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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Editoriaux

Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 09:27
- Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Partager    
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Fidèles lecteurs,

Vous avez rema
rqué que je n'ai publié AUCUN nouvel article depuis maintenant 6 bonnes semaines ...
Que s'est-il donc passé? Pourquoi ce silence?
Certes, il m'est arrivé, c'est heureux!, de ralentir un peu le rythme des publications, de ne pas vouloir ou, plus simplement, de ne pas pouvoir "tenir" le rythme d'un article par jour!
Mais pourquoi si longtemps? Pourquoi plus de six semaines?

Le respect que je vous dois me conduit à vous dire la raison.

Successivement, j'ai perdu ma belle-mère (fin décembre 2008) qui habitait juste à côté de chez moi et avec laquelle nous étions, par la force des choses, très liés ...puis ma propre mère, début Mars 2009 ... Forcément, ça porte un coup au moral!

En outre, je suis, par la force des choses, impliqué dans DEUX successions ... Pas simple!

Je pars en vacances pour quinze jours ... Je vais à Londres puis en Bretagne!

Il va donc vous falloir attendre un peu ... Mais je pense qu'à mon retour, je serai vraisemblablement en capacité de réécrire quelques articles "pas piqués de hannetons" ...

A bientôt donc! Vers la fin du mois de Mai ou le début du mois de Juin!
 
Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 14:15
- Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Partager    
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Monsieur le Président de la République,

Dans le cadre du conflit soit-disant social, en réalité politique, je prends la liberté de vous dire qu'il ne faut, en aucun cas, céder sur quoi que ce soit qui soit de nature à être couteux por l'Etat!

Si vous cédez en Guadeloupe, vous pouvez être certain que les autres DOM - TOM vont se lancer dans l'action ... Ensuite, ce sera le tour de la métropole!

Il ne faut pas hésiter à proposer l'indépendance pure et simple de la Guadeloupe en cas de nécessité ...

Aux premières violences physiques constatées, il va falloir, malheureusement, réprimer ... à proportion du niveau des violences ... C'est bien triste mais il n'y a pas d'autres solutions!

Les chantiers de réformes doivent impérativement se poursuivre, tous, sans aucune faiblesse, sans aucun relachement, avec la même détermination qu'au tout début de votre mandat ...

Si vous lâchez du mou, vous pouvez dire adieu à votre programme de modernisation du pays et, du même coup, adieu à votre fonction dans les 6 mois qui suivent!

Attention! Danger! L'article du Code du Travail qui autorise un salarié à se retirer en cas de danger grave et imminent ne s'applique pas à vous!
Il faut rester! Il faut y aller ...

La victoire est au bout de la fermeté tranquille ...

Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 10:55
- Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Partager    
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La lecture des écrits de ceux qui ne cessent de critiquer Sarko devient franchement plaisante!
J'ai désormais le sentiment qu'ils ne savent plus quoi dire, quoi faire pour développer des arguments cohérents ...

La presse du Parti Socialiste devient affligeante.
Que cherchent, exactement, les Socialistes? Je crois que l'on peut répondre qu'ils cherchent, avant tout, à ne pas reprendre le pouvoir. Leur stratégie se limite à rassembler les mécontents ... Ils ont oublié que c'est cette même stratégie qui a amené le Parti Communiste là où il en est actuellement ... C'est affligeant, voire même affolant car je continue de soutenir qu'une nation démocratique A BESOIN d'une opposition forte et structurée, capable de faire des propositions responsables, réalistes ... On est loin du compte!

Ce n'est pas le sujet de mon article ... J'ai mieux à faire de mon temps. Quand les socialistes seront en capacité de proposer une politique alternative, on y regardera de plus près.

Sarko a été très clair ... Ce qui, pour un responsable politque, est une sorte de performance.
Grace à lui, j'ai appris des choses interessantes ...

Par exemple, je SAIS désormais que le PDG du Service Public de l'Audiovisuel ne sera pas nommé par le "fait du Prince" ...
1. Le Conseil des Ministres propose un nom ... Certes, il s'agit d'une personne qui aura l'agrément du Président. Je ne vois pas là de quoi susciter les invraisemblables déblatérations auxquelles nous avons eu droit.
2. Le CSA donne son AVIS CONFORME ... L'avis conforme, ce n'est pas, contrairement à ce que le mot indique, un simple avis! C'est plutôt une sorte de motion de censure qui ne veut pas dire son nom. Un avis conforme refusé, cela veut dire que le Conseil des Ministres DOIT revoir sa copie! Il DOIT proposer un autre nom ... et repasser DEVANT le CSA!
3. La proposition arrive alors devant les Assemblées qui doivent APPROUVER à la majorité des trois cinquièmes la personne pressentie pour présider l'audiovisuel public. Il faut donc que cette personne obtienne l'assentiment de la majorité parlementaire ET de l'opposition. Ensuite, et seulement ensuite, le Président promulgue la nomination, comme il le ferait de n'importe quelle loi ou décret au bas duquel il doit apposer sa signature qu'il soit d'accord ou pas avec le contenu ...
4. Faut-il rappeler aux énervés anti-Sarko que, conformément à la Constitution de la République, c'est le Président de la République qui nomme aux emplois civils et militaires?

