Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ...

Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 11:30
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Allons-nous enfin cesser de nous voiler la face? Allons-nous enfin cesser de tricher à notre corps défendant? Allons-nous enfin oser voir la réalité en face? Ou bien allons-nous continuer à nous mentir à nous mêmes?

 

Est-il donc si difficile de se mettre d'aacord sur une méthode d'évaluation de ce fléau social et économique qui mine les bases mêmes du socle républicain?

 

Je finis par en douter sérieusement tellement toutes les forces politiques susceptibles d'être appelées, peu ou prou, à s'impliquer dans la gouvernance du pays semblent d'accord pour taire cette tragique réalité.

 

1. Qu'est-ce qu'un chômeur?

Je propose que l'on retienne la définition simple suivante : c'est une personne en âge de travailler qu'aucune affliction particulière (handicap) n'empêche de le faire. Il importe peu qu'elle soit inscrite ou non dans un Pôle Emploi! Il importe peu qu'elle est envie de travailler! Pas davantage qu'elle recherche vraiment un emploi ou non!

Pourquoi?

La raison en est simple. Supposons que l'on ne retienne que la manifestation du désir de travailler. Imaginons une situation économique désastreuse (on y est, hélas!) telle que telle personne, désespérée de ne pas trouver d'emploi, en vienne à renoncer à en chercher un. Faudra-t-il en conclure qu'elle n'est plus chômeuse? Pour moi, clairement, non!

Imaginons une vigoureuse reprise de l'activité économique (on a encore bien le droit de rêver, n'est-ce pas?) qui conduit cette personne à reprendre ses recherches, laquelle parvient enfin, du fait de cette reprise, à retrouver un emploi. Le chômage ne va donc pas baisser? C'est exactement la conclusion vers laquelle il faut aller puisque, n'étant pas connue comme chômeuse, elle n'était pas comptabilisée. Le nombre total de chômeurs va donc rester le même! Statistiquement, le chômage n'aura pas baissé d'une unité ... Absurde!

Pour sortir de cette nasse statistique, il faut comptabiliser le nombre de personnes en âge de travailler (et capables de de le faire), multiplier ce nombre par 35, durée légale du travail à temps plein et retrancher de ce total le nombre totale d'heures travaillées ... La différence, c'est le poids statistique du chômage, c'est à dire le potentel de travail stupidement gaspillé!

 

2. Et Pôle Emploi dans tout ça?

Peut-on admettre que ce service public (même s'il était privatisé, il resterait un service public!) ait pour mission unique, non pas d'aider les entreprises à trouver la main d'oeuvre dont elle déclarent avoir besoin, mais d'aider les personnes qui cherchent à vendre leurs compétences à un employeur à apprendre à le faire correctement et à se mettre en situation de trouver la contrepartie?

- Qu'est-ce que les employeurs recherchent? De quelles compétences disent-ils avoir besoin?

- Ai-je, moi, ces compétences-là? Sinon, comment vais-je pouvoir m'y prendre pour les acquérir?

- Les ayant acquises (ou les ayant déjà), comment vais-je m'y prendre pour entrer en contact avec ceux qui ont fait savoir qu'ils les recherchaient?

 

Il faut donc mettre un terme définitif à la "mission" qu'exécute, pour le compte des pouvoirs publics, Pôle Emploi, à savoir établir des statistiques! Il y a un organisme spécialisé pour ça! c'est l'INSEE ... Cet organisme travaille selon des méthodes rigoureuses dont la mise en oeuvre est contrôlée par le Conseil National de l'Information Statistique ... C'est précisément parce que cet organisme public (l'INSEE) a besoin de rigueur que son statut doit être complètement indépendant de tout pouvoir politique. Il faudrait envisager que les statisticiens de l'INSEE aient le statut de magistrat...

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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 18:20
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

"A Pôle Emploi, l'enfer du décor", tel est le titre qui se veut accrocheur, selon une bonne vieille tradition journaleuse ... particulièrement en vogue à Libération.

 

Et de voir, en gros caractères, une certaine Fathia, de Pôle Emploi, déclarer :

"Je fais des heures sup; mais elles ne sont pas comptées car la pointeuse s'arrête à 17h30."

 

Non, Fathia! Ce n'est pas vrai ...


1. Les "heures sup", à Pôle Emploi, obéissent à la même règle légale que pour l'ensemble des salariés du secteur privé ... C'est l'employeur qui décident de faire faire des heures sup ou pas! Et , dans ce cas, elles sont rémunérées sur la même base légale que pour les autres salariés ...


2. Chez Pôle Emploi, nous bénéficions même d'un dispositif particulier assez avantageux. Hormis l'informatique où, là, les "heures sup" sont imposées parce que cette activité est vraiment névralgique, les seuls salariés qui font des heures sup le font sur la base du volontariat individuel ...

 

3. La pointeuse ne s'arrête pas à 17H30 ... Elle s'arrête à 18H00 ... En outre, ce n'est pas une pointeuse puisque c'est l'outil de gestion des horaires flexibles, lesquels fonctionnent au gré du salarié, jamais au gré de l'employeur (ou si peu!).

 

4. C'est tellement vrai que l'employeur s'est bien rendu compte qu'il y avait du "coulage" intempestif de la part des salariés (les "régul" ...) qu'il va mettre en place un dispositif d'enregistrement de l'heure d'arrivée qui sera entièrement automatisé, géré par les seules 'Ressources Humaines", dès le franchissement de la porte d'entrée des locaux et non plus depuis un poste informatique duquel il était possible de faire des saisies "manuelles" ..., lesquelles étaient ensuite régularisées par la hiérarchie locale ... avec tous les abus possibles et imaginables.

 

5. Il y a, actuellement, pas mal de monde qui commence à "travailler" dès 8H00 du matin, à Pôle Emploi ... alors que le public n'arrive qu'à partir de 9H00 ... Que font-il, de 8H00 à 9H00, ces "lève-tôt"? Vous le savez aussi bien que moi : pas grand chose ... hormis prendre le café !

 

 

Et de voir, aussi, en plus petits caractères, une certaine Agnès, de Pôle Emploi, déclarer : "Dans mon agence, chacun s'est acheté une valise à roulettes pour déplacer avec lui la documentation dont il a besoin à chaque fois qu'on lui impose de changer de bureau." 

 

Non, Agnès! On n'a plus besoin de "valise à roulettes" ... (les fameux "chiens", ainsi nommés parce qu'ils devaient nous suivre partout) ... On trouve TOUT dans l'ordinateur ... Toute l'info est stockée dans une mémoire "centrale", basée soit à Montpellier, soit sur site propre (mais très peu ...).

Au sein d'une agence, on peu travailler depuis n'importe quel ordinateur ... Bientôt on pourra le faire à l'extérieur de l'agence, depuis, une autre agence ... le système peut nous reconnaitre ... facilement!

 

Et c'est au tour de Romuald, Pôle Emploi, de se mettre à délirer ... Il se voit fixer 8 entretiens par jour par une autre collègue ... ! Huit? Vraiment? Ce n'est pas beaucoup ... 4 le matin, 4 l'après midi ... C'est à dire un toutes les heures ou presque ... C'est peu! La "norme", c'est un rendez-vous toutes les demi-heures ... Et, comme, bien entendu, il y a des absences, on peut, sans risque, programmer un rendez-vous toutes les 20 minutes ... Cela fait, à peu près, une demi-heure à consacrer à chaque demandeur ... sauf si on fait des pauses "cigarettes" un peu trop longues ... Pas bon, le tabac! Il faut arrêter cette mauvaise drogue ... qui ne veut pas dire son nom!

 

Et voici Olivier, chômeur, qui dit une chose très juste ... "J'ai un courrier relatant un entretien du 11 Janvier auquel je n'ai jamais participé" ... Exact! C'est , non pas fréquent, mais courant ... Ca permet de faire avancer le "compteur" par exemple! C'est moins fatigant que de recevoir les gens en entretien ...!

 

J'ai ainsi traité, en plateforme téléphonique, des appels de gens qui attendaient un coup de fil de la part de leur conseiller ...

"- Allo! Bonjour Monsieur ... Excusez-moi de vous déranger ...

"- Mais vous ne me dérangez pas, Madame! Vous faites appel au Service Public de l'Emploi dont la finalité naturelle est d'être au service du public ... C'est notamment pour cela que vous payez des impôts ... afin que mon salaire me soit payé"

" - Wouah! C'est bien la première fois que j'entends un tel discours à Pole Emploi.

" - Merci! Quel est l'objet de votre appel?

" - Eh bien, voilà : Je devais être appelé par mon conseiller entre telle heure et telle heure. Je suis resté constamment auprès de mon téléphone et personne ne m'a appelé ... Vous comprenez, je ne voudrais pas être radiée!

" - Nous allons voir votre dossier, Madame. (Suivent les vérifications d'usage pour s'assurer que l'on a bien la bonne personne au bout du fil ...).

Eh bien, voilà ... Il y a un entretien saisi à la date d'aujourd'hui par votre conseiller.

" - Ah, bon? Vous êtes sûr? Parce que personne ne m'a appelée ... J'en suis certaine.

" - Madame, je vous laisse le soin d'interpréter cette information comme vous le souhaitez. Je suis tenu au devoir de réserve ... Au revoir, Madame! Vous ne serez pas radiée. Un entretien a bien été saisi aujourd'hui ..."

 

Un faux entretien, évidemment! 

 

Et ainsi va la vie à Pôle Emploi ... Et ainsi font les journaleux qui racontent n'importe quoi sans même vérifier quoi que ce soit!

Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 13:00
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

"Pôle Emploi a du souci à se faire" ..., telle est la conclusion d'un article signé Aurélien Pérol, du Parisien Libéré que vous pourrez lire ci-dessous ...

 

Début de citation :

 

 

Les jeunes des quartiers intéressent les patrons.


AURÉLIEN PEROL


D'ici à ce soir, 8 000 diplômés issus des banlieues de toute la France rencontrent des dirigeants de grandes entreprises pour tenter de décrocher un emploi.

Un petit air de bal de charité à l'américaine planait hier matin sur le centre de conventions de l'hôtel Newport Bay Club à Disneyland Paris. A l'occasion du premier grand forum de l'emploi lancé par l'association "Nos quartiers ont des talents" en partenariat avec le géant des loisirs, une belle brochette de mécènes - dirigeants de grandes entreprises du CAC 40, présidents d'université et collectivités partenaires - ont répondu à l'appel de cette structure d'aide à l'insertion lancée en 2005 par le Medef de Seine-Saint-Denis.

En présence notamment de l'ambassadeur des Etats-Unis, Charles Rivkin, et de Claude Bébéar, l'ex-PDG d'Axa engagé dans le mécénat humanitaire, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a profité de l'occasion pour affirmer l'engagement du syndicat patronal dans l'insertion des jeunes des quartiers.

«Je commence cet après-midi une série de rencontres avec les responsables syndicaux pour trouver des solutions au chômage des jeunes", a notamment annoncé Laurence Parisot, avant de rendre hommage «au modèle» de l'association Nos quartiers ont des talents.

En cinq ans, le réseau d'entreprises fondé par Yazid Chir et Raynald Rimbault, président et délégué général du Medef 93, a permis l'embauche de 3000 jeunes diplômés d'au moins bac + 4 originaires des banlieues. Un succès dû en grande partie à l'action des 2100 parrains de l'association. Ces cadres supérieurs de grandes entreprises ou de PME font profiter leurs filleuls jeunes diplômés de leur expérience et de leur réseau pour les aider à trouver le chemin de l'emploi. Avec des résultats éloquents : 60% des jeunes insérés au dispositif sont recrutés dans les six mois suivant leur inscription, alors que les diplômés bac + 4 mettent en moyenne un an avant de trouver un premier job.

Ce premier Forum national de l'emploi organisé à Disneyland Paris devrait rassembler d'ici à ce soir 8000 étudiants de la première année de licence au master 1 et 2. Face à eux, des chasseurs de tête pour la Société générale, Orange, BNP Paribas... sans oublier Euro Disney.

Parallèlement, Yazid Chir a lancé depuis peu l'extension des parrainages à l'échelle nationale : la première antenne hors d'Ile-de-France de Nos quartiers ont des talents a été mise en place en décembre 2009 à Lyon (Rhône). « D'ici à 2015, nous voulons multiplier par dix le nombre de jeunes suivis et le réseau de parrains », ont annoncé hier Yazid Chir et Raynald Rimbault... avant d'appeler à la générosité de leurs partenaires entrepreneurs. Le charity business à la française est né : Pôle emploi a du souci à se faire.


© 2010 Le Parisien. Tous droits réservés.

 

Fin de citation.

 

Il ne fait aucun doute que Pôle Emploi ne fonctionne pas convenablement ...

Je suis bien placé pour le dire puisque c'est ce que je constate, dans ma propre agence, quasi quotidiennement.

 

J'ai déjà dit, sur tous les modes et sur tous les tons, ce que je pensais de mon propre employeur PUBLIC qui fonctionne, en quasi totalité, avec de l'argent qu'il ne gagne pas (en facturant ses prestations, par exemple ...).

Cette situation a une conséquence immédiate : que Pôle Emploi travaille bien ou mal, les rentrées financières seront exactement les mêmes. Il s'ensuit que, nécessairement, Pôle Emploi travaille plutôt mal ... C'est absolument incontournable!

On pourrait doubler les moyens mis à la disposition de Pôle Emploi pour accomplir sa mission de service public que le résultat serait, à peu de chose près, le même.

 

Plutôt que de m'étendre une fois de plus sur les causes et de me répandre sur la n+unième analyse, je vais poursuivre dans la même voie : faire des propositions qui vont, certainement, apparaitre, du moins aux yeux de certains, comme audacieuses et aux yeux d'autres comme complètement stupides.

J'ai l'habitude! Ces appréciations ne me font plus, depuis longtemps, ni chaud ni froid ...

 

Voici donc quelques unes de mes propositions, déjà formulées. Bis repetita!

 

1. Il ne faut surtout pas augmenter les effectifs de Pôle Emploi. Il faut les maintenir tels qu'ils seront en 2011.


2. Il faut changer le statut juridique de Pôle Emploi. Il est, hélas!, un "Etablissement Public Administratif". Les Parlementaires ont eu beau prendre les "initiatives" qu'ils ont crû utile de prendre, rien n'y a fait.


3. Il faut que le statut juridique de Pôle Emploi devienne, par la Loi, au moins celui d'un établissement public industriel et commercial... Et même celui d'une Société Anonyme de droit privé (mais à capitaux publics).

Ce nouveau statut permettra à Pôle Emploi de facturer ses prestations à tous ceux qui trouvent utile de faire appel à ses services.


4. La contrepartie (car il y a toujours une contrepartie) sera que si Pôle Emploi veut davantage d'argent, il faudra qu'il le GAGNE! Ce n'est pas une mince affaire ... Notamment vis à vis des employeurs! Mais aussi vis à vis des "offreurs de compétences"

Supposons qu'un employeur reçoive une facture relative à une prestation qu'il n'a pas commandé ... A coup sûr, il ne la paiera pas!

Supposons qu'il reçoive une facture pour une prestation comptée DEUX fois (voire plus) ... alors qu'il ne l'a commandée qu'une seule fois ... Il ne la paiera qu'une seule fois, pas deux!

Supposons qu'il ait bien commandé la prestation mais qu'il ne soit pas satisfait de la manière dont celle-ci aura été exécutée. Certes, il devra, au mieux, la payer dans son intégralité mais ... il ne passera plus de commande!

Les trois "cas" que je donne, vous l'aurez évidemment compris, ne sont pas innocents! Ces exemples sont le reflet de pratiques EVIDENTES car nombreuses ... Elles furent, naguère, massives! La Direction se gardant bien de les dénoncer et de les REPRIMER ..., préférant réprimer ceux qui les dénonçaient!

 

Du côté des "demandeurs d'emploi" (réalité juridique et sociologique parfaitement imbécile : il ne doit pas y avoir de "demandeurs d'emploi"  mais des "offreurs de compétences"! c'est l'évidence même ...), il faut bousculer certaines pratiques et procéder à la DESTRUCTION de certains carcans juridiques ...

1. Il faut permettre à toute personne qui ressent le besoin de faire appel aux services que peut lui rendre Pôle Emploi de pouvoir s'y inscrire afin de se faire connaitre, de pouvoir être reçue en entretien afin que soit enregistrer l'expression des besoins et l'indispensable paramétrage des compétences...

Or, en l'état actuel des textes législatifs et réglementaires en vigueur, une personne qui sait qu'elle va perdre son emploi dans quelques semaines, voire même (mais c'est plus rare) dans quelques mois, NE PEUT PAS S'INSCRIRE! Et, donc, Pôle Emploi ne peut pas s'en occuper! Un comble ...

Pourtant, si les choses étaient vues avec un minimum de pragmatisme, en enregistrant la demande d'aide d'un futur licencié, Pôle Emploi pourrait anticiper le chômage de cette personne, voire, plus sûrement, prévenir son éventuel chômage de longue durée ...

Pire même ... Une personne licenciée, dispensée d'exécuter son préavis (mais néanmoins rémunérée conformément à la loi), se trouvant donc, de ce fait, immédiatement disponible, ne peut pas davantage s'inscrire ...! J'ai ainsi, personnellement, reçu, en entretien, des personnes qui étaient en demande d'aide, sachant qu'elles allaient perdre leur emploi ou l'ayant déjà perdu depuis plusieurs mois, qui venaient de s'inscrire depuis seulement quelques semaines et à qui "on" avait dit qu'elles ne seraient pas reçues avant plusieurs autres mois car ... "elles n'étaient pas au chômage depuis suffisamment longtemps"!

M.O.N.S.T.R.U.E.U.X ...

On en arriverait presque à émettre l'hypothèse que la "machine devenue folle" fabrique elle-même, en ne traitant pas les besoins des "offreurs de compétences" en heure et en temps, de futurs chômeurs de longue durée afin de produire de la matière à un futur traitement dudit chômage de longue durée ... afin de ... pérenniser les emplois de ses agents!

Il est en effet parfaitement clair que si le nombre de chômeurs diminue fortement, il va falloir réduire sensiblement la voilure si on s'en tient au périmètre d'action actuel! Qui pourrait sérieusement se plaindre que le chômage diminue? Les chômeurs? Certainement pas! Les familles des chômeurs? Pas davantage! Les agents de Pôle Emploi eux-mêmes n'ont rien à craindre d'une telle perspective  ... Quand il ne resterait que quelques milliers d'agents de Pôle Emploi faute de chômeurs pour les occuper, ces agents retrouveraient alors sans trop de difficulté un autre emploi ... à condition d'avoir des compétences à proposer sur le marché ... C'est peut-être un peu là que le bât blesse ... Mais c'est une autre histoire!

