Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Liberté de conscience et d'expression, laïcité

Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 18:48
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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A force de déblatérer, Eva (pas) Joly va finir par faire moins que Voynet!

 

Tant mieux ... Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai!

 

Elle a l'art et la manière de faire des sorties incongrues.

La dernière est assez sidérante : un jour férié pour les musulmans et les juifs ...

 

Si on la comprend bien, chacun devra dire quelle est sa religion afin de pouvoir bénéficier dudit jour? Ca pose de sacrées (sic!) questions sur la laïcité ... Et pourquoi pas, tant qu'elle y est, des statistiques ethniques?

 

Cette pauvresse n'a décidément rien compris!

 

Voici donc la bonne solution, celle que JE préconise depuis quelques années sans avoir la chance d'être entendu.

1. Supression de tous les jours fériés sauf le Premier de l'An, le Quatorze Juillet, le Premier Novembre et Noël.

2. Octroi de 5 jours de congés payés (autrement dit : sixième semaine) pour lesquels, c'est le salarié qui décide, seul, sans demander l'autorisation du patron, de les prendre à la date qui lui convient le mieux.

3. Les deux ou trois autres jours qui disparaissent dans la "bagarre" sont transformés en "journées de la solidarité" pour financer la dépendance, à l'instar de ce qui a été fait avec la première journée de solidarité qui a soulevé tant de polémique auprès de ce peuple ultra-conservateur qui n'a qu'un mot à la bouche : "Toujours plus!".

4. On pourrait étendre le mécanisme aux jours de repos hebdomadaires (à mettre éventuellement au singulier). Les dimanches deviennent de plein droit des jours travaillables comme les autres. L'employeur serait tenu de laisser sa "taule" en état de fonctionner. Toutefois, chaque salarié disposerait du droit de fixer lui-même son jour de repos hebdomadaire. Pour les uns (en fait, la plupart), cela continuerait d'être le DIMANCHE. Pour d'autres, ce serait le SAMEDI ... Pour d'autres, ce serait le VENDREDI ...

Quels jours choisiraient les Bouddhistes? Je ne sais pas. Mais, eux le savent! C'est ça le plus important. Même raisonnement pour les Hindouistes, les Athées, etc ...

 

Ca, cest de la vraie laïcité! Prenez en de la graine, Madame (pas) Joly!

Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 17:20
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

La politique fonctionne selon ce vieil adage : ou bien on se répète ou bien on se contredit ...

 

Les dialecticiens avertis savent parfaitement toujours retomber sur leurs pieds alors même qu'ils viennent de se contredire ... Moi, pas!

 

Aussi, je préfère me répéter ...

 

Vingt fois sur le métier remettre son ouvrage ...

 

C'est très précisément ce que je vais faire en développant, une nouvelle fois, cette proposition décapante : faire disparaitre du calendrier laïc et républicain un certain nombre de jours fériés qui n'ont plus, aujourd'hui, de réels fondements, soit parce que les moeurs ont évolué soit parce que la société civile s'est fortement diversifiée et laïcisée au point que rien, aujourd'hui, ne justifie qu'une religion particulière - catholique en l'occurrence - soit privilégiée par rapport à au moins trois ou quatre autres.

 

Il faut, en effet, replacer les choses dans leur contexte historique ... L'Histoire est un précieux fil conducteur dont les enseignements sont d'une richesse exceptionnelle.

 

1. Pourquoi a-t-on créé des jours fériés chômés particuliers? 


Par définition, un jour férié chômé, c'est un jour où on fait la fête (férié = la feria = la fête). A tel point que, pour mieux marquer cette fête, on ne travaille pas.


Historiquement, c'est Moïse qui, le premier, a mis en place le principe du jour de repos hebdomadaire. Ce "jour de repos" a été institutionalisé pendant l'exode des Hébreux, fuyant leur condition d'esclaves, à travers le désert du Sinaï. Les esclaves travaillent tout le temps, tous les jours, du matin jusqu'au soir ... jusqu'à leur mort ... fût-elle d'épuisement.

 

Pour marquer le retour à la liberté, l'idée géniale de permettre à ce peuple de ne pas travailler un jour par semaine a germé dans l'esprit d'un grand législateur : Moïse. Les hébreux n'en croyaient pas leurs yeux ni leurs oreilles ... Moïse savait déjà faire de la politique!


Pour faciliter la cohésion sociale de "son" peuple, il décida aussi que ce jour devait être consacré à une sorte de fête collective. Tout le monde devait se reposer le même jour et faire la fête le même jour. Il faut bien reconnaitre que faire la fête ensemble, c'est plus sympa que tout seul ...


Dans le même esprit, il est vite apparu, au fil des siècles, qu'un seul jour de repos par semaine, soit 52 jours par an, ce n'était, finalement, pas beaucoup. Il fallait travailler 313 jours, tout le reste de l'année ... D'où l'idée de créer des jours fériés chômés supplémentaires. Le fondement religieux ayant si bien réussi, pourquoi en changer? Aucune raison! On ne change pas une formule qui gagne ...Ainsi naquirent les jours fériés chômés sur fondement religieux. Vrai du temps des Grecs. Vrai du temps des Romains. Encore vrai du temps des Catholiques au pouvoir ...

 

Tant et si bien qu'au moment des "Guerres de Religions", en France, les "protestants", essentiellement des bourgeois volontiers exploiteurs, voulurent remettre en ordre tout ce "bazar" qui ralentissait la production et freinait le développement économique. 

 

Mais le "bon peuple" catholique, qui travaillait dur (16 à 18 heures par jour!) ne l'entendit pas de cette oreille ... et décida de se passer du concours de ces "protestants". Ce fut la Saint Barthélémy (Août 1572). On attire à Paris tout le gratin et le gotha des "protestants" sous un prétexte quelconque et, une fois sur place, on les trucide en masse en commençant par les chefs. Une armée sans chefs est une armée vaincue. C'est tellement vrai qu'une maxime dure et perdure de nos jours : "Il n'y a pas de mauvais soldats, il n'y a que de mauvais chefs!", laquelle maxime s'exprime encore sous une autre forme : "L'autorité ne s'exerce pas, elle s'incarne!".

 

2. Et si on faisait un tout petit effort ...

 

Ne dit-on pas que la France est le pays des "Droits de l'Homme"? Le pays de la Liberté? Le pays de la "liberté de conscience"?

 

Alors, passons à l'acte!

