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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Liberté de conscience et d'expression, laïcité

Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 12:04
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Eric Raoult, maire du Raincy (c'est à 10 km de chez moi ...), vient de s'illustrer d'une façon assez étrange ...

Il veut que les romanciers primés au Goncourt soient astreint à un devoir de réserve!
On croit rêver!

Non seulement le devoir de réserve ne s'applique que dans des cas limitativement désignés par la loi à des personnes elles mêmes limitativement désignées mais encore, les propos de l'impétrante ont été tenu plusieurs mois AVANT que ne lui soit octroyé le prix Goncourt ...

Depuis quand applique t-on des sanctions avec effet rétroactif, en France?

Et quand bien même? Il est hors de question que les écrivains soient astreints à un quelconque devoir de réserve! Et pourquoi pas les lecteurs des écrivains, tant qu'on y est?

Eric Raoult était-il en état d'ébriété quand il a prononcé ces mots malheureux? On serait tenté de le croire ... Monsieur le Député Raoult serait bien inspiré de se rétracter ... Fissa!
Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 16:40
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Recommander
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La question est en effet posée!

Tout le monde sait que des "évèques" intégristes ont été "excommuniés" par le précédent pape, Jean Paul II ...

Dans sa dimension religieuse, ce "problème" m'indifère au plus haut point ...
Dans le même esprit, la réintégration dans la communion catholique des ces évèques par le successeur de Jean Paul II, Benoit XVI m'indiffère tout autant ...

Un problème se pose, cependant, politique celui-là ...

L'un des excommuniés réintégré, un Anglais dont j'ai déjà oublié le nom, a déclaré qu'il n'y avait pas eu 6 millions de juifs gazés dans les camps nazis car il n'y avait tout simplement pas eu de chambres à gaz ... Tout au plus 300 milles juifs sont morts, parmi d'autres dans ces mêmes camps ...

Une telle affirmation a quelque chose de tout simplement honteux voire même abject ...

La pape aurait pu, pour des raisons politiques, retardé la réintégration de cet évèque anglais ...
Force est de constaté qu'il n'en a rien fait ...

A l'évidence, ce pape n'a pas la carure politique de son prédecesseur auquel on doit, en grande partie, la chute du système des pays de l'est, autrement qualifié de communiste ...

C'est son problème ... Mais c'est aussi, un peu, celui de la Terre entière ...

Ce même pape a été membre des Jeunesses hitlériennes ...

De là à en conclure qu'il est "un peu" resté hitlérien est un pas que je ne suis pas disposé à franchir pour l'instant ... Pour l'instant seulement!
Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /2008 09:30
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Pour avoir vitupéré avec vigueur, parfois même véhémence, le comportement manifestement non-professionnel, parfois même franchement irresponsable de la Presse, je serais tenté de répondre NON à la question posée ...

Il faut cependant se demander ce que deviendrait un pays sans aucun organe de presse. Une telle perspective est proprement impensable ...

Alors que faire?

Intervenir, évidemment ... mais en posant des conditions!

A défaut de publier les éventuelles conditions posées puisque ne les connaissant pas (à supposer qu'elles existent!), je vais me limiter à publier MES conditions, seules susceptibles de provoquer, de ma part, un mouvement d'adhésion franc et loyal.

1. Suppression pure et simple de toute forme d'aide économique et financière AUTOMATIQUE à quelque organe de presse que ce soit, sous quelque forme que ce soit.

2. Octroi d'une aide quelconque conditionné par la signature PREALABLE d'un CONTRAT avec le pourvoyeur de ladite aide. Le non-respect du contrat entrainant la supression pure et simple de celle-ci.

