Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Chansons populaires de langue française

Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 12:45
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Je n'y résiste pas!

J'ai trouvé, sur un blog que je ne connaissais pas une nouvelle version de cette célébrissime chanson que j'ai apprise à l'école, quand j'étais petit ... et que je fredonne encore assez souvent, soit à ma petite fille, soit lorsque je suis sous la douche!

En voici les paroles ainsi que l'adresse du blog où je l'ai trouvé ...

Ach, la claire fontaine!
M’en allant promener
J’ai trouvé l’eau si verte
Que je n’ai pu m’y baigner
Il y a longtemps que l’hygiène
Aurait pu s’en occuper
 
Sous les feuilles de chêne qui restent à la forêt
Sur la plus haute branche un rossignol râlait :
Il y a si peu d’oxigène avec toutes ces fumées !“
 
Crache, l’usine crache, la rivière est si près
Le ciel a la gangrène, le soleil est caché
Il y a longtemps que la plaine
Pleure ses beaux champs de blé
 
Je voudrais que la rose fût planté sans engrais
Et que l’eau de la source eût encore à chanter
Le temps des claires fontaines
Que jamais je n’oublierai
 

Ach, la claire fontaine
Paroles: R. Bacri/ J. Werner
Musique: Trad./F. Silcher


http://uppsala.over-blog.com/article-21888536-6.html

C'est quand même beau, non! C'est même excellent! Rendez lui visite ...
Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /Oct /2007 19:24
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Après cette polémique provoquée par "La lettre de Guy Môquet",  déclenchée par des hargneux, j'ai pensé qu'une bonne façon de rendre hommage à toutes les victimes de la barbarie nazie, c'était de publier les paroles de cette célèbre chanson de Jean Ferrat "Nuit et Brouillard" ...

Les voici.
 
Début de citation :

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent


Fin de citation.

Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /Mai /2007 22:41
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Mai 68 étant à l'honneur, il me vient à l'esprit de reproduire une chanson de Jean Ferrat qui fustigeait cette jeunesse bourgeoise qui, non contente de se faire payer des études à l'université, prétendait donner des leçons à ceux qui travaillaient, en moyenne, non pas 35 heures mais 44 heures par semaine ...

Son titre est particulièrement emblèmatique :

Pauvres petits cons ...

En voici les paroles ...

Début de citation :

On parle de vous sans cesse
De vos opinions
Vos voitures vos maîtresses
Vos clubs en renom
Vous avez pour vous la presse
La télévision
Vous vous dites la jeunesse
Pauvres petits c...
Vous vous dites la jeunesse
Pauvres petits cons

Fils de bourgeois ordinaires
Fils de Dieu sait qui
Vous mettez les pieds sur terre
Tout vous est acquis
Surtout le droit de vous taire
Pour parler au nom
De la jeunesse ouvrière
Pauvres petits c...
De la jeunesse ouvrière
Pauvres petits cons

Vos guitares vos idoles
Et vos James Bond
Je m'en contre-foutrai comme
De colin-tampon
Si celui-ci que l'on berne
N'prenait pour de bon
Vos vessies pour des lanternes
Pauvres petis c...
Vos vessies pour des lanternes
Pauvres petits cons

Quand le temps de vos colères
Quand vos contorsions
Ne seront plus qu'éphémères
Et vieilles illusions
Fils de bourgeois ordinaires
Pour qui nous savons
Vous voterez comme vos pères
Pauvres petits c...
Vous voterez comme vos pères
Pauvres petits cons

Je n'partirai pas en guerre
Contre vos moulins
Si à la prochaine guerre
Le fait est certain
Qui se f'ra casser la gueule
Pour vos opinions
C'est encore nous ma parole
Pauvres petits c...
C'est encore nous ma parole
Pauvres petits cons

Si votre papa fait mine
De couper les fonds
Si vos petites combines
Ne tournent plus rond
Si votre moi vous chagrine
Plus que de raison
Il y a des places en usine
Pauvres petits c...
Il y a des places en usine
Pauvres petits cons

Fin de citation

Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /Nov /2006 15:11
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Comme la chanson précédente (elle, je ne veux qu'elle ...) est susceptible d'être considérée comme ringarde aux yeux des "fans" de Ségo (pas assez "intello", peut-être; ce en quoi ils commettraient une très grave erreur d'appréciation, lourde, très lourde de conséquences), j'en rajoute une autre qui, celle-là doit sûrement leur plaire.