 

Qui va à la messe catholique chaque dimanche? Qui va à l'office religieux protestant? Et à la synagogue? Et à la mosquée?

Plus précisément, quelle proportion de la population? Moins de 20%, toutes religions confondues ... Il faut avoir le courage de le dire, de le reconnaître ...

 

Va-t-on, pour autant, interdire la pratique religieuse? En aucun cas! Moi qui ne vais guère à l'église catholique, ma religion transmise essentiellement par ma mère, que pour les enterrements et, peut-être, pour les mariages, je serais le premier à m'insurger contre une telle atteinte à la liberté de croire ou de ne pas croire, à la liberté de pratiquer un culte religieux!

 

3. Aussi, je propose une ébauche de solution ...

 

3.1. On ne retient comme seuls jours fériés chômés que le 1er Janvier, le 14 Juillet, le 1er Novembre et le 25 décembre.


Ce sont des jours particuliers qui sont sociologiquement marqués dans notre pays et qui n'ont, juridiquement ou sociologiquement, plus aucun lien véritable avec des considérations religieuses.

Tout ceux qui s'y intéressent savent que Jésus n'est pas né un 25 Décembre (selon certains auteurs, il serait né en Octobre). Ce jour a été choisi car, du temps du paganisme, en Gaule, cette date correspondait au redémarrage de la croissance de la longueur des jours. Pareillement, le 1er Novembre est le jour où les familles se recueillent sur les tombes de leurs proches. L'Eglise catholique n'a jamais pu faire admettre que "son" jour de célébration des morts n'était pas le 1er Novembre (Toussaint = jour de tous les saints) mais le 2 Novembre ... J'en ignore la raison.

Est-il nécessaire d'insister sur la date du 14 Juillet? Je pense (et j'espère!) que non.

 

3.2. Tous les autres jours fériés sont donc "supprimés" ...

 

J'y mets des guillemets car je propose que ces jours (Lundi de Pâques, 1er Mai, 8 Mai, Jeudi de l'Ascension, Lundi de Pentecôte, 15 Août, 11 Novembre ... Je pense n'en avoir oublié aucun!) soient transformés en jours de congés payés fonctionnant, du point de vue du nombre, selon une logique différente que celle en vigueur pour les actuels congés payés.


On a un peu trop tendance à l'oublier mais, en droit français, c'est l'employeur qui décide des dates de prise de congés pour les salariés. Le droit des salariés se limite au nombre de jours, pas aux dates! C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, si l'employeur impose des congés en dehors de la période "estivale" ( Mai à Octobre), le salarié bénéficie d'une rallonge de jours (1 ou 2 selon le nombre de jours imposés à des dates "hivernales".


Pour ces "nouveaux jours de congés payés", dans ma proposition, c'est le salarié qui disposerait du droit d'en fixer la date ... Il faut prendre la mesure exacte de ce que ça représente! C'est une révolution juridique! Rien de moins!  

 

Ainsi, les Catholiques pourraient continuer à prendre un jour de congé le Jeudi de l'Ascencion ou bien le Lundi de Pentecôte ... ou bien le jeudi Saint (jour qui n'est pas férié en France alors alors qu'il est - peut-être - le jour le plus sacré pour les chrétiens!) ...

 

Ainsi les Musulmans pourraient substituer le Jeudi de l'Ascension (qui ne représente rien pour eux) par un jour d'une de leurs fêtes religieuses ... que je suis incapable de décrire d'une manière fiable).

 

Même chose pour les Israélites ... les Protestants et pareillement pour d'autres religions (Boudhisme, Hindouisme, Taoisme, etc.).

 

On le voit clairement : tout le monde y gagnerait ... personne ne perdrait quoi que ce soit ...

 

La République Française deviendrait, du même coup, une véritable République Laïque, profondément respectueuse de toutes les convictions religieuses, de toutes les pratiques cultuelles.

 

N'est-ce pas qu'elle est géniale, mon idée, hein? Véritablement audacieuse aussi ... Car je n'ignore pas que beaucoup de lecteurs, lisant cela, vont sourire, voire franchement rigoler ... en pensant : "Qu'est-ce que c'est que ce truc? C'est qui, cet olibrius qui pond un machin pareil?"

 

Cet olibrius, c'est moi! Je suis comme je suis! Il faut me prendre comme je suis ... c'est à dire un farouche défenseur des libertés de pensée, d'expression et donc des libertés religieuses ...

 

J'espère bien que vous allez venir débattre ...

 

Une phrase de conclusion : Et si le 9 Mai devenait Jour Férié Chômé afin de commémorer le jour anniversaire de la "Déclaration Schuman" politiquement fondatrice de l'Europe?

 


Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 19:00
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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François Bayrou, Président du Modem, a rendu hommage à Bernard Stasi.

 

J'ai pris mes distances avec le Modem. Je m'en suis expliqué. Je ne reviendrai pas dessus.

 

Bernard Stasi était un homme bon. Il mérite cet hommage.

 

En voici le texte.

 

Début de citation :

 

« Chère Danièle, Gérard, Mario, nous sommes tous avec vous, autour de Bernard, avec notre affection, avec nos souvenirs, avec notre admiration.

Un jour Bernanos a écrit à peu près ceci : "quand je mourrai, tous les êtres différents que j'ai été se rassembleront pour marcher vers le Père, et à leur tête, il y aura l'enfant que je fus".

Pour Bernard, à l'heure où nous rassemblons tous les visages de sa vie, c'est un jeune homme qui marche en tête, un jeune homme qui a encore quelque chose à voir avec l'adolescence, qui se rit des défis, qui court et qui nage et qui joue au foot, qui est un spectacle à soi seul quand il dribble, plus encore quand il danse, qui marche en montagne, qui dit des poèmes, qui rend un culte à l'amitié, et qui en même temps saisit son temps, et le vit, et ne laisse rien passer à la lâcheté et aux demi-mesures qui salissent le monde.

L'enfance, la famille, la tribu, c'est à Reims. Son père, Mario, est catalan ; sur les photos, jusqu'à la fin, élégant, puissant, décidé ; Mercédès, beau visage maternel, est cubaine. Les grands-parents sont italiens, aussi, et corses.
Toute sa vie, Bernard gardera la conscience de ses racines de loin.

Ceux qui n'ont pas eu la facilité d'être français du droit du sang, ils sont français du droit d'amour : amour de l'école, amour des mots, amour de langue, amour d'histoire.