Autre exemple : je SAIS, désormais, que les banques qui auraient reçu des fonds publics par centaines de milliards d'euros n'ont , en réalité, reçu que des PRÊTS, remboursables par conséquent, productifs d'intérêts (1,4 milliards d'euros attendus en 2009), à hauteur de 10 milliards d'euros, probablement plus dans les semaines qui viennent ... Ce n'est pas du tout la même chose!
J'ai, par contre, attendu que le Président nous disent que les modalités de mise en oeuvre de ces soutiens seront examinés avec les SUCCESSEURS des actuels dirigeants (autrement dit, pas avec ceux qui ont failli ...). Le Président commet là une FAUTE politique! Il est necessaire, dans le contexte actuel, que des "têtes roulent dans la sciure" (au sens figuré, évidemment!) ... Cela aurait deux effets importants :
1. le peuple verrait ainsi que les coupables subissent effectivement, dans leur propre chair, le juste châtiment qu'ils méritent (la perte du pouvoir qu'ils exercent ... rien de plus; le reste relève des tribunaux répressifs)
2. les dirigeants qui succéderaient à ceux qui ont failli sauraient alors qu'ils ont intérêt "à faire dèche", "à faire gaffe" s'ils ne veulent que, à leur tour, "leur tête roule dans la sciure" (toujours au sens figuré, rappelons le!).

J'ai pu constater que le Président tient compte des propositions que je fais! (Oui, je sais : mes chevilles vont enfler! Mais si je ne fais pas ma pub moi-même, personne ne la fera à ma place!).
Il s'agit de la supression de la Taxe Professionnelle ... Enfin!
Rappelons la genèse de cette taxe ...
1. Pour un "politique", il est plus simple d'augmenter les impôts des entreprises que ceux des personnes physiques. Les entreprises, elles, ne votent pas! Elles ne peuvent donc pas protester par leurs bulletins de vote contre la mise en oeuvre de telle ou telle mesure.
2. Cette taxe est calculée, à l'origine, sur deux éléments :
- la masse salariale
- les investissements
Donc, lorsqu'une entreprise embauche, elle paye plus de taxe professionnelle ... Résultat, elle n'est pas vraiment incitée à embaucher.
Mais, comme ça ne suffit pas (sic!), si elle investit, c'est la même chose! Elle paye une taxe professionnelle accrue ...
Bien entendu, les conneries, c'est comme les trains. Une connerie peut en cacher une autre! Faut se méfier avant de franchir le pas ... sage! Aussi longtemps que le matériel acheté est inscrit au bilan de l'entreprise, même s'il est fiscalement (au sens de l'impot sur les bénéfices) amorti, il est taxable au sens de la taxe professionnelle pour la valeur "à neuf" ... Histoire de bien plomber les comptes!
Il arrive mêm qu'une connerie peut en cacher ... deux autres! celle que je vient de décrire et ... le décalage de deux ans! C'est à dire qu'une entreprise qui subit un retournement de conjoncture dans les deux ans va payer, au creux de la vague, plein pot sur les investissements réalisés deux ans plus tôt ... Ce qui a pour effet de contribuer fortement à la destructuion de l'entreprise notamment s'il s'agit d'une petite entreprise ...
Sauf erreur, c'est Chirac qui avait inventé ce machin ...
3. Depuis, les choses ont un peu changé ... Les Socialistes se sont rendus compte que la partie "masse salariale" était un véritable frein à l'embauche ... Ils ont donc décidé de faire prendre en charge cette partie de la taxe professionnelle par l'Etat. Les collectivités territoriales recevaient ainsi l'équivalent de la taxe perdue (par le fait que les entreprises n'avaient plus à la payer) afin de ne pas gréver leur budget. Ca leur arrive, parfois, d'être traversés par des fulgurances de lucidité! Ce ne sont, hélas!, que des fulgurances! Autrement dit, ça ne dure pas très longtemps. 
 
Je n'ai pas entendu que le Président avait dans ses projets de supprimer, purement et simplement, le pouvoir donné aux collectivités territoriales de lever l'impôt ... C'est bien dommage! Cela empêcherait les fous dépensiers de se lancer dans des projets dispendieux pour ensuite agmenter les impôts afin de pouvoir boucher les trous ... ( les plus malins creusent d'abord le déficit et laissent ensuite à leurs successeurs le soin de prendre la seule décision que la réalité des comptes provoque : augmenter les impôts!).

