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Début de citation :
Je veux ici m’adresser à tous les étudiants.Je le fais en pensant à leur avenir, dans l’écoute de leurs espoirs et de leurs doutes.
Fin de citation.
Le blog politique de Jacques Heurtault
Invitation au débat
Propositions audacieuses
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Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression, ce que je ne supporte tout simplement plus!
Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.
Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.
Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.
Jacques Heurtault
Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).
"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.
Qui a eu cette idée folle Un jour d'inventer l'école C'est ce sacré Charlemagne Sacré Charlemagne De nous laisser dans la vie Que les dimanches, les jeudis C'est ce sacré Charlemagne Sacré Charlemagne Ce fils de Pépin le Bref Nous donne beaucoup d'ennuis Et nous avons cent griefs Contre, contre, contre lui Qui a eu cette idée folle Un jour d'inventer l'école C'est ce sacré Charlemagne Sacré Charlemagne Participe passé 4 et 4 font 8 Leçon de français De mathématiques Que de que de travail Sacré sacré sacré Charlemagne Il aurait dû caresser Longtemps sa barbe fleurie Oh Oh sacré Charlemagne Sacré Charlemagne Au lieu de nous ennuyer Avec la géographie Oh Oh sacré Charlemagne Sacré Charlemagne Il n'avait qu'à s'occuper De batailles et de chasse Nous n'serions pas obligés D'aller chaque jour en classe Il faut apprendre à compter Et faire des tas de dictées Oh Oh sacré Charlemagne Sacré Charlemagne Participe passé 4 et 4 font 8 Leçon de français De mathématiques Que de que de travail Sacré sacré sacré Charlemagne Car sans lui dans notre vie Y n'y aurait que des jeudis Oh Oh sacré Charlemagne Oh Oh sacré Charlemagne Oh Oh sacré Charlemagne...
Je sais bien que le 14 Juillet est déjà passé depuis un mois ... Je sais bien que nous sommes le 15 Août et que les valeurs portées par ces deux jours-là ne sont pas vraiment les mêmes, mais je me dis que mieux vaut tard que jamais ...
Voici donc les paroles de notre Marseillaise ... C'es la lecture d'un ouvrage sur Robespierre qui m'inspire ... Personnage controversé qui, selon moi, n'avait pas bien compris que, en politique, il ne sert à rien de vouloir aller plus vite que la musique ... Gerard Walter est l'auteur de l'ouvrage. Son autorité d'historien est reconnu de tous.
Début de citation :
Je me suis peu exprimé, jusqu'ici, sur l'Université ... J'accuse donc un certain retard ...que je vais m'empresser de combler par cet article qui risque bien, si je suis mes inclinations du moment, d'être assez audacieux, voire carrément sulfureux.
Première question :
Les problèmes soulevés par l'Université (que personne ne conteste sérieusement) concernent-ils les seuls
universitaires (les professeurs alias les "mandarins"), les étudiants ou l'ensemble des citoyens?
Premier élément de réponse :
Cela concerne TOUS les citoyens! Les raisons en sont simples. Ce sont les citoyens qui, avec leurs impôts, financent ce "schmilblic"... C'est donc à eux de décider. Toutefois, ayant élus des
représentants pour cela, payés avec leurs imlpôts, autant les faire bosser ... Pour autant, comme toute délégation de pouvoirs, celle-ci n'enlève en rien la responsabilité des délégataires ...
C'est précisément ce pourquoi je m'en mêle!
Deuxième élément de réponse :
L'Université étant le lieu de concentration de tout ce qui doit se faire de mieux dans le domaine de la connaissance maitrisée donc organisée,
l'avenir de la Nation repose donc en grande partie sur le devenir de l'Université ... Raison supplémentaire pour que le peuple s'en mêle! Ca tombe bien, j'en fais partie.
Deuxième question :
Les étudiants n'ont-ils alors que le droit de ne rien dire?
Premier élément de réponse :
OUI ...et NON!