Dire Bernard Stasi, c'est dire fraternité. Et d'abord fraternité au sens propre : voici le jeune garçon Bernard, celui qui marche avec ses frères, tous brillants, tous premiers, tous accomplis, pour Gérard HEC, pour Mario le barreau et la conférence du stage, pour Bernard le service public, l'ENA.

Lors de la Légion d'honneur de Gérard, que Bernard lui remit avec la complicité de Mario, sa belle-sœur entendit une dame bien née chuchoter à sa voisine : "ces Stasi, pas mal pour des enfants d'immigrés !"
On aurait dû dire à la dame que ces Stasi, c'est une sacrée histoire française.

Bernard, né catalan sous passeport espagnol, devient français pour ses dix-huit ans.
Et Français, il s'agit de servir la France. Pour les garçons brillants, servir la France, c'est servir l'État, et c'est à l'ENA que s'incarne, en ces années 50, cette certaine idée du service d'un pays qu'on refera grand. Il rencontre à l'école deux jeunes gens, entreprenants et bondissants comme lui, l'un se nomme Jacques Chirac, et l'autre Michel Rocard. Avec l'un comme avec l'autre, il importe de le dire ici, cette fraternité ne se démentira jamais.

Bernard est nommé en 1959 chef de cabinet du préfet d'Alger. Il est pris dans la tourmente des événements, comme on dit, la déchirure et le déchirement qui accompagnent la prise d'indépendance de l'Algérie. Ces mois-là, ce sont les barricades d'Alger. Bernard s'affirme. Son sentiment de fraternité s'est élargi au peuple des humiliés, des colonisés, ceux qui avaient été jusque là les perdants de l'histoire. Et il fait signer des pétitions pour soutenir le Général de Gaulle...

Début des années 60, retour à Paris. Ministère de la jeunesse, bien entendu, et des sports, évidemment, avec Maurice Herzog. Puis plongée, attendue, en politique. Il devient député de la Marne à l'issue des événements de 1968. En 1970, il est élu maire d'Epernay.

Franck Leroy, le maire actuel, l'héritier de Bernard en témoigne : le maire d'Épernay a beaucoup aimé sa ville. Il a beaucoup aimé changer la ville, en façonner le cœur, lui offrir une politique culturelle. Sur le livre de condoléances ouvert à l'hôtel de Ville, il y a cette phrase : "vous avez fait passer dans notre ville l'éthique avant la politique." Il deviendra plus tard président de la Région Champagne Ardennes.

Bernard Stasi a choisi de s'engager au centre. Tout l'y conduisait, sa foi dans l'homme, et sa foi d'enfance, et plus important encore l'impossibilité de séparer responsabilité et générosité. Dans cette famille politique, il est demeuré jusqu'au bout. Il y a porté fièrement le refus des demi-mesures, des compromissions, des accommodements.

À 35 ans de distance, il a dit deux choses qui parlent profondément du centre : en 1973, "il ne peut y avoir de transformation pacifique de la société dans un pays où s'affrontent deux camps irréductibles." Et en 2007 : "il m'est toujours apparu comme une évidence que les problèmes les plus difficiles imposent la recherche obstinée d'un consensus. Ce qu'il faut pour la France, ce sont des majorités de conviction." Et il le disait avec des étoiles dans les yeux.

Je veux le dire ici au nom de tous ceux qui ont eu la charge et la chance de conduire les combats de cette famille, au nom de ceux qui sont là, Pierre Méhaignerie, Jacques Barrot, Bernard Bosson, Jean Arthuis, et de ceux qui doivent y être, au nom d'André Diligent, de Jean Lecanuet, de Joseph Fontanet, de Jacques Duhamel. En leur nom je veux dire ceci : il mettait de l'honneur dans nos combats.

En 1973, ce jeune homme politique entre au gouvernement.
Rien ne paraît plus normal alors : c'est une trajectoire qui paraît écrite. Mais... mais...

Penser que ce Bernard Stasi, beau parcours, parfait, fils du peuple en même temps qu'énarque, beau garçon, sportif et cultivé, élu local et littéraire, penser qu'il se laisserait couler dans un moule, se mouler dans une carrière, c'était ne rien voir.
C'était ne pas reconnaître l'irréductible qui était en lui.

Car il est un autre Bernard, sous le CV bien poli, un Bernard indompté, y compris de lui-même, qui relève tous ses défis, qui sort du moule, qui suit ses fidélités personnelles, envers et contre les bien-pensants, envers et contre les règles établies et les conformismes.

Bernard Stasi a été nommé ministre des Départements et Territoires d'Outre-mer dans le gouvernement de Pierre Messmer le 5 avril 1973. Le 11 septembre, dans le lointain et si proche Chili, c'est le coup d'État de Pinochet. Consigne a été donnée aux membres du gouvernement de ne pas s'exprimer. Le lendemain, Bernard Stasi fait une déclaration au Monde : "le coup d'État doit être sévèrement condamné. Le Chili mérite mieux qu'un régime de colonels".

Dans les couloirs où bouillonnent les luttes d'influence, tout « progressisme » est alors suspect. Pour ce camp, le soutien à Allende, c'est une déclaration de guerre. La traversée de l'Atlantique avec l'aumônier de Fresnes le père Jaouen et ses ouailles sorties de prison, c'est une déclaration de guerre. Bernard Stasi ne baisse pas la tête. Il ne se fait pas oublier. Il le paiera très vite, en quelques mois.

La partie la plus fauve du monde politique avait flairé, que sous le garçon poli, sous le sourire et la poésie, il y avait un homme entier qui ne se laisserait pas conduire en marionnette. Quelqu'un pour qui jamais le maroquin ministériel ne servirait de bâillon.

Ils vont bientôt en avoir la confirmation. En 1984, Bernard Stasi décide d'écrire sur l'immigration. 1984, c'est l'année du surgissement de l'extrême droite comme force électorale dans le paysage politique français. Le titre de son livre frappe comme un boulet de canon : "l'immigration, une chance pour la France". Et les meutes se déchaînent.

Nous sommes en 2011, plus d'un quart de siècle après. Normalement ce genre de vagues et ces raz-de-marée, et ces tsunamis, devraient s'être calmés. Celui-là non. Pour qui voudrait le vérifier, il suffit d'aller sur le site internet d'un grand journal du matin. À l'annonce de la mort de Bernard, il y a un grand nombre de réactions, quelques unes reconnaissantes et élogieuses. Mais il y a des dizaines d'insultes, les mêmes, les pires, la même haine, toute neuve, comme un hommage rendu à l'homme libre par la méchanceté jamais lassée, la haine au front bas.

