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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Vendredi 14 décembre 2007
publié dans : Administration de la Justice communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Encore une réforme qui met en émoi le monde des avocats ...

Faudra-t-il en conclure que cette profession est une corporation  à l'image des cheminôts qui ne finissent par accepter les réformes que du bout des lèvres?

De quoi s'agit-il?

1.  Du divorce par consentement mutuel. En aucun cas du divorce "contentieux" où les futurs ex-conjoints se chamaillent tant et plus pour le plus grand bonheur financier des ... avocats

2.  De la nécessité, impérieuse, sous peine d'irrecevabilité (et donc d'impossibilité d'aboutir ...),  de recourir aux services d'au moins un avocat pour les deux futurs divorcés.

Que constatons nous?  Les avocats s'insurgent contre un tel projet ... On se demanderait bien pourquoi si on oubliait que le recours à leurs services est obligatoire!

J'ai, moi même, il y a trente ans de cela, divorcé par consentement mutuel. Nous avions, parce que la loi nous l'imposait, eu recours à UN avocat (pour les deux). Faute de quoi, nous n'en aurions pas eu besoin ... Je me souviens qu'à l'époque il nous en avait coûté 8.000 francs. C'était un peu moins que un mois de notre revenu commun. Une somme non négligeable pour un travail assez simple (j'avais tout préparé; j'en avais même trop fait aux yeux de l'avocat, notamment du point de vue de la dévolution des biens de la communauté).

Je prends les paris : si la question du recours OBLIGATOIRE aux services d'un avocat est maintenu dans le nouveau système, les avocats ne trouverons rien à redire à cette réforme ... Car, c'est ça qui les inquiète, rien que cela : la disparition du recours obligatoire à au moins un avocat comme c'est le cas actuellement!

Ce pays est vraiment frappé d'une véritable allergie aux réformes ... Il va pourtant bien falloir y passer!

Vendredi 31 août 2007
publié dans : Administration de la Justice communauté : Social-démocratie par Jacques Heurtault recommander
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Voilà une nouvelle affaire qui va provoquer une inutile polémique ...

Il s'agit de ce vice-procureur de la République de Nancy qui aurait, à l'audience, tenu les propos suivants  (source Le Monde) :

Début de citation :

Je ne requerrerai pas cette peine plancher de quatre ans car les magistrats ne sont pas les instruments du pouvoir. Ce n'est pas parce qu'un texte sort qu'il doit être appliqué sans discernement"

Fin de citation.

Rappelons les faits. Un dealer de cocaïne se fait  nouveau "pincer" en flagrant délit ... Il avait précédemment écopé de un an de prison ferme plus un an avec sursis. Il n'en a effectué que ... 21 JOURS! Incroyable mais vrai ... J'en reste sur le cul!

Il recommence! Que fait le magistrat "debout", par définition placé sous l'autorité hiérarchique du ministre de la justice, ce qui n'est pas le cas des magistrats du siège qui, eux, rendent la justice et prononcent, notamment, les peines ? Il (aurait) dit ce que vous avez lu dans la citation ci-dessus ... L'intéréssé s'en défend! J'ai du mal à le croire ... Si c'était faux, comment les services centraux du ministère en auraient-ils été informés ?

Où va-t-on si une loi, à peine votée, est tout simplement piétinée et si ceux qui ont en charge de l'appliquer décident de ne pas le faire ? 

Depuis quand les agents publics sont-ils payés avec l'argent des contribuables pour mettre en oeuvre leur politique personnelle et non celle voulue par les autorités légitimes  
de la République? 

Le plus fort, c'est la réaction des collègues de ce vice-procureur! Tant le Syndicat de la Magistrature, classé à gauche mais en réalité situé à l'extrême gauche, que l'Union Syndicale de la Magistrature, classée, elle, comme modérée .... Si être modéré, cela consiste à s'opposer frontalement, dans l'exercice de ses fonctions, à la mise en oeuvre de la politique ratifiée par l'ensemble du corps électoral, avec une nette majorité, que signifie alors être révolutionnaire? Prôner le meurtre des dirigeants? 