2. Il faut procéder à une simplification drastique du système de codification des compétences ... Je veux parler, là, du "fameux" R.O.M.E. , le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois ... Nous utilisons un véritable monstre ... de laquelle utilisation resurgit une proportion phénoménale d'erreurs en tous genres. Le mélange de ces inutiles complications et des faiblesses de culture générale maintes fois constatées chez les agents (Comment leur en vouloir? Beaucoup  sont entrés à l'Anpe puis à Pôle Emploi sans avoir jamais travaillé dans le secteur concurrentiel ... ou si peu ...) m'ont amené à découvrir d'ahurissantes aberrations! Maintes fois signalées par mes soins aux "autorités compétentes" ... sans le moindre effet tangible! 

Un seul exemple, particulièrement révélateur ...

Je reçois un demandeur en entretien et je constate deux choses :

a. Il est titulaire d'une maitrise de droit

b. Il est inscrit comme étant à la recherche d'un emploi d'équipier polyvalent en cuisine (en plus clair : un boulot chez Mc Do) ...

Kesako?

Je lui demande : "Vous poursuivez probablement vos études (DEA de droit?) et vous cherchez un boulot genre Mc Do pour financer vos études?"

Il me répond : "Pas du tout! J'ai terminé mes études et je recherche un emploi de juriste...". Réponse de pur bon sens! Quand on a une maitrise de droit, on peut s'inscrire à l'Anpe afin de trouver un emploi de ... juriste!

Je lui dis : "Je ne comprends pas ..."

Il me répond : "C'est votre collègue, la dernière fois, qui m'a demandé ce que JE FAISAIS ... J'étais bien équipier chez un Mc Do car il fallait que je  couvre les frais de mes études ... Il ne m'a pas demandé ce que JE RECHERCHAIS! Je lui est donc donné la réponse à sa question ... "


Comment voulez vous que Pôle Emploi remplisse correctement sa mission si, dès le départ, nous ne sommes pas capables d'enregistrer correctement les compétences que les personnes ont à offrir sur le marché et, pour les mêmes raisons, celles que les employeurs demandent? Ma critique, pour sévère qu'elle soit, n'en est pas moins de pur bon sens!

 




Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 13:05
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Eh oui! Marion Bergeron ... et moi!

 

L'expérience m'a montré qu'il faut AUSSI penser à soi-même ... Ne pas s'oublier, encore moins se sacrifier.

 

Je ne suis pas Marion Bergeron. Je ne connais pas Marion. Je ne l'ai jamais vue ... mais j'aimerais bien la connaître!

 

Vous ne savez pas qui est Marion Bergeron? Une jeune femme de 25 ans qui a eu l'idée de :

1. Travailler à Pôle Emploi pendant 6 mois.

2. Ecrire ensuite un bouquin -excellent - dont le titre défraye la chronique et effraye certaines âmes sensibles : "183 jours dans la barbarie ordinaire".

 

Par quoi faut-il commencer? Par le positif?  Ou par le négatif?

 

Etant d'un naturel humaniste (mais pas mièvre!), je choisis de commencer par le positif.

 

Marion, votre récit est d'un brûlante, d'une cinglante, d'une salutaire vérité!

Je me reconnais un peu dans vous. Vous ne mâchez pas vos mots. Il me semble bien que moi non plus ...

 

Amis lecteur, lisez ce livre! Il vous apportera beaucoup...

Quand vous l'aurez lu, soyez sympa : donner le à quelqu'un (qui sache lire aisément, ce qui n'est pas le cas de toutes les personnes inscrites dans les registres de Pôle Emploi). Son prix est, certes, dans une hônnête moyenne mais tout le monde n'a pas les moyens de payer 18,50 euros.

Quand vous aurez accompli cette généreuse action de diffusion de la culture en direction des catégories populaires (et seulement à ce moment-là), relisez le livre et, donc, achetez en un deuxième exemplaire (de la sorte, Marion sera, peut-être, moins encline à m'en vouloir pour la suite que vous allez lire ci-après ...).

 

Voici donc le côté négatif des choses ...

 

1. Marion, avouez-le : vous êtes une "bourge" ... Pas du tout une fille du peuple. Vous êtes, plus précisément, une "bo-bo" (une bourgeoise-bohème).

Vous n'aimez pas le peuple. Le vrai peuple ... de très loin majoritaire dans ce pays.

2. Marion, avouez-le : vous êtes entrée à Pôle Emploi uniquement parce que vous étiez "en fin de droits" et, donc, parce qu'il vous fallait un boulot.

Dès le deuxième mois, vous aviez décidé de quittez le navire ...mais, cependant, vous êtes restée jusqu'au bout des 6 mois. Vous mentez quand vous dite que vous étiez une précaire car vous reconnaissez vous-même que l'on vous a proposé un CDI ... que vous vous êtyes empressée de refuser!

3. Un peu plus sordide même ... Vous êtes restée six mois car cette durée vous a permis d'acquérir de nouveaux droits à l'assurance chômage. Si vous n'étiez restée que deux mois, vous n'auriez pas acquis une prolongation du versement de vos indemnités.

4. Pure hypothèse : vous avez pris des notes (très bien!) dans le BUT de rédiger un livre ... qui va vous faire gagner pas mal d'argent (Très, très bien! Je suis particulièrement heureux d'y contribuer un peu par mon achat personnel et par mon invitation lancée auprès de mes lecteurs à faire de même selon les modalités suggérées).

Pendant tout le temps, pendant lequel vous avez rédigé votre ouvrage, vous n'étiez pas "en recherche d'emploi" ... Vous n'auriez pas dû, réglementairement, percevoir vos allocations. Pas grave! Insignifiant même! J'ai vu bien pire, assez récemment ... tel Monsieur X qui perçoit depuis 17 ans (pas 17 mois! 17 ANS!), SANS INTERRUPTION, l'allocation spécifique de solidarité (ASS) alors qu'à l'évidence, il ne cherche pas de travail. Mais, vous concernant, j'avais envie de le dire ...

 

Revenons au côté positif ... Quand on est humaniste cela fait, un peu, partie du naturel.

 

Vous avez un réel talent, Marion! Vous savez écrire. Votre récit est captivant. Vous m'avez fait rire jusqu'aux larmes tellement j'ai reconnu comme vraies les situations ubuesques que vous nous décrivez. Vous m'avez ému, même .. au moins au début ... jusqu'au moment où je me suis convaincu que vous n'étiez qu'une "bo-bo", méprisant le Peuple et, par conséquent, pour ce motif, vous-même méprisable (mais seulement pour ce motif ...).

 

Devenez romancière, Marion! Vous pouvez y réussir!

Attention! Je ne dis pas que votre livre est un roman! Je le répète : il est criant, cinglant de vérité...

 

Vous avez quitté Pôle Emploi. Excellente décision! Vous n'êtes pas faite pour ce métier. Vous êtes trop "bourge", trop "bo-bo". Si vous aviez été affectée dans une agence parisienne de l'ouest, VOUS SERIEZ RESTEE ... et vous auriez très vite adopté le comportement de votre collègue - Tentation de la Vocation, c'est ainsi que, à l'instar de vos collègues, vous la nommez - que vous épinglez (avec raison!) : vous auriez outrageusement trafiqué les compteurs, enregistré sans vergogne de fausses "mers+" (mises en relation positives) ... et vous auriez fait "carrière". Hélas pour vous, vous avez "échoué" dans l'agence-épave d'Ivry sur Seine (c'est ce que j'ai lu dans votre interview dans Le Monde, je crois) ... laquelle agence vient de subir un sérieux "lifting", semble-t-il, ce qui, vu ce que vous écrivez, vu ce sur quoi vous portez témoignage, était certainement "un peu" nécessaire.

 

Bonne chance, Marion! Suivez bien mon conseil! J'ai l'habitude! 

 

DEVENEZ ROMANCIERE ... (Je le répète : c'est un compliment! Vous pouvez réussir dans ce métier.)

 


 


Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 20:10
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Eh, oui! Une excellente boite, j'insiste!

 

Prenez mon exemple personnel ... Et si vous n'êtes pas convaincu, c'est vraiment à désespérer!

 

1. Avec la fusion de l'ANPE et des Assedics pour donner Pôle Emploi (situation nouvelle dont je n'ai à dire que du bien comparativement à la situation antérieure, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a aucun problème à Pôle Emploi), une nouvelle Convention Collective Nationale est entrée en application le 1er janvier 2010.

J'étais agent de droit public (étant un ex-ANPE). J'avais la possibilité d'opter pour le statut de droit privé. JE L'AI FAIT. Résultat : MON SALAIRE NET A AUGMENTE D'ENVIRON 20% ...

 

2. Cette convention collective prévoyait, disposition ancienne restée en vigueur, que, passé l'âge de 60 ans, le salarié travaillerait UNE HEURE DE MOINS CHAQUE JOUR POUR LE MÊME SALAIRE. Je suis dans ce cas. Donc mon temps de travail quotidien, pour un salaire majoré de 20%, a diminué de 13, 33%.

 

3. Puis a été signé un accord d'entreprise qui permet à tout salarié de plus de 55 ans de travailler à 80% de son temps normal (soit 4 jours par semaine au lieu de 5) en étant payé à 95% de son salaire. Ayant plus de 60 ans, j'en ai donc plus de 55 (vous me suivez?). JE TRAVAILLE DONC A TEMPS PARTIEL 80% soit 4 jours par semaine pour 95% de mon nouveau salaire.