Quelques années plus tard, la loi Evin essaie de lutter contre le tabagisme et l'alcoolisme. Bernard Stasi vote cette loi, lui dont la circonscription est l'une de celles où l'électorat vigneron, qu'il aime, pèse le plus lourd. Et bien entendu, le champagne n'est pas atteint. Mais c'en est trop de ce député indocile qui essaie de parler à ses électeurs la langue droite de l'avenir, et pas la langue complaisante des peurs et des rancœurs.

Bernard Stasi perd son siège, malgré le soutien personnel de Jacques Chirac. Quelques mois plus tard, il devient député européen. Encore un peu de temps, et Jacques Chirac devenu président le nommera à une responsabilité unique, celle de médiateur de la République. Médiateur, la plus haute fonction dans la défense des petits, défense chaleureuse, en équipe, contre ces puissances sourdes parfois que sont les administrations et les pouvoirs d'État.

C'est à lui aussi que le président Jacques Chirac confiera la présidence de la commission sur la laïcité. Bernard Stasi, à force d'attention, d'intuition, de respect des convictions et des sensibilités, donnera là sa mesure. Il n'est pas un courant religieux ou philosophique de notre pays qui ne saluera en lui celui par qui la laïcité, définie et à cette occasion magnifiquement pratiquée, a progressé en France. Le médiateur de la République est devenu aussi le médiateur des républicains.

Bernard l'esprit clair, l'esprit ouvert.
Mais voilà que sur ce moment d'accomplissement, sur cette reconnaissance générale, voilà que sur cette vie pleine, les nuages de la maladie s'amassent et que l'ombre s'avance. Voilà que tout à coup ce qui était clair se brouille, ce qui était présent s'absente, voilà qu'il se désoriente, lui qui aimait l'Orient. Voilà que devient lourd le destin qu'il aimait à porter léger.

Nous sommes nombreux, j'en suis sûr, à y avoir réfléchi au travers des derniers mois de Jean-Paul II : dans la course d'une vie, les derniers mètres, et leur épuisement, comptent autant, et davantage, que l'allégresse des départs. Dans cette marche vers le dépouillement ultime, le dépouillement radical, se produisent aussi des transmutations : le disait tout à l'heure le livre de la Sagesse, "quand on passe l'or au feu du creuset".

De la confidence de tous ceux qui l'ont accompagné, vivant cette épreuve déchirante pour eux-mêmes, et déchirante entre eux, pour vous Danièle, pour ses frères, et amis, et celles et ceux accompagnant et soignant qui lui tinrent la main, Bernard n'a jamais plié, jusque dans la nuit la plus noire.

Voilà ce que tous, nous sommes venus dire aux siens. Nous l'aimons. Nous l'aimons d'avoir eu sa part et son lot de grâce, plus que sa part et son lot de talent et de cœur ouvert, plus que sa part de courage. Et nous savons sa part et son lot d'angoisse inavouée, et nous avons vécu sa part et son lot de nuit. Mais il n'a jamais plié. Et c'est ainsi que nous l'aimons, au présent, pas au passé. »

 

Fin de citation.

Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 18:08
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Selon Eric Schmidt, Pdg de Google, inévitablement, l'anonymat sur Internet finira par être levé ...

 

Début de citation :

 

Si je regarde suffisamment vos messages et votre localisation, et que j'utilise une intelligence artificielle, je peux prévoir où vous allez vous rendre. Montrez-nous 14 photos de vous et nous pourrons vous identifier. Vous pensez qu'il n'y a pas quatorze photos différentes de vous sur Internet ? Il y en a plein sur Facebook !"


Le monde n'est pas prêt pour la révolution technologique qui s'annonce".

"La seule manière de gérer ce problème ( l'utilisation à des fins malsaines, ndr) est une vraie transparence, et la fin de l'anonymat. Dans un monde où les menaces sont asynchrones, il est trop dangereux qu'on ne puisse pas vous identifier d'une manière ou d'une autre. Nous avons besoin d'un service d'identification personnel. Les gouvernements le demanderont".

Fin de citation.

 

Voilà qui est fort intéressant!

Qu'en pensent l'impétueuse Société des Rédacteurs Anonymes? C'est à dire ceux qui écrivent délibérément sous un pseudonyme (dont ils peuvent changer 50 fois chaque jour!) dans le but de déblatérer n'importe quoi tout en rendant difficile la découverte de l'identité véritable de l'auteur ...

 

Voilà qui devrait relancer le débat!

 

Bonne réflexion!


Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 22:38
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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PROPOSITION DE LOI

tendant à faciliter l'identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des « blogueurs » professionnels et non professionnels,

PRÉSENTÉE

Par M. Jean Louis MASSON,

Sénateur

(Envoyée à la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

L'explosion du nombre de « blogs » et de sites internet édités par des non professionnels anonymes témoigne d'une mutation profonde de la communication en ligne : à travers cette évolution globalement très positive, un certain nombre de dérives se sont néanmoins manifestées.

Quantitativement, selon le rapport de Mme Danièle GIAZZI sur « les médias et le numérique », remis au Président de la République en septembre 2008, la France compte 9 millions de blogs dont 2,5 millions sont actifs. Notre pays se classe ainsi au quatrième rang mondial, après les États-Unis, la Chine et le Japon, et au premier rang mondial en nombre de blogs par internaute. Ces sources d'information sont désormais régulièrement consultées par les 34 millions d'internautes recensés en France au mois de décembre 2009.

Juridiquement, le droit qui s'applique aux « blogueurs » ainsi qu'aux éditeurs non professionnels de sites internet est issu de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique. À cette époque, les blogs ne représentaient qu'un phénomène marginal sur le réseau internet. Depuis lors, ils se sont multipliés de façon exponentielle.

À la lumière de l'expérience des dernières années, il parait opportun de procéder à quelques ajustements juridiques. En particulier, il convient de mieux protéger les éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés sur la toile.

Pour l'essentiel, le blogueur, et plus généralement l'éditeur non professionnel d'un site, est responsable pénalement et civilement des propos qu'il tient sur son blog mais aussi de l'ensemble des éléments qu'il édite. Toutefois, son identification est beaucoup plus difficile que lorsqu'il s'agit de la diffusion de documents par voie de presse écrite. Qui plus est, pour les modalités de cette identification, le droit en vigueur n'impose pas les mêmes obligations aux blogueurs professionnels et aux blogueurs non professionnels.

