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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Lundi 30 juillet 2007
publié dans : Ségolène Royal par Jacques Heurtault recommander
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Epinay? C'est au nord de Paris, ça?
Exact! L'extrême droite y a fait des scores assez fabuleux ... Autour de 25%!

Mais c'est surtout la ville où a été fondé le Parti Socialiste à partir de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) ou, du moins de ce qu'il en restait ... et quelques autres structures telle la Convention des Institutions Républicaines mais pas encore les restes du P.S.U (Parti Socialiste Unifié) qui rejoindra le P.S en 1974 ...

Voici ce qu'en dit un ancien membre du Comité directeur de ce nouveau parti ...

Début de citation :

"C’est à Epinay en 1971 que naît le PS d’aujourd'hui : la vieille SFIO a vécu et il s’agit de refonder un parti nouveau. Il se construit sur le débat d’idées en son sein et met en place un type d’organisation considéré à l’époque comme vivifiant, reposant sur les courants de pensée et les choix de direction à la proportionnelle.

    Il y a de cela 36 ans … Depuis les courants de pensée sont devenus des tendances et les tendances des clans ; ces clans se sont imposés comme de véritables partis dans le parti : aujourd’hui chaque clan a ses réseaux, ses activités propres, son chef, son site,  L’évolution se fait en parallèle à la présidentialisation croissante du régime, ce qui finit par donner aux chefs de clans un égo surdimensionné. Chacun d’eux dispose aujourd’hui d’un appareil, de lieutenants-flingueurs, devenus experts en phrases assassines… dont les médias ont été abreuvés tout au long de la campagne de désignation de la candidate et hélas bien au-delà …


    « Eléphantillage », une pratique politique, un comportement inhérent à ce qui est devenu un « communautarisme de clan », lequel génère débinage, persiflage, canardage, etc … mots qui riment étrangement avec « enfantillage » ! Dès le 6 mai, les vaincus des primaires socialistes, pressés d’entrer à nouveau en lice, ont entonné sur les écrans le cantique des lamentations sur la « défaite », accompagnées de réflexions blessantes et cruelles.

    « Eléphantillage », des livres de lieutenants-flingueurs aux pages fielleuses, et on nous en annonce une demi-douzaine écrits par d'irascibles plumitifs dont la réflexion politique semble se limiter à déverser leur bile de rentrée sur la candidate de leur propre parti ! L’un d’eux entre même au bureau national, en sosie d’un chef de clan qui se met en veille…

    Ce n’est pas tout, l’ « éléphantillage » nous a conduit au fil des ans à un parti que d’aucuns qualifient d’immobile. Nous n’avons pas tranché sur des sujets de société majeurs, ni remis en cause notre attachement, devenu archaïque, à l’économie administrée, tant est lourd le poids des appareils de clans ! Ils n’acceptent que des compromis qui ne les gênent pas, même s’ils ne répondent guère aux problèmes nouveaux que pose notre société en mutation, et en guise de bilan, ils se limitent à déclarer ensuite cette élection « imperdable » ...

    La première rupture qui s’impose touche donc au mode de fonctionnement du PS qui génère ce phénomène claniste. La proportionnelle était novatrice à Epinay après la sclérose du molletisme. Elle impliquait que le 1er secrétaire soit élu par le Comité Directeur ; maintenant ce sont les militants qui le choisissent, ce qui marque une première prise en compte de la présidentialisation de la vie politique, en contradiction avec le jeu des tendances et des clans.

    Pourquoi ne pas reconnaître cette contradiction et inverser l’ordre des facteurs pour procéder en premier à l'élection d'un(e) 1er secrétaire avec son programme et son équipe face à une opposition interne et à son candidat ? Le moment est propice pour cette élection qu’il serait salutaire d’envisager le plus tôt possible. Rien ne serait pire que de reprendre le jeu pervers de la concurrence des motions, même s’il faut s’attendre à une vive réaction des clans qui vont jouer leur … survie …
Mais les militants ont le droit, cette fois-ci, de ne pas se laisser impressionner, de manifester leur ras le bol et d’imposer leur volonté !

Gérard Denecker,

Membre du Comité Directeur du Parti Socialiste d'Epinay (1971).

Fin de citation.

On réfléchit beaucoup au Parti Socialiste à une nécessaire refondation de celui-ci ...

Bonne lecture! Et bienvenue aux commentaires ... Et qu'on ne vienne pas me dire que le mode de fonctionnement du PS ne regarde que le PS lui-même ... C'est tout simplement faux! Car tout ce qui concerne les partis politiques concerne l'ensemble des électeurs.