Vous devriez me lire davantage, Monsieur le Président! Je sais, vous allez me dire que vous n'avez pas le temps ... C'est surement vrai! Qu'à cela ne tienne! Vous avez des collaborateurs qui vous entourent et qui peuvent lire les bonnes idées produites par des citoyens lucides pour vous en donner "la substantifique moelle" ...
Il FAUT, purement et simplement, interdire aux collectivités territoriales de lever l'impôt ... Elles ne doivent fonctionner qu'avec les seuls moyens qui leurs sont alloués par l'Etat.
1. Une dotation calculée sur la base, rigoureusement proportionnelle, de la population vivant sur le territoire de la collectivité territoriale concernée.
2. Une deuxième dotation calculée sur la base du nombre d'emplois (en équivalent temps plein) s'exerçant sur ledit territoire ...
3. Un pouvoir accru donné aux collectivités territoriales de conclure tous les contrats de mise en commun des moyens alloués en vue de réaliser un objectif commun, interessant les collectivités concernées. Dans le strict respect de la liberté contractuelle, évidemment ...

Il y a bien d'autres choses à dire ... Mais j'avais envie d'envoyer une pique à l'un de mes contradicteurs qui me tanne le cuir en disant qu'il n'y a plus de "propositions audacieuses" sur mon blog! Que ce ne sont que des billets ... Le voilà satisfait.
Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 20:15
- Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Partager    
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En voilà une affaire! Un préfet et un directeur départemental de la police débarqués pour insuffisances professionnelles et voilà le ban et l'arrière ban des journaleux de merde qui s'émeuvent d'un même élan!
Quand un salarié, un ouvrier, est licencié, les mêmes journaleux de merde n'en font pas tout un foin! ... Ah! J'avais oublié! Ce n'est qu'un ouvrier! Pas de quoi en faire un article vindicatif! Les ouvriers, on peut les virer! Pas grave! Par contre, muter un préfet ou bien un directeur départemental de la police qui n'ont pas fait correctement leurs boulots respectifs, ça non!

Il n'y a guère qu'une autre catégorie de personnes qui a droit à la même sollicitude ... Vous ne savez pas laquelle? Vraiment? Allons! Faites un effort!
Les journaleux de merde eux-mêmes, bien sûr!

Un journaliste va, de son propre chef, sans y être en quoi que ce soit contraint par qui que ce soit, sur un lieu de combat ... Bien entendu avec une idée bien arrêtée sur les tenants et les aboutissants du conflit, sachant, à l'avance, qui a tort et qui a raison ... Hélas pour lui, il s'y fait tuer ... Sur une zone combat, ce sont des choses qui arrivent, de temps à autre ...
On voit alors toute la corporation des journaleux s'émouvoir dans l'heure qui suit, pendant les 24 heures qui suivent, pendant la semaine qui suit! Quelquefois même pendant le mois qui suit!

Mais si, par hasard (ça arrive, rien qu'en France, au moins deux fois par jour, samedis et dimanches compris), un pauvre ouvrier (autant dire un moins que rien!) se fait tuer sur son lieu de travail, alors, bien entendu, les journaleux de merde n'en parlent pas!
Et puis quoi, encore? S'il fallait qu'on parle, à chaque fois, des ouvriers qui se font tuer sur leur lieu de travail, on ne parlerait plus que de ça! "On" n'a pas que ça à faire! Il faut aussi dire aux habitants de Lille qu'il va pleuvoir à Marseille! C'est autrement plus important! Tout le monde sait bien que la plupart des habitants de Lille vont à Marseille tous les jours ou presque!

Allons plus loin dans cette "affaire" qui ne mériterait pourtant pas que l'on en parle ...

Qui était ce préfet? L'ancien Chef de chiotte (pardon : de "cabinet"!) de Dominique de Villepin quand il était à Matignon ou à l'Intérieur (ça n'a aucune importance!) ...
Dans le même temps qu'apprend-t-on? Que Ségo a "petit-déjeuné" avec le même de Villepin ... Lequel vient d'être renvoyé en correctionnelle suit à son implication personnelle dans une affaire pas claire dite "Clearstream" dont la finalité était de trainer dans la boue le candidat Sarkozy à l'élection présidentielle ... Drôle de mic-mac ...

Il ne faut donc pas s'étonner si le même Sarkozy veille avec un soin particulier à régler ses comptes ...

Voilà une chose bien étrange ... Un Président de la République se déplace en province ... Ca arrive souvent! Il ne se passe pratiquement jamais rien de spécial ... si ce n'est quelques manifestants, chose assez banale, somme toute!

A Saint Lô, on y a vu des manifestants en nombre (ce qui n'est pas si fréquent ...), particulièrement surexcités (c'est encore plus rare ...).