Ou bien c'est moi qui déconne complètement ou bien ou bien les mots et les lois ont tout simplement perdu leur sens!

Je savais ce pays profondément conservateur mais de là à devoir constater que ceux qui ont la mission d'appliquer la loi déclarent tout simplement qu'ils ne le feront pas, je n'osais pas l'imaginer! 

Voilà qui est fait ...
Mercredi 29 août 2007
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Je suis abonné à la lettre d'information "Collectif Justice", gérée par Chantal Cottet ...

En règle majoritaire, je n'approuve pas d'une manière enthousiaste les prises de position de Chantal Cottet. Je les trouve un peu trop "vindicatives" pour mon goût ... mais ça pourrait changer!

Elle vient de lancer une idée que je trouve très intéressante : la généralisation de l'aide juridictionnelle.

L'aide juridictionnelle, c'est cet instrument qui permet aux personnes généralement démunies financièrement de faire appel à un financement public du recours à un avocat sous certaines conditions.

C'est notamment le cas de la sempiternelle "condition de ressources" ...

A l'origine, il n'y a pas grand chose à en redire : c'est une sorte de réflexe assez naturel que de permettre aux "pauvres" d'accéder, eux aussi, au service public de la Justice afin que leur pauvreté ne soit pas, a priori, la cause d'une lésion grave de leurs intérêts ...

Oui, mais ...

A partir de quand est-on "pauvre"? La réponse fournie par les textes en vigueur est simple. Être bénéficiaire du Rmi, par exemple ...

Quand on sait que le moindre recours à un avocat peut très vite coûter plusieurs milliers d'euros ... on se dit qu'il y a là  un problème !

Aussi lance-t-elle l'idée d'une extension de l'aide juridictionnelle en supprimant la condition de ressource. J'y adhère, sans aucune réserve!

Les lecteurs de ce blog savent bien que je suis hostile à toute idée de prise en considération des ressources pour obtenir le bénéfice d'une aide car cela a un effet pervers : la création d'un effet de seuil. Ils ne seront donc pas étonnés que je rejoigne la démarche de Chantal Cottet.

Certes, il convient de fixer un plafond au montant de l'aide à laquelle on peut prétendre faute de quoi cela donnerait lieu à des abus qui deviendraient vite inacceptables voire intolérables ... 
Lundi 20 août 2007
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L'affaire dont tout le monde parle, celle du pédophile récidiviste de Roubaix (je préfère oublier son nom) va me permettre d'illustrer mon propos. C'est presque un cas d'école ...

Il va y avoir un second procès, c'est évident ... Je livre mes idées un peu en vrac ...