 

4. Cette disposition résultant d'un accord d'entreprise et ne faisant pas partie de la Convention Collective Nationale, ELLE S'AJOUTE à la réduction quotidienne de mon temps de travail. JE TRAVAILLE DONC 26 HEURES PAR SEMAINE SUR QUATRE JOURS, SOIT 30,66% DE MOINS POUR UN SALAIRE MAJORE DE 14% PAR RAPPORT A MON SALAIRE DE 2009.

 

5. Un nouvel accord vient d'être signé qui entre en application le 1er Janvier 2011 (c'est à dire demain ou presque) sur l'organisation et l'aménagement du temps de travail. Je n'ai pas tout compris mais j'ai bien retenu que, DESORMAIS, - COMME TOUT LE MONDE CETTE FOIS - , JE BENEFICIERAI DE 9 SEMAINES (NEUF) DE CONGES PAR AN. Cela comprend les congés payés habituels (5 semaines), les RTT (3 semaines) et une semaine de je ne sais pas exactement quoi mais j'ai bien compris que c'était UNE SEMAINE DE PLUS. A cela s'ajoutent, évidemment, les jours fériés que j'évalue forfaitairement à un équivalent de deux semaines.

 

6. Si je fais les comptes, je travaillerai sur une base annuelle d'environ 1.066 heures pour un salaire annuel d'environ 43.700 euros brut. CELA FAIT ENVIRON 41 EUROS BRUT DE L'HEURE TRAVAILLEE.


Et vous voudriez que je parte en retraite à 62 ans? ET puis quoi encore?

Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 18:25
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Il n'y a plus que sept catégories de chômeurs au lieu de ...huit!
Grand progrès!
L'élève Pôle Emploi peut cependant mieux faire ...

Pour essayer de comprendre, je livre à votre réflexion l'article des Echos ...

Début de citation :

Demandeurs d'emploi : une nouvelle classification statistique

[Les Echos 25/03/09  - 15H28   - actualisé à 15:28:00  ]


La nouvelle classification des demandeurs d'emploi veut mettre en exergue le fait que les demandeurs d'emplois aient ou non travaillé au cours du mois, plutôt que les classer en fonction du "type d'emploi recherché" comme cela était fait depuis 1995.

  

Les demandeurs d'emploi sont des personnes qui sont inscrites à Pôle emploi, les statistiques sur les demandeurs d'emploi étant construites à partir des fichiers administratifs de gestion de Pôle emploi. Mise en oeuvre en mars 2009, la nouvelle classification des demandeurs d'emploi veut mettre en exergue le fait que les demandeurs d'emplois aient ou non travaillé au cours du mois, plutôt que les classer en fonction du "type d'emploi recherché" comme cela était fait depuis 1995.

(Rectification : depuis beaucoup plus longtemps ... En 1995, on a créé les catégories 6, 7 et 8 ... Jacques Heurtault).


Les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi version 1995.


Dans ce cadre, les demandeurs d'emplois étaient répartis, jusqu'en février 2009 et depuis 1995, selon le type d'emploi recherché.


La catégorie 1 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée,

- et ayant éventuellement exercé une activité occasionnelle ou réduite d'au plus 78 heures par mois.


La catégorie 2 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à temps partiel et à durée indéterminée,

- et ayant éventuellement exercé une activité occasionnelle ou réduite d'au plus 78 heures par mois.


La catégorie 3 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à durée déterminée temporaire ou saisonnier,

- et ayant éventuellement exercé une activité occasionnelle ou réduite d'au plus 78 heures par mois.


La catégorie 4 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi sans emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi,

- et indisponibles pour diverses raisons (stage, formation, maladie...).


La catégorie 5 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi pourvues d'un emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un autre emploi.


La catégorie 6 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée,

- et ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures dans le mois.


La catégorie 7 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à temps partiel et à durée indéterminée,

- et ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures dans le mois.


La catégorie 8 représentait les personnes

- inscrites à Pôle emploi,

- et déclarant être à la recherche d'un emploi à durée déterminée temporaire ou saisonnier,

- et ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures dans le mois.


Depuis mars 2009, ces catégories administratives sont transposées dans des catégories statistiques qui ne s'attachent plus au type d'emploi recherché.



Les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi version 2009


La catégorie A regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi,

- et sans emploi.

Elle correspond aux anciennes catégories 1, 2, 3, hors activité réduite.


La catégorie B regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi,

- et ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures au plus au cours du mois),

Elle correspond aux anciennes catégories 1, 2, 3, en activité réduite.


La catégorie C regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi,

- et ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au cours du mois),

Elle correspond aux anciennes catégories 6, 7, 8.


La catégorie D regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi pour diverses raisons (stage, formation, maladie, etc.),

- et sans emploi.

Elle correspond à l'ancienne catégorie 4.


La catégorie E regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi,

- et en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Elle correspond à l'ancienne catégorie 5.


La catégorie ABC regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi,

- et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi.

Elle correspond aux anciennes catégories 1,2,3,6,7,8.


La catégorie ABCDE regroupe les demandeurs d'emplois

- inscrits à Pôle emploi.

Elle correspond aux anciennes catégories 1,2,3,4,5,6,7,8.



Le chômage au sens du BIT


La notion de demandeurs d'emploi inscrits à "Pôle emploi" - organisme issu de la fusion récente entre l'ANPE et le réseau des Assédic - est une notion différente de celle du chômage au sens du BIT : certains demandeurs d'emploi ne sont pas chômeurs au sens du BIT et, inversement, certains chômeurs au sens du BIT ne sont pas inscrits à Pôle emploi.

Le chômage au sens du BIT constitue un indicateur de référence pour l'analyse comparative du marché du travail dans différents pays. Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler, c'est-à-dire ayant 15 ans ou plus, qui :

- n'a pas travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine de référence,

- et est disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours,

- et a cherché activement un emploi dans le mois précédent, ou en a trouvé un qui commence dans les 3 mois.

Seule une enquête statistique peut vérifier si ces critères sont remplis. En France, il s'agit de l'enquête Emploi de l'Insee.

Fin de citation.

Ces définitions sont un peu rébarbatives ... Elles sont néanmoins essentielles.

Pour ma part, je me réjouis de cette évolution... Certes, ce n'est pas parfait! Mais c'est un peu mieux qu'avant!

Avec ce nouveau système, on peut espérer que certains agents de Pôle emploi, peu scrupuleux (mais néanmoins fort nombreux, hélas!), cesseront de ranger en catégorie 2 ou 3 des demandeurs inscriptibles en catégorie 1! L'intérêt (faire baisser à n'importe quel prix le volume de la catégorie 1 ... pour complaire à une hiérarchie vénale et tremblante devant le pouvoir politique) d'un tel transfert devient nul ... Ils restent dans la catégorie A ...!

Pour le reste, on va, hélas! continuer à classer en catégorie E (anciennement 5) les contrats aidés, c'est à dire des personnes qui n'ont pas, par principe, vocation à rester dans ce type d'emploi puisque ceux-ci sont faits, toujours en principe, non pas pour dégonfler la catégorei 1 mais pour préparer ces personnes à affronter le marché du travail réel ...

Affaire à suivre!



Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 19:10
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Il va bien falloir que l'on en parle!

Le scandale a assez duré ...

Parmi les personnes indemnisées par le régime de l'assurance chômage, il y en a plus de 100.000 qui émargent aux annexe VIII (techniciens) et X (artistes du spectacle vivant) ... 102.223 au 31 décembre 2007!

Pour en avoir reçu plus d'un dans l'exercice de mon activité professionnelle, je puis affirmer sans risque que le régime d'indemnisation est vraiment très généreux ...

507 heures de travail dans l'année suffisent pour pouvoir entrer dans le régime, lequel accuse un déficit chronique de ... 1 milliard d'euros! Je rappelle que le budget global de l'Unedic est de 31 milliards d'euros ...

Le régime est tellement généreux qu'il suscite d'étonnantes vocations ...

Au 100.000 indemnisés, il faut ajouter ceux qui voudraient bien l'être! C'est à dire les personnes qui sont répertoriées dans un des métiers relevant des activités du spectacle.... Ca fait du monde! Beaucoup de monde ... lesquels n'ont qu'une trouille : rejoindre le régime général des salariés ...!

Or, c'est précisément ce qu'il faut faire ... Mettre tout le monde à la même enseigne dans le régime général!

Et, pour tenir compte de la spécificité de cette activité, créer un régime additionnel financé par les salariés intermittents et les entreprises qui les emploient ... le tout devant être équilibré financièrement.

Autrement dit, demander à Depardieu de mettre la main à la poche pour aider ses petits camarades ... lorsqu'il est sur un plateau de tournage!
Quand on veut, on peut!

Ce ne serait que justice ...

Dans le mécanisme de réforme plus profonde que je propose (qui est donc différent de la proposition ci-dessus), les salariés du spectacle seraient assimilés, en tant que de besoin, à des intérimaires ... Leurs employeurs paieraient la taxe très élevée visant à dissuader ces entreprises à recourir aux "intermittents" qui sont ... un peu trop intermittents pour mon goût!
Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 22:00
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Depuis deux jours, ma boite aux lettres électronique est innondée, comme celle de nombreuses centaines d'autres agents de l'Anpe, par des e-mails intempestifs émanant d'autres collègues qui ont choisi de se défouler en utilisant abusivement la fonction "répondre à tous" ... J'en ai reçu, en moins de deux jours, plus de 1.200 ...

Tous mes e-mails professionnels sont re-routés vers ma boite personnelle ... C'est ma façon de concevoir le libre exercice de mes responsabilités professionnelles.