De là à en émettre une hypothèse (totalement gratuite!) que certaines grandes manoeuvres ont déjà commencé et que certains tentent de construire une sorte de front anti-Sarko visant à rassembler tous ceux qui ont intérêt à déstabiliser le pouvoir en place parce que les réformes conduites n'ont pas l'heur de leur plaire, il n'y a qu'un pas ... que je suis psychologiquement, enclin à franchir ...

Allez! Allez! Monsieur le Président! Nettoyez moi tout ça! Et conduisez jusqu'à son terme le chantier de réformes dont la France a besoin ...   
Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 23:35
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Tous les indicateurs sont au rouge ... Les offres d'emploi enregistrées à Pôle Emploi sont en chute libre (pratiquement divisées par trois en l'espace de moins de quatre mois). Le chômage augmente clairement, indiscutablement. Les salaires d'embauche baissent, sauf dans certaines professions où il est lié aux résultats (les commerciaux) ...

Il y a donc matière à "se remuer le cul" pour défendre son bifteck ... Attitude bien naturelle!

Cependant, je ne ferai pas grève ce jeudi 29 Janvier bien qu'elle soit "unitaire" ... J'ai appris à me méfier des "unitaires" ... Ce sont ceux qui se réclament avec le plus de constance en faveur de l'unité (les "unitaires") qui s'avèrent être les plus sectaires ... les plus jusqu'au boutistes ... !

Je ne ferai pas grève Jeudi car les mots d'ordre ne sont pas clairs ... Je suis intimement convaincu qu'il va y avoir des débordements et que les leaders syndicaux n'auront pas le courage de les condamner avec la fermeté requise ...

Une large partie de l'opinion publique, abusée par de minables journaleux de merde, croient, en toute bonne foi mais à tort, que l'Etat a fait des cadeaux aux banques et leur a, entre autres, donné ... 350 milliards d'euros alors qu'il ne s'agit que d'une ouverture de crédits visant à accorder une éventuelle garantie aux déposants des banques (vous et moi!) en cas de problèmes de solvabilité de certaines banques! L'opposition socialiste s'est ruée sur cette thématique malhonnête tout comme elle s'est ruée sur la thématique du cadeau "aux riches" en mélangeant volontairement deux problèmes distincts (le bouclier fiscal, légitime à mes yeux; la défiscalisation des heures supplémentaires, illégitime à mes yeux).

Cette malhonnêteté doit être sanctionnée, d'une façon ou d'une autre ... Assurément, répondre à un appel à la GREVE NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE, c'est faire un cadeau somptuaire à l'extrême gauche, aux Besancenot, Laguiller (ou son future clône), Buffet ...
On sait comment ça commence, on sait aussi comment ça se termine!
Je ne défile pas dans une manifestation où l'on trouve, es-qualité, Besancenot et sa clique (qui savent TRES BIEN ce qu'ils font!), Buffet et compagnie (qui, malgré des échecs sévères et répétés, persiste et signe sur la même voie bornée, refusant toute espèce de remise en question!), Titine Aubry qui révèle chaque jour un peu plus son sectarisme ringard à la tête de son propre parti ....

NON, Merci!

Il faudra d'abord purger le moteur en éliminant les excités ... Il faudra ensuite se mettre d'accord sur ce qu'il y a lieu de faire, notamment quelles inflexions donner à une politique économique sans remettre en cause les règles de l'économie de marché ... Pas question de m'entrainer vers le choix de l'éconmie administrée aux conséquences si désastreuses! L'Histoire a parlé! Il ne faut pas chercher à la réécrire ... afin de ne pas conduire "les masses populaires" à penser à la façon des soviétiques ("On ne sait pas de quoi HIER sera fait!") ...

Il faut un capitaine à la tête du navire! Un homme qui sache tenir le gouvernail dans la tempête! Elle s'annonce particulièrement rude ...

Je n'ai pas voté pour l'actuel Président de la République ... je constate que, POUR LA PREMIERE FOIS, nous avons un Président qui fait ce qu'il a dit qu'il ferait ... sans faiblesse (encore que ...)!

Je veux que les réformes engagées aboutissent et soient conduites jusqu'à leur terme ... quoiqu'il puissent en coûter aux conservateurs de tous poils de "gôche" comme de "drouate" ...
Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /2009 12:15
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Je vais finir par me demander si je vais continuer à payer un abonnement à ce quotidien qui fut pourtant le journal qui accompagna une bonne partie de ma jeunesse et même un peu plus ...

C'est un certain Arnaud Leparmentier qui vient de produire ce hachis en première page ...!

D'un côté, on lit dans ce même journal que les réformes se succèdent à un rythme époustouflant, de l'autre on lit qu'il n'y a plus de réformes ... Faudrait quand même savoir!