1. La partie civile ne doit pas être présente au procès pénal, si ce n'est au titre des témoins.
2. Le procès civil doit avoir lieu en présence de la partie civile (la victime et ses parents) qui doivent recevoir une indemnisation pour le préjudice civil subi (à commencer par le traumatisme moral, évidemment).
3. Le coupable DOIT PAYER en espèces sonnantes et trébuchantes cette indemnisation, y compris les frais d'avocat de la partie civile ...
4. Pour cela, il devra, s'il ne possède pas de biens propres pour répondre de sa dette, travailler, en prison, jusqu'à ce que la dite dette soit "purgée" ... Le mieux serait qu'il reste en prison afin de présenter une garantie fiable de pouvoir payer ...
5. Comme il n'y a aucune raison que les victimes attendent de nombreuses années avant d'être complètement indemnisées, il faut que l'Etat subroge, c'est à dire indemnise les victimes dès la fin du procès, à charge pour lui, Etat, de récupérer les sommes qu'il a avancées aux victimes à ce titre.
6. La sanction pénale doit avoir un caractère exemplaire : perpétuité, sans prise en considération de l'age du coupable, lequel, parait-il, a toujours refusé quelque soin que ce soit pendant sa détention.
7. La sanction doit prévoir un traitement OBLIGATOIRE avec effets définitifs si cela est possible scientifiquement (castration chimique, à défaut castration PHYSIQUE).
8. Le medecin pénitenciaire qui a prescrit le viagra doit être sanctionné administrativement et rendu co-responsable CIVILEMENT des conséquences de sa prescription.
9. Aucune remise de peine automatique ne doit être désormais accordée à qui que ce soit pour quelque motif que ce soit. Et ceci pour tous les délits ou crimes
10. Les remises de peine non-automatiques doivent toutes être conditionnées, dans leur globalité, au comportement exemplairement positif du coupable, et susceptibles d'être annulées purement et simplement, jusqu'au dernier jour de détention, sur simple doute de récidive possible.
11. Pendant la détention, le comportement des gardiens et des co-détenus vis à vis du coupable doit être irréprochable afin que toutes les chances de reconstruction positive du detenu soient conservées. Ceci afin que l'on ne puisse pas reprocher à l'administration pénitenciaire d'avoir manquerà un devoir de respect de la personne humaine, fusse t-elle coupable.
12. Toute prescription médicamenteuse doit être faite par au moins DEUX médecins en présence d'un représentant de l'encadrement pénitenciaire (les gardiens ne font pas partie de cet encadrement!).
13. Pendant la durée de la détention, les dossiers médical et pénitenciaire doivent être confondus et gérés comme un seul dossier afin que toute personne autorisée à le consulter ne puisse opposer une excuse quelconque de méconnaissance de l'un ou de l'autre pour se dédouanner de ses responsabilités propres.
14. Et, bien entendu, je ne le dirai jamais assez, il faut lancer de toute urgence un vaste programme de construction de 100.000 places de prisons supplémentaires afin de faire face dès maintenant à l'accroissement de la surpopulation carcérale prévisible dans l'avenir ...Si 100.000 ne suffisent pas, 50.000 de plus, ce n'est pas un problème ... Je veux bien payer des impôts pour ça!

Comme, en l'état actuel de la législation, mes demandes ne peuvent être intégralement appliquées, il y a lieu de remettre en chantier dès maintenant les modifications légales et réglementaires à apporter.

Vendredi 17 août 2007
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La blogosphère permet des rencontres ... lesquelles permettent des échanges sur des sujets plus ou moins actuels.

C'est ce qui vient de m'arriver. J'en ressot avec la nécessité d'apporter des précisions sur ma conception des procédures pénales et des procédures civiles.

Je soutiens que les "parties civiles" dans un procès pénal (c'est à dire, pour parler comme tout le monde, les victimes) ne devraient pas participer au procès pénal.

Il semble que cette prise de position n'ait pas été bien comprise puisqu'une de mes lectrices m'a objecté que cela lui paraissait inconcevable.

Il me faut donc préciser ma pensée.

1. Les "parties civiles" n'ont pas à demander, dans un procès pénal, à ce que le coupable soit puni. C'est le rôle du Procureur de la République. Tout comme c'est le rôle de la défense que d'obtenir que l'accusé soit sanctionné le moins possible ...

2. La fonction des parties civiles doit consster à demander réparation, généralement pécuniaire (en argent), du préjudice subi.
Il faut bien constater que les indemnisations accordées par le Juge au "civil" sont généralement assez faibles pour ne pas dire dérisoires ... et qu'elles tiennent souvent compte, sans le dire, de la solvabilité réelle du condamné et de l'état de fortune des victimes. 

3. En l'état actuel des choses, les condamnés sont très souvent insolvables et, de fait, le règlement effectif des sommes dûes n'intervient que très tardivement sans omettre le fait qu'elles ne sont pas indexées, ce qui revient souvent à indemniser les victimes avec de la monnaie de singe, du fait de l'inflation.