Début de citation :


Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Entre l'ancien et le nouveau
Votre lutte à tous les niveaux
De la nôtre est indivisible
Dans les hommes qui font les lois
Si les uns chantent par ma voix
D'autres décrètent par la bible

Le poète a toujours raison
Qui détruit l'ancienne oraison
L'image d'Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Pour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d'infini servage
Pèsent encor lourd sur la Terre

Le poète a toujours raison
Qui annonce la floraison
D'autres amours en son royaume
Remet à l'endroit la chanson
Et déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D'une manière irréversible

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face aux autres générations
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Fin de citation.

Vous avez, évidemment, tous, reconnu la chanson "La Femme est l'avenir de l'Homme" si magnifiquement interprétée par le grand, l'immense Jean Ferrat.

Allez jusqu'au bout ... en remplaçant, dans la sixième strophe, le mot "couple" par le mot "monde" ou bien, mieux encore, par le mot "France", ça donne un feu d'enfer ...  

 

Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /Nov /2006 15:00
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Comme l'atmosphère est une certaine euphorie chez les militants de Ségolène Royal (quoi de plus normal, au fond?), j'ai voulu leur faire un petit plaisir ...

Une chanson ... appropriée aux circonstances, pas moins! Les chansons populaires que j'affectionnent beaucoup même si elle sont de qualités assez inégales ne sont-elles pas un bon support médiatique?

Devinez laquelle!

Ceux de ma génération ne l'ont probablement pas oubliée ...

En voici les paroles :

Paroles: Vangarde, Byl. Musique: Carrère-Schmitt, Ibach   1971
Titre original: "Help, get me some help"
© 1971 Disque Carrère



Les souvenirs ont bloqué ma porte
Mais de ma peine il faut que je sorte
Pour oublier cette fille qui m'a meurtri
Je dois reprendre enfin goût à la vie
Mais les rues sont pleines de gens qui s'agitent
Et devant les vitrines, les bars, les affiches
Je crois apercevoir partout son visage
Tout me la rappelle, rien ne la remplace
Aussi ne me parlez jamais d'une autre
Non, d'aucune autre

Elle, je ne veux qu'elle
Et son amour fragile, tendre et sauvage,
Elle, je ne veux qu'elle
Pour l'emporter, l'aimer et vivre ensemble
Elle, je ne veux qu'elle
Je me battrais et je dois la retrouver
Elle, je ne veux qu'elle
Pour qu'un jour enfin la vie nous rassemble.

Obstinément j'ai cherché l'oubli
Une autre alors entra dans ma vie
Intelligente aussi, peut-être plus jolie
J'ai cru l'aimer, être enfin guéri !
Mais la plus belle, n'est pas toujours la meilleur
Et mon nouvel espoir n'était qu'une erreur
Car à travers ses gestes, à travers son corps
Je cherchais toujours celle que j'aimais encore
Aussi ne me parlez jamais d'une autre
D'aucune autre.

... au refrain (deux fois) ...

Fin de citation.

 



 

Mercredi 18 octobre 2006 3 18 /10 /Oct /2006 11:30
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Toujours dans la même veine de lutte contre ce que Bertold Brecht appela "la bête immonde" ("le ventre est encore fécond d'où peut sortir la bête immonde"), voici les paroles d'une chanson de Jean Ferrat : "Le bruit des bottes". Le texte est suffisamment explicite pour se passer de commentaires. Le texte se rapporte principalement au coup d'état du 11 Septembre 1973, au Chili. et à la lutte anti-franquiste ...