En effet, l'article 6-III de la loi du 21 juin 2004 impose aux personnes dont l'activité est d'éditer un service de communication au public en ligne de mettre à disposition du public des éléments précis permettant de les identifier, à savoir, principalement :

- leurs nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone s'il s'agit de personnes physiques ;

- leur dénomination ou leur raison sociale et leur siège social, leur numéro de téléphone s'il s'agit de personnes morales ;

- le nom du directeur ou du codirecteur de la publication et, le cas échéant, celui du responsable de la rédaction ;

- enfin le nom, la dénomination ou la raison sociale et l'adresse et le numéro de téléphone de l'hébergeur du blog.

En revanche, le même article permet aujourd'hui aux blogueurs non professionnels de préserver leur anonymat en se limitant à tenir à la disposition du public les éléments d'identification de l'hébergeur du blog à qui ils doivent, bien entendu, transmettre leurs coordonnées personnelles. Par ailleurs, chacun s'accorde à considérer qu'un particulier qui édite un blog est à la fois éditeur et directeur de la publication.

Cependant, la distinction entre le non professionnel et le professionnel est malaisée car une personne peut être considérée comme professionnelle ou pas selon la nature du sujet sur lequel elle s'exprime. En outre, compte tenu de la multiplication des sites et des propos litigieux qu'ils peuvent contenir, il apparait de plus en plus nécessaire de faciliter l'exercice concret du droit de réponse des personnes nommément mises en cause par des auteurs anonymes.

Dans cet esprit, au titre des « bonnes pratiques », la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) conseille à tout « blogueur » de prendre toutes les mesures permettant l'exercice du droit de réponse, ce qui se ramène, en pratique, à mettre à la disposition des lecteurs du blog une adresse électronique permettant de contacter la personne responsable du site.

Face aux nouveaux défis d'internet, ces recommandations de bon sens méritent aujourd'hui d'être prolongées en étendant aux éditeurs non professionnels de sites internet, et en particulier aux « blogueurs », les obligations d'identification requises des professionnels. L'article unique de la présente proposition met en oeuvre cette idée en prévoyant, par mesure de simplification, d'assimiler l'éditeur non professionnel au directeur de la publication.

Conformément aux recommandations de la CNIL, cet article prévoit également d'introduire explicitement l'obligation de fournir une adresse électronique pour faciliter le droit de réponse. Il met ainsi un terme à la distinction devenue, en pratique, largement inopérante entre éditeurs de sites professionnels et non professionnels.

Tel est l'objet de la présente proposition de loi qu'il vous est demandé d'adopter.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

L'article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique est ainsi modifié :

1° Au c) du 1 du III, après les mots : « Le nom », sont insérés les mots : « ainsi que l'adresse électronique » ;

2° Les deux alinéas du 2 du III sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

« Les personnes éditant à titre non professionnel un service de communication au public en ligne sont soumises aux obligations d'identifications prévues au 1. Par mesure de simplification, elles sont cependant assimilées au directeur de la publication mentionné au c) du 1 du III. »


Personnellement, j'approuve cette proposition de loi ...

Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 12:04
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Eric Raoult, maire du Raincy (c'est à 10 km de chez moi ...), vient de s'illustrer d'une façon assez étrange ...

Il veut que les romanciers primés au Goncourt soient astreint à un devoir de réserve!
On croit rêver!

Non seulement le devoir de réserve ne s'applique que dans des cas limitativement désignés par la loi à des personnes elles mêmes limitativement désignées mais encore, les propos de l'impétrante ont été tenu plusieurs mois AVANT que ne lui soit octroyé le prix Goncourt ...

Depuis quand applique t-on des sanctions avec effet rétroactif, en France?

Et quand bien même? Il est hors de question que les écrivains soient astreints à un quelconque devoir de réserve! Et pourquoi pas les lecteurs des écrivains, tant qu'on y est?

Eric Raoult était-il en état d'ébriété quand il a prononcé ces mots malheureux? On serait tenté de le croire ... Monsieur le Député Raoult serait bien inspiré de se rétracter ... Fissa!
Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 16:40
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
La question est en effet posée!

Tout le monde sait que des "évèques" intégristes ont été "excommuniés" par le précédent pape, Jean Paul II ...

Dans sa dimension religieuse, ce "problème" m'indifère au plus haut point ...
Dans le même esprit, la réintégration dans la communion catholique des ces évèques par le successeur de Jean Paul II, Benoit XVI m'indiffère tout autant ...

Un problème se pose, cependant, politique celui-là ...

L'un des excommuniés réintégré, un Anglais dont j'ai déjà oublié le nom, a déclaré qu'il n'y avait pas eu 6 millions de juifs gazés dans les camps nazis car il n'y avait tout simplement pas eu de chambres à gaz ... Tout au plus 300 milles juifs sont morts, parmi d'autres dans ces mêmes camps ...

Une telle affirmation a quelque chose de tout simplement honteux voire même abject ...

La pape aurait pu, pour des raisons politiques, retardé la réintégration de cet évèque anglais ...
Force est de constaté qu'il n'en a rien fait ...

A l'évidence, ce pape n'a pas la carure politique de son prédecesseur auquel on doit, en grande partie, la chute du système des pays de l'est, autrement qualifié de communiste ...

C'est son problème ... Mais c'est aussi, un peu, celui de la Terre entière ...

Ce même pape a été membre des Jeunesses hitlériennes ...

De là à en conclure qu'il est "un peu" resté hitlérien est un pas que je ne suis pas disposé à franchir pour l'instant ... Pour l'instant seulement!
Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 09:30
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Pour avoir vitupéré avec vigueur, parfois même véhémence, le comportement manifestement non-professionnel, parfois même franchement irresponsable de la Presse, je serais tenté de répondre NON à la question posée ...

Il faut cependant se demander ce que deviendrait un pays sans aucun organe de presse. Une telle perspective est proprement impensable ...

Alors que faire?

Intervenir, évidemment ... mais en posant des conditions!

A défaut de publier les éventuelles conditions posées puisque ne les connaissant pas (à supposer qu'elles existent!), je vais me limiter à publier MES conditions, seules susceptibles de provoquer, de ma part, un mouvement d'adhésion franc et loyal.