4. Actuellement, il y a bien un procès civil qui "colle" au procès pénal. Je veux simplement que cette séparation soit absolument nette et garantie par l'absence de traitement particulier pour la partie civile qui se trouverait ainsi confondue avec le public ... ni plus ni moins. cetteséparation s'obtient par la non représentation de la "partie civile" au procès pénal. Toute autre démarche équivaut à ne pas vouloir faire le deuil définitif de la "loi du talion". La partie civile ne doit pas être animée par une quelconque idée de vengeance mais seulement par l'obtention d'une réparation du préjudice subi qui s'obtient par le versement d'une somme d'argent représentative de ce préjudice, versée par le condamné.

5. Je veux aussi que l'Etat soit le garant effectif, par le moyen d'une procédure ultra-simple, du paiement effectif des sommes dues par le condamné.
Pour y parvenir, il faut que l'Etat se substitue au condamné en payant lui-même les sommes dûes à la victime pour le compte du condamné, à charge pour l'Etat d'en obtenir le remboursement auprès du condamné afin que la victime oublie, le plus vite possible, le drame qu'elle a vécu.

6. L'Etat doit être autorisé à faire travailler le condamné, pendant sa détention si nécessaire, afin de s'approprier le produit de la valeur ainsi créée et se "payer" de la dette qu'il a endossée au nom de la victime.

7. Quand le condamné décède avant paiement total de la dette qu'il a envers la victime, l'Etat doit également subroger à la victime, c'est à dire indemniser celle-ci par défaut ... On ne doit pas perdre de vue que dans un tel cas, si le coupable meure avant le procès, la procédure pénale s'arrête et, par conséquent, en l'état actuel des textes, la procédure civile ... aussi! Autrement dt, pas d'indemnisation de la victime!

Est-ce plus clair ainsi exprimé?

Vendredi 13 juillet 2007
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Voilà de quoi faire réfléchir ....

Début de citation :

Pour Marylise Lebranchu, députée du Finistère, questeur de l’Assemblée nationale, garde des Sceaux de 2000 à 2002, la priorité devrait être à une réforme globale de l’institution judiciaire. Pour améliorer l’efficacité et la proximité de la justice, de nombreuses questions restent à traiter auxquelles ne répond pas une refonte partielle et insatisfaisante de la carte judiciaire.

Chaque ministre de la justice, depuis des années, reçoit à son installation une proposition de réforme de la carte judiciaire. Proposition émanant à la fois des directions du ministère et de la magistrature, parfois de certains responsables de barreaux. Certes, chacun s’accorde à dire que ce sujet «serpent de mer» doit être traité. En 2001, parce que ce dossie  était ouvert, j’avais fait procéder à une étude fine des moyens «récupérés » en cas de fermeture de quelques tribunaux déjà maintes fois cités. Dans le même temps et pour la première fois, le ministère de la justice élaborait un rapport d’activité mettant en exergue, entre autres, les délais d’instruction, les délais de jugement en première instance et en appel, en insistant sur le fait que la majorité des décisions de justice relève du civil. Il était alors évident pour moi que les moyens à redéployer ne valaient pas la peine de supprimer des juridictions dans des bassins de vie déjà choqués par la perte progressive mais constante de services publics, les chambres détachées et les audiences foraines(1) posant plus de problème aux justiciables et à leurs conseils.

L’accès à la justice 

J’ai coutume de dire que la société est telle un patchwork et que lorsqu’un fil casse,c’est la justice qui permet la réparation. L’institution judiciaire devait s’interroger sur son fonctionnement, interroger aussi l’organisation judiciaire. Ce travail a mobilisé magistrats, greffiers fonctionnaires, avocats, associations, mandataires… J’avais constaté, avec d’autres, la réelle volonté de changement et perçu que ce changement devait être global, cohérent, touchant à la fois la carrière des magistrats, le nombre de greffiers et fonctionnaires, la place des auxiliaires, l’accès au droit et à la justice pour les plus démunis – source de fortes inégalités liées à l’absence de rémunération juste des avocats –, la place et la formation des experts… Rien n’a suivi entre 2002 et 2007, sinon une réévaluation de l’indemnisation des avocats, sans doute parce que l’importance des réformes du code pénal a occulté la nécessité de prendre en compte l’évolution de l’institution. L’affaire dite « d’Outreau » a mis au coeur du débat le problème de l’instruction et de l’accès à la justice. N’oublions pas que dans cette affaire, au début, comme dans celle dite « des disparues de l’Yonne », c’est, semble-t-il, la défense qui fait défaut.Nul ne peut contester la grande difficulté pour certains barreaux de répondre sans cesse à une demande exclusivement rémunérée par l’aide judiciaire. La commission parlementaire a fait sur ce point des propositions, mais cette commission,comme tous ceux qui sont conduits à parler de l’organisation judiciaire, est allée bien au-delà de ce qui a été voté en fin de législature.