3. Parmi les conditions devant figurer au contrat préalable ...
3.1. La signature d'un Code de déontologie journalistique développé à partir d'un texte législatif de même portée voté par le Parlement. Jusqu'à présent, les "journalistes" ont toujours refusé une telle perspective. Au vu de ce que les "jouranleux de merde" sont capables, parfois, de produire, on les "comprend"!
3.2. Parmi les clauses devant figurer dans un tel contrat, j'y vois l'impérieuse nécessité d'interdire à toute personne titulaire de la carte de journaliste la possibilité de développer ses convictions personnelles. Ce droit devant être limité aux seules personnes non-titulaires de ladite carte.
Disons qu'il s'agit d'un moyen devant conduire un journaliste à choisir entre "Tu veux la carte et, par conséquent, tu t'abstiens de donner ton opinion" ou bien "Tu veux donner ton opinion et, par conséquent, tu acceptes de ne pas bénéficier de la carte de journaliste (et des avantages très matériels qui vont avec!)"
Je n'ai, en effet, que faire de l'opinion personnelle de "Monsieur Machin" ou de "Madame Truc", journalistes. Il m'importe, par contre, d'avoir l'opinion de telle personne exerçant telles responsabilités dans tel secteur de la société.
Un journaliste doit, selon moi, se limiter à recueillir des faits et à les relater sans retenue "pondérée" (mais en les présentant d'une manière ordonnée afin que le lecteur puisse aller, rapidement, à ce que lui, lecteur (et non pas le journaliste!), juge important.
3.3. J'y vois aussi l'obligation pour tout organe de presse, désireux d'obtenir la précieuse manne publique, de consacrer au moins un quart de sa pagination, hors publicité, à la publication de tribunes de libre expression ouvertes non pas à tout le monde mais à toutes les personnes exerçant, à un titre ou à un autre, un rôle public, l'organe de presse ayant le libre choix de ses "contributeurs-tribuniciens", ceux-ci ne pouvant, en aucun cas, être titulaire de la carte de journaliste. Cette façon de faire doit, dans mon esprit, favoriser, la presse dite "d'opinion", la manne publique devant être octroyée notamment sur la base du volume de pages ainsi affectées et sur la base du nombre de numéros EFFECTIVEMENT VENDUS.

4. Parmi les dispositions législatives et réglementaires (et non plus contractuelles!) devant être prises, j'y vois, notamment, la répression de toutes les formes de violences physiques exercées à l'encontre de quiconque dans le cadre ou en marge d'un conflit social. En clair, c'est la prison (très) ferme à l'encontre des gros bras du Syndicat du Livre qui, systèmatiquement ou presque, exercent de telles violences sur des personnes ou sur des biens lorsqu'un de leurs précieux avantages exhorbitants est, un tant soit peu remis en question. Par exemple, la dispersion ou la confiscation des journaux qui n'ont pas été imprimés par le "Syndicat du Livre" est une "méthode" assez courante qui doit être réprimée.
A fortiori les violences exercées à l'encontre des personnels ne faisant pas partie de ce "Syndicat du Livre" ...

5. J'y vois aussi l'abrogation de tous les arrétés d'extension des conventions collectives de la profession et de toutes les dispositions de nature à conforter, artificiellement, je ne sais quel monopole complètement hors du temps détenu par ce "Syndicat" dont les exactions encore trop fréquentes (quoique en diminution) font que nos journaux ont un prix anormalement élevé. Le prix d'un quotidien, dans des conditions de marché normal, ne devrait pas dépasser 50 centimes alors qu'il est souvent proche de 1,5 euro, pour un contenu qui reste décevant pour les raisons susdites.

Le débat est ouvert ... au moins sur ce blog (ailleurs, notamment dans les organes de presse, c'est moins sûr!).    
Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /2008 19:15
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Là, il va falloir que l'on s'y mette! Tous! Droite ou Gauche, peu importe ... Tous!
Faute de quoi, on n'y arrivera pas ...

Arriver à quoi?

A mettre à la raison tous ces journaleux de merde qui nous polluent notre espace et qui deviennent carrément nauséabonds ...

Un certain Pierre Le Coz, dont je n'avais JAMAIS entendu parler avant, mais qui est tout de même Vice-Président du Comité National d'Ethique, une structure dont la mission est de donner un avis, quand on le lui demande, sur toutes les questions éthiques que peut soulever tel ou tel problème et plus encore les éventuelles solutions envisagées (par exemple, le vote d'une loi relative aux questions de santé) a été questionné sur le sujet de la maladie d'Alzheimer qu'il semble bien connaitre. Bref! Une structure honorable dont le sérieux ne saurait être mis en cause et un homme certainement tout aussi honorable car j'imagine que l'on ne devient pas vice-président d'un truc pareil uniquement par hasard.

Dans un article paru dans un numéro récent du Point, un journaleux de merde (en l'occurrence une journaleuse ...) dont il vaut mieux que l'on ne connaisse jamais le nom de peur de salir ses géniteurs lui prête des propos qu'il n'a EVIDEMMENT jamais tenu ...

Ceci l'amène à publier une réponse que je publie, comme d'autres, intégralement.

Début de citation :

Cher Monsieur

Je ne puis que comprendre votre légitime indignation à la lecture des propos qui m’ont été prêtés dans le magazine Le point du 3 juillet dernier. Je dois vous dire que j’ai été moi-même très triste de voir à quel point cette revue pourtant notoire avait orienté mes propos dans un sens « prescriptif » alors que j’avais parlé dans un style descriptif.

Dire « voilà vers quoi nous allons aller si nous ne relevons pas loyalement le défi », cela ne revenait pas du tout à dire « il faut sacrifier tous les vieux qui perdent la tête ! » Tous ceux qui me connaissent depuis suffisamment longtemps pourront vous confirmer qu’il n’est pas pensable que j’ai pu tenir de tels propos à la journaliste qui a monté ce dossier. Je puis vous assurer que jamais je n’aurais pu être élu à la vice-présidence du Comité si j’étais un défenseur de ce genre d’idéologie. Les membres du Comité m’ont élu parce qu’ils savent mes positions et connaissent mes publications.

Je m’investis depuis 10 ans dans des formations et anime des manifestations relatives aux aspects éthiques et relationnels de la maladie d’Alzeihmer et participe chaque année à Marseille à la journée nationale de la maladie d’Alzeihmer au Conseil général ; je co-organise à partir de la rentrée prochaine un Certificat universitaire « éthique et maladie d’Alzheimer » au sein de l’espace éthique méditerranéen de La Timone à Marseille.

Le problème avec ce genre de magazine est que l’interviewé ne se voit pas proposé de relire l’entretien (du moins lorsqu’il ne s’agit pas d’une « star »’, ce qui est mon cas, nonobstant les responsabilités que j’exerce au sein du CCNE). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’y a aujourd’hui quasiment plus aucun membre du CCNE qui accepte de répondre aux journalistes, ce qui pourrait nous poser des problèmes de visibilité sociale. Cette déformation grotesque et choquante de mes propos risque encore d’aggraver notre méfiance et conduire le Comité national d’éthique à une sorte de mutisme. Je ne doute pas que vous exerciez votre métier avec professionnalisme ; mais ne pensez-vous pas que le journalisme en France traverse une crise grave ? Beaucoup de questions me sont venues à l’esprit depuis que j’ai lu cette interview : que se passe-t-il au juste aux sein des rédactions des grands magazines français ? Assistons-nous à un retour à un ultra-libéralisme néo-darwinien ? Devons-nous craindre le retour à une « droite pure et dure » ? Est-ce que l’article de cette journaliste n’a pas été déformé par ses supérieurs hiérarchiques qui auraient jugé mes propos trop nuancés, insuffisamment « percutants » ? N’ai-je pas été assez « sensationnaliste » au goût de certains ? Je n’ai pas de réponse à ces questions.

J’ai été stupéfait de lire que j’avais été présenté au tout début de l’entretien comme « un fin connaisseur des systèmes de protection sociale » (sic), ce que je ne suis en aucun cas ! Je n’ai jamais écrit une seule ligne sur ce sujet et je suis formel : je n’y connais strictement rien en systèmes de protection sociale !

Quand j’ai lu cette contre-vérité manifeste dès les premières lignes de présentation de mon CV, j’ai compris que le piège s’était refermé sur moi et que j’allais participer d’une propagande dans laquelle je ne me reconnais absolument pas. Chacun en aura la preuve en lisant mon livre sur L’empire des coachs : une nouvelle forme de contrôle social (chez Albin Michel), qui est une dénonciation sans concession de l’idéologie de la rentabilité (idéologie que l’on me prête dans cet entretien, ce qui est le comble).

Je vous remercie de bien vouloir prendre en compte ces compléments d’information et d’essayer de m’aider à rétablir la vérité. Car au-delà de ma personne, m’accabler serait une manière indirecte de discréditer le Comité d’éthique, dont la légitimité a déjà été gravement mise en cause par une conseillère de L’Élysée en février 2008. Il faut que les citoyens aident et préservent le Comité d’éthique car, quand une société n’a pas ou n’a plus de Comité d’éthique (Chine, Russie...), la démocratie et la liberté d’expression sont en danger. Le Comité est d’une instance de vigilance dont aujourd’hui plus que jamais peut-être nous avons le plus grand besoin. Pour le CCNE, l’éthique est le courage de conserver les problèmes au lieu de les liquider dans des « solutions » (je n’ose dire des « solutions finales »...).

J’ai découvert à mes dépents que Le Point avait décidé de changer de politique éditoriale et de renouveler son lectorat… J’en prends acte et saurai en tirer les leçons qui s’imposent.

En vous remerciant d’avance pour votre aide, je vous prie de croire, cher Monsieur, en l’assurance de ma fidélité aux valeurs que vous défendez et de ma parfaite considération.

Pierre Le Coz (vice–président du CCNE)

Fin de citation.

A quoi bon commenter?
Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 13:07
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Quoique l'on puisse penser de celui qui devint, probablement malgré lui, un "leader" politique, il faut, c'est l'évidence même, rendre un hommage appuyé à ce romancier qui a eu le courage, au péril de sa vie, de dénoncer le système carcéral soviétique, ce fameux Goulag, système concentrationnaire prétendument "humain" (puisque la "prison", c'était, paraît-il, bien pire).

Je me souviens avoir lu, outre le fameux "archipel", Le Premier Cercle, Une Journée d'Ivan Denissovitch, Le Pavillon des Cancéreux ... Excellents romans, crûs de vérité!

Soljénitsyne fut aussi un penseur ....

Un de mes lecteurs régulier m'a fait parvenir des textes de cet auteur ...
Je vous les livre.

Début de citation :

 Aujourd'hui la société occidentale nous révèle qu'il règne une inégalité entre la liberté d'accomplir de bonnes actions et la liberté d'en accomplir de mauvaises. Un homme d'Etat qui veut accomplir quelque chose d'éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n'a aucune chance de s'imposer : d'emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

  La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (...) Quelle responsabilité s'exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l'encontre de son lectorat, ou de l'histoire ? S'ils ont trompé l'opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l'Etat, avons-nous le souvenir d'un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s'en tirera toujours. Etant donné que l'on a besoin d'une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d'avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s'installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d'opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d'Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l'intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c'est un slogan faux, fruit d'une époque fausse ; d'une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n'a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d'information. (...) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l'Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d'idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d'esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d'intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d'une compétition mais d'une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant....
 
  Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

Ca méritait d'être rappelé!
N'est-ce pas une excellente façon de lui rendre hommage?
Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /2008 08:35
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Le 28 Août 2007, c'est à dire il y a onze mois environ, j'ai publié un article intitulé "Euthanasie obligatoire de tous les chiens susceptibles d'être dangereux".

A l'époque, il n'avait, tout au plus, suscité que quelques commentaires desquels il ressortait que mon point de vue apparaissait comme un peu excessif. Appréciation qui n'était peut-être pas fausse ...

Mais il s'agissait d'un billet d'humeur, donc nécessairement "tranché" voire provoquant! C'est le genre qui veut ça.

Depuis une dizaine de jours, il est revenu sur le devant de la scène, sans que j'en sois pour quoi que ce soit . Pas moins de 250 commentaires! Du jamais vu sur mon blog!

Je me suis efforcé de répondre à la quasi totalité des commentaires reçus, y compris les propos insultants ... (j'ai été comparé à Hitler!).

J'annonce clairement que, désormais, je ne répondrais à aucun autre commentaire. Je ne peux pas consacrer la quasi totalité de mon temps libre à cette question!

J'ai, tout aussi clairement, annoncé que j'offrais mon blog aux défenseurs des chiens "catégorisés" qui sont, semble-t-il, dans le collimateur des pouvoirs publics, ce qui les a amené à réagir avec la vigueur que l'on pourra constater.

Toute personne qui souhaiterait publier un article raisonné sur le sujet tendant à établir des propositions (audacieuses, évidemment!) permettant d'apporter des solutions au problème posé est la bienvenue ... Je pense, là, tout particulièrement, à des commentateurs sérieux qui ont bien voulu comprendre que l'on pouvait être en désaccord et engager un débat serein ...

J'espère qu'ils sauront saisir l'opportunité que je leur offre d'accéder à un lectorat qui n'est pas leur lectorat habituel, sur les blogs que la plupart d'entre eux gèrent, tout comme je le fais avec mon propre blog.
Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 20:45
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Recommander
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La lecture de l'éditorial, en page "deux" du quotidien, esr, tristement, révélatrice des méthodes merdiquement journaleusiques!

Certes, le fond me convient puisqu'il défend l'approbation du texte de révision constitutionnelle.

Pour autant, alors qu'il a été nécessairement imprimé en début d'après midi et, donc, AVANT le vote du Congrès, il donne très exactement l'impression d'avoir été REDIGE APRES!
On y emploi l'imparfait et fait tout comme si le résultat du vote avait été connu avant la mise sous presse ...

C'est, clairement, SCANDALEUX! Une révélation de l'esprit de manipulation qui habite les journalistes ...

Début de citation :

Le projet de révision de la Constitution aurait pu être plus convaincant. Fallait-il pour autant voter contre ? Opter pour le tout ou rien ? Certainement pas : mettre de l'huile dans les rouages de la démocratie n'a jamais été superflu. La gauche a pourtant choisi le non, au risque, sur un sujet majeur, de brouiller la frontière entre opposition et obstruction.


François Fillon s'exprimant devant le congrès réuni à Versailles avant le vote de la réforme des institutions, le 21 juillet 2008.

De principes proclamés en marchandages de coulisses, ce projet est le fruit de trois mois de travaux parlementaires, couvés avec une vigilance souvent maladroite par l'Elysée. La gauche a dénoncé à juste titre cet interventionnisme de "l'hyperprésident" et, surtout, les lacunes du projet. Un projet que, droite et gauche confondues, les élus considéraient au départ avec faveur, convaincus que la Constitution de la Ve République, vingt-trois fois révisée en un demi-siècle, méritait d'être une nouvelle fois revisitée.

Le résultat de ces délibérations - que les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles étaient appelés à approuver lundi 21 juillet - est loin d'être négatif. Le projet qui leur était soumis renforce les pouvoirs du Parlement, dont la faiblesse sinon l'impuissance est le principal défaut de la Ve République. Les congressistes avaient notamment à se prononcer sur une mesure permettant aux deux assemblées de maîtriser mieux qu'aujourd'hui leur ordre du jour.

Ce projet visait aussi à renforcer les droits des citoyens. En leur donnant par exemple la possibilité de saisir indirectement le Conseil constitutionnel pour contester une loi contraire à la Constitution. Cette réforme-là, l'un des adversaires les plus résolus du projet de révision, le sénateur socialiste Robert Badinter, avait vainement tenté de la "vendre" au président Mitterrand lorsqu'il était président du Conseil constitutionnel.

Désappointée par le résultat final, la gauche a mille fois raison d'incriminer le refus de la droite d'interdire le cumul des mandats. Et l'obstination du Sénat à pérenniser son mode d'élection, une anomalie démocratique.

Mais la gauche a eu tort de transformer le vote de lundi en scrutin pour ou contre Nicolas Sarkozy, au lieu de se prononcer pour la Constitution - pour sa modernisation, si imparfait que fût le projet qui lui était soumis.

 
Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /2008 23:54
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault - Recommander
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C'est le quotidien Le Monde qui est visé ce soir. Ce n'est pas la première fois ni, probablement, la dernière (quoique ... la fable de La Fontaine "Le lion et le rat" est très instructive).

C'est, plus précisément, Cécile Prieur, la cible ... Pas bien méchant! Mais un bonn coup d'étrille de temps en temps, ça ne peut pas faire mal, ça fait circuler le sang ...

Mais, pour pouvoir vous faire une opinion, il faut d'abord, c'est la moindre des choses, que vous preniez connaissance du texte que je mets en cause.
Le voici donc.

Début de citation : 

LA POLÉMIQUE sur le décret réglementant le statut de psychothérapeute s'embrase à nouveau. Alors que le gouvernement vient de transmettre au Conseil d'Etat un projet de décret débattu depuis près de cinq ans avec la communauté psy, c'est désormais un projet annexe d'arrêté qui met le feu aux poudres.

Ce « document de travail », signé des ministères de la santé et de la recherche, définit avec précision le contenu de l'enseignement théorique et pratique des futurs psychothérapeutes. La communauté psy dénonce une immixtion du gouvernement dans la définition du soin psychique et l'instauration d' « une psychothérapie d'Etat ».

Le 13 août 2004, le Parlement adoptait l'article 52 de la loi sur la santé publique reprenant un amendement de Bernard Accoyer, actuel président (UMP) de l'Assemblée nationale. M. Accoyer cherchait à réglementer l'usage du titre de psychothérapeute, utilisé actuellement par des psychiatres, psychanalystes, psychologues mais aussi des professionnels non médicaux, issus de dizaines de courants de pensée. Au nom de la lutte contre le charlatanisme, ce texte visait à réserver le titre de psychothérapeute aux professionnels inscrits sur un registre national et se soumettant à une formation universitaire.

Depuis l'adoption de la loi, trois ministres de la santé se sont efforcés, jusqu'ici en vain, de publier le décret issu de cet article de loi. Les querelles entre psys et gouvernement n'ont pas cessé. La dernière version du texte, élaborée par le cabinet de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, prévoit que les professionnels souhaitant user du titre se soumettent à une formation de 400 heures en psychopathologie clinique suivie d'un stage pratique de cinq mois. Ce décret a été approuvé par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche, le 16 juin, avant d'être transmis au Conseil d'Etat.

Alors que la communauté psy s'était résolue à accepter le compromis de la dernière version du décret, elle découvre aujourd'hui, avec stupeur, un projet d'arrêté, resté confidentiel, et déclinant le contenu de la formation. Selon ce texte, les futurs psychothérapeutes devront maîtriser « les principaux courants théoriques (psychanalytique, cognitivo-comportemental, systémique, socio-environnemental, biologique) » et avoir une « connaissance des outils d'évaluation (échelles cliniques, tests projectifs) suffisante ».

Pour les professionnels de la psyché, divisés entre courant psychanalytique et thérapies brèves d'inspiration anglo-saxonnes, le gouvernement prend parti dans une querelle épistémologique. « Il s'agit d'un hold-up cognitiviste sur le titre de psychothérapeute, dans le but explicite d'éliminer la pratique psychanalytique », dénonce Jacques-Alain Miller, chef de file de l'Ecole de la cause freudienne (courant lacanien de la psychanalyse). « On veut déposséder l'université de la définition du contenu de son enseignement, au profit du modèle psychiatrique américain, très minoritaire en France », s'insurge Roland Gori, président du Séminaire interuniversitaire européen d'enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse.

La nature du texte incriminé - un simple arrêté - inquiète d'autant plus qu'il peut être pris sans aucune consultation. Le ministère de la santé explique que sa rédaction ne relève pas de sa responsabilité, mais de celle du ministère de la recherche. Dans l'entourage de Valérie Pécresse, on confirme que « l'arrêté vient compléter le décret et qu'il ne sera pas soumis à concertation ».

Cécile Prieur


Fin de citation

Et voici mes critiques!

1. Vous avez bien lu la première phrase : Cécile Prieur y parle du "décret" réglementant le statut de psychothérapeute.
Aucun doute n'est donc permis : ce décret est en vigueur.
Eh bien, non! Il ne s'agit que d'un projet de décret ... C'est beaucoup plus qu'une nuance. Un projet est un texte en préparation. Il est soumis à certaines règles et doit franchir certaine étapes, pour avis (évidemment! c'est encore le Gouvernement qui gouverne ...).

2. D'ailleurs, Cécile Prieur ne s'y trompe pas. Elle emploie par la suite, à plusieurs reprises, la bonne expression : "projet de décret" ...

3. Sans toutefois éviter de retomber dans le même travers un peu plus loin : "Ce décret a été approuvé par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche ..." . Là, il y a DEUX fautes! (tant qu'à fauter, autant "bien" fauter : deux couches, c'est mieux qu'une seule!).
Il y a la confusion (est-ce vraiment involontaire?) entre un "projet de décret" et un "décret". Il y a aussi le terme "approuvé" ...
Eh bien, non! Le fameux "Conseil ..." n'a pas approuvé! Cela n'entre pas dans ses prérogatives. Il a, par contre, certainement émis un avis circonstancié, comme c'est son droit ... et son devoir! Le Gouvernement doit effectivement soumettre à cette instance tout projet de décret qui entre dans son champ d'action.

4. Soyons juste. Le reste de l'article est très honnête ... Elle cite des extraits tout à fait explicites des prises de positions des uns et des autres ... Raison de plus pour souhaiter, qu'à l'avenir, Cécile prieur aille jusqu'au bout de son honnêteté.

5. Est-il nécessaire de rappeler que le Conseil d'Etat sera, lui aussi, saisi "pour avis" et que le gouvernement n'est nullement tenu de tenir ni de l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche ni de celui du Conseil d'Etat, lesquels ne sauraient, en quoi que ce soit, s'ériger en je ne sais quel contre-pouvoir? Oui, peut-être ... Voilà qui est donc fait.

Et voici mes propositions, bien plus "raides" que celles du gouvernement :

1. Ne doivent pouvoir exercer la psychothérapie que des MEDECINS, à l'exclusion de tout autre. Ras le bol des charlatans qui vous expliquent que le paiement de l'acte (juteux pour ceux qui encaissent!) fait partie de la thérapie.

2. Comme la psychothérapie est évidemment une spécialité, il convient donc de s'assurer que les medecins aient, avant de pouvoir prétendre exercer celle-ci, suivi un cycle complet d'études, au choix :
 - de psychiatrie
 - de psychologie
- de psychanalyse (pour cette dernière, il faudra donc qu'elle soit enseignée comme telle à l'université, ce qui n'est pas vraiment le cas aujourd'hui!).

Fermez le ban!
(c'est normal, on est quand même le Quatorze Juillet!)

Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /2008 09:40
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Recommander
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J'ai toutes les raisons d'être raisonnablement satisfait de l'arrêt que vient de rendre le Conseil d'Etat dans "l'affaire de la burqa" le 27 Juin dernier.

Comme presque tout le monde, je ne lis pas la Gazette du Palais ni je ne sais quelle revue spécialisée dans l'analyse et le commentaire des décisions de justice. Cet arrêt m'était donc passé nettement au dessus de la tête.

Grave erreur! Il faut tout lire ... mais je n'ai pas le temps. Je m'en remets donc à la presse et aux journalistes que je qualifie, assez souvent hélas!, de journaleux, voire , parfois, de journaleux de merde. J'aimerais bien ne pas avoir à le faire. Je préfererais, de très loin, disposer d'une presse sérieuse, attentive à ce qui est important. Elle n'est, trop souvent, que attentive à ce qui plait à ses lecteurs. elle conçoit la fabrication des articles comme une entreprise conçoit la fabrication de ses produits : répondre aux attentes du plus grand nombre, loin de toute éthique professionnelle qui devrait, normalement, les conduire à parler de choses importantes en les rendant intéressantes et non pas à flatter la populace ...

Le Conseil d'Etat vient donc de rendre un arrêt refusant la nationalité française à une femme qui, bien que parlant correctement le français, portait la burqa. La burqa, c'est cet espèce de machin que l'occident, effaré, a découvert lorsque les talibans d'Afghanistan, ces crapules extrêmistes qui veulent régenter la civilisation, ont pris le pouvoir et dont les femmes doivent se recouvrir , de la tête aux pieds, y compris le visage, ne laissant qu'une mince fente pour les yeux (et encore est-elle, parfois, grillagée!).

Ce n'est que PUR BON SENS! De tels accoutrements, résultat d'une soumission à une lecture radicale et extrèmiste d'une religion , l'islam, ne devraient pas être tolérés.

Hélas! Ce n'est pas sur l'éventuelle interdiction du port de la burqa que le Conseil d'Etat s'est prononcé mais sur une demande de naturalisation française ... Il a refusé d'y accéder, en dernier ressort, c'est à dire en appel.

Pour en arriver là, il a fallu "biaiser" et prendre appui sur la soumission de la femme à son mari car "elle a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment, le principe d'égalité des sexes". C'est mieux que rien! C'est le résultat qui compte. Ca ne règle pas le problème du port de ces accoutrements par des françaises mululmanes intégristes! On peut très bien imaginer, par la suite, des comportements correctes pour pouvoir obtenir la nationalité française puis, par la suite, l'ayant obtenu, un changement radical du comportement, c'est à dire le port de la burqa! Nous n'aurons alors, en l'état de notre droit et de no  tre léfislation, aucun moyen de recours pour contraindre au changement d'attitude ...

Attention! Danger! Il faut entreprendre, dès maintenant, une révision drastique de notre législation pour porter le fer là où il doit être porté : contre toutes les formes du radicalisme religieux, qu'il s'agisse du radicalisme musulman, chrétien ou israélite ou de n'importe quelle autre religion.

Affaire à suivre donc ...
Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /2008 18:10
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Jean Pierre Mignard, avocat des familles des deux jeunes tués dans un accident à Villiers le Bel, accident qui fut à l'origine des émeutes que l'on sait (j'étais aux Etats-Unis au moment des faits et les émeutes ont fait la une des grandes chaines de télévision; ça m'avait, à l'époque, fortement impressionné), en fait-il trop?

Je connais cet avocat, clairement classé à la gauche modérée. Ce n'est pas un va-t-en-guerre ni un excité de la procédure. Son intervention m'interpelle quelque peu.

Il développe l'idée que les policiers impliqués dans l'accident n'ont pas dit la vérité. Ils roulaient, non pas entre 40 et 50 km/h en ville mais à près de 65 km/h. Ils étaient en phase d'accélération et il semble que c'est le véhicule des policiers qui a percuté la moto des jeunes et non l'inverse. Jean-Pierre Mignard précise tout de même que rien ne permet d'affirmer que les policiers aient VOLONTAIREMENT percuté la moto. Ouf! Il n'aurait plus manqué que ça ...

Il va jusqu'à dire que qu'il y a eu mise en danger DELIBERE de la vie d'autrui! Je veux croire que sa langue a fourché ...

Le développement de cette affaire aux conséquences démesurées amène quelques remarques.
1. Il semble bien que les policiers concernés ont menti en édulcorant les faits. POURQUOI?
2. C'est ce mensonge vraisemblable qui a été le facteur déclenchant des émeutes. Des gens ont probablement vu ce qui s'était passé et ont donc su le mensonge et n'ont pas admis la version policière ... Voilà à quoi on arrive quand des fonctionnaires apeurés mentent par esprit de corps.
3. Je dis bien "apeurés", c'est à dire craignant la sanction et agissant préventivement, par "esprit de corps" ... Je connais bien cette logique détestable qui mine toute la fonction publique et même au delà, qui mine ma propre admistration ... et que je combats avec virulence tellement elle m'exaspère!

Cette maudite culture de corps doit régresser, le plus vite sera le mieux. Puis disparaitre. On le voit à la lumière de ces évènements qui ont tourné à l'émeute.

Autre sujet : pourquoi les journalistes, tous, ne font-ils pas preuve du même sérieux que Luc Bronner et Isabelle Mandraud, auteurs de l'article du Monde,  quand ils rédigent leurs "papiers"? Pourquoi se précipitent-ils sur le sensationnel, contribuant ainsi à décridibiliser la profession et participant, même involontairement, à une manipulation de l'opinion?
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