Oui car l'état d'étudiant n'est que passager (entre deux et 5 ans environ). On ne voit pas pourquoi les étudiants d'aujourd'hui auraient le droit de modeler à leur façon cet
outil de la Nation. Sauf à admettre que l'on puisse être étudiant toute sa vie (ou presque ...) ou bien que l'Université puisse être en révolution permanente (à la façon des maoïstes de ma
période estudiantine). Petit rappel : étudiant, en arabe, se dit "taleb" au singulier et "taliban" au pluriel ... Pour ne rien vous cacher (mais vous l'aviez deviné depuis longtemps!), je ne
porte pas ces gens là très chaud dans mon coeur ...
Non car ces étudiants étant appelés à devenir l'élite de la Nation, il serait tout de même stupide que l'on ne tienne aucun compte des idées qu'ils peuvent avoir ... Par
conséquent, dans les instances de direction de l'Université, on les cantonnera à un rôle CONSULTATIF au sein d'un organe où ils seront représentés par un nombre égal d'élus pour chaque niveau L1,
L2, L3, M1, M2 ... Je sais bien que ce n'est pas très "démocratique" mais c'est ainsi que je vois les choses ... et je suis viscéralement attaché aux valeurs de la démocratie!
Troisième question :
Et les profs, alors?
Premier élément de réponse :
Il doivent être associés au plus près au devenir de l'Université. Non pas que ce soit leur outil de travail mais tout simplement parce que ce sont
des gens qui ont fait leurs preuves, à proportion, précisément, de leurs états de service en matière de recherche ... surtout s'il s'agit de recherche appliquée au développement des industries (y
compris agricoles et "tertiaires").
On y vient ... Le noeud du problème est là!
Deuxième élément de réponse :
Un conseil d'administration d'une université doit donc être composé, pour partie (et pour partie seulement!) de représentants élus des
enseignants d'université ... désignés, à part égale, par collèges selon leurs statuts ... universitaires afin que soit bien clairement signifié que l'on ne pèse pas d'abord à proportion du
nombre mais aussi à proportion de sa qualité et des ses mérites ...
Quatrième question :
Qui d'autres, dans ce conseil d'administration?
Premier élément de réponse :
Des représentants d'instances élues par le ...peuple, tout simplement! Génial, non? Suffisait d'y penser ... Vous en rêviez, Jacques Heurtault l'a
fait!
Je dis bien de représentants d'instances élues ... Pas de représentants de l'Etat! C'est beaucoup plus qu'une nuance. Cela ne vous a évidemment pas échappé ...
Donc, des représentants des Conseils Régionaux, des Conseils Généraux et du Parlement national (Assemblée Nationale et Sénat). Là encore, à parité entre eux. C'est à dire, un certain nombre
de sièges pour les représentants du Parlement National (pas nécessairement élus du secteur!), autant pour les représentants élus du ou des Conseils Régionaux concernés, autant pour les
représentants élus des Conseils Généraux.
Deuxième élément de réponse :
Des représentants des ...entreprises, bien sûr! Le mot est laché ... Je sens déjà les boulets (rouges!) qui passent en sifflant
auprès de mes oreilles et au dessus de ma tête! Pas de représentants des syndicats ... Ce n'est pas un oubli!
Oui mais, comment les désigner?
Tout simplement par cooptation par le Conseil d'Administration ...incomplet! En prenant quelques précautions ... telles par exemple exercer des fonctions de direction au sein d'une PME impliquée
dans la recherche et développement en rapport avec les activités de l'université .... A fortiori d'une grande entreprise faisant appel au savoir faire des chercheurs de l'université en finançant
les travaux des laboratoires de recherche.
Cinquième question :
Quel poids donner à chacune des filières d'origine (universitaires, représentants des instances élues, représentants des entreprises)?
Premier élément de réponse :
Risquons une proposition :
Le Conseil d'Administration élit une Commission Permanente ... et désigne les trois "patrons" (Président, Directeur des études, Directeur financier).