Samedi 5 mai 2007
publié dans : Ségolène Royal par Jacques Heurtault recommander
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La première réflexion qui me vient à l'esprit c'est de dire, de clamer, haut et fort, qu'il faut aller voter, en masse compacte, afin de battre nettement tous les records de participation électorale, y compris celui du référendum de 1962 en faveur de l'indépendance de l'Algérie où, je crois, le taux de participation avait dépassé les 90%.

Cette participation doit être massive, non parce qu'il s'agit d'un choix de société - j'estime que telle n'est pas le but de la consultation d'aujourd'hui; la France n'est pas du tout en marche vers je ne sais quelle "révolution" qu'il faudrait combattre selon certains ou garantir le succès selon d'autres - mais plus simplement parce que, de tous les candidats présents au premier tour, Le Pen est le seul qui a appelé à l'abstention.
Il résulte donc de cette décision que quiconque s'abstient au second tour, alors qu'il a voté au premier, le fait en connaissance de cause pour confirmer son choix du premier tour en faveur de Le Pen.
La meilleure manière de se démarquer de cette estampille, c'est de se déplacer et de voter.

Une fois dans l'isoloir, l'électeur lepéniste du premier tour doit se poser une question : "Pourquoi ai-je voté Le Pen?" S'il répond, "C'est pour marquer mon adhésion aux idées de remise en ordre drastique du pays", il doit alors, très logiquement, voter pour Nicolas Sarkozy. Ce dernier a en effet réussi à capter un très gros tiers des voix de Le Pen dès le premier tour, faisant chuter celui-ci à environ 10%, ouvrant ainsi la perspective - oh, combien heureuse! - d'une possible quasi éradication à venir de Front National, ce qui ne manquerait pas de réouvrir la possibilité d'un fonctionnement normal de notre démocratie ...
S'il se répond à lui-même "C'est pour protester contre la situation qui m'est faite; je suis dans la merde et personne ne se préoccupe vraiment de résoudre les difficultés du pays", il doit alors, très logiquement, voter pour Ségolène Royal qui est la candidate de l'opposition au pouvoir en place. Quand un gouvernement ne donne pas satisfaction, on doit, très naturellement, envisager la perspective de pousser dans le sens d'un changement de majorité.
 

 

La seconde réflexion qui me vient à l'esprit, c'est que, quelque soit le résultat, celui-ci doit être accepté par TOUS! Si d'aucuns étaient tentés par une contestation émeutière du résultat, ils doivent savoir que je me rangerais résolument du coté de la République, du coté du nouvel élu ou de la nouvelle élue, n'hésitant pas à appeler à une répression très ferme et immédiate. Je reste, aujourd'hui encore, profondément marqué par les émeutes de Novembre 2005 qui ont duré plus de trois semaines alors qu'elles auraient du être jugulées en trois jours. Sur ce plan, le gouvernement de l'époque et son ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, n'ont pas fait ce qu'il fallait. Pour moi - républicain et démocrate - les choses sont claires : les émeutiers doivent craindre pour leur intégrité physique voire même pour leur vie. Quand un peuple a voté, tout le monde doit respecter sa décision, surtout si elle est acquise après une exceptionnelle participation, même si l'écart entre les deux candidats est faible.

 

Ma troisième remarque portera sur le vote blanc ou nul. Je ne voterai pas blanc ou nul demain Dimanche. Certes, je comprends parfaitement que des responsables politiques puissent, soucieux de ne pas se couper de leurs électeurs pour les consultations à venir, dire publiquement qu'ils refusent de choisir entre l'une ou l'autre. Mais, dans l'isoloir, l'électeur qui serait confronté à un doute pouvant le conduire à voter blanc n'est pas soumis à la même contrainte! Il doit choisir. C'est le sens de mon propos en forme d'appel explicite : pas de bulletins blancs ou nuls. Les électrices et les électeurs qui seraient tentés de s'exprimer de la sorte doivent avoir présent à l'esprit qu'une forte proportion de ce type de votes ne manquerait pas d'être exploité par Le Pen ... Il dirait que les électeurs n'ont pas voulu dévoiler leurs intentions frontistes en ne se déplaçant pas aux urnes et ont donc voté blanc ou nul. Pour cette seule raison : pas de bulletins blancs ou nuls afin de dire une fois pour toutes à Monsieur Le Pen : "Votre démagogie ne nous intéresse pas. Nous ne sommes pas de votre bord".

 

Ces trois réflexions liminaires sont, pour moi, les plus importantes. C'est la raison pour laquelle elle sont développées "en tête de gondole". Quelque soit le résultat, je serai heureux si la participation est massive et supérieure à 90% et si le pourcentage de bulletins blancs ou nuls est inférieur à 2%. C'est la meilleure façon de combattre le nihilisme de Le Pen.