Plutôt que de faire de la carte judiciaire une sorte de variable d’ajustement, n’est-il pas préférable de reprendre d’abord toute l’organisation :
– quelle réforme pour les tribunaux de commerce (restée encalminée au Sénat) ?
– quel périmètre de compétence et quelle revalorisation pour les tribunaux d’instance?
– quelle réflexion sur la justice des mineurs et la protection de l’enfance ?
– quelle organisation pour faire face aux affaires pénales complexes ?
– quelle place du parquet après les réformes successives?
– que veut dire accès à la justice ?
– quelles sont les tâches qui encombrent les magistrats ? quels pôles spécialisés ?
– quel contrôle de la police judiciaire ?
– comment assurer l’accès au droit, etc.
En reprenant les conclusions de la «Commission Outreau » pour ce qui concerne le pénal, en reprenant les travaux dits « entretiens de Vendôme» qui concernaient le pénal et le civil, pourquoi ne pas prendre six mois pour faire aboutir une réforme profonde mais unique, avec un échéancier d’application en fonction des textes à présenter au Parlement.

Réforme globale

Ce qui «plombe» les améliorations du fonctionnement de l’institution,et surtout de la justice, ce sont bien les réformes partielles, souvent davantage destinées à l’opinion publique qu’à la pertinence de l’évolution du droit.Commençons donc par travailler sur une réforme profonde mais indispensable, globale, adaptée, cohérente, posant aussi les incontournables enjeux d’aménagement de nos territoires.

Marilyse Lebranchu

(1) Un tribunal de grande instance peut comprendre des chambres détachées hors de son siège dont l’emplacement et le ressort sont fixés par décret en Conseil d’État. Les audiences foraines se tiennent hors des murs du palais de justice et dans une autre commune

Fin de citation.

A vos plumes ...

Dimanche 17 juin 2007
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Il s'agit d'un livre rédigé par un journaliste indépendant (Frédéric Mazé) et par un ancien juge d'instruction démissionnaire (Laurent Lèguevaque).

En voici le titre : "Les sales dessous de Dame Justice" chez l'éditeur "Corsaire Editions", 1, rue Royale, 45000 Orléans, Téléphone 02.38.53.15.00

Je ne l'ai pas lu. Il faut que je me le procure ...

Par tempérament, j'ai plutôt tendance à me ranger du côté de ceux qui rouspètent, à condition qu'ils le fassent d'une manière positive. Avec mes "propositions audacieuses", c'est un peu ce que je fais moi-même ...

Voici le contenu du message que j'ai reçu et qui m'est demandé de reproduire, ce que je fais volontiers.

Début de citation :

Quand un ex-juge d’instruction (Laurent Lèguevaque, ayant   démissionné en janvier 2005) parle de justice avec un candide  (Frédéric Mazé),  sans plus aucun « devoir de réserve », sans langue de  bois, sans censure  aucune, au fil de libres entretiens... Un texte au  vitriol, une balade parmi  les erreurs judiciaires, celles,  retentissantes, qui font les unes de la  presse mais aussi celles,  ordinaires, qui émaillent le quotidien de nos  tribunaux et pourrissent nos vies. Et, surtout, un carnet de route pour les  candidats aux  élections, contenant des propositions de réformes concrètes. De  la  démocratie participative appliquée à la justice. Puisque aujourd’hui enfin,   les propositions viennent d’en bas.
En clair, un réquisitoire et  un  plaidoyer à la fois, pour une justice enfin  humanisée.