1. Suppression pure et simple de toute forme d'aide économique et financière AUTOMATIQUE à quelque organe de presse que ce soit, sous quelque forme que ce soit.

2. Octroi d'une aide quelconque conditionné par la signature PREALABLE d'un CONTRAT avec le pourvoyeur de ladite aide. Le non-respect du contrat entrainant la supression pure et simple de celle-ci.

3. Parmi les conditions devant figurer au contrat préalable ...
3.1. La signature d'un Code de déontologie journalistique développé à partir d'un texte législatif de même portée voté par le Parlement. Jusqu'à présent, les "journalistes" ont toujours refusé une telle perspective. Au vu de ce que les "jouranleux de merde" sont capables, parfois, de produire, on les "comprend"!
3.2. Parmi les clauses devant figurer dans un tel contrat, j'y vois l'impérieuse nécessité d'interdire à toute personne titulaire de la carte de journaliste la possibilité de développer ses convictions personnelles. Ce droit devant être limité aux seules personnes non-titulaires de ladite carte.
Disons qu'il s'agit d'un moyen devant conduire un journaliste à choisir entre "Tu veux la carte et, par conséquent, tu t'abstiens de donner ton opinion" ou bien "Tu veux donner ton opinion et, par conséquent, tu acceptes de ne pas bénéficier de la carte de journaliste (et des avantages très matériels qui vont avec!)"
Je n'ai, en effet, que faire de l'opinion personnelle de "Monsieur Machin" ou de "Madame Truc", journalistes. Il m'importe, par contre, d'avoir l'opinion de telle personne exerçant telles responsabilités dans tel secteur de la société.
Un journaliste doit, selon moi, se limiter à recueillir des faits et à les relater sans retenue "pondérée" (mais en les présentant d'une manière ordonnée afin que le lecteur puisse aller, rapidement, à ce que lui, lecteur (et non pas le journaliste!), juge important.
3.3. J'y vois aussi l'obligation pour tout organe de presse, désireux d'obtenir la précieuse manne publique, de consacrer au moins un quart de sa pagination, hors publicité, à la publication de tribunes de libre expression ouvertes non pas à tout le monde mais à toutes les personnes exerçant, à un titre ou à un autre, un rôle public, l'organe de presse ayant le libre choix de ses "contributeurs-tribuniciens", ceux-ci ne pouvant, en aucun cas, être titulaire de la carte de journaliste. Cette façon de faire doit, dans mon esprit, favoriser, la presse dite "d'opinion", la manne publique devant être octroyée notamment sur la base du volume de pages ainsi affectées et sur la base du nombre de numéros EFFECTIVEMENT VENDUS.

4. Parmi les dispositions législatives et réglementaires (et non plus contractuelles!) devant être prises, j'y vois, notamment, la répression de toutes les formes de violences physiques exercées à l'encontre de quiconque dans le cadre ou en marge d'un conflit social. En clair, c'est la prison (très) ferme à l'encontre des gros bras du Syndicat du Livre qui, systèmatiquement ou presque, exercent de telles violences sur des personnes ou sur des biens lorsqu'un de leurs précieux avantages exhorbitants est, un tant soit peu remis en question. Par exemple, la dispersion ou la confiscation des journaux qui n'ont pas été imprimés par le "Syndicat du Livre" est une "méthode" assez courante qui doit être réprimée.
A fortiori les violences exercées à l'encontre des personnels ne faisant pas partie de ce "Syndicat du Livre" ...

5. J'y vois aussi l'abrogation de tous les arrétés d'extension des conventions collectives de la profession et de toutes les dispositions de nature à conforter, artificiellement, je ne sais quel monopole complètement hors du temps détenu par ce "Syndicat" dont les exactions encore trop fréquentes (quoique en diminution) font que nos journaux ont un prix anormalement élevé. Le prix d'un quotidien, dans des conditions de marché normal, ne devrait pas dépasser 50 centimes alors qu'il est souvent proche de 1,5 euro, pour un contenu qui reste décevant pour les raisons susdites.

Le débat est ouvert ... au moins sur ce blog (ailleurs, notamment dans les organes de presse, c'est moins sûr!).    
Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 19:15
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Là, il va falloir que l'on s'y mette! Tous! Droite ou Gauche, peu importe ... Tous!
Faute de quoi, on n'y arrivera pas ...

Arriver à quoi?

A mettre à la raison tous ces journaleux de merde qui nous polluent notre espace et qui deviennent carrément nauséabonds ...

Un certain Pierre Le Coz, dont je n'avais JAMAIS entendu parler avant, mais qui est tout de même Vice-Président du Comité National d'Ethique, une structure dont la mission est de donner un avis, quand on le lui demande, sur toutes les questions éthiques que peut soulever tel ou tel problème et plus encore les éventuelles solutions envisagées (par exemple, le vote d'une loi relative aux questions de santé) a été questionné sur le sujet de la maladie d'Alzheimer qu'il semble bien connaitre. Bref! Une structure honorable dont le sérieux ne saurait être mis en cause et un homme certainement tout aussi honorable car j'imagine que l'on ne devient pas vice-président d'un truc pareil uniquement par hasard.

Dans un article paru dans un numéro récent du Point, un journaleux de merde (en l'occurrence une journaleuse ...) dont il vaut mieux que l'on ne connaisse jamais le nom de peur de salir ses géniteurs lui prête des propos qu'il n'a EVIDEMMENT jamais tenu ...

Ceci l'amène à publier une réponse que je publie, comme d'autres, intégralement.

Début de citation :

Cher Monsieur

Je ne puis que comprendre votre légitime indignation à la lecture des propos qui m’ont été prêtés dans le magazine Le point du 3 juillet dernier. Je dois vous dire que j’ai été moi-même très triste de voir à quel point cette revue pourtant notoire avait orienté mes propos dans un sens « prescriptif » alors que j’avais parlé dans un style descriptif.

Dire « voilà vers quoi nous allons aller si nous ne relevons pas loyalement le défi », cela ne revenait pas du tout à dire « il faut sacrifier tous les vieux qui perdent la tête ! » Tous ceux qui me connaissent depuis suffisamment longtemps pourront vous confirmer qu’il n’est pas pensable que j’ai pu tenir de tels propos à la journaliste qui a monté ce dossier. Je puis vous assurer que jamais je n’aurais pu être élu à la vice-présidence du Comité si j’étais un défenseur de ce genre d’idéologie. Les membres du Comité m’ont élu parce qu’ils savent mes positions et connaissent mes publications.