 

Et mon choix personnel? Je l'ai clairement laissé entendre voire même dit, avec quelques réserves : ce sera Ségolène Royal ...alors même que le programme économique de Nicolas Sarkozy me parait beaucoup plus cohérent.
Comme c'est étrange, n'est-ce pas? "Il est pour Sarkozy et il vote contre lui!"

Non, ce n'est pas étrange ... C'est le résultat NATUREL de ma réflexion.

1. Pour la première fois en France, une femme peut devenir Présidente de la République. 53% des électeurs sont des électrices. Il est donc souhaitable de mettre une femme à la tête du pays.
2. Il ne s'agit pas d'élire une majorité parlementaire mais de choisir UNE personne qui détiendra des pouvoirs importants et qui doit donc avoir des qualités particulières du point de vue de sa personnalité. Je préfère la personnalité de Ségolène Royal à celle de Nicolas Sarkozy. Elle a su déjouer tous les complots que ses propres amis politiques ont ourdi contre elle. Là où Edith Cresson avait dû rendre les armes au bout de 11 mois, Ségo a gagné toutes les élections auxquelles elle s'est présentée. Législatives, régionales, internes à son parti ... Toutes! Même Mitterrand n'y est pas parvenu ...
3. Elle a innové dans la méthode et dans la façon de conduire une action politique. La démocratie participative n'est pas un vain mot pour elle mais bien une réalité, certes embryonnaire, mais une réalité tout de même. Contre vent et marée, face aux quolibets de ses propres amis (quels boulets ils sont!), elle s'est imposée. Elle s'imposera également une fois élue si telle est la volonté des électeurs.
4. Issue d'un milieu culturellement porté à droite alors qu'elle défend maintenant les couleurs de la gauche, elle sera une excellente synthèse de ce dont le pays a besoin maintenant ... Elle pourrait même devenir un phare sur la scène internationale et faire mieux, sur cette scène, que Jacques Chirac dans son dernier quinquennat.

Voilà pour les raisons qui me font choisir de voter pour Ségolène Royal.

Voici maintenant les raisons qui me conduisent à voter contre Nicolas Sarkozy.

On m'objectera : "Quelle importance? Vous venez de nous dire les raisons - positives - qui vous conduisent à voter pour Ségolène Royal. Restez sur le positif!".
Pas si simple! Dans la mesure où je suis d'accord avec de nombreuses propositions faites par Nicolas Sarkozy, je dois à mes lecteurs d'expliquer mon choix faute de quoi ils pourraient légitimement penser que je raconte vraiment n'importe quoi!

Avant d'attaquer bille en tête, je vais redire que je suis extrêmement satisfait du très important travail de rénovation idéologique et programmatique que l'UMP a fait sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy. Désormais, ce parti apparait comme un parti de droite qui s'assume complètement. J'espère que ce travail de redéfinition de la ligne politique va se traduire par un recul durable de l'influence du Front National, si possible même par une marginalisation à 3 ou 4%. J'observe que, à Nogent sur Marne, la plus grande part du travail a été faite puisque le F.N. est descendu à 5,5% alors qu'on l'a connu à plus de 12% il n'y a pas si longtemps. Il faut poursuivre dans cette voix partout afin d'atteindre des résultats comparables partout ... Pour l'heure, le travail n'est pas, loin s'en faut, complètement terminé.

Comte tenu de la cohérence interne des propositions programmatiques de l'UMP, il faut s'interroger sur les forces qui soutiennent cette cohérence. Indiscutablement, la haute finance internationale est derrière et même avec Nicolas Sarkozy, sur une base d'adhésion plutôt que sur une base de "faute de mieux" qui était le cas de figure dans lequel on se trouvait avec Jacques Chirac. Le CAC 40 et la haute finance internationale ne sont pas ma tasse de thé et ne l'ont jamais été. Je ne fais pas partie de ce monde pour deux bonnes et simples raisons.
1. Mes origines sociales et mon histoire personnelle me font préférer les gens du peuple plutôt que les grands bourgeois.
2. Ma fortune personnelle et mes revenus ou ceux de mon épouse nous classent tout aussi clairement ni chez les pauvres ni chez les très riches. Il y a même bien plus d'écart entre un grand bourgeois et nous (mon épouse et moi-même) qu'entre nous et les érèmistes ou même les smicards. Nous vivons du produit de notre travail et non pas des revenus tirés de notre patrimoine.
La question est donc : Nicolas Sarkozy saura -t-il se libérer du boulet de la grande bourgeoisie? Je pense que non. Mais je me réjouirai le premier si je constatais m'être trompé.