Qu'on me dise que les réformes engagées sont trop révolutionnaires ou bien trop réactionnaires, soit! Mais qu'on vienne me soutenir qu'il n'y a plus aucune réforme et que Sarko est en train de faire du chiraquisme ... il y a tout de même une marge! Un pas que je refuse catégoriquement de franchir ...

J'ai déjà écrit, à plusieurs reprises que ce pays est profondément conservateur, ataviquement conservateur et rétif à l'idée même de changement ... C'est la raison pour laquelle, lorsqu'il faut, malgré tout, réformer, ne serait-ce que pour simplement suivre, même de loin, de mouvement général du monde, sans chercher à le rattrapper et encore moins à le dépasser, on voit exploser des mouvements de colère parfaitement incompréhensibles ... vus de l'extérieur.

Alors, les réformes vont-elles continuer? Il m'arrive parfois d'en douter ... donnant ainsi raison au "hachieur" du Monde.

Il nous reste à espérer que Sarko va se resaisir ... et comprendre que la réforme ne se fait pas en mettant d'autres nouveaux textes à la place des anciens qui ont été abrogés mais en abrogeant, purement et simplement, les anciens textes SANS RIEN Y METTRE A LA PLACE ...

Exemple : Abroger, méthodiquement, un par un, TOUS les arrêtés d'extension des conventions collectives ... et laisser, ensuite, les choses se faire toutes seules ... Ca prend du temps mais
1. C'est beaucoup moins fatigant puisqu'il n'y a aucun texte nouveau à produire (avec la cohorte de difficultés qui accompagne la production d'un nouveau texte)
2. C'est beaucoup plus efficace puisque ça réveille tous ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change!

Quelles pourraient être les conséquences d'une telle réforme?
Assurément un chambardement quasi-atomique ...

D'un seul coup, d'un seul, les entreprises qui ne sont pas adhérentes d'un syndicat patronal sortent du champ de la convention collective ... Par conséquent, leurs salariés aussi! Les frais inhérents à la mise en oeuvre de la convention collective sont ainsi récupérés par l'entreprise non concernée ... qui prend un avantage concurrentiel puisqu'elle peut produire à moindre coût. Le "syndicalisme" patronal explose! Mais les salariés des entreprises concernées peuvent mettre en avant un "avantage acquis", un "usage", à charge pour eux de prouver la réalité de cet usage ... Le syndicalisme des salariés se revivifie ...! Les Conseils de Prud'hommes se mettent à fonctionner jour et nuit ... Bref! La vie sociale reprend ses droits car il y a du grain à moudre ... C'est quand même simple à comprendre, Nom de Dieu!

Il y a en réalité deux catégories de gens.
1. Ceux qui veulent que RIEN, absolument rien, ne change!
2. Ceux, dont je fais partie (vous l'aurez deviné ...) qui ne craignent pas la réforme à condition qu'elle soit encadrée par un puissant mouvement syndical de masse (plusieurs millions voire 15 millions de syndiqués) nécessairement devenu responsable puisque contraint de vivre avec les seules ressources de ses adhérents ... servant à payer les permanents syndicaux dont le salaire dépendra alors de leur capacités à être à l'écoute attentive des adhérents ... loin des idéologies "révolutionnaires" (c'est à dire, en fait, conservatrices et même quasi-ouvertement réactionnaires!).

Rien à voir avec la "Gôche" et la "Drouate"! ... On parle de réformes, là! On parle de l'urgence qu'il y a à rattrapper le phénoménal retard accumulé par plusieurs décennies de "luttes" à front renversé ...

Comment a-t-on procédé, dans toutes les decennies passées?
1. Des discutailleurs, ne représentant manifestement qu'eux mêmes (ou guère plus!) se sont mis d'accord pour pondre un texte, qualifié "d'accord".
2. Selon la nature de ce texte, nos courageux gouvernants, de "gôche" comme de "drouate", ont pris des arrêtés d'extension et se sont, du même coup, couchés devant le diktat d'une grosse poignée de "représentants" ...
3. Si l'arrêté d'extension apparaissait comme juridiquement instable, qu'à cela ne tienne, nos mêmes courageux gouvernants ont alors transmis la patate chaude dans les mains du Parlement, lequel s'est empressé de s'en débarrassé en votant la loi appelée, pour la circonstance, loi-béton car elle avait pour objet d'étendre à tous un "accord" qui avait été élaboré dans le secret des nuits de négociation ... Si ce n'est pas, dans le premier cas, une démission du Gouvernement de la République et, dans le second cas, une démission du Parlement, qu'est-ce que c'est?

Exemple typique : la négociation de l'accord d'indemnisation du chômage ... A coup sûr, le Gouvernement va prendre un arrêté d'extension! Pourtant, il lui suffit de ne pas prendre cet arrêté pour que d'un seul coup, d'un seul, le système archaïque s'écroule de lui même!
1. Il aurait pu mettre en place un Etablissement public de paiement des indemnités, strictement encadré par la loi, voire même par la Constitution. Il ne l'a pas fait.
2. Il a préféré négocier un transfert financier des Assedic vers l'Anpe devenus, en fusionnant, Pôle Emploi!