J'ai eu le plaisir de constater que de nombreux collègues réagissent d'une façon très hostile à ce genre de méthode que certains considèrent comme infantile, d'autres comme contre-productive, idiote, etc ... Bref! Les pourisseurs de boites e-mails travaillent de bon coeur CONTRE leurs propres intérêts ... Ils parviennnent à dissuader des collègues de participer au mouvement de grève lancé pour le 8 Janvier puis pour le 5 Janvier, puis pour du 5 au 8 ... etc ... Du grand n'importe quoi!

Je prends la liberté de reproduire la participation d'un collègue de l'Anpe, de nationalité allemande, affecté dans une agence parisienne puis détaché dans un Job Center de Londres. Particulièrement édifiant ...

Début de citation :

"Vous êtes tous ridicules à vous énervez comme ça ... Je suis un agent de l'Anpe (ressortissant allemand et donc davantage sensible à l'ordre, vous comprenez?) avec une mise à disposition pour convenance personnelle à Londres jusqu'à septembre prochain et je peux vous dire que les choses ne se passent pas du tout de la même façon ici, en Angleterre, qu'en France.
Ici, on n'est jugé que sur des résultats et si les résultats ne sont pas bons, on dégage (et le jour même on fait ses cartons) ... l'équivalent de l'Anpe, les "jobcenters" fonctionnent de cette façon ...
Il est vrai que l'Etat français ne paye pas assez les agents d'Etat de l'Anpe pour leur travail, et surtout ne prends pas en considération les efforts individuels de certains agents, mais garantit toutefois un poste stable ...
J'en ai marre de voir sans arrêt défiler  ou appeler à la grève des fonctionnaires français. Vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez d'avoir un travail assuré, soyez sérieux, pas crevant comme dans le privé, (ma femme peut vous en parler avec ses 12 heures quotidiennes de travail et ses déplacements à l'étranger, sans parler de son salaire qui n'est pas non plus extraordinaire!). Donc arrêtez de vous plaindre tout le temps et de faire des grèves qui, de toute façon, n'aboutissent à rien, sauf à diminuer votre paye à la fin du mois!

En ces temps de crise et des problèmes économiques touchant le monde entier, réferez-vous à l'interview que D. Strauss Kahn a donné aujourd'hui sur BBC 4 et calmez-vous un peu ...

(suit le prénom, le nom du collègue, son affectation, que je ne révèlerai évidemment pas sans son accord préalable)

Fin de citation.





Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 16:05
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Avec la fin de l'Anpe (l'âne Péheut? la haine Péheut?), on peut espérer un nouveau départ pour le Service Public de l'Emploi ...

1. Qu'est-ce qu'un Service Public?
On peut, sans trop heurter telle ou telle conscience, affirmer que c'est un "service", c'est à dire quelque chose qui est mis à la disposition des utilisateurs qui estiment en avoir besoin.
C'est aussi une activité "publique", par conséquent une activité qui n'est pas "privée" ... qui peut offrir les services qu'elle prétend rendre à tous ceux qui en font la demande pour un prix modique, voire sans aucune contrepartie payante, attendu que le fait d'être riche ou pauvre, en capacité de payer ou de ne pas pouvoir payer, ne doit pas être discriminant.

2. La Police, la Douane, l'Armée, la Justice répressive (pénale), la collecte des impôts NE SONT DONC PAS des "services publics" ...
Si vous griller un feu rouge, vous prenez une prune, même si vous n'avez pas envie de la payer! Pareillement, les impôts que l'on vous réclament, à tort ou à raison, doivent être payés même si vous estimez que ce n'est pas juste, qu'ils sont trop élevés, etc ... sinon, vous risquez de le regretter ...

3. L'enseignement est un service public, la Sécurité Sociale aussi ... Il est somme toute, assez facile de faire la part des choses entre ce qui relève du "service public" et ce qui n'en relève pas! Sauf, bien sûr, si on y met une forte dose de mauvaise foi ...

Je ne verserai pas une seule larme pour l'enterrement de l'ANPE! J'ai personnellement trop souffert de l'invraisemblable incurie dont j'ai été le témoin un nombre incalculable de fois ...

L'Anpe aura massacré combien de centaines de milliers de vie par la maltraitance qu'elle a imposée aux demandeurs d'emploi qui n'avaient pas d'autre choix que de la subir, ne serait-ce que pour percevoir leurs allocations de chômage? Je dis bien "centaines de milliers de vie" ... et, disant cela, je suis certainement en dessous de la vérité !

Pour clore un chapître de l'Histoire si peu glorieuse de ce "machin", je vais raconter quelques anecdotes tirées de mon vécu personnel ...

1. Quand j'ai été demandeur d'emploi (eh, oui! ce sont des choses qui arrivent ...), avant, donc, que je ne devienne "Conseiller principal de l'Emploi", je me suis, comme tout le monde, précipité vers mon "agence locale de l'emploi" (mon "ale"!) ... Quoi de plus naturel?
On m'a, illégalement, refusé l'inscription au motif que, étant en préavis de licenciement (mais dispensé d'exécuter ce préavis, donc "immédiatement disponible"!), je n'étais pas "demandeur d'emploi" ... Pourtant, je puis vous assurer que, à l'époque, je recherchais bel et bien un emploi pour remplacer celui que je venais de perdre!
Libre de tout engagement avec tout employeur depuis le début du mois de Juin 1988, j'ai dû attendre ... que les abrutis qui faisaient office de "conseillers de l'emploi" veuillent bien accomplir la plus élémentaire des tâches qui leur incombaient : permettre à quelqu'un qui recherchait un emploi de se faire simplement connaitre du Service Public de l'Emploi!

2. Ayant, enfin, trouvé un emploi en CDD, sans que l'ANPE ait pu m'aider en quoi que ce soit, je suis retourné m'inscrire à la fin de mon CDD. Quoi de plus naturel? Mon contrat s'achevait un 31 Décembre ... J'obtiens de mon employeur qu'il me libère un peu plus tôt afin que je puisse m'inscrire avant 17 heures, heure de la sacro-sainte fermeture des "agences locales".
Nouveau refus!
- "Votre contrat se termine le 31 Décembre. Vous ne pouvez donc vous inscrire qu'à partir du lendemain" ...
- "Oui, certes", ai-je avancé, prudement (chat échaudé craint l'eau froide!). "Mais, le lendemain, c'est le Premier de l'An! Forcément, vous serez fermés ... Donc, je viens m'inscrire aujourd'hui." ...
- "Non! Revenez plus tard!" ...
- "Bon"
Je revins donc le ... DEUX Janvier! Impossible de faire autrement ...
- "Compte tenu que je n'ai pas pu m'inscrire le Premier Janvier, je vais quand même bénéficier de mes "Assedic" dès le Premier Janvier puisqu'elles sont calculées au jour "calendaire" et non au jour "ouvrable" (cela veut dire qu'on les perçoit pour tous les jours du mois ... car, bien évidemment, on mange tous les jours!)?"
- "Non! Il fallait vous inscrire avant! ... Vos indemnités ne partiront qu'à partir du 2 Janvier ..."
Un comptoir d''environ 1,30 mètre de haut me séparait de la grande saucisse qui "tenait l'accueil", une sorte de blondinet d'environ 25 ans, 1,80 mètre et 60 kilos (Impossible de l'oublier, celui-là!). C'est ce qui m'a empêché de lui voler dans les plumes ... Tout bien pesé, c'était mieux ainsi! Aussi bien pour lui que pour moi! Surtout pour moi!

3. Quand j'ai vu dans les "petites annonces" du quotidien Le Monde un avis de concours ainsi libellé :
"Dans le cadre de sa modernisation, l'Anpe recrute "plusieurs centaines" de "conseillers de l'emploi" et plusieurs dizaines de "conseillers principaux de l'emploi" (je ne me souviens plus du nombre exact)"
je me suis dit "C'est bon! j'y vais! Vu les marges de progression, le boulot ne devrait pas être trop difficile!" ... de fil en aiguille, je fus reçu au "concours" ... Je passe. Ce n'est pas spécialement annecdotique.

4. C'est alors que les ennuis commencèrent  ... Ce que je croyais être une sorte de chancre très localisé allait s'avérer être un véritable et épouvantable cancer ... Il y avait la face visible. J'allais découvrir la face cachée!

Mais, vous ne le saurez qu'en lisant la suite du feuilleton ... N'ayez qu'une seule conviction : tout ce que vous avez lu et tout ce que vous lirez est d'une RIGOUREUSE EXACTITUDE! C'est du vécu PERSONNEL.
Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 21:25
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Comme on entend et qu'on lit tout et n'importe quoi sur ce sujet, étant moi même agent de l'Anpe, j'ai choisi de publier les explications données par Laurent Wauquiez, sécrétaire d'Etat en charge de l'emploi auprès du ministre de l'économie et des finances.

Début de citation :

Le Gouvernement définit l’offre raisonnable d’emploi

Laurent Wauquiez a présenté, le 11 juin, le projet de loi relatif aux droits et aux devoirs des demandeurs d’emploi.

Ce projet de loi sur l’offre raisonnable d’emploi repose sur un engagement entre l’ANPE et le demandeur d’emploi afin de "ne pas basculer dans le chômage de longue durée", a indiqué Laurent Wauquiez. Il précise que "L’ANPE prendra des engagements pour mieux accompagner le demandeur d’emploi en contrepartie de quoi celui-ci s’engagera à accepter une offre d’emploi raisonnable."

Le secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi définit une offre d’emploi raisonnable comme " une offre qui se situe dans un périmètre de 30 km autour du domicile du demandeur d’emploi, et qui correspond globalement à ses qualifications".