Quand on est le Numéro 1 d'un Etat aussi puissant que la France, on est évidemment soumis à une pression externe énorme. C'est inévitable. Pour y résister lucidement, les chefs d'Etat disposent d'une administration qui, par sa force naturelle d'inertie, tempère les analyses et modère les décisions potentiellement excessives. Or Nicolas Sarkozy envisage clairement de secouer le cocotier de la Fonction Publique, ce dont je me réjouis, laquelle saura lui rendre la monnaie de sa pièce en laissant "filer la pelote". La question est donc : Nicolas Sarkozy aura-t-il les nerfs d'acier qui lui permettront, comme il l'a toujours dit, d'ouvrir la plupart des chantiers de réforme en même temps? Je pense que non. Il est dans une logique " Faites moi confiance. Vous allez voir ce que vous allez voir!". Ou bien encore  " Vous verrez : dans cent jours, les choses auront déjà changé.".
J'ai toujours défendu, depuis que je me suis lancé dans cette grande aventure du blog politique, que les propositions audacieuses que je formule ne peuvent être mises en oeuvre que dans la durée. J'ai annoncé, plusieurs fois, que 2 mandatures sont nécessaires ... C'est un marathon ou, mieux encore, une course à étapes telle le Tour de France cycliste. Pas un sprint ... Pendant toute la durée du mandat, les dirigeants doivent rappeler l'objectif concret et expliquer que telle décision ponctuelle s'inscrit dans le programme de réalisation  du projet afin d'atteindre l'objectif. Nicolas Sarkozy, trop impulsif, trop impatient, ne respectera pas cette logique de la course de fond. Et pourtant, il fait du cyclisme.

Qui se ressemblent s'assemblent ... Ce vieil adage est bien connu.
Précisément, à Nogent sur Marne, le principal soutien de Nicolas Sarkozy, c'est ... Jacques J.P. Martin, "maire" de la commune (j'ai expliqué pourquoi, désormais, c'est à dire depuis l'annulation des budgets 2004 et 2005, je mets des guillemets autour du label de maire quand je parle de Jacques J.P. Martin.). Jacques Martin est capable de rassembler le temps d'une campagne électorale ... de batir un programme pour gagner l'élection et de faire ce qu'il faut pour gagner cette élection. La suite est moins drôle ... pour les administrés.
Certes je fais grâce à Nicolas Sarkozy de ne pas le rabaisser au niveau de Jacques J.P. Martin. Les deux hommes, c'est évident, n'ont pas la même envergure, à l'avantage de Nicolas Sarkozy ... S'il est élu, Nicolas Sarkozy n'aura pas les mêmes responsabilités non plus ... Mais il aura la même manière de réagir car, ça, on le porte en soi, c'est un trait de caractère ... quasi indélébile.
J'ai, en à peine deux ans de mandat, constaté un trop grand nombre de fois de quels abus manifestes est capable Jacques Martin pour me dire que Nicolas Sarkozy porte en lui les mêmes caractéristiques ... qui produiront les mêmes effets.
Alors que le système de défense de Jacques J.P. Martin s'écroule, pour les raisons que j'ai déjà évoqué dans plusieurs de mes articles,  pas une seule fois Nicolas Sarkozy n'a pris ses distances! Mieux (ou pire si on préfère!) : il a fait en sorte de lui accorder la Légion d'Honneur! Remise en mains propres par Brice Hortefeux ... La Légion d'Honneur à un "maire" qui :
1. a dilapidé l'argent public
2. a augmenté les impôts de presque 60%
3. n'a même pas eu le courage de reconnaitre ses fautes et a tenté de justifier ses décisions en mettant en cause la gestion précédente, celle de Estelle Debaecker, 
4. vient de se faire annuler deux budgets par le Tribunal Adminsistratif, fait rarissime!

Ce sera donc Non à Nicolas Sarkozy pour la Présidence de la République tout comme ce sera Non à Jacques J.P. Martin pour la mairie de Nogent sur Marne.    

    

 

Vendredi 4 mai 2007
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Ségolène Royal a tenu meeting à Lille ... Rien de surprenant. Le nord est un territoire où la gauche est très influente. Traditionnellement, les candidats, lors de consultations nationales, terminent leur campagne dans les régions qui leur sont plutôt favorables plutôt que dans les "terres de missions" ...