Après des   études de droit et de psychologie, Laurent Lèguevaque intègre en 1989  l'Ecole nationale de Magistrature. Nommé juge d'instruction à Thonon-les-Bains  (Haute-Savoie), Macon (Saône-et-Loire) puis Tours  (Indre-et-Loire), il gardera  ce poste durant treize ans. Après un  premier polar intitulé 'Accusé,  couchez-vous' (Gallimard), co-écrit  avec Michel Embareck, il reçoit quelques  remontrances de la part de sa  hiérarchie. Le 17 janvier 2005, il démissionne  de son plein gré pour  dénoncer les raideurs de la magistrature. Son récit 'Un  juge s'en va'  (L'Archipel) reviendra sur cette décision, extrêmement rare dans  le  milieu judiciaire. Son précédent livre, 'Plaidoyer pour le mensonge'   (Denoël) traite du fonctionnement de la justice. Laurent Lèguevaque  revient  sur cette quête de vérité, illustrée par la multiplication des  expertises,  scientifiques ou pas.
Frédéric Mazé, 34 ans,  journaliste  indépendant, travaille en franc-tireur pour divers organes  de presse.  

Quand un juge démissionnaire  rencontre  un journaliste indépendant, au cours de libres entretiens,  le propos détonne.  À la veille des présidentielles, la justice est  passée au crible par ces deux  francs-tireurs. Ils analysent ses  travers et deviennent, au fil des pages, une  force de proposition pour  les candidats aux élections futures. Parce que  désormais, face à  l’inertie des élites, les propositions viennent d’en  bas.

Le meilleur moyen de maîtriser un sujet,  d’après  Georges Bernard Shaw, est d’en faire un livre... Voilà pourquoi   ce texte d’entretiens sur la justice ; un ex. professionnel (Laurent   Lèguevaque, magistrat démissionnaire « de son plein gré ») et un  journaliste  indépendant (Frédéric Mazé) y évoquent à bâtons rompus les  erreurs  judiciaires, les dysfonctionnements quotidiens et les réformes  qui s’imposent.  Un livre urgent.
La justice est  malade, voilà un lieu  commun. Ce qui est moins banal, c’est de  proposer un médicament. Au fil de  leur livre d’entretiens, Laurent  Lèguevaque, magistrat démissionnaire  volontaire, et Frédéric Mazé,  journaliste militant de la vérité, s’emploient à  une critique positive  du système judiciaire actuel, et exposent les réformes  nécessaires et  urgentes. Un SAMU judiciaire, un remède de cheval pour une  justice  fourbue.
La  Vérité : voilà ce que les juges  recherchent. Ils mettent leur vie professionnelle au service de cette  vaste et noble quête.

Sauf que...  Ancien juge d'instruction,  Laurent Lèguevaque a vu les coulisses. Il connaît  ces croisés de la  Transparence, trop en accord avec les aspirations de l'époque. Sa  conclusion est sans appel : il faut chérir le mensonge. Car le  mensonge, confortable, indétectable, est une parole à entendre,  préférable au  silence. Et parfois plus crédible que la vérité.
La  justice se porterait  sans doute mieux si elle écoutait enfin la voix  du mensonge éternel...  

Fin de citation.

Mardi 5 juin 2007
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J'ignore absolument tout de ce qui s'est passé exactement. Il semblerait qu'un juge ait été agressé en pleine audience, à Metz. Le Président de la République a diffusé un communiqué de soutien au magistrat et à la Magistrature dont voici la teneur.

Début de citation :

Le Président de la République tient à exprimer son profond soutien à M. Jacques Noris, vice-président chargé des fonctions de juge des enfants au tribunal de grande instance de Metz, victime le 5 juin 2007 d'une agression alors qu'il présidait une audience d'assistance éducative.