50% des sièges à la filière des universitaires.
30% à la filière des représentants d'instances élues.
20% à la filière des représentants des entreprises.
Deuxième élément de réponse :
Le siège de Président revient de droit à un représentant des instances élues.
Le siège de Directeur des études et des programmes revient de droit à un représentant des universitaires.
Le siège de Directeur financier revient de droit à un représentant des entreprises.
L'université, elle, reste un établissement PUBLIC à caractère scientifique et culturel mais géré selon les règles du DROIT PRIVE des entreprises (comptabilité, achat et cession d'actifs, dépôt de
brevets et cession ou mise à disposition de ceux-ci à des tiers, etc ...).
Vous trouverez ci dessous le texte de l'intervention de François Bayrou sur le projet de réforme des Universités. Je vous ferai part de mes réflexions personnelles demain Samedi ou après demain Dimanche.
Début de citation :
Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, certains termes font fortune : il en est ainsi du mot « gouvernance » qui, depuis trois ou quatre ans, est mis à toutes les sauces. Je souhaite m’arrêter un instant non pas au mot lui-même mais à son complément : tantôt « gouvernance des universités », tantôt « gouvernance de l’Université ». La distinction entre les deux expressions, souvent absente du débat, est pourtant d’une très grande importance pour la société française et pour son histoire.
En effet, depuis cent cinquante ans, nous avons choisi d’organiser notre enseignement supérieur et notre recherche non pas en universités – au pluriel – mais en une université, qui est l’université française, l’université républicaine. Ce choix a des conséquences de haute portée puisque, notamment, il implique que nos diplômes universitaires aient un statut national, situation toute différente de celle des pays qui, ayant choisi le pluralisme des universités, délivrent des diplômes concurrentiels entre les différentes universités du pays.
Permettez-moi sur ce point, madame la ministre, d’amender l’un de vos propos. Vous avez dit dans votre intervention liminaire que, partout dans le monde, on proposait des lois de cet ordre, citant plus particulièrement l’exemple de l’Allemagne. Or, dans ce pays, c’est le contraire qui se passe.
L’État allemand cherche, à juste titre, face à des universités entièrement autonomes, à se doter d’un moyen à l’échelle nationale permettant de faire évoluer leur statut, chacune d’entre elles étant maîtresse chez elle et refusant d’évoluer.
De fait, une réflexion sur la gouvernance des universités serait pauvre si elle n’abordait pas la question de la gouvernance de l’Université, en portant notamment sur les types de diplômes, sur l’adaptation des formations aux étudiants, non pas en difficulté, mais, dirons-nous plutôt, non autonomes, ou encore – vaste sujet ! – sur la promotion de la recherche dans la sélection des élites françaises.
Ma deuxième remarque a également trait au thème de la gouvernance : les choix que vous proposez en la matière sont-ils les meilleurs ? Je prendrai, à cet égard, l’exemple de l’extrême concentration des pouvoirs entre les mains du président d’université. Ainsi que l’a fait remarquer à très juste titre le professeur Antoine Compagnon dans un récent article publié par Le Figaro, ces pouvoirs sont, aux États-Unis, répartis entre quatre fonctions autonomes et même étanches : celles de President, le président du conseil d’administration, de Provost, le responsable des études, de Dean of the faculty, le doyen de la faculté, et de Chief financial officer, l’homme des finances de l’université. Est-ce un choix juste et adapté à notre temps, que de réunir tous ces pouvoirs entre les mêmes mains ?
Le fait que j’ai entretenu, en ma qualité de ministre, de très bonnes relations avec la conférence des présidents d’université, ne m’empêche pas de penser que la question mérite d’être posée.