Ségo, en bonne tacticienne, déclare se réjouir de la prise de position de François Bayrou ("Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy"). Elle va même plus loin : "Il est courageux, il va jusqu'au bout de sa cohérence", voire encore plus loin : "Oui ce serait bien ..." que Bayrou aille encore plus loin et dise qu'il votera pour elle. "Comme je n'imagine pas qu'il puisse s'abstenir, compte tenu de l'enjeu, je crois que les choses sont subtilement dites". elle poursuit : "Si je suis élue, je travaillerai avec le centre en général et François Bayrou en particulier". Déclarations pleines du plus pur bon sens dans la situation actuelle, à deux jours du scrutin ...

Eh bien! Mauroy, l'inimitable Mauroy, le plus pur representant de la plus vieille SFIO, trouve le moyen de déclarer : "Le premier cercle, c'est le PS, le deuxième, les organisations de gauche, et le troisième tous les citoyens qui veulent rejoindre le grand mouvement de la gauche"!

Il me vient une question que je vais poser avec le langage un peu cru que j'affectionne parfois : Mauroy, quand il a dit "ça" était-il en état d'ébriété? On lui connait un visage beaucoup plus rouge que rose ainsi qu'un profil de barrique ...

C'est une question légitime!

S'il avait tenu ces propos avant le premier tour, on aurait pu conclure, logiquement, qu'il était lucide ... On doit chercher, c'est bien naturel, à rassembler son camp ...

Mais là, nous sommes au deuxième tour ... Les résultats du premier sont limpides! L'extrême gauche est, objectivement, ratatinée ... Non seulement elle n'a même pas été capable de rassembler avant le premier tour (un candidat "anti-libéral" et un seul pour porter la voix du "Non de gauche") mais encore elle "rassemble" 10% des électeurs en comptant Voynet dans l'extrême gauche alors qu'on ne doit pas le faire! C'est deux fois moins que les voix qui se sont portées sur François Bayrou ... Mauroy ne doit plus savoir compter. Ou bien il était en état d'ébriété ...

Si encore il avait explicitement fait référence à François Bayrou et la force organisée de ses militants ... Même pas! Bayrou et ses 7 millions de voix ramenés à l'échelle d'une individualité parmi d'autres n'ayant qu'une seule chose à faire : se rallier dans un camp contre l'autre! Mauroy était bel et bien en état d'ébriété ... 

N'importe quel "pékin" est capable de comprendre le langage qu'il faut désormais tenir aux extrêmistes de gauche!

Le voici : "Vous ne voulez pas de Ségo et du centre gauche? Pourquoi? Parce qu'elle n'est pas assez à gauche? Qu'à cela ne tienne! Vous aurez donc Sarko qui, lui, est carrément à droite! Et même bien à droite ..."

J'espère au moins que Sarko aura, lui, l'intelligence de maintenir le cap à droite afin de capter toutes les voix ou presque du Front National. Avec les voix de Philippe de Villiers et celles de CPNT - Frédéric Nihous, ça lui fait quasiment 45% d'assuré ... Le reste devient presque un jeu d'enfant!

J'approuve donc sans la moindre réserve la proposition de Rocard qui dit clairement que le P.S doit s'allier avec le centre s'il veut gagner les élections!

Notons au passage que c'est le même Mauroy qui, après avoir entendu la première proposition Rocard, a suggéré que le PS prenne des sanctions à son encontre! En pleine campagne électorale ...

Mauroy est en état d'ébriété! Aucun doute n'est permis ... J'en suis tellement convaincu que je tiens pour certain que le même Mauroy va faire des pieds et des mains pour que le PC obtienne d'une façon ou d'une autre 20 sièges aux prochaines législatives afin de pouvoir constituer son groupe parlementaire ...
Les résultats du premier tour permettent pourtant de conclure qu'il est objectivement possible d'éradiquer l'implantation parlementaire du PC puis de proposer à ce dernier de rejoindre le P.S avec armes et bagages (notamment le siège de la place du colonel Fabien). A moins qu'il ne soit préférable de faire l'inverse. Mais c'est alors le calendrier qui s'y oppose!

  
    

Lundi 30 avril 2007
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Oui, la parole à Ségo ... puis à Sarko et, enfin, le meilleur pour la fin, à François Bayrou ...

Il s'agit d'une interview donnée au quotidien Le Monde.

Début de citation.

Le Monde : Pensez-vous que le débat avec François Bayrou a été bénéfique pour vous ?

Ségolène Royal : C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc.

Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation.

Avant le premier tour, vous aviez une autre attitude. Comment expliquez-vous ce changement vis-à-vis du parti centriste ?

C'est vrai, je l'ai dit : l'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc. C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions. FrançoisBayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy. La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste.

La communauté de valeurs va du PS à l'UDF ?