Le projet de loi participe à la volonté du Gouvernement de réduire, d’ici à 2012, le taux de chômage à 5 %.

L’offre raisonnable d’emploi a été élaborée après une concertation approfondie avec les partenaires sociaux.

Ce projet de loi institue les droits et les devoirs suivants pour le demandeur d’emploi :

Un engagement entre le service public et le demandeur d’emploi avec un équilibre entre des droits plus nombreux comme la simplification des démarches, l’accompagnement personnalisé, une offre de service plus rénovée et des devoirs renforcés ;
Une approche personnalisée de recherche et d’accès à l’emploi : lors de son inscription au sein du futur organisme issu de la fusion de l’ANPE et de l’Assedic, le chômeur et son conseiller devront définir un "projet personnalisé d’accès à l’emploi, précisant la nature et les caractéristiques des emplois recherchés. Celui-ci devra être actualisé périodiquement. L’ORE ainsi définie tiendra "compte de la formation du demandeur d’emploi, de ses qualifications, son expérience professionnelle,sa situation personnelle et familiale ainsi que de la situation du marché du travail local. Elle précisera aussi la zone géographique privilégiée pour la recherche d’emploi et le salaire attendu ;
Une évolution dans le temps du projet professionnel, pour augmenter les chances du demandeur d’emploi de retrouver un emploi en cas de persistance du chômage ;
Une plus grande équité, par une définition de l’offre raisonnable d’emploi sur la base de critères objectifs.

Le demandeur d’emploi, en contrepartie, s’engage à ne pas refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi, définies dans son projet professionnel à partir de critères dont certains prennent en compte la durée du chômage :

Le salaire de l’emploi proposé doit représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, au moins 85% après 6 mois, au moins le montant de l’allocation perçue après un an. Il ne peut être inférieur au salaire normalement pratiqué dans la région et dans le domaine d’activité et ne peut contrevenir aux règles législatives et réglementaires relatives au salaire minimum ; après un an sans emploi, le chômeur sera obligé d’accepter tout emploi rémunéré "à hauteur du revenu de remplacement " versé par les Assedic, ou par l’Etat (Allocation spécifique de solidarité) s’il est en fin de droits.
Sur le plan géographique, après six mois de chômage, l’offre est valable si le lieu de travail est distant du domicile d’au plus 30 km ou une heure de transport en commun. L’existence de ces deux critères alternatifs est adaptée au lieu de domiciliation du demandeur d’emploi, à savoir s’il habite en zone rurale ou en zone urbaine.

Un décret précisera que le refus de deux offres raisonnables d’emploi entraîne une radiation de deux mois, prononcée par le nouvel organisme issu de la fusion ANPE- Assédic, qui donne lieu elle-même à la suspension provisoire de l’allocation perçue par le demandeur d’emploi. Le projet de loi est donc un dispositif organisé par paliers de 3, 6 et 12 mois prévoyant une radiation des listes d’un chômeur ayant refusé une "offre raisonnable d'emploi" pour une des raisons suivantes :
- refus "sans motif légitime à deux reprises d’une offre raisonnable d’emploi ;
- refus "sans motif légitime de suivre une action de formation ou d’aide à la recherche d’emploi" ;
- refus "de répondre à une convocation ou de se soumettre à une visite médicale auprès des services médicaux destinée à vérifier son aptitude" ;
- refus d’une proposition de contrat d’apprentissage ou de contrat de professionnalisation ;
- refus d’une action d’insertion ou d’une offre de contrat aidé ;
- impossibilité de "justifier de l’accomplissement d’actes positifs et répétés" en vue de retrouver un emploi ;
- fausses déclarations établies.

Les conditions et la durée de radiation des listes de demandeurs d’emploi doivent être précisées par un décret en Conseil d’Etat. Le texte sera débattu au Parlement le 23 juin.

Fin de citation.

Voici les brefs commentaires que je peux faire en tant que praticien de ces questions.
1. En quinze années de métier, j'ai rencontré des milliers de gens différents et j'ai conduit, au bas mot, au moins 20.000 entretiens. Je peux compter sur les doigts des deux mains le nombre de personnes qui ont clairement refusé une offre d'emploi faite par un employeur - qui voulait  embaucher le demandeur - et que celui-ci a clairement refusé d'accepter sans en fournir des motifs sérieux.
2. J'ai, par contre, établi des dizaines de milliers de "mises en relation" d'un demandeur avec un employeur sur une offre précise et je ne suis pas en mesure d'évaluer le nombre de fois où l'employeur n'a même pas daigné répondre (je parle de l'absence de réponse et non d'une réponse négative ...).
3. Il sera extrêmement aisé à un demandeur soucieux de ne prendre aucun risque d'accepter la proposition quitte à faire capoter l'embauche par la suite. Il ne faut pas oublier que la période d'essai joue dans les deux sens! Un nouvel embauché a parfaitement le droit de démissionner en cours de période d'essai sans avoir à fournir de motif. Au demeurant, quoi de plus facile que de dire que le contenu réel de l'emploi ne correspond pas au libellé de l'offre?
4. Le principe retenu d'une gradation des obligations d'acceptation est bon ... sur le papier! Dans la réalité, il en va tout autrement. On sait ce qu'il est advenu de l'allocation dégressive ... Elle a été sans effet sérieux, à tel point que le gouvernement de l'époque a "rétabli" (plus précisément, à fait en sorte que les "partenaires sociaux" rétablissent) l'ancien dispositif en supprimant l'allocation dégressive, CE QUI A EU POUR EFFET CONCRET D'ALLONGER LA DUREE D'INDEMNISATION ,LA FAISANT PASSER DE 12 MOIS A 3 ANS!
5. Il me semblerait beaucoup plus judicieux que :
5.1. les tribunaux compétents pour trancher les litiges qui vont naitre soient clairement définis non comme les tribunaux administratifs (ce qui est actuellement le cas) mais comme les tribunaux judiciaires (voire, peut-être, les conseils de prud'hommes, mais il s'agit là d'une toute autre approche).
5.2. les cas de radiations possibles soient ramenés à DEUX, à savoir :
- l'insuffisance d'actes positifs de recherche d'emploi,
- la fraude ou la TENTATIVE de fraude aux allocations,
un point, c'est tout!
Cela supposerait l'institutionalisation du renversement de la charge de la preuve. Cela mérite un arrêt sur "image" ...
Actuellement, c'est à l'Anpe de prouver ses dires. Elle s'appuie pour cela sur les déclarations de ses agents et notamment sur les affirmations du directeur de l'agence locale ANPE, lesquels sont TOUS "agents publics", ce qui veut dire que leur parole pèse ...lourd.
On ne doit pas perdre de vue que, à terme, les agents de la nouvelle institution seront des agents de droit privé, même en étant investis d'une mission de service public.
Il s'ensuit que leur parole pèsera nécessairement moins lourd ...
En renversant la charge de la preuve, il serait alors exigé du demandeur qu'il PROUVE la réalité de ses démarches et de ses actes positifs de recherche d'emploi ... (en faisant, par exemple, une relation précise des dites démarches, ce qui l'obligerait à tenir un "journal", méthode de discipline personnelle excellente que je préconise car elle permet au conseiller de comprendre les difficultés que rencontre le demandeur d'emploi).

Je rappelle mes propositions visant à réformer l'ensemble du dispositif :

1. Savoir précisément qui fait quoi. Vouloir que le conseiller qui s'occupe du demandeur soit aussi, personnellement, le "flic" qui traque le "fraudeur en puissance" n'est pa humainement supportable pour le conseiller dont l'efficacité s'en trouverait considérablement réduite. Il faut donc mettre en place, au sein de la nouvelle institution, un véritable "service du contrôle de la recherche d'emploi" qui est, actuellement, éclaté entre au moins trois structures différentes dont les Directions Départementales du travail ...

2. Limiter la durée d'indemnisation à 12 mois et supprimer l'allocation de solidarité spécifique (donc, passage direct au RMI, impliquant l'obligation pour les bénéficiaires du RMI en âge et en capacité de travailler, de s'inscrire comme demandeurs d'emploi sous peine, en cas de non inscription, de ne plus percevoir leur RMI. Ceci a pour effet immédiat de faire exploser les chiffres des statistiques du chômage réel, chose que TOUS les gouvernements, droite et gauche confondus, ont  toujours soigneusement évité).

3. Passer un authentique contrat (juridiquement acté) entre le demandeur et la nouvelle institution en gestation. Cette perspective était rien moins que ridicule du temps de l'Anpe qui n'a JAMAIS eu les moyens de mettre en oeuvre une telle orientation. Elle devient, à terme assez rapproché, parfaitement réaliste, et même plausible, avec la nouvelle institution, 15 fois plus riche ...

4. Réformer la logique du financement en supprimant les cotisations "Assedic" tant pour les demandeurs que pour les entreprises, remplacées pour les uns par une uniformisation de la CSG puis une éventuelle augmentation de celle-ci, pour les autres, la taxation forfaitaire du licenciement, quelque soit la forme et la durée du contrat de travail antérieur.

Il y a là matière à débattre, n'est-ce pas?  
Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 12:15
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Je livre à votre réflexion un article paru dans Le Point, le 4 Juillet dernier qui parle de l'Anpe et compare son travail à celui des opérateurs privés de placement financés par l'UNEDIC (régime d'assurance chômage) ...

L'étude montre que l'Anpe arrive EN TÊTE ... Je ne puis que m'en réjouir!

Voici l'article.