Début de citation :

C'est partout le bruit des bottes
C'est partout l'ordre en kaki
En Espagne on vous garotte
On vous étripe au Chili
On a beau me dire qu'en France
On peut dormir à l'abri
Des Pinochet en puissance
Travaillent aussi du képi

Quand un Pinochet rapplique
C'est toujours en général
Pour sauver la République
Pour sauver l'Ordre moral
On sait comment ils opèrent
Pour transformer les esprits
Les citoyens bien pépères
En citoyens vert-de-gris

A coup d'interrogatoires
De carotte et de bâton
De plongeon dans la baignoire
De gégène et de tison
Il se peut qu'on vous disloque
Ou qu'on vous passe à tabac
Qu'on vous suicide en lousdoc
Au fond d'un commissariat

Il se peut qu'on me fusille
Pour avoir donné du feu
Pour avoir joué aux billes
Avec un petit hébreu
On va t'écraser punaise
Pour avoir donné du pain
Pour avoir donné du pèze
Au petit nord-africain

Il se pourrait qu'on m'accuse
Avec un petit gourdin
D'avoir étudié Marcuse
D'avoir été sartrien
Ils auront des électrodes
Ils diront tu veux du jus
Pour connaître la période
Où j'étais au P.S.U.

A moins qu'ils me ratatinent
Pour mon immoralité
Pour avoir baisé Delphine
Pour avoir été pédé
A moins qu'ils ne me condamnent
A mourir écartelé
Entre l'amour de Roxane
Et celui du beau Dédé

Il se peut qu'on me douillette
Pour que je veuille attester
Qu'en mil neuf cent soixante-sept
Je lisais l'Humanité
Il se peut qu'on me tourmente
Et qu'on me fasse avouer
Que dans les années soixante
J'étais à la C.G.T.

A moins qu'ils me guillotinent
Pour avoir osé chanter
Les marins du Potemkine
Et les camps de déportés
A moins qu'avec un hachoir
Ils me coupent les dix doigts
Pour m'apprendre la guitare
Comme ils ont fait à Jara

C'est partout le bruit des bottes
C'est partout l'ordre en kaki
En Espagne on vous garotte
On vous étripe au Chili
Il ne faut plus dire qu'en France
On peut dormir à l'abri
Des Pinochet en puissance
Travaillent aussi du képi
Travaillent aussi du képi

Fin de citation.
 

Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 19:21
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

C'est d'un commentaire posté par James Arly que m'est venu cette idée de publier les paroles d'une chanson de Guy Béart, (le papa d'Emmanuelle, qui est très belle).

Qui suis-je, qu'y puis-je, dans ce monde en litige
Qui suis-je, qu'y puis-je, dans ce monde en émoi, etc

Ceux qui sont de ma génération et les plus agés que moi se souviennent peut-être de cette chanson.

J'ai d'autant plus de bonheur à la publier que j'ai eu quelques difficultés à la trouver. Comme quoi, avec de la patience et de la ténacité, on peut faire avancer les choses ...

En voici le texte complet.

Début de citation :

Je suis né dans un arbre
Et l'arbre on l'a coupé
Dans le soufre et l'asphalte
Il me faut respirer
Mes racines vont sous le pavé
Chercher une terre mouillée
Qui suis-je
Qu'y puis-je
Dans ce monde en litige
Qui suis-je
Qu'y puis-je
Dans ce monde en émoi ?

On m'a mis à l'école
Et là j'ai tout appris
Des poussières qui volent
À l'étoile qui luit
Une fois que j'ai tout digéré
On me dit "Le monde a changé !"
Qui change
Qui range
Dans ce monde en mélange
Qui change
Qui range
Dans ce monde en émoi ?

On m'a dit "Faut te battre !"
On m'a dit "Vas-y !"
On me donne une grenade
On me flanque un fusil
Une fois qu'on s'est battu beaucoup
On me dit "Embrassez-vous !"
Qui crève
Qui rêve
Dans ce monde sans trêve
Qui crève
Qui rêve
Dans ce monde en émoi ?

J'ai pris la route droite
La route défendue
La route maladroite
Dans ce monde tordu
En allant tout droit tout droit tout droit
Je me suis retrouvé derrière moi !
Qui erre
Qui espère
Dans ce monde mystère
Qui erre
Qui espère
Dans ce monde en émoi ?