 

 

 

Le Président de la République qui est tenu strictement informé de l'évolution de l'état de santé de Monsieur Jacques Noris, s'élève contre cet acte inqualifiable.

 

 

 

Il a demandé à Madame Rachida Dati, ministre de la justice, de se rendre dès cet après-midi auprès de lui à Metz pour l'assurer de son entier soutien.

 

 

 

Il l'a également chargée de rencontrer l'ensemble des magistrats et fonctionnaires du tribunal de grande instance de Metz pour leur faire part de sa solidarité face à cette agression.

 

 

 

Le Chef de l'Etat tient à rendre hommage à l'ensemble des magistrats et fonctionnaires de justice qui exercent leurs fonctions dans des conditions souvent difficiles.

 

 

 

Il a demandé à Madame Dati de lui dresser un bilan des mesures mises en place pour renforcer la sécurité des juridictions et de lui présenter ses propositions d'amélioration.

Fin de citation.

Je n'ai qu'une remarque à formuler. On ne le redira sans doute jamais assez. Il n'y a pas, en France, de Chef de l'Etat. Il y a, par contre, un Président de la République dont la fonction est clairement définie et qui dispose, est-il besoin de le rappeler, comme tous les citoyens, de la plus totale liberté d'expression.

La dernière fois que la France a connu un Chef de l'Etat, c'était, précisément, lorsque la forme du gouvernement du pays n'était pas la République ... Ce "chef", c'était un certain Pétain qui avait, peu de temps auparavant, ostensiblement serré la main de Hitler à Montoire. Je veux croire que le Pétain de Montoire ne fait pas partie des références culturelles et politiques du Président de la République. Ce serait bien que cette mauvaise pratique illustrant cette mauvaise dérive soit abandonnée. Merci, Monsieur le Président de la République.

J'apprends ce matin 6 Juin que l'auteure de l'agression s'est offert le luxe d'un coup de couteau à l'abdomen. Pas moins! J'espère qu'elle va s'en prendre pour 20 ans minimum! On entend déjà des propos selon lesquels, elle est issue de milieux défavorisés, elle a eu une enfance difficile et elle est perturbée sur le plan psychologique ... et le juge est réputé pour sa sévérité! Suivez le raisonnement : "il faut être indulgent! Il faut la comprendre! D'ailleurs, c'est certainement la faute du juge!"

Eh, bien! Non! Il faut la sanctionner afin qu'elle soit mise hors d'état de nuire, qu'elle puisse méditer longtemps sur le crime qu'elle a commis et que d'autres, éventuellement tentés par des pulsions de ce genre se fassent une opinion précise sur ce qui les attend s'ils passent à l'acte ... Il faut aller vite! Dans trois mois, l'affaire doit être jugée. C'est un impératif de respect des institutions républicaines!  

Mardi 13 juin 2006
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Ce pays est VRAIMENT extraordinaire ... Les textes en vigueur prévoit qu'un quelconque rapport, fut-il émis par une "Inspection Générale des Services Judiciaires" n'est rien de plus qu'un rapport et n'a donc qu'un caractère indicatif. Ladite "inspection" n'a aucun droit particulier. Elle est aux ordres du Ministre comme le sont tous les services de n'importe quel ministère.

Si Pascal Clément avait ordonné que la conclusion dudit rapport aille dans un sens particulier, cela eut été évidement scandaleux. C'eut été, en outre, une lâcheté de la part du Ministre. A ma connaissance, tel n'est pas le cas.

Pascal Clément a donc parfaitement raison de vouloir traduire le juge Burgaud et, je l'espère beaucoup d'autres, devant le Conseil Supérieur de la Magistrature. N'en déplaisent aux syndicats de ladite magistrature. On peut, au passage, se demander dans quelle mesure il est légitime que cette magistrature puisse s'ériger en groupe de pression dès lors qu'elle représente un des piliers fondamentaux, indépendant du pouvoir politique. Que les magistrats soient effectivement, individuellement, indépendants du pouvoir politique est parfaitement normal. Qu'il en aille de même du Corps Constitué pose question. Le peuple est souverain.