Début de citation :

L'accompagnement renforcé plus efficace pour les chômeurs

AFP

L'accompagnement renforcé proposé par l'ANPE depuis 2006 à certains chômeurs augmente davantage leurs chances de retrouver un travail que l'accompagnement assuré par des cabinets privés de placement, indique une évaluation scientifique supervisée par l'Ecole d'Economie de Paris. Dans leur rapport intermédiaire mis en ligne cette semaine, les chercheurs indiquent que l'effet du programme ANPE est "positif, quantitativement important et statistiquement significatif", avec un taux de sortie vers l'emploi à six mois augmenté de 3,7% à 13,1% pour les personnes présentant un risque de chômage longue durée. En revanche, la plus-value de l'accompagnement réalisé par des opérateurs privés de placement pour le même public est moins probante. Leur taux de sortie vers l'emploi à six mois augmente au mieux de 7,9%, et le programme peut même faire baisser les chances de retour à l'emploi de 1,8%, selon l'étude.

A l'ANPE, l'expérience "Cap vers l'entreprise" a démarré en décembre 2006 et est proposée seulement à certaines personnes présentant un risque de chômage longue durée. Dans ce programme, les agents ANPE ne s'occupent que de 30 à 40 chômeurs de longue durée, contre plus de 120 en moyenne d'habitude. Parallèlement, le régime d'assurance chômage (Unedic) a mené la même expérience avec 17 opérateurs privés comme BPI, Adecco, Ingéus, malgré l'opposition de la CGT et FO. Ces opérateurs sont rémunérés en moyenne 3.500 euros par chômeur en fonction du résultat, le service public de l'ANPE affirmant faire mieux pour moins cher.

Pour apaiser la polémique, et sous la pression de la Cour des comptes et des partenaires sociaux, une évaluation a été confiée en 2006 à quatre chercheurs de l'Ecole d'économie de Paris et d'un laboratoire rattaché à l'Ecole nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE). Les chercheurs ont comparé le taux de sortie vers l'emploi de personnes ayant bénéficié de ces programmes, avec ce qu'aurait été leur situation sans ce soutien spécifique. Au total, l'ANPE comme l'Unedic ont assuré l'accompagnement renforcé de 40.000 chômeurs en 2007.

"Le principal enseignement est que la plus-value apportée par l'ANPE avec son programme est nettement supérieure à celle des opérateurs de placement privé dans les mêmes bassins d'emploi, et sur la période d'observation la plus pertinente, c'est-à-dire après six mois d'accompagnement", a expliqué Bruno Crépon, l'un des quatre auteurs. "C'est la première fois que des méthodes économétriques d'évaluation des politiques publiques sont réellement utilisées en France", a-t-il ajouté. Dans une deuxième étape, les chercheurs vont analyser l'avantage de ces programmes en termes de coût/bénéfice. L'idée de l'Unedic est que tout ce qui peut faciliter le retour rapide à l'emploi des chômeurs lui fait économiser des millions d'euros. Les chercheurs veulent aussi vérifier si les salariés concernés ont amélioré, grâce à cet accompagnement, le niveau de salaire et de stabilité de l'emploi retrouvé.

 

Fin de citation.

J'aimerai bien recevoir vos commentaires et vos questions ... D'avance merci!
Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 17:36
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Veuillez trouver ci-dessous une brève interview de Christian Charpy, délégué génral de la future structure issue de la fusion de l'Anpe et des Assedic, parue dans Le Monde de ce soir

Début de citation :

La loi sur la modernisation du service public de l'emploi a organisé la fusion entre l'ANPE et les Assedic afin d'accélérer le retour à l'emploi. L'objectif du gouvernement est d'atteindre le plein emploi d'ici à 2012. Christian Charpy, directeur général de l'ANPE, a été chargé par le gouvernement de conduire le processus de fusion comme délégué général de l'instance provisoire.

Le nombre de chômeurs augmente en mai et l'intérim recule ces derniers mois. Est-ce la fin de la baisse du chômage ?

Depuis le début de l'année, la tendance à la baisse du chômage s'est ralentie. La réduction de l'intérim a un effet direct sur les chiffres du chômage. Si un chômeur fait moins de missions d'intérim, il rentre dans la catégorie de référence de l'ANPE. Mais la baisse du chômage, au sens du BIT, continue, et c'est un point positif.

Le doute ne porte plus tant sur la baisse du chômage que sur la qualité des emplois prévus…
70 % à 75 % des contrats signés actuellement sont de courte durée ou des missions d'intérim. En même temps, la part de l'emploi intérimaire ou de CDD n'a pas varié depuis des années. Il n'y a donc pas d'aggravation constatée de la précarité de l'emploi. Le retour à l'emploi passe parfois par une succession de contrats avant un poste durable. Notre rôle est de faciliter ce retour à l'emploi durable. Déjà, plus de 40% des offres d'emplois proposées par l'ANPE sont des CDD de plus de six mois ou des CDI, bien plus que ce que propose le marché.


Le gouvernement fait état de plus de 500 000 emplois vacants. Quelle est la réalité des offres non pourvues ?

L'ANPE estime à 300 000 le nombre d'offres d'emplois qu'elle n'arrive pas à pourvoir dans l'année. Mais l'agence ne représente qu'une partie du marché de l'emploi, quelque 40%. Notre rôle, c'est d'aider les entreprises à recruter, mais aussi à amener les demandeurs d'emploi à s'intéresser à des métiers auxquels ils n'avaient pas pensé au départ.


Le gouvernement amplifie la pression sur les chômeurs avec la définition de "l'offre raisonnable d'emploi". Est-ce la priorité ?

La loi sur les droits et devoirs du demandeur d'emploi met avant tout l'accent sur les engagements réciproques entre le chômeur et le service public de l'emploi. Il s'agit d'abord de notre responsabilité pour accompagner le chômeur vers le métier qui lui correspond.


Le demandeur d'emploi, sanctionné au bout de deux refus, peut-il se retourner contre l'agence si on ne lui propose pas d'"emploi raisonnable" ?

Non, il ne faut pas se tromper, l'ANPE et le nouvel opérateur sont là pour aider le demandeur dans sa recherche. Cela passe bien sûr par des propositions mais aussi par des conseils. L'ANPE n'a pas la totalité des offres. Il appartient aussi au demandeur d'emploi de prospecter par lui-même. 30% à 40% des emplois ne font pas l'objet de publicité.


Quelle est, selon vous, la proportion de chômeurs qui fraudent ?

Ce nombre est infime. Le chômage est un drame et ceux qui sont touchés souhaitent vraiment en sortir. Nous sommes là pour les aider, pas pour les sanctionner.


Le 16 juin, vous avez répondu aux inquiétudes de 2500 "managers" des Assedic et de l'ANPE sur leurs futures missions. Quelles sont-elles ?

En plus du placement fait par l'ANPE et de l'indemnisation réalisée par les Assedic, elles sont de trois ordres : avoir une meilleure connaissance du marché de l'emploi pour anticiper les besoins en main-d'œuvre; réaffirmer notre rôle en matière d'orientation professionnelle, en partenariat avec les autres acteurs et notamment l'AFPA; aider les entreprises dans la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en termes de politiques de recrutement, formation et mobilité interne.


Quels sont aujourd'hui les points difficiles pour mettre en œuvre la fusion ?

Il faut convaincre les personnels que cette fusion se fera sans qu'ils y perdent en terme de statut et de qualité de travail. La discussion sur la future convention collective démarrera à l'automne. Elle est déterminante et portera aussi bien sur le niveau de rémunération que sur la nature des tâches et les possibilités d'évolution, autant de points sur lesquels il faut rassurer et convaincre.
Propos recueillis par Rémi Barroux

Fin de citation.

Je vais revenir, dans un prochain article sur les chiffres du chômage.
Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 18:42
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Si vous voulez constater, par vous même, que nos Sénateurs travaillent et si vous vous intéressez au devenir de "France Emploi", le futur objet résultant de la fusion de l'Anpe et des Assedic, vous pouvez suivre le lien suivant ....

http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=57627


Vous en avez tout de même pour 90 minutes ...

petit rappel : ce soir, il y a un match de foot Russie Espagne. Je ne veux pas vous prendre en traitre et vous faire rater le match à cause de la fusion Anpe Assedic. Vous pourriez me le reprocher, et, ça, je ne pourrais pas le supporter!

Cette remarque étant faite, vous pourrez vous rendre compte que c'est intéressant et que nos sénateurs sont des gens sérieux, même si certains d'entre eux, tel Serge Dassault, apparaissent comme  d'invraisemblables réactionnaires ... (je dirai même dinosauriens ...).

Bonne écoute! Dites moi ce que vous en pensez ...

Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 17:03
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Je vais essayer de résumer mon point de vue sur ce sujet beaucoup plus complexe qu'il n'y parait .

1. C'est, évidemment, le demandeur d'emploi qui détermine, seul, ses axes de recherche d'emploi. Il ne fait appel à l'ANPE que pour obtenir de l'aide dans la définition de son projet. Pour moi, ça tombe sous le sens! Mais, ça ne tombe pas sous le sens de tous les agents de l'ANPE. Surtout pas chez ceux qui connaissent très bien les limites de leurs capacités professionnelles et qui savent bien qu'ils ne sont tout simplement pas CAPABLES de donner des conseils pertinents.

2. Il serait beaucoup mieux que l'on dise clairement à tous les acteurs que l'Etat n'est en aucune façon tenu à une obligation de résultat quant à la fourniture d'un emploi conforme aux souhaits des "demandeurs". L'Etat est tenu d'aider du mieux qu'il peut. Pas de "faire à la place" des intéressés eux-mêmes. En conséquence, le label de demandeur d'emploi est profondément vicieux et vicié. Il faut avoir le courage de parler "d'offreur de compétences".