Vous avez argué du fait que les trois universités marseillaises avaient décidé de se regrouper pour constituer un grand ensemble comprenant 75 000 à 80 000 étudiants. Peut-on vraiment imaginer, madame la ministre, que le président d’un ensemble d’une telle dimension concentre tous ces pouvoirs ? Vous donnez, par exemple, aux présidents d’université la possibilité de distribuer des primes. Comment peut-on envisager sérieusement que cela puisse se faire dans une université d’une telle taille ?
Cette concentration absolue des pouvoirs n'est pas un bon choix – je le dis à propos de cette fonction, mais je pense également à d’autres…
D’autant que la question se pose de savoir si le mode d’élection des présidents d’université, qui va conduire à leur donner tant de pouvoirs, est vraiment juste et bon.
Il faut que cela soit dit à cette tribune, le choix d’une loi électorale avec prime de fait au collège des professeurs, n’aboutira à l’élection d’un président qu’à la suite d’ententes syndicales.
J’ai été le défenseur, pendant tout le temps où j’ai exercé les fonctions qui sont les vôtres aujourd’hui, madame la ministre, d’une bonne entente avec les syndicats, et même d’une confiance réciproque.
De là, cependant, à donner la totalité des pouvoirs dans un très grand nombre d’universités françaises, pluridisciplinaires notamment, à un homme élu par une coalition de syndicats, je m’interroge. Mais peut-être cela explique-t-il la discrétion, soulignée tout à l’heure par M. Goasguen, des oppositions au sein de l’université française ?
Cette concentration des pouvoirs soulève en outre – ce sera ma troisième et dernière observation sur ce sujet – des problèmes en termes de recrutement qui ne peuvent pas être éludés. En effet, si certaines universités monodisciplinaires s’accommoderont très bien de cette réforme et des nouveaux pouvoirs des présidents, je laisse à la représentation nationale le soin d’imaginer les difficultés que les universités multidisciplinaires vont, elles, rencontrer, avec toutes les conséquences néfastes que cela aura pour leur avenir.
L’idée de gouvernance pose décidément trop de questions auxquelles ce texte, mal inspiré et mal orienté, ne répond pas.
Fin de citation.
Rendez-vous sur le blog de Jean Daumont dont vous trouverez l'adresse dans la colonne de gauche intitulée "Allez-y".
Il vient d'y publier un article intitulé "Religion et Sexualité" particulièrement décapant avec des sources explicites que certains (autant chez les "calotins" que chez les "libertins") se sont bien gardés de nous donner en lecture ...
Allez, Allez! Plus vite que ça ... Quittez (momentanément!) ce blog que vous ne sauriez (plus) voir! (Quel tartuffe je fais, n'est-ce pas?) ...
Oui au service minimum dans l'Education Nationale!
Oui aux retenues effectives sur salaire quand on fait grêve!
Oui à la mise en place d'un gardiennage dans les établissements scolaires quand un mouvement de grêve risque de contraindre les parents qui travaillent à rester chez eux pour pouvoir garder leur mômes, risquant ainsi de perdre, eux, une journée de salaire!
Oui au délai de prévenance, en cas de grêve programmée, appliqué à chaque participant afin, précisément, de pouvoir organiser ledit gardiennage ...
Oui à la retenue sur salaire calculée sur les heures d'enseignement non effectuées. Sur une base de 18 heures de cours par semaine, 4 heures de cours non effectuées doivent impliquer une retenue sur 4/18e du salaire hebdomadaire.
Oui à la mise en place du salaire horaire pour les enseignants! Cela veut dire, très précisément : une heure de cours "vaut" 1/650e du salaire annuel ... Donc une heure de cours non effectuée vaut une retenue de 1/650e du salaire annuel ...
Mais cela veut aussi dire : pas de limitation du droit de grêve dès lors que le délai de prévenance permet d'organiser le gardiennage des enfants ...
Cette histoire de carte scolaire, c'est un peu la tarte à la crème ou l'hydre à plusieurs têtes selon que l'on soit "soft" ou "hard" sur le sujet.
Tout le monde sait de quoi il s'agit, au moins dans les grandes lignes ... Quand on gratte un peu, c'est beaucoup moins clair! Il y a, comme souvent, les non-dits et l'indicible ...
Je constate une chose : le peuple de France est profondément conservateur. Pourquoi? Je n'en sais rien mais c'est ainsi. Parmi ce peuple, les agents publics le sont encore plus. (Je le constate quotidiennement dans mon travail. C'est parfois un véritable fossé qui me sépare de beaucoup de mes collègues. J'en arrive parfois à me demander si nous parlons bien la même langue!). En se qui concerne le monde enseignant, c'est plus fort. Plus conservateur que le corps enseignant, tu meurs!...
De quoi s'agit-il? Quand des parents veulent assurer l'éducation de leurs enfants dans un établissement public d'enseignement, ceux-ci sont, automatiquement, affectés dans l'établissement qui relèvent de la carte scolaire. Les parents n'ont aucun choix possible. C'est un peu la même chose pour les demandeurs d'emploi vis à vis de l'Anpe. Ceux-ci sont gérés par telle ou telle agence locale selon leurs lieux d'habitation ou leurs métiers. Ils sont en quelque sorte soumis aux ordres du "système".
Bien entendu, si les parents ne sont pas contents, ils ont la possibilité de s'adresser à un établissement privé d'enseignement, sous contrat d'association, sous contrat simple ou sans contrat ... à condition d'en avoir les moyens financiers plus ou moins élevés.
Il s'agit de mettre un terme à cette contrainte qui consiste à mettre les parents au pied du mur en leur imposant un choix dont ils ne veulent obligatoirement : "C'est la décision de l'Administration ou bien le secteur privé!".
Je passe sur les justifications oiseuses que l'on entend ici ou là. Elles sont toujours ou presque toujours intellectuellement malhonnêtes.
Oui des parents qui veulent que leurs enfants soient affectés dans un autre établissement que celui relevant de la carte scolaire doivent pouvoir le faire sans aucune difficulté!
Oui les parents qui veulent envoyer leurs enfants dans un établissement privé d'enseignement sous contrat d'association doivent pouvoir le faire sans avoir à payer un euro de plus que s'il s'agissait d'un établissement public!
Attention cependant aux pièges! Car l'arme de la supression de la carte scolaire peut être à double tranchant ...
Autant il faut que les parents puissent choisir leur établissement, autant il ne faut pas que les établissements puissent choisir les enfants! C'est évidemment une autre paire de manche ...
Pourquoi les enseignants ne veulent pas, en règle générale (très fortement majoritaire même!) de la suppression de la carte scolaire? La raison en est toute simple.
1. Qui dit carte scolaire dit monopole d'affectation et donc absence totale de concurrence entre les établissements.
2. Les enseignants ne sont pas réellement managés par une hiérarchie locale. Le directeur d'école n'a pas de réel pouvoir sur chaque enseignant. J'ai même entendu cette aberration : "En tant que fonctionnaire nous sommes en quelque sorte propriétaire de notre poste"! Incroyable mais vrai ...
3. Les enseignants sont certes "inspectés" par des inspecteurs d'enseignement mais une fois tous les quatre ans en moyenne ... autant dire qu'ils font ce qu'ils veulent quand ils le veulent, comme ils le veulent... ou presque!
Face à une telle réalité, on comprend parfaitement que la plupart des enseignants n'ont aucune envie que ça change!
Or, si la carte scolaire est profondément assouplie dans l'immédiat puis supprimée à terme, il est bien évident que ces diktats émanant des enseignants vont, pour le moins, s'amenuiser ...
Attention cependant au revers de la médaille! Les parents doivent pouvoir conserver, de plein droit, la possibilité d'inscrire leurs enfants dans l'établissement relevant de la carte scolaire, c'est à dire proche de leur domicile sans que la direction de cet établissement puisse leur opposer une fin de non recevoir au motif qu'il n'y aurait pas de place. Faute de quoi, ce sont les enseignants qui ch
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