On m'a dit "la famille",
Les dollars les autos
On m'a dit "la faucille",
On m'a dit "le marteau",
On m'a dit on m'a dit on m'a dit
Et puis on s'est contredit !
Qui pense
Qui danse
Dans cette effervescence
Qui pense
qui danse
Dans ce monde en émoi ?

Mes amours étaient bonnes
Avant que les docteurs
Me disent que deux hormones
Nous dirigent le cœur
Maintenant quand j'aime je suis content
Que ça ne vienne plus de mes sentiments !
Qui aime
Qui saigne
Dans ce monde sans thème
Qui aime
Qui saigne
Dans ce monde en émoi ?

Et pourtant je me jette
Et j'aime et je me bats
Pour des mots pour des êtres
Pour cet homme qui va
Tout au fond de moi je crois je crois
Je ne sais plus au juste en quoi !
Qui suis-je
Qu'y puis-je
Dans ce monde en litige
Qui suis-je
Qu'y puis-je
Dans ce monde en émoi ?

Fin de citation.

J'ai d'autant plus de bonheur à la publier que c'est non sans mal que j'ai pu en trouver les paroles ...

Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /Sep /2006 14:24
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Alfred de Musset

 

C'était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune,
Comme un point sur un i.

Lune, quel esprit sombre
Promène au bout d'un fil,
Dans l'ombre,
Ta face et ton profil ?

Es-tu l'œil du ciel borgne ?
Quel chérubin cafard
Nous lorgne
Sous ton masque blafard ?

N'es-tu rien qu'une boule ?
Qu'un grand faucheux bien gras
Qui roule
Sans pattes et sans bras ?

Es-tu, je t'en soupçonne,
Le vieux cadran de fer
Qui sonne
L'heure aux damnés d'enfer ?

Sur ton front qui voyage,
Ce soir ont-ils compté
Quel âge
A leur éternité ?

Est-ce un ver qui te ronge
Quand ton disque noirci
S'allonge
En croissant rétréci ?

Qui t'avait éborgnée
L'autre nuit ? T'étais-tu
Cognée
A quel arbre pointu ?

Car tu vins, pâle et morne,
Coller sur mes carreaux
Ta corne,
A travers les barreaux.

Va, lune moribonde,
Le beau corps de Phoebé
La blonde
Dans la mer est tombé.

Tu n'en es que la face,
Et déjà, tout ridé,
S'efface
Ton front dépossédé.

Rends-nous la chasseresse,
Blanche, au sein virginal,
Qui presse
Quelque cerf matinal !

Oh ! sous le vert platane,
Sous les frais coudriers,
Diane,
Et ses grands lévriers !

Le chevreau noir qui doute,
Pendu sur un rocher,
L'écoute,
L'écoute s'approcher.

Et, suivant leurs curées,
Par les vaux, par les blés,
Les prées,
Ses chiens s'en sont allés.

Oh ! le soir, dans la brise,
Phoebé, sœur d'Apollo,
Surprise
A l'ombre, un pied dans l'eau !

Phoebé qui, la nuit close,
Aux lèvres d'un berger
Se pose,
Comme un oiseau léger.

Lune, en notre mémoire,
De tes belles amours
L'histoire
T'embellira toujours.

Et toujours rajeunie,
Tu seras du passant
Bénie,
Pleine lune ou croissant.

T'aimera le vieux pâtre,
Seul, tandis qu'à ton front
D'albâtre
Ses dogues aboieront.

T'aimera le pilote
Dans son grand bâtiment,
Qui flotte,
Sous le clair firmament !

Et la fillette preste
Qui passe le buisson,
Pied leste,
En chantant sa chanson.

Comme un ours à la chaîne,
Toujours sous tes yeux bleus
Se traîne
L'Océan monstrueux.

Et qu'il vente ou qu'il neige,
Moi-même, chaque soir,
Que fais-je,
Venant ici m'asseoir ?

Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Peut-être quand déchante
Quelque pauvre mari,
Méchante,
De loin tu lui souris.

