEt les camps de déportésA moins qu'avec un hachoirIls me coupent les dix doigtsPour m'apprendre la guitareComme ils ont fait à JaraC'est partout le bruit des bottesC'est partout l'ordre en kakiEn Espagne on vous garotteOn vous étripe au ChiliIl ne faut plus dire qu'en FranceOn peut dormir à l'abriDes Pinochet en puissanceTravaillent aussi du képiTravaillent aussi du képi
C'est d'un commentaire posté par James Arly que m'est venu cette idée de publier les paroles d'une chanson de Guy Béart, (le papa d'Emmanuelle, qui est très belle).
Qui suis-je, qu'y puis-je, dans ce monde en litigeQui suis-je, qu'y puis-je, dans ce monde en émoi, etc
Ceux qui sont de ma génération et les plus agés que moi se souviennent peut-être de cette chanson.
J'ai d'autant plus de bonheur à la publier que j'ai eu quelques difficultés à la trouver. Comme quoi, avec de la patience et de la ténacité, on peut faire avancer les choses ...
En voici le texte complet.
Je suis né dans un arbreEt l'arbre on l'a coupéDans le soufre et l'asphalteIl me faut respirerMes racines vont sous le pavéChercher une terre mouilléeQui suis-jeQu'y puis-jeDans ce monde en litigeQui suis-jeQu'y puis-jeDans ce monde en émoi ?On m'a mis à l'écoleEt là j'ai tout apprisDes poussières qui volentÀ l'étoile qui luitUne fois que j'ai tout digéréOn me dit "Le monde a changé !"Qui changeQui rangeDans ce monde en mélangeQui changeQui rangeDans ce monde en émoi ?On m'a dit "Faut te battre !"On m'a dit "Vas-y !"On me donne une grenadeOn me flanque un fusilUne fois qu'on s'est battu beaucoupOn me dit "Embrassez-vous !"Qui crèveQui rêveDans ce monde sans trêveQui crèveQui rêveDans ce monde en émoi ?J'ai pris la route droiteLa route défendueLa route maladroiteDans ce monde torduEn allant tout droit tout droit tout droitJe me suis retrouvé derrière moi !Qui erreQui espèreDans ce monde mystèreQui erreQui espèreDans ce monde en émoi ?On m'a dit "la famille",Les dollars les autosOn m'a dit "la faucille",On m'a dit "le marteau",On m'a dit on m'a dit on m'a ditEt puis on s'est contredit !Qui penseQui danseDans cette effervescenceQui pensequi danseDans ce monde en émoi ?Mes amours étaient bonnesAvant que les docteursMe disent que deux hormonesNous dirigent le cœurMaintenant quand j'aime je suis contentQue ça ne vienne plus de mes sentiments !Qui aimeQui saigneDans ce monde sans thèmeQui aimeQui saigneDans ce monde en émoi ?Et pourtant je me jetteEt j'aime et je me batsPour des mots pour des êtresPour cet homme qui vaTout au fond de moi je crois je croisJe ne sais plus au juste en quoi !Qui suis-jeQu'y puis-jeDans ce monde en litigeQui suis-jeQu'y puis-jeDans ce monde en émoi ?
J'ai d'autant plus de bonheur à la publier que c'est non sans mal que j'ai pu en trouver les paroles ...
Voici les paroles d'une très belle chanson de Guy Béart que j'ai fredonnée un certain nombre de fois. Et je n'étais le seul ...Elle me semble, parfois, avoir conservé toute son actualité.
Le Grand Chambardement (1969). J'avais 20 ans.
La terre perd la bouleEt fait sauter ses foulesVoici finalementLe grand le grandVoici finalementLe grand chambardementUn grain de sable exploseUn grain c'est peu de chosesMais deux mais dix mais centÇa c'est intéressantVoyez messieurs mesdamesDans l'univers en flammesEntre les hommes-troncsLa danse des neutronsC'est l'atome en goguetteLe ping-pong des planètesLa lune fait joujouEt met la terre en joueC'est la grande escaladeLes monts en marmeladeSous le rayonnementDu grand du grandSous le rayonnementDu grand chambardementPlace pour le quadrilleDes fusées des torpillesCe soir c'est le grand balLa "der des der" globaleOyez les belles phrasesLa Chine table raseSe crêpant le chignonA coups de champignonsSur les montagnes russesPassées au bleu de PrusseLes bons gars du Far-WestOnt bien tombé la vesteRegardez qui décideCe joyeux génocideQui dirige vraimentLe grand chambardementCiel ! Ce sont les machinesLes machines divinesQui nous crient en avantEn langue de savantQue les calculatricesSur le feu d'artificeAlignent leurs zérosComme des générauxElles ont fait merveilleBravo pour ces abeilles !Qu'on décore à cette heureLe grand ordinateur !Nous finirons la guerreAvec des lance-pierresSi nous vivons demainNous en viendrons aux mainsSi nous vivons demainNous en viendrons aux mains
Jacques Baumel, Compagnon de la Libération, ancien maire de Rueil-Malmaison, est décédé.
Gaulliste, de droite (ce n'est pas un péché), sa dépouille vient d'être saluée en l'église Saint-Louis des Invalides. Une chorale de jeunes (c'est très important qu'ils soient jeunes) a interprété le Chant des Partisans, de Maurice Druon, Joseph Kessel et Anna Marly.
Mon hommage sera de reproduire ce chant que je connais presque par coeur.
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne?Ohé! partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme!Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes…Montez de la mine, descendez des collines, camaradesSortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.Ohé! les tueurs! A la balle et au couteau, tuez vite!Ohé! saboteur! Attention à ton fardeau… Dynamite…C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.Ici, nous, vois-tu, nous, on marche et nous, on tue! nous, on crève…Ici, chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passeAmi, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.Chantez, compagnons! Dans la nuit, la liberté nous écoute…Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne!…Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines !…
Anna Marly est, elle aussi, récemment décédée. Moins connue, elle n'en mérite pas moins l'hommage que l'on doit à tous les patriotes qui ne se comptent que parmi les partisans de la Liberté.
Ce Chant a été composé entre midi et 16 heures, le 30 Mai 1943, dans la banlieue de Londres.
Ceux qui, pieusement, sont morts pour la PatrieOnt droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie (Victor Hugo)
Si les Ricains n'étaient pas làVous seriez tous en GermanieA parler de je ne sais quoi,A saluer je ne sais qui.Bien sûr les années ont passé.Les fusils ont changé de mains.Est-ce une raison pour oublierQu'un jour on en a eu besoin ?Un gars venu de GéorgieQui se foutait pas mal de toiEst v'nu mourir en Normandie,Un matin où tu n'y étais pas.Bien sûr les années ont passé.On est devenus des copains.A l'amicale du fusillé,On dit qu'ils sont tombés pour rien.Si les Ricains n'étaient pas làVous seriez tous en GermanieA parler de je ne sais quoi,A saluer je ne sais qui.
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