Je m’investis depuis 10 ans dans des formations et anime des manifestations relatives aux aspects éthiques et relationnels de la maladie d’Alzeihmer et participe chaque année à Marseille à la journée nationale de la maladie d’Alzeihmer au Conseil général ; je co-organise à partir de la rentrée prochaine un Certificat universitaire « éthique et maladie d’Alzheimer » au sein de l’espace éthique méditerranéen de La Timone à Marseille.

Le problème avec ce genre de magazine est que l’interviewé ne se voit pas proposé de relire l’entretien (du moins lorsqu’il ne s’agit pas d’une « star »’, ce qui est mon cas, nonobstant les responsabilités que j’exerce au sein du CCNE). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’y a aujourd’hui quasiment plus aucun membre du CCNE qui accepte de répondre aux journalistes, ce qui pourrait nous poser des problèmes de visibilité sociale. Cette déformation grotesque et choquante de mes propos risque encore d’aggraver notre méfiance et conduire le Comité national d’éthique à une sorte de mutisme. Je ne doute pas que vous exerciez votre métier avec professionnalisme ; mais ne pensez-vous pas que le journalisme en France traverse une crise grave ? Beaucoup de questions me sont venues à l’esprit depuis que j’ai lu cette interview : que se passe-t-il au juste aux sein des rédactions des grands magazines français ? Assistons-nous à un retour à un ultra-libéralisme néo-darwinien ? Devons-nous craindre le retour à une « droite pure et dure » ? Est-ce que l’article de cette journaliste n’a pas été déformé par ses supérieurs hiérarchiques qui auraient jugé mes propos trop nuancés, insuffisamment « percutants » ? N’ai-je pas été assez « sensationnaliste » au goût de certains ? Je n’ai pas de réponse à ces questions.

J’ai été stupéfait de lire que j’avais été présenté au tout début de l’entretien comme « un fin connaisseur des systèmes de protection sociale » (sic), ce que je ne suis en aucun cas ! Je n’ai jamais écrit une seule ligne sur ce sujet et je suis formel : je n’y connais strictement rien en systèmes de protection sociale !

Quand j’ai lu cette contre-vérité manifeste dès les premières lignes de présentation de mon CV, j’ai compris que le piège s’était refermé sur moi et que j’allais participer d’une propagande dans laquelle je ne me reconnais absolument pas. Chacun en aura la preuve en lisant mon livre sur L’empire des coachs : une nouvelle forme de contrôle social (chez Albin Michel), qui est une dénonciation sans concession de l’idéologie de la rentabilité (idéologie que l’on me prête dans cet entretien, ce qui est le comble).

Je vous remercie de bien vouloir prendre en compte ces compléments d’information et d’essayer de m’aider à rétablir la vérité. Car au-delà de ma personne, m’accabler serait une manière indirecte de discréditer le Comité d’éthique, dont la légitimité a déjà été gravement mise en cause par une conseillère de L’Élysée en février 2008. Il faut que les citoyens aident et préservent le Comité d’éthique car, quand une société n’a pas ou n’a plus de Comité d’éthique (Chine, Russie...), la démocratie et la liberté d’expression sont en danger. Le Comité est d’une instance de vigilance dont aujourd’hui plus que jamais peut-être nous avons le plus grand besoin. Pour le CCNE, l’éthique est le courage de conserver les problèmes au lieu de les liquider dans des « solutions » (je n’ose dire des « solutions finales »...).

J’ai découvert à mes dépents que Le Point avait décidé de changer de politique éditoriale et de renouveler son lectorat… J’en prends acte et saurai en tirer les leçons qui s’imposent.

En vous remerciant d’avance pour votre aide, je vous prie de croire, cher Monsieur, en l’assurance de ma fidélité aux valeurs que vous défendez et de ma parfaite considération.

Pierre Le Coz (vice–président du CCNE)

Fin de citation.

A quoi bon commenter?
Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 13:07
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Quoique l'on puisse penser de celui qui devint, probablement malgré lui, un "leader" politique, il faut, c'est l'évidence même, rendre un hommage appuyé à ce romancier qui a eu le courage, au péril de sa vie, de dénoncer le système carcéral soviétique, ce fameux Goulag, système concentrationnaire prétendument "humain" (puisque la "prison", c'était, paraît-il, bien pire).

Je me souviens avoir lu, outre le fameux "archipel", Le Premier Cercle, Une Journée d'Ivan Denissovitch, Le Pavillon des Cancéreux ... Excellents romans, crûs de vérité!

Soljénitsyne fut aussi un penseur ....

Un de mes lecteurs régulier m'a fait parvenir des textes de cet auteur ...
Je vous les livre.

Début de citation :

 Aujourd'hui la société occidentale nous révèle qu'il règne une inégalité entre la liberté d'accomplir de bonnes actions et la liberté d'en accomplir de mauvaises. Un homme d'Etat qui veut accomplir quelque chose d'éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n'a aucune chance de s'imposer : d'emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

  La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (...) Quelle responsabilité s'exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l'encontre de son lectorat, ou de l'histoire ? S'ils ont trompé l'opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l'Etat, avons-nous le souvenir d'un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s'en tirera toujours. Etant donné que l'on a besoin d'une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d'avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s'installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d'opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d'Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l'intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c'est un slogan faux, fruit d'une époque fausse ; d'une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n'a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d'information. (...) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l'Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d'idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d'esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d'intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d'une compétition mais d'une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant....
 
  Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

Ca méritait d'être rappelé!
N'est-ce pas une excellente façon de lui rendre hommage?
Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 08:35
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Le 28 Août 2007, c'est à dire il y a onze mois environ, j'ai publié un article intitulé "Euthanasie obligatoire de tous les chiens susceptibles d'être dangereux".

A l'époque, il n'avait, tout au plus, suscité que quelques commentaires desquels il ressortait que mon point de vue apparaissait comme un peu excessif. Appréciation qui n'était peut-être pas fausse ...

Mais il s'agissait d'un billet d'humeur, donc nécessairement "tranché" voire provoquant! C'est le genre qui veut ça.

Depuis une dizaine de jours, il est revenu sur le devant de la scène, sans que j'en sois pour quoi que ce soit . Pas moins de 250 commentaires! Du jamais vu sur mon blog!