Dans sa douleur amère,
Quand au gendre béni
La mère
Livre la clef du nid,

Le pied dans sa pantoufle,
Voilà l'époux tout prêt
Qui souffle
Le bougeoir indiscret.

Au pudique hyménée
La vierge qui se croit
Menée,
Grelotte en son lit froid,

Mais monsieur tout en flamme
Commence à rudoyer
Madame,
Qui commence à crier.

« Ouf ! dit-il, je travaille,
Ma bonne, et ne fais rien
Qui vaille;
Tu ne te tiens pas bien. »

Et vite il se dépêche.
Mais quel démon caché
L'empêche
De commettre un péché ?

« Ah ! dit-il, prenons garde.
Quel témoin curieux
Regarde
Avec ces deux grands yeux ? »

Et c'est, dans la nuit brune,
Sur son clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /Août /2006 22:36
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Voici les paroles d'une très belle chanson de Guy Béart que j'ai fredonnée un certain nombre de fois. Et je n'étais pas le seul ...Elle me semble, parfois, avoir conservé toute son actualité.

Le Grand Chambardement (1969). J'avais 20 ans.

 

La terre perd la boule
Et fait sauter ses foules
Voici finalement
Le grand le grand
Voici finalement
Le grand chambardement

Un grain de sable explose
Un grain c'est peu de choses
Mais deux mais dix mais cent
Ça c'est intéressant

Voyez messieurs mesdames
Dans l'univers en flammes
Entre les hommes-troncs
La danse des neutrons

C'est l'atome en goguette
Le ping-pong des planètes
La lune fait joujou
Et met la terre en joue

C'est la grande escalade
Les monts en marmelade
Sous le rayonnement
Du grand du grand
Sous le rayonnement
Du grand chambardement

Place pour le quadrille
Des fusées, des torpilles
Ce soir c'est le grand bal
La "der des der" globale

Oyez les belles phrases
La Chine table rase
Se crêpant le chignon
A coups de champignons

Sur les montagnes russes
Passées au bleu de Prusse
Les bons gars du Far-West
Ont bien tombé la veste

Regardez qui décide
Ce joyeux génocide
Qui dirige vraiment
Le grand chambardement

Ciel ! Ce sont les machines
Les machines divines
Qui nous crient en avant
En langue de savant

Que les calculatrices
Sur le feu d'artifice
Alignent leurs zéros
Comme des généraux

Elles ont fait merveille
Bravo pour ces abeilles !
Qu'on décore à cette heure
Le grand ordinateur !

Nous finirons la guerre
Avec des lance-pierres
Si nous vivons demain
Nous en viendrons aux mains

Si nous vivons demain
Nous en viendrons aux mains

Fin de citation.

 

Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /Fév /2006 13:49
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Jacques Baumel, Compagnon de la Libération, ancien maire de Rueil-Malmaison, est décédé.

Gaulliste, de droite (ce n'est pas un péché), sa dépouille vient d'être saluée en l'église Saint-Louis des Invalides. Une chorale de jeunes (c'est très important qu'ils soient jeunes) a interprété le Chant des Partisans, de Maurice Druon, Joseph Kessel et Anna Marly.

Mon hommage sera de reproduire ce chant que je connais presque par coeur.

En voici les paroles :

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?
Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne?
Ohé! partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme!
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang e
t des larmes…

Montez de la mine, descendez des collines, camarades
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé! les tueurs! A la balle et au couteau, tuez vite!
Ohé! saboteur! Attention à ton fardeau… Dynamite…

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous, on marche et nous, on tue! nous, on crève…

Ici, chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons! Dans la nuit, la liberté nous écoute…

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne!…
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines !…

 

 

Anna Marly est, elle aussi, récemment décédée. Moins connue, elle n'en mérite pas moins l'hommage que l'on doit à tous les patriotes qui ne se comptent que parmi les partisans de la Liberté.

Ce Chant a été composé entre midi et 16 heures, le 30 Mai 1943, dans la banlieue de Londres. 