Je ne parle pas de recomposition politique ou d'appareils politiques. Je ne me pose pas, pour l'instant, la question des coalitions. Si nous sommes dans des affrontements permanents 50-50, la France ne peut pas s'en sortir, se remettre en mouvement. Sur certains thèmes fondamentaux, je réussirai à sortir de cet affrontement bloc contre bloc, quel que soit le choix définitif de l'UDF en tant que parti.

Sur la réforme des institutions, l'Etat impartial, nous avons une vision commune. Je ne veux plus que l'Etat soit maîtrisé par un seul parti, par un seul clan, ce n'est pas la République. Je suis la seule à avoir une vision de la réforme institutionnelle complète. Ce n'est pas le cas du côté de la droite. Elu avec 82% des voix, Jacques Chirac avait l'occasion exceptionnelle de déverrouiller la vie politique française. Il ne l'a pas fait, tous les pouvoirs sont restés concentrés. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy est toujours président de l'UMP. Ce qui est contraire à l'esprit des institutions.

Quels signaux allez-vous envoyer à la gauche inquiète de votre évolution vers le centre ?

La gauche n'est pas inquiète car je rassemble sur la base du pacte présidentiel. Les valeurs et les idées de ceux qui m'ont soutenue ne sont pas oubliées. Je les ai tous reçus ou contactés car je veux que leur idéal et leurs bonnes idées rejoignent le pacte. Compte tenu de la situation dans laquelle la France se trouve, il faut absolument lui éviter cinq années de droite dure.

Quant au vote autour de François Bayrou, il est assez varié et toutes les motivations sont d'ailleurs respectables. J'ai pris acte de cette réalité-là sans la mépriser et j'ai pris l'initiative de sortir des schémas traditionnels. Par ailleurs, j'en ai assez de ce procès permanent où lorsque l'on se parle ou l'on dialogue, on est déjà suspect. Il est temps de passer à l'âge adulte de notre démocratie.

Arlette Laguiller se détermine pour la première fois pour le candidat socialiste depuis 1981. Que lui dites-vous ?

La question de la protection de la dignité des travailleurs est centrale. C'est un beau combat qui a le mérite d'être désintéressé. Elle est populaire et estimée. J'ai cité son nom en meeting et elle a été acclamée. Les personnalités qui sont cohérentes, qui ont un idéal principal et ne lâchent pas, sont très attachantes. Je ne la voyais pas pour lui demander quoi que ce soit. Juste pour le plaisir de la rencontrer, de la remercier.  Je veux une France rassemblée et pas les Français dressés les uns contre les autres. Je veux être présidente d'une France apaisée et énergique.

Vous aviez été en concurrence avec Dominique Strauss-Kahn. Il a été très absent dans votre campagne du premier tour, et puis là il est très présent. La photo de votre déjeuner en tête à tête, c'est celle de Mitterrand-Rocard en 1988 ?

Dominique est présent à mes côtés à sa demande et je m'en félicite. C'est un homme talentueux et imaginatif. Il pourrait être un très bon premier ministre, si tel est mon choix.

Il n'y a pas de rapprochement de ligne entre M. Strauss-Kahn et vous aujourd'hui ?

La seule ligne aujourd'hui, c'est le pacte présidentiel. Ma volonté, c'est de rassembler tous les talents autour de ce pacte. Je suis dans une démarche de sincérité et de fidélité à mes engagements, dans le respect des personnalités différentes, de leurs bonnes idées. Par exemple, j'ai confié une mission à José Bové sur la mondialisation et la souveraineté alimentaire.

Quand vous parlez du "bout de chemin" que vous allez faire ensemble avec François Bayrou, ce chemin va jusqu'où ? Jusqu'au second tour, au-delà des législatives?

Il faut respecter les étapes. Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi.

Pourriez-vous prendre François Bayrou comme premier ministre ?

Je l'ai déjà dit : par définition, je ne m'interdis rien.

Sur les retraites, les 35 heures, comment pouvez-vous concilier votre vision et celle des électeurs de François Bayrou ?

Le travail d'explication doit continuer. Je pars avec des préjugés très lourds, sous prétexte que les socialistes sont incompétents en économie et préfèrent le social. De plus, comme je suis une femme, par définition, il y a un préjugé d'incompétence, même si j'ai le soutien de toute la nouvelle école des économistes qui comptent en France et sur la scène internationale. Mon pacte réconcilie l'efficacité économique et le progrès social. C'est une vision neuve, qui suscite aussi l'intérêt des organisations syndicales de salariés que j'ai reçues. J'appelle donc les électeurs à regarder ce qu'il y a dans le pacte présidentiel que j'ai construit après une importante phase d'écoute.