Il y a fort à parier que, à terme, l'ensemble du personnel de la nouvelle institution sera "de droit public" (alors même qu'ils n'exercent aucune fonction régalienne!), ce qui va permettre de reproduire, quasiment à l'identique, l'actuel fonctionnement de l'Anpe, lequel a pourtant maintes et maintes fois prouvé son inefficacité ...

Tout bien pesé, le "hachieur" Arnaud Leparmentier n'a peut-être pas tort!

  
Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 19:20
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Loufoque! Tout simplement loufoque ...


Première étape :  Contre toute attente, la motion de Ségo arrive en tête lors du vote des militants ... Problème au PS. Ce n'est pas ce que Hollande avait prévu. Problème : Comment faire pour lui barrer la route?


Deuxième étape : La Commission des Résolutions au Congrès de Reims. En temps ordinaire, c'est là que tout se joue ... Les magouilles, les tractations, les turpitudes, tout ... Y compris une tentative, de la part du Premier Secrétaire sortant, Hollande soi-même, une tentative de vote à l'arraché visant à acter que la synthèse n'a pu se faire sur la motion de Ségo et que, par conséquent, le poste de premier secrétaire ne pouvait lui revenir. Il aura fallu un rappel aux statuts, pas moins! pour faire observé que cette procédure n'est pas régulière. C'est l'actuel N° 2 du PS, Rebsamen, Maire de Dijon, ségolèniste, qui doit faire ce rappel à l'ordre au ... Premier Secrétaire! Problème : Comment faire pour barrer la route à Ségo?


Troisième étape : Le vote des militants, malgré la concentration des appels à voter Aubry ou Hamon (autrement dit à voter contre Ségo!), place Ségo nettement en tête avec 42% alors que normalement, Hamon aurait dû s'effondrer et que Aubry aurait dû être élue dès le premier tour (25% en provenance de Aubry + 25% en provenance de Delanoë + au moins 10% en provenance de Hamon) ... Problème : Comment faire pour Barrer la route à Ségo? ...


Quatrième étape : hamon appelle avec enthousiasme à voter Aubry. Pas surprenant ... Mais pourquoi donc s'est-il maintenu dans la course à l'élection du Premier secrétaire? Mystère! Pas si mystèrieux que ça, tout compte fait quand on sait de quoi sont capables les apparatchicks ...


Cinquième étape : Le vote décisif ... Donnée gagnante à 23h00, Ségo est déclarée perdante à 5h00 ... C'est le temps nécessaire pour trafiquer les votes et les procès vebaux ... ! Pas besoin de chercher plus longtemps...


Constat : Elle arrive en tête pour les "motions". Elle progresse de 13 points au premier tour. Elle progresse encore de 7 points au deuxième tour. Rien n'y fait! Pas moyen de la démolir ... Mais l'appareil est là! Il va achever le travail ... faire le "job". Les trotskystes qui pullulent au PS savent comment on manipule un congrès, savent comment on manipule des votes et des procès verbaux ... On peut leur faire confiance : ils vont achever le travail! Ils vont achever Ségo!


Pendant ce temps-là, courageusement, le Premier Secrétaire qui, ne pouvant ignorer que les résultats seraient au minimum serrés, voire nettement en faveur de Ségo, et dont la place, dans un tel contexte était, devait être au siège, à Solférino, se réfugie ... en Corrèze! Impayable ce Hollande!

Il y a une autre explication. Il était au courant de tout. Il savait ce qui se tramait. Mais, il n'est pas trotzkyste, lui .. Il n'a donc pas voulu cautionner! Il s'est donc, prudemment, éloigné ... du champ de bataille!


Rappel : Soférino est le nom d'une bataille rendue célèbre par le fait que Henri Dunant, ultérieurement Prix Nobel de la Paix, y a créé la Croix Rouge. Ce jour là, il y a eu 10.000 morts à Solférino!

Et hier? Combien y a-t-il eu de morts ... politiques, à Solférino? Certainement beaucoup plus que 10.000!


Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /2008 22:30
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Nul besoin de se livrer à je ne sais quelles exégèses tortueuses ... La "manip", là aussi, est claire...
1. Il serait on ne peut plus hasardeux de croire qu'il s'agit d'une lutte de personnes. Il s'agit, bel et bien, d'une lutte d'orientation.
Le Parti Socialiste est confronté à un choix historique : que faire pour retrouver le pouvoir?
Il a le choix entre deux stratégies et seulement deux.