3. Le problème du chômage étant une gràve question récurrente et lancinante, sa solution relève bien de la responsabilité des pouvoirs publics, aussi bien pour l'aide à la définition d'un projet professionnel que pour la fourniture d'un revenu d'attente ou de remplacement, lequel doit, évidemment, être limité dans le temps. J'ai déjà dit que le régime indemnitaire devrait être financé par les contribuables (tous!) sur la base d'une légère augmentation de la CSG (en contrepartie d'une suppression pure et simple des cotisations des salariés) d'une part, et par le paiement d'une pénalité par les entreprises qui licencient (et qui, ainsi, se defaussent du problème qu'elles créent à la société dans son ensemble). Clairement, donc, je dis : NON à l'ASSURANCE CHÔMAGE ... J'ai conscience que, aujourd'hui, cette solution n'est pas suffisamment mûre pour être prise en compte telle quelle. Qu'à cela ne tienne, je sais être patient quand il faut et je suis particulièrement tenace ...

4. Rien, absolument rien, ne justifie que les agents qui s'occupent de ces problèmes soient liés à la puissance publique par un contrat de droit public. Un contrat de droit privé suffit amplement.

5. Vouloir définir, par la loi et la réglementation, les règles qui régissent le contrôle de la recherche effective d'emploi relève de la chimère ... Si je suis inscrit comme "demandeur d'emploi", j'ai dix mille manières  de faire croire que je recherche effectivement un emploi alors même que je n'en recherche pas ... Si je suis conseiller de l'emploi, j'ai le devoir de prodiguer des conseils pertinents et de dire aussi au demandeur que ses allocations ne sont pas éternelles et que son intérêt bien compris, c'est évidemment de suivre ces conseils. Bien entendu, cela me crée une obligation envers lui : s'il fait ce que je lui dis et qu'il ne trouve pas d'emploi, c'est que mes conseils ne sont peut-être pas pertinents. Se repose alors la douloureuse question du professionnalisme des conseillers ANPE.


6. En codifiant à outrance, on crée potentiellement du conflit juridique qui débouche sur des procédures judiciaires contre "l'autorité qui sanctionne" qui se règle devant un tribunal administratif si l'autorité en question est "publique", ce qui demande du temps, beaucoup de temps ... Ce n'est quand même pas un hasard si l'Anpe perd la plupart de ses procès ... au point qu'elle préfère rapporter (c'est à dire annuler) une sanction plutôt que d'aller au procès. Les exemples sont légion. A tel point que les initiateurs des sanctions (les directeurs d'agence) font preuve, avec raison, de la plus grande circonspection dans leurs initiatives! Comment pourrait-il en être autrement lorsque, dans 95% des cas, les procédures de recours gracieux aboutissent "en faveur du demandeur"?

7. Messieurs les législateurs et les réglementeurs, lâchez nous les baskets! Laissez nous faire notre travail ... Cessez ne nous pondre des mesures qui s'empilent les unes sur les autres à tel point que même les spécialistes que nous sommes finissons par nous y perdre et nous y emmêler les crayons ... Ce n'est pas nous, agent de l'aide au placement des "demandeurs d'emploi", qui avons créé 38 contrats de travail différents! Ni nous qui avons créé toutes ces "mesures" si nombreuses que je ne me risquerai pas à en avancer le nombre exact. Regardez le Code du Travail que vous avez, au fil des ans, fabriqué! Il est devenu tellement complexe que même les meilleurs juristes finissent par douter du bien fondé de leurs interprétations! Comment s'étonner, après ça, que des "petits malins" s'emploient à manoeuvrer pour contrer la "volonté du législateur" puisque lui-même, le législateur, n'est pas capable d'avoir de la suite dans les idées, à tel point que, sans même qu'il il ait changement de majorité politique, il finit par produire des textes contradictoires ...

8.  Vous voulez faire oeuvre utile? Pas besoin de vous casser la tête. Réduisez de moitié, AU MOINS, en abrogeant purement et simplement les textes que vous avez produits, le nombre de lignes du Code du Travail! Pas n'importe lesquelles, évidemment! C'est difficile? Vous ne savez pas lesquelles? Quel dommage! Il ne fallait pas les "pondre"! Débrouillez vous, maintenant ... A la "gauche", je dis clairement : " Mollo, la critique! Vous avez votre part de responsabilité dans ce fouillis." A la "droite", je dis, tout aussi clairement : "Mollo également! Vous y avez tout autant contribué. N'est-ce pas, Monsieur Chirac?".
Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 07:00
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Le titre du Monde est très évocateur : "Le taux de chômage a encore baissé au premier trimestre". Vous avez sûrement remarqué le "encore" ... Personnellement, j'y décèle une pointe de déception. Pas vous?

Pourtant la suite nous éclaire un peu plus ... "Enfin une bonne nouvelle pour le gouvernement ...etc." . Ah, bon! Parce que ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'ensemble du pays, pour tout le monde? Moi, je trouve que si!

Toutefois, des lecteurs avertis auront peut-être remarqué une bizarrerie. Et même plusieurs. Ca mérite un arrêt sur image .

1. On parle, là, des statistiques de l'Insee et non pas des chiffres de l'ANPE ... Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. J'ai déjà dit que je souhaitais que l'ANPE ne soit plus, en quoi que ce soit, responsable d'études statistiques sur le chômage. Etant en charge du  traitement dudit chômage, l'ANPE (puis son futur proche successeur) ne saurait être, à la fois, juge et partie. Son rôle doit se limiter à produire des chiffres bruts absolument incontestables, dépourvu de toute analyse particulière de nature macro-économique. Je verrais bien que, à l'avenir, elle ne soit autorisée qu'à produire le nombre de personnes inscrites dans son fichier, en faisant, à la rigueur, une unique distinction entre ceux qui sont immédiatement disponibles et tous les autres. On y viendra, un jour ou l'autre ...

2. L'étude de l'Insee résulte d'une enquête conduite selon des méthodes statistiques éprouvées et incontestables faisant l'objet d'un examen préalable et d'une validation d'un organisme indépendant dont on ne parle pratiquement jamais : le Conseil National de l'Information Statistique. Je tiens, personnellement, pour scientifiquement établis les résultats ainsi produits par l'Insee. Le chiffre de chômeurs, AU SENS DU BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL (BIT), organisme international rattaché à l'ONU, est bien de 2 millions.  C'est à dire au moins 100.000 de plus que le chiffre de la "catégorie 1"  produit le mois dernier par l'ANPE et sur lequel j'ai eu à m'exprimer dans un tout récent article.

3. D'où vient cette différence?  C'est, en réalité, tout simple à comprendre ... A condition d'être, comme je le suis, au coeur du système ...
La définition du Bureau International du Travail est, conformément à une norme internationale que l'on peut discuter mais qui est cependant universelle (afin de produire des résultats cohérents pour l'ensemble des pays et donc permettre des comparaisons entre eux). Cette norme est très restrictive. Quiconque a travaillé ne serait-ce que quelques heures dans la semaine qui précède l'étude (effectuée par un vaste sondage très approfondi, conduit avec une rigueur scientifique indiscutable, à 100 lieues des "sondages" dont on nous abreuve quasi quotidiennement) est réputé NE PAS ÊTRE AU CHÔMAGE. C'est ainsi. je trouve cela très sévère mais il faut bien que la règle soit la même pour tout le monde faute de quoi, c'est le crédit même des études et, par contre-coup des organismes qui les conduisent, qui se trouve remis en cause.

4. Il s'en suit que les chiffres produits par l'Anpe devraient être nettement supérieurs à ceux de l'Insee puisque les définitions, toujours légales, retenues par l'Anpe sont "plus lâches", "moins  sévères" ... Il y a donc un "couac" ...

5. J'ai déjà soulevé le problème. Il fut un temps où la quasi totalité des demandeurs d'emploi inscrits à l'Anpe étaient inscrits en "catégorie 1". la proportion était supérieure à 90% ... Aujourd'hui, elle est de l'ordre de 70% ... Cherchez l'erreur!
Ne cherchez pas trop longtemps! Lorsque Lionel Jospin (et Martine Aubry, sa ministre du travail) arrivèrent au pouvoir, en 1997, "ordre"  fut donné à l'Anpe de faire baisser le chômage ... Yoyo en avait besoin! Ce fut chose faite en transférant de la catégorie 1 vers les catégories 2 et 3 des centaines de milliers de demandeurs d'emploi ... De la part d'un homme qui n'a même pas été capable d'assumer le fait qu'il a été membre d'une organisation trotskiste tout en étant AUSSI membre des instances dirigeantes du Parti Socialiste, il ne faut s'étonner de rien!

6. Pour appréhender, au plus près, la réalité statistique du chômage, défini comme le fait le Bureau International du Travail, il faut additionner les catégories 1, 2 et 3, réduites à cette partie "n'ayant pas travaillé dans le mois écoulé". ce n'est pas exactement la définition du BIT mais c'est celle qui s'en rapproche le plus ... Il va falloir faire avec!

7. C'est d'autant plus nécessaire que les études "chômage" de l'Insee ne sont conduites que tous les trimestres. Or, la soif d'informations est plus difficile à étancher. Les chiffres de l'Anpe sont mensuels.

A la prochaine fin du mois de Juin, donc. Nous aurons alors les chiffres Anpe du mois de Mai ...

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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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