Or, il est bien évident qu'aucun citoyen sérieux ne peut laisser passer l'outrage d'Outreau ...

Comment? Des citoyens complètement innocents des crimes qui leur étaient reprochés, certains ayant passé jusqu'à trois ans en prison, un autre s'y étant suicidé ... Et tout ça devrait passer comme une lettre à la poste? "Excusez-nous, "on" s'est trompé" ... Et puis quoi encore? Si les fautifs doivent en sortir blanchis, ça veut tout simplement dire que notre système judiciaire est collectivement pourri. Si c'est le cas (et on le saura à l'issue de la procédure), il va falloir qu'on s'en occupe ... sérieusement.

Pour l'anecdote, rappelons qu'un juge, dans une autre affaire, a été surpris en train de se masturber pendant une audience! A quand la copulation en publique avec la greffière?

Mercredi 1 mars 2006
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Voilà une très intéressante novation dans le fonctionnement de notre Justice. Précisons, d'emblée, qu'elle ne concerne que la "justice civile" et pas du tout la "justice pénale".

La justice civile, c'est celle qui s'occupe des conflits entre personnes (physiques ou morales). Le champ est vaste. Par exemple, les divorces, les héritages, le droit de la propriété, les questions de filiation (droit de la paternité), les questions "d'argent" et quantité d'autres choses ... 

Une partie importante de la Justice va être bouleversée dans son mode de fonctionnement même. C'est une réforme extrêmement importante. Valérie de Senneville, journaliste au quotidien "Les Echos", parle même de "Contrat de procédure". Rien moins qu'un contrat passé entre un des piliers de l'Etat (la Justice) et les citoyens qui font appel à elle pour régler leurs différents, pacifiquement comme on doit toujours le faire quand on est "civilisé".

Il y a de cela au moins 40 ans, quand il avait été évoqué que l'Etat puisse négocier avec les syndicats de ses "salariés", des fines bouches offusquées disaient : "Comment? L'Etat négocie? Mais alors, ce n'est plus l'Etat! L'Etat doit commander, doit ordonner et ses administrés, eux, doivent exécuter. Un point, c'est tout!"

Eh, bien, non!

L'Etat n'est pas "au dessus" des citoyens ... Il est, dans ce domaine, une "personne" parmi d'autres, certes investie de responsabilités particulières, mais pas plus qu'il n'est nécessaire au bon fonctionnement de l'ensemble. Et encore, parce que les citoyens en ont décidé ainsi ... selon les règles de la démocratie. On est, là, à cent lieues des conceptions monarchiques de droit divin, des conceptions aristocratiques (le gouvernement des "meilleurs") où ce sont les "aristocrates" qui décident de qui sera aristocrate ou ne le sera pas. A deux cents lieues des Etats théocratiques où, là, ce sont carrément des humains qui décident que c'est Dieu qui leur a donné le pouvoir et que, par conséquent, le Peuple doit sa soumission, un point c'est tout.

Le "contrat de procédure" (ce terme ne figure pas dans le décret pour ne pas trop violenter les âmes sensibles), c'est un pas très important allant dans le sens de la modernisation et du dépoussiérrage de l'Etat lui même au travers d'une ses fonctions "régaliennes" majeures.

C'est un juge qui en sera le maitre d'oeuvre de la procédure de "mise en état" et qui fixera, en accord avec les "plaideurs", de qui doit être fait, pas fait, selon telles formes et selon tel calendrier. Une fois acceptés les éléments du "contrat", les avocats doivent s'y soumettre.

Cette procédure a telles conséquences que l'on peut concevoir qu'il ne soit plus nécessaire de tenir une audience ...

Avec la mise en place de la loi "organique" relative au budget de l'Etat, voilà un nouveau pan de la "muraille Etat" qui se lézarde pour permettre, précisément, de faire "peau neuve".

Qui s'en plaindra? Certainement pas moi.   

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