Lors du débat, nous avons d'ailleurs levé des ambiguïtés, puisque François Bayrou voyait dans mon programme une étatisation de l'économie. C'est tout sauf ça. L'économie de marché est une réalité incontournable. Mais je crois qu'elle a besoin d'une régulation pour éviter ses désordres. Et les entreprises y ont tout intérêt. Elles sont d'ailleurs les premières à se tourner vers l'Etat quand elles sont en difficulté. C'est l'Etat qui définit la politique fiscale. Mais les partenaires sociaux définissent la politique sociale. L'Etat a reculé pendant cinq ans sur l'investissement dans la recherche et l'innovation, c'est très grave, il va falloir au contraire en faire une priorité. Les pouvoirs publics, en redistribuant l'argent public, ont un rôle très important dans le développement économique. En même temps, je supprimerai les aides aux entreprises qui n'en ont pas besoin, pour les concentrer sur les PME qui innovent. Je souhaite débureaucratiser l'intervention de l'Etat et la cibler sur les vrais besoins.

Pensez-vous qu'il faut réduire la dépense publique ou pas ?

Oui, il faut lutter contre les gaspillages et les doubles emplois et rendre la dépense publique plus efficace. Il faut relancer la croissance et diminuer le chômage. D'abord par la confiance. J'ai un discours très moderne vis-à-vis des entreprises. Je leur dis même : faites du profit, gagnez de l'argent, à condition qu'il soit honnêtement gagné et équitablement distribué. Avancez, prenez des risques. Mais il faudra que les banques aident davantage les PME. Les entreprises manquent d'épargne. Aujourd'hui, la rente est avantagée par rapport à la rémunération du travail, y compris dans les différentes propositions faites par Nicolas Sarkozy. Je propose, au contraire, de moduler l'impôt sur les sociétés en fonction de l'utilisation des bénéfices. Tout ce qui sera réinvesti dans l'entreprise bénéficiera d'allégements fiscaux. Je veux un pacte de croissance avec les PME, le Small Business Act.

Les organisations syndicales de salariés seront encouragées au compromis que je propose sur la base d'un dialogue social rénové. Du côté du Medef, c'est plus compliqué, parce que le Medef est un agglomérat de grandes banques, d'entreprises du CAC 40 et de PME qui n'ont pas toutes le même intérêt. Mais, là aussi, les choses bougent et je sais que beaucoup de patrons veulent sortir du manichéisme social. Je le vois par exemple avec les prises de position du Centre des jeunes dirigeants.

Sur les 35 heures, vous aviez porté une critique et maintenant vous dites qu'il faut les généraliser. Ce n'est pas une contradiction ?

Non. La deuxième loi sur les 35 heures était trop uniforme. Mais la diminution du temps de travail reste un objectif. En revanche, la façon dont on y parvient devra à nouveau être mise sur la table entre partenaires sociaux. Ce qui a manqué, dans l'application de la loi, c'est l'accompagnement humain. C'est aussi le faible poids des syndicats qui a permis dans certaines entreprises une application des 35 heures qui a dégradé les conditions de travail.

Allez-vous renationaliser GDF, comme le revendique la gauche ?

Ce ne sont pas des mesures de droite ou de gauche. Les enjeux ont changé. Quand on voit les problèmes énergétiques que la France et l'Europe vont devoir gérer dans les années qui viennent, les enjeux financiers considérables, cela mérite quand même un débat public. Nous avons besoin d'un grand pôle public de l'énergie.

Sur les retraites, remettez-vous en cause le principe de 42 ans de cotisation pour le salarié moyen à terme ?

La question des retraites sera totalement remise à plat. Sur la question de la durée de cotisation, il faudra prendre en compte la pénibilité et regarder de très près la question des retraites des femmes. Il y aura une discussion avec les partenaires sociaux. On ne pourra pas déconnecter la question des retraites de celle de la réussite de la lutte contre le chômage, car des emplois en plus ce sont des cotisations en plus. Il faut éviter de brutaliser la question des retraites en l'abordant comme le fait la droite et s'orienter vers des systèmes de retraite à la carte, plus souples. Il n'y aura pas de retraite couperet. En même temps, il faut garantir à ceux qui ont travaillé le plus durement d'accéder à une qualité de vie suffisante.

Faut-il modifier les règles de présentation des candidats aux élections professionnelles ?

Cette question sera traitée dans le débat sur les règles de représentativité qui seront revues. Sans brutaliser du jour au lendemain le paysage syndical. Les organisations syndicales y sont prêtes, si l'on réussit le syndicalisme de masse, soit avec un crédit d'impôt, soit avec un chèque syndical, c'est-à-dire une incitation à adhérer à une organisation syndicale. Lorsque l'on a interrogé les salariés sur la raison pour laquelle ils n'adhéraient pas à une organisation syndicale, ils ont répondu : la peur. Est-il normal que dans la France de 2007 un droit constitutionnel fasse encore peur? Non, car un pays moderne a besoin d'un bon dialogue social.