 

Ceux qui, pieusement, sont morts pour la Patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie
(Victor Hugo) 

Mercredi 7 décembre 2005 3 07 /12 /Déc /2005 20:00
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Si les Ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi,
A saluer je ne sais qui.

Bien sûr les années ont passé.
Les fusils ont changé de mains.
Est-ce une raison pour oublier
Qu'un jour on en a eu besoin ?

Un gars venu de Géorgie
Qui se foutait pas mal de toi
Est v'nu mourir en Normandie,
Un matin où tu n'y étais pas.

Bien sûr les années ont passé.
On est devenus des copains.
A l'amicale du fusillé,
On dit qu'ils sont tombés pour rien.

Si les Ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi,
A saluer je ne sais qui.

Mercredi 7 décembre 2005 3 07 /12 /Déc /2005 19:51
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France
Mardi 22 novembre 2005 2 22 /11 /Nov /2005 09:36
- Publié dans : Chansons populaires de langue française - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Il y a une autre manière de faire de la politique. Plusieurs de nos grandes vedettes l'ont parfaitement illustrée. C'est la chanson populaire dite "engagée".

Vous trouverez donc dans cette catégorie les textes de chansons populaires de langue française riche de sens, aussi bien de "gauche" que de "droite" ...

C'est moi qui les choisit. Elles reflètent assez bien mon histoire personnelle, mes réflexions ...

Peu de chance d'y trouver des chansonnettes "à la con" style "Star Ac"!

Articles récents

  • Un référendum sur l'indemnisation des chômeurs?
    J'en reste sur le cul! J'ai du mal à croire que l'on puisse atteindre un tel sommet dans la démagogie ... Pourtant, je n'ai pas été victime d'une berlue auditive! "Il" l'a bel et bien dit!   Nous sommes à moins de trois mois du jour où nous connaitrons le nom du...
  • A quand un pugilat à l'Assemblée Natrionale? Est-ce bien ça la "civilisation"?
    J'ai regardé la séance des "Questions au Gouvernement", cet après-midi ... Laquelle séance s'est terminée par une suspension suivie d'une "levée" pure et simple.   A la limite du pugilat!   Je ne plaisante pas : les huissiers se...
  • Statistiques du chômage : la tricherie continue!
    Allons-nous enfin cesser de nous voiler la face? Allons-nous enfin cesser de tricher à notre corps défendant? Allons-nous enfin oser voir la réalité en face? Ou bien allons-nous continuer à nous mentir à nous mêmes?   Est-il donc si difficile de se mettre...
  • En finir avec le cumul des mandats!
    Il s'agit d'un véritable serpent de mer ... On en reparle régulièrement, avant, pendant et après les campagnes électorales sans jamais en venir à bout.   La raison d'une telle résistance est clairement établie : quoi qu'ils s'en défendent, un grand nombre d'élus...
  • Retour sur le quotient familial : vers l'allocation d'existence.
    A quel débordements n'avons nous pas en droit! C'était à croire que ce problème, bien réel, est un véritable baril de poudre ...   A quoi bon revenir sur tous les commentaires que l'on a pu entendre? Tout au plus peut-on faire observer qu'une annonce...
  • Deuxième essai de Meccano fiscal : impôt sur le patrimoine.
    On parle beaucoup de la fiscalité en ce moment. Quoi d'étonnant? Qui peut avoir la naïveté de croire que les impôts ne vont pas augmenter? Bien peu de monde, je crois. Il faut même espérer qu'il en soit ainsi sinon gare aux désillusions!   L'écrasante majorité...
  • Petit essai de Meccano fiscal ...
    Comme les candidats (pas tous candides!) cherchent des idées et qu'ils ont un peu de mal à en produire, je me suis mis dans la tête de les aider un peu.   Etant Breton, je suis donc opiniâtre (et ne dites pas têtu sinon, je me fâche!)! Cependant, il est...
  • Montebourg a raison! Il faut que Hollande rompe avec les Verts.
    Bien que n'étant pas d'accord avec le positionnement politique général de Montebourg (il a voté "Non" au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen), je dois reconnaitre qu'il ne dit pas que des conneries, loin s'en faut!   Il vient d'annoncer clairement...
  • Eva Joly : vers les 1%?
    A force de déblatérer, Eva (pas) Joly va finir par faire moins que Voynet!   Tant mieux ... Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai!   Elle a l'art et la manière de faire des sorties incongrues. La dernière est assez sidérante : un jour...
  • Election présidentielle : tragique?
    "Faut-il pleurer? Faut-il en rire? Je n'ai pas le coeur à le dire!"   Ces deux vers sont extraits d'une chanson de Jean Ferrat ...   C'est exactement l'état d'esprit dans lequel je me trouve depuis quelques jours et encore...
Liste complète