1. S'ancrer désormais au CENTRE-GAUCHE et devenir, à terme le Parti Démocrate dont la France a tant besoin comme facteur d'équilibre de sa démocratie.
Pour cela, il faut qu'il dise clairement qu'il va D'ABORD chercher ses alliances au CENTRE, à charge aux électeurs très à gauche de choisir entre un maintien de la Droite au pouvoir (en refusant de soutenir cette construction politique) et un retour de la Gauche aux responsabilités (en accordant leur soutien à une équipe, certes pas très à gauche mais à gauche tout de même). Normalement un électeur très à gauche doit faire le deuxième choix. Faire le choix inverse, c'est, strictement, faire ce que l'on appelle la politique du pire (quitte à avoir une politique pas très à gauche, choississons la Droite très réactionnaire, comme cela, au prochain coup, les électeurs auront compris qu'il faut voter très très à gauche ...)

2. S'ancrer, comme d'habitude, à gauche avant l'élection pour faire ensuite, après l'élection, une politique de centre gauche puisque, de toute façon, il est IMPOSSIBLE de faire autrement ... On sait ce que donne ce genre de stratègie : beaucoup de désillusions puisque les promesses électorales ne peuvent alors être tenues. Cela se traduit par une montée du populisme, c'est à dire de l'extrème droite. Pour ce qui me concerne, ce sera : "Non, merci! Après tout, il me reste alors le choix de voter pour le CENTRE DROIT qui n'est quand même pas si éloigné que cela du CENTRE GAUCHE. Il est exclu que mon vote serve de force d'appoint à des aventuriers manipulés par l'extrème gauche! C'est à prendre ou à laisser! Avis "to whom it may concern"!

Or, l'élection du prochain Premier Secrétaire du Parti Socialiste a une incidence directe sur le choix de la stratègie ...

Si c'est Ségo, pas de problème! Elle a dit clairement que ce doit être aux militants de décider du choix des alliances. Il ne fait aucun doute que, confrontés à une telle demande, ils choisiront le CENTRE et non l'extrème gauche ...

Les trois autres (Hamon, Aubry et Delanoë) ne veulent évidemment pas que la parole soit donnée aux seuls militants! C'est l'appareil qui doit décider. Les militants, eux, ils sont là pour coller les affiches, pas pour décider des orientations ... (Non mais, sans blague! Et puis quoi, encore? Pourquoi pas un socialisme à visage humain tant qu'on y est!).

Il faut donc que Ségo soit, coûte que coûte, battue Jeudi prochain!

Or ce con de Delanoë, vexé ne n'avoir pas été placé en tête (malgrè le soutien de Hollande!) à cause de Aubry, n'a voulu, dans un premier temps, qu'en faire à sa tête. Ne voilà t-il pas qu'il refuse de se porter candidat au poste de Premier Secrétaire!
Ce faisant il prend le risque de faire en sorte que se soit Hamon qui arrive au second tour pour faire face à Ségo ... Laquelle Ségo serait alors élue, sans AUCUN problème! Du coup, la vieille garde du PS s'en trouverait liquidée, purement et simplement ... (grand bien nous fasse, à nous, Peuple de France!).
Pas folle la guèpe Delanoë ... Elle a compris! Changement de fusil d'épaule ... Machine arrière toute! Le même qui disait "Plus JAMAIS Fabius" se retrouve aujourd'hui à faire exactement le contraire puisque Fabius soutien Aubry depuis le début... On en est pas à une contradiction près!

Aussi le plus sage est-il d'attendre que les militants du PS se prononcent eux-mêmes sur le choix de leur futur premier secrétaire ...

Rappelons que, avant le vote des motions, Celle de Ségo était promise à une petite troisième place, derrière Delanoë et Aubry (c'est précisément pour cela que Aubry s'était risquée dans la bataille n'imaginant pas une seconde qu'elle arriverait troisième!).
Manque de bol pour les caciques, Ségo, à la suprise générale, est arrivée en tête!

Rappelons que, lors de la désignation du candidat PS pour la Présidentielle, Ségo était donnée, au mieux en ballotage au premier tour ... les deux autres se chargeant de faire alliance au deuxième tour pour lui faire la peau, une bonne fois pour toute ...
Manque de bol pour les caciques, Ségo, à la suprise générale, a été désignée dès le premier tour, mettant fin aux espoirs de règlement de compte à O.K. Corral ...

Les militants du PS auront-ils, cette fois encore, assez de lucidité pour se rendre compte qu'il est temps de tourner la page? Sauront-il élire Ségo dès le premier tour comme Premier Responsable de leur parti? Jamais deux sans trois dit-on!
Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /2008 23:55
- Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Partager    
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Les paris sont ouverts...

Il s'agit presque de cela, en effet.