Vous parlez de la dette, mais vous n'avez pas chiffré la manière de desserrer cet étau.

La marge de manœuvre passe par la réforme de l'Etat et la clarification des compétences des collectivités territoriales. Quand j'ai interrogé José Luis Zapatero ou Romano Prodi sur la manière dont ils avaient réduit la dette de leur pays, ils m'ont répondu que c'est par une meilleure répartition des responsabilités, des compétences pour éviter des doublons, des chevauchements de financement, qu'ils y sont parvenus.

Ensuite, on peut rendre plus efficace le service public. Plutôt que de dire comme Nicolas Sarkozy que l'on va supprimer un fonctionnaire sur deux – ce qui, à mon avis, n'est pas très responsable et d'ailleurs il ne l'a pas fait quand il était ministre des finances –, on peut améliorer l'efficacité du service public. Enfin, la baisse de la dette passe évidemment par la relance de la croissance. Je crois beaucoup au levier écologique. La France a pris du retard. Or les experts estiment que de un à deux millions d'emplois peuvent être créés dans ce domaine. En Espagne et en Allemagne, j'ai été surprise de voir le nombre d'emplois créés grâce à ce secteur.

Si vous êtes élue, c'est vous qui mènerez la campagne des législatives ?

Mon rôle, c'est de réunir une majorité présidentielle.

Ou bien est-ce le chef du gouvernement ou le chef du parti qui mènera cette campagne ?

Nous n'en sommes pas là. Ce qui intéresse aujourd'hui les Français, c'est le second tour de l'élection présidentielle.

Si François Bayrou prend l'option d'entrer dans la majorité présidentielle, y aura-t-il des accords, des désistements entre le PS et son parti, comme il y en avait autrefois et aujourd'hui encore entre le PS et le Parti communiste ?

Si une majorité présidentielle se constitue, ainsi qu'un gouvernement, il faudra un accord entre organisations pour constituer une majorité parlementaire, capable de mettre en œuvre le pacte présidentiel.

Avez-vous le sentiment que le PS y est prêt ?

C'est la dynamique politique qui va le définir. Là, je construis une majorité présidentielle dans la cohérence, la clarté, le respect des partenariats et les valeurs du progrès économique, social et écologique.

Vous n'êtes pas comme Nicolas Sarkozy, qui dit que tous les députés UDF qui l'auront rejoint avant le 6 mai auront l'investiture de sa majorité présidentielle.

Je laisse à d'autres ces débauchages et ces pressions. La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan désastreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain.

Et, demain, vous prendrez le PS ?

Ce n'est pas compatible avec la fonction de chef de l'Etat.

Fin de citation.

J'ai surligné les passages qui m'intéressent le plus et qui ont, pour moi, une importance majeure.

Samedi 3 mars 2007
publié dans : Ségolène Royal par Daniel Heurtault recommander
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Daniel Heurtault, mon frère, ardent défenseur de Ségolène Royal, me prie de publier une réponse circonstanciée à un échange qu'il a eu avec Jean-Pierre, un autre lecteur et commentateur assidu (Merci à tous!) sur la question des retraites.

Il reprend des déclarations que Ségo a faites sur le sujet et "qui valent engagement et lui sont opposables" dit-il ... Dont acte.

Début de la réponse :

A Jean-Pierre et à tous ceux que ça intéresse ... 

À votre question sur les positions de Ségolène Royal sur la réforme des retraites, je ne peux que vous donner des prises de positions qui valent engagement politique. Sur la technique, elle saura, me semble-t-il, s’entourer d’experts compétents, il y en a certainement, qui lui prépareront des dossiers d’aide à la décision sur la base de ses engagements. Puis en fait, c’est son futur 1er ministre qui devra s’y coller. De plus il y a le C.O.R et son rapport qui, j’en conviens, est ardu. Pour ma part, je suis absolument incompétent pour en débattre.

Voici donc les positions de Ségolène Royal, datées avec la source citée, donc c’est vérifiable et opposable s’il s’avérait qu’elle change d’avis.

Elle part d’un constat que : La loi Fillon a commis la faute majeure d'ignorer la négociation sociale ( n’en déplaise à Jasmin !)

« La loi Fillon  a commis la faute majeure d'ignorer la négociation sociale. Ma démarche est à l'inverse : je crois à l'intelligence collective des salariés et des citoyens pour ada