Profil

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.

Faites moi de la pub! Merci ..

OverBlog

Articles récents

  • Un référendum sur l'indemnisation des chômeurs?
    J'en reste sur le cul! J'ai du mal à croire que l'on puisse atteindre un tel sommet dans la démagogie ... Pourtant, je n'ai pas été victime d'une berlue auditive! "Il" l'a bel et bien dit!   Nous sommes à moins de trois mois du jour où nous connaitrons le nom du...
  • A quand un pugilat à l'Assemblée Natrionale? Est-ce bien ça la "civilisation"?
    J'ai regardé la séance des "Questions au Gouvernement", cet après-midi ... Laquelle séance s'est terminée par une suspension suivie d'une "levée" pure et simple.   A la limite du pugilat!   Je ne plaisante pas : les huissiers se...
  • Statistiques du chômage : la tricherie continue!
    Allons-nous enfin cesser de nous voiler la face? Allons-nous enfin cesser de tricher à notre corps défendant? Allons-nous enfin oser voir la réalité en face? Ou bien allons-nous continuer à nous mentir à nous mêmes?   Est-il donc si difficile de se mettre...
  • En finir avec le cumul des mandats!
    Il s'agit d'un véritable serpent de mer ... On en reparle régulièrement, avant, pendant et après les campagnes électorales sans jamais en venir à bout.   La raison d'une telle résistance est clairement établie : quoi qu'ils s'en défendent, un grand nombre d'élus...
  • Retour sur le quotient familial : vers l'allocation d'existence.
    A quel débordements n'avons nous pas en droit! C'était à croire que ce problème, bien réel, est un véritable baril de poudre ...   A quoi bon revenir sur tous les commentaires que l'on a pu entendre? Tout au plus peut-on faire observer qu'une annonce...
  • Deuxième essai de Meccano fiscal : impôt sur le patrimoine.
    On parle beaucoup de la fiscalité en ce moment. Quoi d'étonnant? Qui peut avoir la naïveté de croire que les impôts ne vont pas augmenter? Bien peu de monde, je crois. Il faut même espérer qu'il en soit ainsi sinon gare aux désillusions!   L'écrasante majorité...
  • Petit essai de Meccano fiscal ...
    Comme les candidats (pas tous candides!) cherchent des idées et qu'ils ont un peu de mal à en produire, je me suis mis dans la tête de les aider un peu.   Etant Breton, je suis donc opiniâtre (et ne dites pas têtu sinon, je me fâche!)! Cependant, il est...
  • Montebourg a raison! Il faut que Hollande rompe avec les Verts.
    Bien que n'étant pas d'accord avec le positionnement politique général de Montebourg (il a voté "Non" au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen), je dois reconnaitre qu'il ne dit pas que des conneries, loin s'en faut!   Il vient d'annoncer clairement...
  • Eva Joly : vers les 1%?
    A force de déblatérer, Eva (pas) Joly va finir par faire moins que Voynet!   Tant mieux ... Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai!   Elle a l'art et la manière de faire des sorties incongrues. La dernière est assez sidérante : un jour...
  • Election présidentielle : tragique?
    "Faut-il pleurer? Faut-il en rire? Je n'ai pas le coeur à le dire!"   Ces deux vers sont extraits d'une chanson de Jean Ferrat ...   C'est exactement l'état d'esprit dans lequel je me trouve depuis quelques jours et encore...
Liste complète

Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés