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    Eh, oui! En Mars 2008, quoiqu'en disent les journaleux de merde, le chômage A DIMINUE! J'insiste : DIMINUE!! Pour s'en convaincre, il suffit de prendre connaissance des chiffres publiés ... Des chiffres BRUT, bien évidemment. Pas des chiffres "corrigés des variations saisonnières". ...
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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Mercredi 30 avril 2008
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Eh, oui! En Mars 2008, quoiqu'en disent les journaleux de merde, le chômage A DIMINUE! J'insiste : DIMINUE!!

Pour s'en convaincre, il suffit de prendre connaissance des chiffres publiés ... Des chiffres BRUT, bien évidemment. Pas des chiffres "corrigés des variations saisonnières".

Combien y a t-il de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE, toutes catégories confondues?
En Mars : 3.511.595
En Février : 3.571.452 ...
Soit 59.857 inscrits de moins ...

Et dans la seule catégorie 1?
En Mars : 1.905.264
En Février : 1.964.381
Soit 59.117 inscrits de moins ...

Et dans le total "catégorie 1+2+3"?
En Mars : 2.461.649
En Février : 2.546.468
Soit 84.819 de moins ...

Et dans les seules "catégories 6+7+8" (activité réduite de plus de 78 heures dans le mois)?
En Mars : 611.752 inscrits
En février : 593.802
Soit 17.950 de plus ...

Très schématiquement, on peut donc dire qu'une faible partie (21%) a retrouvé un emploi "en activité réduite" tandis que le reste a retrouvé un emploi "en activité pleine" ...

Ces chiffres, bruts,  sont corroborés par l'examen du nombre de demandeurs d'emploi de longue durée, en diminution nette, lui aussi, en Mars comparativement à Février ...
Le constat est le même si on compare le volume des entrées, en catégorie 1, dans le courant du mois de Mars (317.251) comparativement au mois de Février (322.652).

Depuis le temps que je vous dis, que je vous répète, que je vous martèle que nous avons, en France, des journaleux de merde et non pas d'authentiques journalistes, vous allez bien finir par me croire ...
Dimanche 27 avril 2008
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Jean Daumont me demande d'apporter des précisions sur les statistiques du chômage dont on parle plus ou moins abondamment.
Je vais bien volontiers m'y employer ci-après ...

1. Il y a 8 catégories officielles de demandeurs d'emploi, numérotées de 1 à 8 ... Il y en a, en réalité, 12! Voire même 13 ... (Aïe!, aïe! aïe!, ce nombre porte malheur!).
Aux 8 catégories que vous connaissez plus ou moins (plutôt moins, voire très moins, que plus!), il convient d'en ajouter 5 autres qui apparaissent de plus en plus souvent dans les chiffres fournis sans êtres péalablement définies réglementairement.

2. A chaque fois que de nouvelles catégories apparaissent, c'est TOUJOURS dans le seul but de minorer une "catégorie" bien précise : la catégorie 1. C'est à dire la catégorie des personnes à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée, sans emploi au moment de leur inscription, et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures le mois précédent ... Vous n'avez pas tout compris? N'allez surtout pas en déduire que vous êtes idiot! Vous vous dévaloriseriez inutilement ...

3. La nouvelle mouture de la catégorie 1, c'est la catégorie 1 "dure de chez dur". D'après le Bureau International du Travail, organisme qui est rattaché à l'ONU, si on a travaillé ne serait-ce que une heure le mois précédent, on n'est pas chômeur! C'est comme ça ... ce n'est pas moi qui le dit, c'est le BIT (la BITE sans "E" et avec un seul "T", histoire ne mieux nous baiser?). Passons ... c'est trop affigeant pour s'y étendre. Les journaleux de merde s'y emploient, eux. C'est bien suffisant!

4. Bien entendu, dans la rubrique "dure de chez dur", il y a la même chose pour la catégorie 2 (recherche exclusive d'un temps partiel) et pour la catégorie 3 (recherche exclusive  de contrat saisonnier, CDD ...). En voilà donc trois de plus que les huit habituelles.

5. Mais, vous devez ajouter aussi la "catégorie" des dispensés de recherche d'emploi ... Si vous lisez mon blog (et ne me dites pas que ce n'est pas vrai  puisque c'est exactement ce que vous êtes en train de faire en ce moment!), vous lisez aussi d'autres médias. On parle de plus en plus souvent de cette "catégorie" de dispensés de recherche d'emploi ... Elle n'apparait pas au stade des définitions statistiques mais elle est belle et bien réelle dans les chiffres fournis dans la littérature spécialisée (seulement spécialisée!). Vous en enetendez de plus en plus souvent parler car il est question de la supprimer ... Mais oui! Si on supprime la dispense de recherche d'emploi, on supprime aussi la "catégorie" ...

6. PROBLEME! Gross problèm! Ach so! Ils sont tout de même plusieurs dizaines de milliers! Si on supprime la catégorie, on réintègre de fait ces dizaines de milliers de "dispensés" dans les statistiques! Ca "augmente" le chômage! Merde, alors! C'est pas ça qu'on veut! On veut qu'il diminue ce maudit chômage ... pas qu'il augmente!
Ben, oui, mais ... Faut quand même qu'on s'occuppe des "seniors" ... or, tous les seniors ne sont pas des dispensés de recherche d'emploi mais tous les dispensés de recherche d'emploi sont des seniors!  Or, quand on est dispensé de recherche d'emploi, on n'est pas tenu de pointer (c'est le but de la manip!), on est pas convoqué (c'est techniquement impossible pour nous, ah gent de l'Anpe) et, patatras, on intègre pas le suivi mensuel ... De fait, l'Anpe ne s'occupe plus de ces dispensés, ce qui est tout de même la moindre des choses, il faut bien le reconnaitre (on a déjà assez à faire avec ceux qui recherchent vraiment, on ne va tout de même pas s'occuper, en plus, de ceux qui déclarent qu'ils ne recherche pas d'emploi!)!

7. Vient aussi la "catégorie" des emplois "aidés" (les CIE, les CAE, les CA ... Ne vous attardez pas à assimiler tout ça!). Ils travaillent plus de 78 heures par mois ... Selon le principe énoncé au tout début de l'article, ils devraient apparaitre dans les catégories 6, 7 et 8 ...  Sauf que, quand on a créé ces emplois "aidés", il n'y avait pas de catégories 6, 7 et 8! Elles sont venues après ... c'est Titine Aubry, la socialiste qui veut, elle aussi, devenir Prédidente (c'est une manie chez les socialistes : dès qu'ils ont du galon, des étoiles ou des barettes, ils veulent devenir Président!) qui les a créées, ces catégories-là !  Pour les faire sortir de cette maudite catégorie 1 dans laquelle ils étaient, à l'époque, presque tous, on les a mis en catégorie 5 ... et on les y a laissé! 

8. C'est vraiment, vraiment compliqué ... Tout ça pour camoufler, d'une manière ou d'une autre , le volume, bien réel, de cette cent mille maudite catégorie 1! Et qu'on ne viennent pas me dire que c'est Sarko qui est responsable de ça! Parce qu'alors, pour le coup, je me fâche tout rouge! Les socialistes, dans le genre "tenue de camoufflage", sont champions toutes catégories. Du temps de Bérégovoy, celui qui s'est flingué d'une balle dans la tête, (Un Premier Mai, s'il vous plait! C'est plus chic quand on est de gauche!), ils n'avaient rien trouvé de mieux que de les faire entrer dans des stages de formation, par CENTAINES DE MILLIERS, afin, toujours la même lubie, de les faire sortir de cette même maudite catégorie 1!

9. Et si on osait, enfin, regarder la réalité en face? Si on avait, enfin, le courage, de cesser de mettre en oeuvre tous ces trucs et ces machins pour ne pas voir ce qu'il faudra pourtant bien voir ...
Lundi 21 avril 2008
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Jacques Lamauragne, désormais fidèle contradicteur, me demande d'être plus précis dans mon appréciation sur le nouveau dispositif de contrôle de la recherche d'emploi ...

C'est donc bien volontiers que je l'être.

Cela fait plus de 14 ans que j'exerce dans cette établissement public qui s'appelle "Agence Nationale Pour l'Emploi (ANPE)". Je commence, on voudra bien me croire sans trop barguigner, à en connaitre pas mal de ficelles ... mais aussi quelques cordes, de quoi en remplir un sac!

Que savons nous du dispositif actuellement en vigueur relatif aux obligations des demandeurs d'emploi? Cela tient en quelques idées simples ...

1. N'importe qui peut s'inscrire comme demandeur d'emploi. Il n'est pas nécessaire de ne pas avoir d'emploi. Il suffit d'en rechercher un. C'est tout ... ou presque!
2. Il faut, par contre, être engagé, tous les jours, dans des démarches actives de recherche de l'emploi souhaité. Cela me parait parfaitement normal. En clair, il faut être "dedans" ou "dehors" mais sûrement pas "dedans" (administrativement) tout en étant "dehors" (intellectuellement), autrement dit "avoir l'esprit ailleurs qu'à la recherche de l'emploi pour lequel on s'est inscrit".

Tout ce que j'ai pu vivre professionnellement peut se résumer à deux idées simples. Tout d'abord, quand on cherche un boulot, on finit par trouver quelque chose! Pas forcément aussi bien payé que celui que l'on vient de perdre ... C'est là que le bât blesse! Ensuite, toute coercition du style "Vous prenez cet emploi sinon vous allez être radié" ne fonctionne pas. Tout simplement parce que cette démarche n'a aucun sens. A chaque fois que l'on a tenté de la mettre en oeuvre, ça a capoté ...  Il est en effet extrèmement facile d'obtenir que l'employeur ne concrètise pas la période d'essai, ou, même si c'est un peu plus long, obtenir du tribunal administratif qu'il annule la décision  de radiation ...

Ce qui est, par contre, plus facile à mettre en oeuvre, c'est la radiation sanction pour actes manifestement insuffisants de recherche d'emploi. Il s'agit alors d'un faisceau d'éléments qui conduisent à penser raisonnablement que le demandeur inscrit n'entreprend manifestement pas de démarche susceptible d'aboutir à la reprise d'emploi.

Quels sont les obstacles?

J'en vois au moins cinq.

1. La trop longue durée de l'indemnisation. Elle atteint, dans bons nombres de cas TROIS ans, voire CINQ ans ... Ce n'est pas avec de tels "pansements" que l'on a  de sérieuses chances de résoudre le problème!
2. L'ANPE n'est toujours pas, collectivement, capable de prendre en charge les demandeurs d'emploi d'une manière authentiquement dynamique. Aujourd'hui encore, une nette majorité d'agents ne vient pas à l'Anpe pour aider les demandeurs d'emploi à trouver un emploi satisfaisant mais pour devenir fonctionnaire (ou quasiment tel). Je pourrais citer une kyrielle d'exemples personnellement vécus. Dont certains proprement MONSTRUEUX, IGNOBLES, ABJECTS ... Un très long article serait nécessaire pour en faire une liste sommaire. Je n'envisage même pas la longueur de la liste exhaustive ...
3. Le concept même de contractualisation des rapports entre le conseiller de l'emploi et le demandeur ne pénètre pas, loin s'en faut, l'esprit des premiers, dont c'est pourtant la fonction que de faire le premier pas.
4. L'invraisemblable lourdeur administrative du fonctionnement de la "machine" ... A l'Anpe, c'est simple : quand on a le choix entre deux solutions, la "simple" et la "complexe", on choisit toujours la complexe! Jamais la simple! Par exemple, 150 positions de définition de métier (le ROME) suffisent amplement ... Nous en avons plus de 450! Avant 1990, il y en avait plus de 900 ... Notamment celle, ne riez pas!, de "caporal chel spécialiste de l'Armée de Terre", itou pour l'Armée de l'Air ... Par contre, nous étions incapables de discriminer les différents spécialistes (alors que c'est sans doute le seul vrai critère qu'il faut retenir!). Comme un malheur n'arrive jamais seul, il a fallu au moins quatre longues années pour changer l'ancien ROME par le nouveau : on n'arrivait pas à le faire rentrer dans l'informatique! En vertu de la loi dite "des emmerdements maximums", maintenant que nous en avons 450 environ, on s'apprète à nous en rajouter près de 150 supplémentaires sans envisager le moins du monde d'en supprimer au moins autant ...
5. La culture interne n'étant pas à l'aide et donc, primitivement, à l'écoute du demandeur, il s'ensuit une relation "administrative" débouchant sur un laisser aller ou sur le conflit ... Autrement dit sur deux écueils également dangereux ...

A chaque fois que l'Anpe a voulu s'orienter, sur injonction extérieure le plus souvent, vers une logique de coercition, à CHAQUE FOIS, elle s'est plantée! Je vois mal au nom de quelle "règle" non écrite, il en irait différemment cette fois-ci ...
Prenons l'exemple qui va, à mon avis, entrer dans les annales.
On nous a récemment (environ deux ans en arrière) demandé de "romer" (définir le métier du demandeur) sur la base de l'emploi perdu ... En première analyse, c'est la solution "évidente" car il semble raisonnable d'estimer que le demandeur d'emploi aura plus de chance d'être reclassé dans son métier perdu plutôt que dans un autre ....
On oublie juste deux ou trois petites choses ...
1. Juridiquement, c'est le demandeur d'emploi qui sollicite le concours du Service Public de l'Emploi pour l'aider à retrouver UN emploi. Ce n'est donc pas le Service Public de l'Emploi qui impose quoique ce soit à qui que ce soit hormis l'obligation "primaire" d'entreprendre des recherches d'emploi.
2. Si on impose à un demandeur d'emploi de se lancer sur telle piste plutôt que sur une autre, ce dernier est en droit d'exiger que l'ANPE s'engage à fond sur la piste en question en y mettant les moyens adéquat (ce n'est pas une affaire de quantité mais plutôt une affaire de qualité). Disons le clairement, l'Anpe n'est pas capable ni de prendre de tels engagements (ça ne fait pas partie de sa culture) et encore moins de les respecter (elle n'a pas, collectivement, les compétences appropriées et encore moins les moyens financiers de s'engager en assumant les conséquences de l'échec possible de la démarche ...
3. Par définition, le "marché du travail" est un marché, c'est à dire un "lieu" où se rencontrent non pas des "offres d'emplois" et des "demandes d'emplois" mais plus simplement des offres de compétences (les "demandes" d'emploi) et des demandes de compétences (les "offres" d'emploi). Confier à une structure administrative, profondément pénétrée de sa culture de fonctionnaires et imbue de son "autorité", la mission de faire se rencontrer ces offres et ces demandes de compétences est tout simplement absurde voire franchement ridicule ... Aussi absurde que de vouloir demander à l'Administration des Impôts de réguler l'économie générale du pays! Elle s'y risquera mais elle échouera ...C'est une certitude!
On régulera pas des relations économiques par des méthodes administratives. Autrement dit, pas avec des kilomètres de lois et de décrets ... On sait que ça ne marche pas!

Bien plus sage est la méthode que j'emploie quotidiennement.
1. J'enregistre la demande d'emploi telle que l'exprime le demandeur en m'assurant que nous nous comprenons bien, lui et moi (afin de "codifier" correctement).
2. Je lui fais part de ma connaissance du marché ...
3. Je lui dit clairement que lorsque l'on est demandeur d'emploi, depuis l'origine, l'accès à la formation n'a jamais été un droit. Le demandeur d'emploi est libre d'exprimer ses SOUHAITS de formation. La puissance publique qui finance est libre, elle, parce c'est elle qui paie, de donner suite  ... ou pas!
4. Sur cette base, le dialogue s'engage. La NEGOCIATION commence!
Pour cela, il faut être rompu à la discussion, et avant ça, à l'analyse objective d'une situation ... Les "oukazes" ne servent à rien! C'est en ce sens que toutes les contraintes "administratives", les menaces de radiations entre autres sont, par nature inéfficaces!
 


Lundi 14 avril 2008
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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S'agit-il du "marronnier" journalistique de printemps (un évènement dont on reparle inlassablement, chaque année, tel le fleurissement des maronniers ...) ou bien d'une chataigne électrisée au milieu de sa bogue couverte d'épines?

Toujours est-il que l'on parle à nouveau du contrôle de la recherche d'emploi des chômeurs ...

Voici ce qu'on lit dans Les Echos ...

Début de citation :

Ménagés pendant les six premiers mois d'inactivité, les demandeurs d'emploi verront la pression s'accroître s'ils s'installent trop durablement dans le chômage. C'est, en tout cas, l'esprit du projet devant être discuté, à partir de jeudi, entre le ministère de l'Emploi et les partenaires sociaux, à l'occasion de rencontres bilatérales sur la réforme de l'assurance-chômage.

Très sensible, le texte va certainement évoluer jusqu'à sa présentation officielle, prévue pour la conférence tripartite du 6 mai sur l'assurance-chômage. D'autant qu'une réunion interministérielle a lieu mercredi. Mais la logique d'ensemble est donnée. Le dispositif s'inspire beaucoup de ce qui existe ailleurs en Europe, notamment en Allemagne. Comme annoncé par Nicolas Sarkozy, il prévoit que les chômeurs voient leurs allocations suspendues (quinze jours ou plus) ou réduites (de 20 % et au-delà) dès lors qu'ils refusent au moins deux offres « valables » d'emploi (OVE). Aujourd'hui, des sanctions peuvent être légalement prononcées dès le premier refus. Mais cela n'est jamais le cas, les agents étant réticents à supprimer les allocations de publics déjà en difficulté.

Appliquer la loi

Tout l'enjeu réside dans ce que le gouvernement entend mettre derrière le concept d'OVE et c'est en cela que le texte est le plus instructif : pendant les six premiers mois, le chômeur serait tenu d'accepter tout emploi en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, etc., sans que ceux-ci donnent lieu à des critères chiffrés. C'est, à peu de choses près, ce qui existe déjà aujourd'hui.

Mais la donne changerait radicalement au bout de six mois. Ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré, par exemple, au moins 70 % de son salaire antérieur. Ces données objectives encourageront les agents de l'emploi à appliquer la loi, espère le gouvernement, ce qui est rarement le cas aujourd'hui : « seuls » 1.500 chômeurs sont radiés des listes de l'ANPE, chaque mois, pour refus d'emploi, a indiqué jeudi Christian Charpy, directeur général de l'agence.

Ces obligations seraient formalisées sous la forme d'un contrat entre le chômeur et le nouvel opérateur issu de la fusion ANPE- Assedic. Il ressemble, à s'y méprendre, à la convention d'aide au retour à l'emploi (Care) qui avait été négociée en 2000 par les partenaires sociaux, sans jamais être appliquée. Il supposerait que le demandeur d'emploi n'ayant pas obtenu les droits prévus dans son contrat (formation, entretiens renforcés...) dispose d'un droit de recours. En clair, un chômeur qui n'aurait pas reçu le suivi promis au début de son parcours ne pourra pas se voir priver de ses allocations.

Le dispositif pourrait être rattaché au projet de loi de modernisation de l'économie ou, plus probable encore, faire l'objet d'un projet de loi à part entière, en commun avec l'emploi des seniors.

LUCIE ROBEQUAIN

Fin de citation. 

Pour ce qui me concerne, tout ce qui ressemble à une relation contractualisée entre l'Anpe (et donc ses agents dont je suis) et les personnes à la recherche d'un emploi obtiendra mon soutien inconditionnel. A condition que le contrat ne soit pas léonin, évidemment.

Lundi 14 avril 2008
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Veuillez trouver ci dessous une dépêche d'agence qui apporte quelques éclairages ...

Début de citation :

Christian Charpy, actuel directeur général de l'ANPE, sera le directeur général de la nouvelle institution résultant de la fusion ANPE-Assédic (dénommée pour l'heure "France Emploi") , selon les informations de l'AEF. Dans un premier temps, un décret du président de la République, pris après avis du conseil de l'instance nationale provisoire chargée de préparer la mise en place de la nouvelle institution, va nommer Christian Charpy délégué général de cette instance dite "de préfiguration". La CFDT et le Medef ont "levé leur veto" à cette nomination, indique-t-on.

Initialement annoncée pour la mi-mars, la mise en place du conseil de cette instance va maintenant s'accélérer après avoir été retardée par le conflit entre le Medef et l'UIMM sur la question des mandats patronaux et la démission du président de l'Unédic, Michel de Virville, en raison de "l'affaire UIMM". Pour débloquer la situation, la partie patronale pourrait constituer une délégation provisoire.

Le conseil exécutif du Medef réuni ce lundi 14 avril 2008 doit choisir les représentants patronaux à l'Unédic et également à l'Agirc.

Le délégué général de l'instance nationale provisoire doit notamment négocier la convention collective applicable aux agents du nouvel opérateur, les conditions de reclassement des personnels des services de recouvrement de l'Unédic et, avant le 31 décembre 2008, la convention fixant les modalités de mise à disposition des biens de l'Unédic vers la nouvelle institution. Le délégué général de cette instance provisoire sera directeur général de l'opérateur unique par la suite.

Par ailleurs, Bercy a lancé le 11 mars dernier un appel d'offres "pour la création du nom et la conception de l'identité visuelle" du nouvel opérateur unique.

Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, a également chargé Jean-Marc Boulanger, Igas (inspecteur général des affaires sociales) et ancien délégué adjoint à l'emploi et à la formation professionnelle, d'une mission d'appui à la mise en oeuvre du futur opérateur du SPE (service public de l'emploi) issu de la fusion ANPE-Assédic. Cette mission s'appuie sur un groupe de travail composé de personnalités qualifiées, d'élus et de représentants du monde économique et du monde associatif.

LE PARCOURS DE CHRISTIAN CHARPY

Christian Charpy, 48 ans, conseiller référendaire de première classe à la Cour des comptes, a été nommé directeur général de l'ANPE en avril 2005. Il était auparavant, depuis octobre 2003, conseiller social au cabinet du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin.

Ancien élève de l'ENA (École nationale d'administration), il était auparavant et, depuis juillet 1998, président de l'Agence française du sang, devenue EFS (Établissement français du sang) en juillet 2000. De juillet 1995 à juillet 1998, Christian Charpy a dirigé RFI (Radio France International). De 1993 à 1995, il a été successivement conseiller budgétaire de Simone Veil, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville puis directeur de cabinet de Philippe Douste-Blazy, ministre délégué à la Santé.

Fin de citation.
Lundi 14 avril 2008
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Christian Charpy, actuel Directeur Général de l'Anpe, sera, selon toute vraisemblance, nommé à la tête de l'Instance de Préfiguration qui est appelée à devenir le future organisme unifié résultat de la fusion de l'Anpe et des Assedic ...

Je m'en réjouis!

J'ai clairement marqué ma totale approbation de ce processus de fusion. A dire vrai, je ne suis pas encore rassuré. Je crains une sorte de machin hybride incapable de fonctionner correctement.

Christian Charpy est, à l'opposé de son prédécesseur, un homme de l'Etat, un "politique".
Dans le contexte actuel, il est hautement souhaitable que le personnel de l'Anpe soit rassuré quant à son avenir ... La nomination de Christian Charpy à la tête de l'instance dite de préfiguration a plusieurs significations convergentes :
1. C'est l'Anpe qui absorbe le réseau opérationnel des Assedics et non les Assedics, organisme de droit privé, qui absorbent l'Anpe ...
2. Le nouvel organisme fonctionnera bien, cependant, selon les règles COMPTABLES du droit privé et non selon celles, ingérables (cf la "réforme de l'Etat!), voire imbittables, du droit public.
3. Les pouvoirs publics envoient un signal fort à ... tout le monde! C'est la puissance publique qui va mener le bal de la fusion. Pas les "partenaires sociaux" qui ne représentent guère plus qu'eux mêmes.
4. Les règles futures étant celles du droit privé, c'est l'efficacité dans la gestion qui va gagner. Finie l'invraisemblalble gabegie de l'argent public ... Je reste lucide : ce résultat ne sera atteint que beaucoup plus tard. La "bête" bouge encore ... mais je n'irai pas jusqu'à écrire que "le ventre est encore fécond d'où peut sortir la bête immonde" (Bertold Brecht). Il ne faut quand même pas exagérer ...
5. La puissance publique conservant le contrôle du nouvel ensemble, c'est bien la logique du service public qui primera, loin, très loin de l'esprit de lucre qui a, malheureusement, commencé à pervertir les Assedics ...

Bref! Pour l'heure, que du beau, du bon, du bonheur!
Lundi 7 avril 2008
publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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J'ai sous les yeux une sorte de schéma qui traite du niveau financier d'intervention de la puissance publique dans le processus de mise en oeuvre du contrat dit "Contrat Initiative Emploi" (CIE).

Tout d'abord un bref rappel des faits ...

Le CIE, c'est un truc qui a d'abord été inventé par les socialistes ... Ca s'appelait "Contrat de Retour à l'Emploi" (CRE). C'était dans les années 1988, 1990 (je crois ...). Depuis, Chirac est passé par là ... Il a trouvé que c'était une bonne idée. Il l'a donc récupérée en la baptisant "CIE", remplaçant le "retour" par "l'initiative", supposée être plus dynamique ... Depuis, les socialistes sont revenus au pouvoir mais, de guerre lasse, ont conservé le nom. ...

Le CIE, c'est destiné à aider les demandeurs d'emploi moins voire peu compétitifs à retrouver un emploi grâce au versement à l'employeur d'une prime destinée à compenser l'insuffisante productivité supposée du demandeur eu égard au salaire qu'il lui verse lequel doit être le même que celui versé à un autre salarié exerçant les mêmes fonctions.

Vous avez du mal à suivre? Déjà? Attendez la suite! C'est pas piqué des vers ni des hannetons ...

Le plus élémentaire bon sens voudrait que l'on fasse CONFIANCE à l'Anpe, chargée de la mise en oeuvre de la "mesure", quitte à la juger a posteriori et à la sanctionner, avec sévérité s'il le faut, en cas de mauvais usage manifeste de l'outil de placement mis ainsi à sa disposition pour aider au placement des publics difficiles ...

C'est compter sans la perversité des gens qui conçoivent ces outils et qui sont, par nature, incapables de faire confiance à qui que ce soit!

Il arrive donc ce qui doit arriver ... Une espèce de machin, totalement dénué de toute opérationalité, difficilement appliquable voire purement et simplement "inappliquable à bon escient" ...

Il faut d'abord définir "le parcours de retour à l'emploi", c'est à dire la distance qui sépare le demandeur d'un retour à l'emploi rapide (inférieur à trois mois) ...

A partir de maintenant, les pourcentages dont je vais parler sont définis par rapport au SMIC horaire (8,44 euros de l'heure).

On a trois parcours au choix, selon le jugement que nous portons sur la "distance" ...
Vient ensuite la notion de "territoire" ... Il existe une sorte de carte des "territoires" définis à la rue près ... (telle rue en fait partie, telle autre pas!).

Est pris en compte l'effort de l'entreprise pour faciliter le retour à l'emploi du postulant ...

Vient ensuite la contribution personnelle de la Région (pour moi, l'Ile de France) ...

Puis la prise en compte de régime d'indemnisation du demandeur ... (Assedic d'une part ou autre chose pouvant être rien d'autre part).

Et vous vous dites que c'est très simple ... Que c'est même lumineux ...

Je ne vais pas entrer dans les détails. Sachez simplement que le croisement de tous ces critères nous fait arriver à pas moins de 30 cas de figure différents!

Preuve, s'il en était besoin, qu'il devient vraiment urgentissime de réformer l'Etat!
Samedi 8 mars 2008
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Il y a, à l'Anpe, environ 27.000 agents. Ils se partagent, d'une manière non uniforme (sic!), environ 658 millions d'euros de masse salariale ... Pas la peine de faire la moyenne, cela n'a aucun sens!

Il y a, aux  Assedics, environ 15.000 agents. Ils se partagent, d'une manière non uniforme (sic!) environ 528 millions d'euros de masse salariale ... Pas la peine de faire la moyenne, cela n'a aucun sens!

Par contre, on peut dire sans risque que si les salaires des agents Anpe étaient répartis selon la même grille, ces agents devraient se répartir une masse salariale de 950 millions d'euros ... au lieu des 658 millions d'euros!

Comment peut-on expliquer ce phénoménal phénomène?

Je vous propose plusieurs hypothèses de travail ...

1. Les agents Assedics travaillent 1,44 fois plus que les agents Anpe. Ils sont donc payés 1,44 fois plus que les agents Anpe. C'est l'application du principe "travailler plus pour gagner plus".
Cependant, les agents Assedics cessent de recevoir le public à 16H00 alors que les agents Anpe cessent, eux, à 17H00.

2. Les agents Assedics travaillent dans le secteur privé alors que les agents Anpe relèvent, eux, du secteur public. 
Cependant, les salaires du secteur public, c'est, désormais, assez bien établi sans grande contestation sérieuse, sont plutôt supérieurs aux salaires du secteur privé. Je dis bien "plutôt" pour marquer qu'ils sont assez proches.

3. Les agents Anpe sont servis par l'Etat tandis que les agents  Assedics se sont servis sur les cotisations des assurés ...

Quelle est la bonne explication?
Jeudi 10 janvier 2008
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Il s'agit, vous l'aurez deviné, de Christian Charpy, Directeur Général de l'Anpe, de Annie Thomas, Présidente de l'Unedic (CFDT) et de Jean Luc Bérard, Directeur Général de l'Unedic ...

 

 

Documents pour information

Travaux du Sénat

Mardi 18 décembre 2007

- Présidence de M. Nicolas About, président -

Emploi - Réforme du service public de l'emploi - Audition de M. Christian Charpy, directeur général de l'agence nationale pour l'emploi (ANPE)

Puis la commission a procédé à l'audition de M. Christian Charpy, directeur général de l'agence nationale pour l'emploi (ANPE), sur le projet de loi n° 141 (2007-2008) relatif à la réforme du service public de l'emploi.

M. Christian Charpy, directeur général de l'ANPE, a souligné que le projet de loi engage la réforme du service public de l'emploi, qui sera réorganisé autour de deux nouvelles instances : un conseil national de l'emploi regroupera l'ensemble des intervenants de la politique de l'emploi et sera chargé de rendre des avis et de proposer des orientations. Une nouvelle structure, jusqu'à présent dénommée, faute de mieux, « institution nationale visée à l'article L. 311-7 du code du travail », rassemblera l'ensemble des services opérationnels des Assedic et de l'ANPE. Il s'agira d'une structure sui generis, puisqu'elle disposera d'un mode de gestion privée (comptabilité d'entreprise, conventions d'entreprise) et d'un conseil d'administration où l'Etat sera prépondérant - le directeur général sera, par exemple, nommé en conseil des ministres. Ce nouveau service de l'emploi aura trois objectifs principaux : simplifier le parcours des demandeurs d'emploi, redéployer les moyens pour renforcer l'accompagnement des publics les plus en difficulté et étoffer l'offre de services.

Mme Catherine Procaccia, rapporteur, s'est interrogée sur la signification des récentes grèves à l'ANPE. Les personnels s'inquiètent-ils de l'évolution de leur statut, du devenir de leur mission ou de l'opportunité de la fusion ? L'intégration des services d'orientation de l'association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) au nouveau service public de l'emploi avait par ailleurs été envisagée : pourquoi cette option n'a-t-elle pas été finalement retenue ? Enfin, il est singulier que les collectivités territoriales soient écartées du nouveau dispositif.

M. Christian Charpy a rappelé que les dernières grèves n'ont obtenu le soutien que de 10,72 % des personnels, ce qui est largement inférieur aux grèves précédentes. Cette situation révèle à son sens que le projet de réforme est globalement accepté par les salariés de l'ANPE. Ceci étant, ces derniers nourrissent plusieurs inquiétudes. Ils sont avant tout préoccupés par l'évolution de leur statut : celui-ci sera-t-il toujours public ? Seront-ils obligés d'abandonner l'ancien statut ? Quelles garanties auront-ils concernant leur retraite, leur mobilité et leur indépendance ? Comment seront gérés les deux statuts distincts dans la même structure ? Compte tenu de ces interrogations et malgré l'alignement prévu sur le meilleur statut, on peut penser que 40 % à 80 % des salariés opteront pour le statut commun résultant de la fusion. Il est impossible d'espérer un taux de 100 %, car de nombreux salariés sont en fin de carrière et n'ont donc aucun intérêt à changer de statut. Il a indiqué préférer que la convention collective applicable au personnel de la nouvelle institution soit négociée au niveau de la branche, ce qui aurait pour effet de réduire le nombre d'interlocuteurs syndicaux.

S'agissant de l'intégration des services d'orientation de l'Afpa, des expérimentations locales sont déjà en cours, par exemple à Toulouse, où une plate-forme rassemble les services de l'ANPE, de l'Assedic et de l'Afpa. Ceci étant, même si les expériences menées sont encourageantes, il ne faut pas se précipiter, car la fusion des Assedic et de l'ANPE constitue déjà un projet d'envergure difficile à réaliser.

En ce qui concerne la place des collectivités territoriales, il est logique que celles-ci s'étonnent de ne pas être présentes dans le conseil d'administration de la nouvelle structure, étant donné leur rôle croissant dans la politique de l'emploi. Cependant, elles siégeront au conseil national de l'emploi. Cette situation n'est pas figée et pourra évoluer en fonction de l'implication et de la demande des collectivités territoriales.

M. Louis Souvet a salué l'enthousiasme du directeur général de l'ANPE, qu'il a comparé à la réticence apparente de l'Unedic, qui conduit à douter de sa volonté de mener à bien cette fusion.

Mme Brigitte Bout a fait observer que les demandeurs d'emploi vivant en zone rurale doivent parfois effectuer de longs trajets pour se rendre dans une agence locale pour l'emploi et s'est inquiétée de la qualité de couverture du territoire qui résultera de la fusion, craignant qu'elle ne conduise à la fermeture d'agences

Mme Gisèle Printz a souhaité savoir quelles améliorations concrètes le nouveau service apportera aux demandeurs d'emploi.

Mme Sylvie Desmarescaux s'est interrogée sur l'avenir des maisons de l'emploi : quelle sera leur place dans le nouveau dispositif ?

Rappelant que les missions locales participent également au service public de l'emploi, M. Marc Laménie a indiqué que la mission présente dans sa commune n'a qu'une activité réduite et a regretté que l'efficacité de ces structures ne soit pas mieux évaluée.

Mme Annie Jarraud-Vergnolle a souhaité que la fusion débouche sur une meilleure prise en charge des demandeurs d'emploi : l'objectif semble être que chaque conseiller soit responsable du suivi de seulement trente demandeurs d'emploi. Or, le chiffre actuel est infiniment supérieur à trente. Quels seront les moyens déployés pour parvenir à ce résultat ?

Mme Annie David s'est étonnée que le droit privé et les modes de gestion privée prennent une telle importance dans le nouveau service public de l'emploi. Faut-il en conclure que ce service n'aura de public que le nom ?

M. Christian Charpy a déclaré comprendre l'appréhension de l'Unedic vis-à-vis de la fusion. Depuis cinquante ans, les partenaires sociaux ont géré l'assurance chômage, dans de bonnes conditions qui plus est, et ils ont donc le sentiment d'être dépossédés d'une structure qu'ils ont jusque-là correctement pilotée. Il faut saluer les avancées des dernières années et, compte tenu de la situation, le bon esprit avec lequel ils s'engagent dans la négociation.

S'agissant de la couverture du territoire, celle-ci ne sera pas moins bonne à la suite de la fusion, le ministre, Christine Lagarde, l'a clairement indiqué. Il existe actuellement 1 600 sites nationaux relevant de l'un et l'autre réseaux. Seuls ceux qui sont géographiquement très rapprochés seront fusionnés par simple souci de bon sens et de rationalité. Par exemple, Paris dispose de quarante agences ANPE et de vingt agences Assedic. Il semble possible de fermer certaines agences sans pour autant remettre en cause l'accessibilité du service public de l'emploi à Paris.

Les améliorations concrètes apportées par la fusion seront les suivantes : un interlocuteur unique pour le demandeur d'emploi, qui pourra traiter l'ensemble des questions (placement, droits, simulations), une simplification des parcours grâce à la fusion des fichiers et un accompagnement renforcé (un conseiller pour trente demandeurs, au lieu d'un pour soixante actuellement). Cette évolution sera facilitée par la reconversion de certains agents des Assedic. En outre, le départ à la retraite d'environ 3 000 agents des Assedic d'ici à quatre ans permettra de recruter de nouveaux personnels spécialisés dans l'accompagnement ; au total, le nouveau service public de l'emploi devrait bénéficier de 5 000 à 7 000 agents supplémentaires affectés à l'accompagnement des demandeurs d'emploi.

En ce qui concerne les maisons de l'emploi, les engagements pris par l'ANPE seront tenus, malgré la difficulté que représente la mise à disposition de personnels. Une évaluation des maisons de l'emploi sera effectuée afin d'identifier celles qui fonctionnent et celles qui rencontrent des problèmes importants. Ceci étant, la nouvelle structure ne devrait pas bouleverser le fonctionnement des maisons puisque chaque organisation conservera un rôle distinct : le service public de l'emploi restera le premier interlocuteur obligatoire des demandeurs d'emploi et la maison de l'emploi continuera de regrouper les acteurs locaux de l'emploi dans leur diversité, notamment les collectivités territoriales.

Enfin, il apparaît nécessaire de clarifier le statut juridique du nouveau service. Si la loi ne le fait pas, les tribunaux seront amenés à déterminer ce statut à la place du législateur, ce qui ne constitue pas la meilleure solution. En toute logique, ce statut devrait être public.

Emploi - Réforme du service public de l'emploi - Audition de Mme Annie Thomas, présidente, et M. Jean-Luc Bérard, directeur général, de l'union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Unedic)

La commission a tout d'abord procédé à l'audition de Mme Annie Thomas, présidente, et M. Jean-Luc Bérard, directeur général, de l'union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Unedic), sur le projet de loi n° 141 (2007-2008) relatif à la réforme du service public de l'emploi.

Après avoir souligné que ce projet de loi comporte des dispositions importantes pour l'avenir de l'assurance chômage, Mme Annie Thomas, présidente de l'Unedic, a précisé que les partenaires sociaux n'étaient pas demandeurs de cette réforme. L'Unedic a déjà été partie prenante dans plusieurs démarches d'expérimentation, telles que le dossier unique du demandeur d'emploi, élaborées avec l'ANPE à la suite de l'adoption de la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005. Sans doute aurait-il été envisageable d'analyser les résultats de ces initiatives avant de se lancer dans un nouveau projet. D'une façon générale, l'Unedic plaide en faveur d'une certaine permanence dans le temps des politiques publiques.

Les discussions en cours sur la réforme du marché du travail auront inévitablement des conséquences sur le service public de l'emploi. Là encore, il aurait peut-être été préférable d'attendre l'issue de ces négociations avant de redéfinir le cadre d'intervention de l'Unedic et des associations pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Assedic). Mais tel n'a pas été le choix des pouvoirs publics et cette décision politique s'impose aux partenaires sociaux.

Une fois ces réserves exprimées, Mme Annie Thomas a souligné que l'ensemble des organisations patronales et syndicales représentatives demeure fondamentalement attaché au fait de pouvoir définir les modalités de fonctionnement de l'assurance chômage. Le projet de loi garantit le maintien de ces prérogatives, dans la mesure où l'Unedic continuera à exister et où la capacité de négociation des partenaires sociaux sera préservée. Plutôt que de parler d'une fusion de l'ANPE et de l'Unedic, il conviendrait d'ailleurs d'employer les termes de