La lettre ouverte de Jack Lang, ce politique hors pair, au Président de la République permet de supposer que les parlementaires du Parti Socialistes, réunis, avec les autres parlementaires, en congrès à Versailles, Lundi prochain ouvre beaucoup de perspectives ...

Personnellement, je penche pour un ralliement pur et simple de Jack Lang au vote EN FAVEUR du projet de loi de révision constitutionnelle.

L'Assemblée Nationale et le Sénat, vont-ils voter, en termes identiques, à la virgule près, ce texte. Sera-t-il examinable par le Congrès de Versailles?

Personnellement, je trouve ce texte beaucoup plus que satisfaisant. Il représente une avancée INDISCUTABLE de notre démocratie parlementaire. Jack Lang lui-même, ne s'y trompe pas. Dans sa lettre au Président de la République, il liste toutes les avancées que comporte le texte pour noter qu'elles vont TOUTES dans le sens du renforcement de la démocratie ...!

Le Parti Socialiste est donc devant un dilemne sérieux.
1. Comme il en fait l'annonce, il ne vote pas le texte et il bétonne le plus qu'il peut pour empêcher, coûte que coûte, que le texte passe. Il se déconsidère sur le long terme et il perd toute crédibilité dans toute initiative qu'il prendrait ultérieurement traitant d'une réforme des institutions.
2. Coup de théatre! Il vote, in fine, le texte. Il prend alors le risque de se mettre à dos toute l'opposition disparâtre aux réformes de Sarko  ...
Comme on le voit, ça n'est pas simple!

Personnellement, je parie qu'un nombre suffisamment grand de parlementaires socialistes vont voter ce texte, à la faveur d'une demande exprimée par la majorité de droite pour un vote à bulletins secrets ... Cette procédure est possible.
Il s'ensuivrait le scénario suivant :
1. Tous les parlementaires socialistes refusent, par un vote public,que l'on puisse voter à bulletins secrets. De la sorte, le PS sauve la face. Il sait qu'il va perdre ce vote car il n'a pas la majorité tout en espérant pouvoir, ainsi, dissimuler l'apport souhaitable des voix qui risquent de manquer pour obtenir la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.
2. Un fois le vote secret obtenu, un nombre suffisant de parlementaires socialistes vote le texte de révision constitutionnelle afin de permettre à celui-ci de passer avec la majorité requise.
3. En cas d'échec sur le vote, donc de "victoire" du PS, ce sera alors à cause des "villepinistes" et des "gaulistes historiques" ... Pas la faute au PS!
4. En cas d'obtention de la majorité requise, ce sera encore la faute aux "villepinistes" et aux "gaullistes historiques" qui n'auront pas eu le courage de voter contre le texte, "trahissant" ainsi leurs déclarations antérieures. Ce ne sera donc pas la faute au PS!

Allez, Camarades! A la soupe!

(Amis lecteurs, vous ne comprenez pas tout? Attendez un peu ... Ca va s'éclaircir ...).
Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 23:25
- Publié dans : Editoriaux - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Partager    
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Il y a quelques mois, face la débauche de soutien indirect aux terroristes des Forces Armées "Révolutionnaires" de Colombie (c'est moi qui rajoute les guillements car je refuse d'assimiler révolution et narcotrafiquants), je prenais position, clairement, en faveur du Président Uribe ...

Me jugeant incapable d'apprécier le bien fondé de telle ou telle attitude vis à vis des terroristes, je m'en suis remis à toutes les initiatives que pourraient prendre les autorités légitimes colombiennes en écrivant que je les soutiendrai, sans barguigner ni chipoter.

Les faits viennent de démontrer que la ruse et, s'il le faut, la force donnent d'excellent résultats ...

Ingrid Bétancourt est libre!

Plus tard, nous apprendrons, peut-être, que le leader des Farc a été "crise-cardiaquisé" ... Cela ne me fera verser aucune larme! Ni émettre la moindre protestation!
Avoir liquidé le N°2 des FARC en territoire équatorien ne me provoque aucun état d'âme. Avoir infiltré les gardes du corps du N°3 au point de permettre son exécution, même par une balle dans le dos, pas davantage ...
Qu'ils aillent tous au diable (pas sûr qu'il en veuille d'ailleurs; pas si fou!), tous ces manipulateurs maniaques qui ne se rendent même pas compte à quel point ils sont discrédités puisque depuis longtemps coupés des réalités concrètes dont ils ne savent même plus faire l'analyse concrète!

Fort de ses convictions les plus intimes, on peut, on doit, s'efforcer de convaincre du bien fondé de celles-ci.

C'est exactement ce que je fais, chaque jour, avec les demandeurs d'emploi que je reçois. Nul besoin de menaces, de sanctions tarabiscotées, "codifiées" à l'emporte pièce de la bêtise conjuguée à la naïveté ...

La confiance, c'est la seule voie digne de l'humanité qui doit habiter tout être humain!
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