Je me suis efforcé de répondre à la quasi totalité des commentaires reçus, y compris les propos insultants ... (j'ai été comparé à Hitler!).

J'annonce clairement que, désormais, je ne répondrais à aucun autre commentaire. Je ne peux pas consacrer la quasi totalité de mon temps libre à cette question!

J'ai, tout aussi clairement, annoncé que j'offrais mon blog aux défenseurs des chiens "catégorisés" qui sont, semble-t-il, dans le collimateur des pouvoirs publics, ce qui les a amené à réagir avec la vigueur que l'on pourra constater.

Toute personne qui souhaiterait publier un article raisonné sur le sujet tendant à établir des propositions (audacieuses, évidemment!) permettant d'apporter des solutions au problème posé est la bienvenue ... Je pense, là, tout particulièrement, à des commentateurs sérieux qui ont bien voulu comprendre que l'on pouvait être en désaccord et engager un débat serein ...

J'espère qu'ils sauront saisir l'opportunité que je leur offre d'accéder à un lectorat qui n'est pas leur lectorat habituel, sur les blogs que la plupart d'entre eux gèrent, tout comme je le fais avec mon propre blog.
Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 20:45
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
La lecture de l'éditorial, en page "deux" du quotidien, esr, tristement, révélatrice des méthodes merdiquement journaleusiques!

Certes, le fond me convient puisqu'il défend l'approbation du texte de révision constitutionnelle.

Pour autant, alors qu'il a été nécessairement imprimé en début d'après midi et, donc, AVANT le vote du Congrès, il donne très exactement l'impression d'avoir été REDIGE APRES!
On y emploi l'imparfait et fait tout comme si le résultat du vote avait été connu avant la mise sous presse ...

C'est, clairement, SCANDALEUX! Une révélation de l'esprit de manipulation qui habite les journalistes ...

Début de citation :

Le projet de révision de la Constitution aurait pu être plus convaincant. Fallait-il pour autant voter contre ? Opter pour le tout ou rien ? Certainement pas : mettre de l'huile dans les rouages de la démocratie n'a jamais été superflu. La gauche a pourtant choisi le non, au risque, sur un sujet majeur, de brouiller la frontière entre opposition et obstruction.


François Fillon s'exprimant devant le congrès réuni à Versailles avant le vote de la réforme des institutions, le 21 juillet 2008.

De principes proclamés en marchandages de coulisses, ce projet est le fruit de trois mois de travaux parlementaires, couvés avec une vigilance souvent maladroite par l'Elysée. La gauche a dénoncé à juste titre cet interventionnisme de "l'hyperprésident" et, surtout, les lacunes du projet. Un projet que, droite et gauche confondues, les élus considéraient au départ avec faveur, convaincus que la Constitution de la Ve République, vingt-trois fois révisée en un demi-siècle, méritait d'être une nouvelle fois revisitée.

Le résultat de ces délibérations - que les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles étaient appelés à approuver lundi 21 juillet - est loin d'être négatif. Le projet qui leur était soumis renforce les pouvoirs du Parlement, dont la faiblesse sinon l'impuissance est le principal défaut de la Ve République. Les congressistes avaient notamment à se prononcer sur une mesure permettant aux deux assemblées de maîtriser mieux qu'aujourd'hui leur ordre du jour.

Ce projet visait aussi à renforcer les droits des citoyens. En leur donnant par exemple la possibilité de saisir indirectement le Conseil constitutionnel pour contester une loi contraire à la Constitution. Cette réforme-là, l'un des adversaires les plus résolus du projet de révision, le sénateur socialiste Robert Badinter, avait vainement tenté de la "vendre" au président Mitterrand lorsqu'il était président du Conseil constitutionnel.

Désappointée par le résultat final, la gauche a mille fois raison d'incriminer le refus de la droite d'interdire le cumul des mandats. Et l'obstination du Sénat à pérenniser son mode d'élection, une anomalie démocratique.

Mais la gauche a eu tort de transformer le vote de lundi en scrutin pour ou contre Nicolas Sarkozy, au lieu de se prononcer pour la Constitution - pour sa modernisation, si imparfait que fût le projet qui lui était soumis.

 
Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 23:54
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Pour un monde meilleur - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

C'est le quotidien Le Monde qui est visé ce soir. Ce n'est pas la première fois ni, probablement, la dernière (quoique ... la fable de La Fontaine "Le lion et le rat" est très instructive).

C'est, plus précisément, Cécile Prieur, la cible ... Pas bien méchant! Mais un bonn coup d'étrille de temps en temps, ça ne peut pas faire mal, ça fait circuler le sang ...

Mais, pour pouvoir vous faire une opinion, il faut d'abord, c'est la moindre des choses, que vous preniez connaissance du texte que je mets en cause.
Le voici donc.

Début de citation : 

LA POLÉMIQUE sur le décret réglementant le statut de psychothérapeute s'embrase à nouveau. Alors que le gouvernement vient de transmettre au Conseil d'Etat un projet de décret débattu depuis près de cinq ans avec la communauté psy, c'est désormais un projet annexe d'arrêté qui met le feu aux poudres.

Ce « document de travail », signé des ministères de la santé et de la recherche, définit avec précision le contenu de l'enseignement théorique et pratique des futurs psychothérapeutes. La communauté psy dénonce une immixtion du gouvernement dans la définition du soin psychique et l'instauration d' « une psychothérapie d'Etat ».

Le 13 août 2004, le Parlement adoptait l'article 52 de la loi sur la santé publique reprenant un amendement de Bernard Accoyer, actuel président (UMP) de l'Assemblée nationale. M. Accoyer cherchait à réglementer l'usage du titre de psychothérapeute, utilisé actuellement par des psychiatres, psychanalystes, psychologues mais aussi des professionnels non médicaux, issus de dizaines de courants de pensée. Au nom de la lutte contre le charlatanisme, ce texte visait à réserver le titre de psychothérapeute aux professionnels inscrits sur un registre national et se soumettant à une formation universitaire.

Depuis l'adoption de la loi, trois ministres de la santé se sont efforcés, jusqu'ici en vain, de publier le décret issu de cet article de loi. Les querelles entre psys et gouvernement n'ont pas cessé. La dernière version du texte, élaborée par le cabinet de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, prévoit que les professionnels souhaitant user du titre se soumettent à une formation de 400 heures en psychopathologie clinique suivie d'un stage pratique de cinq mois. Ce décret a été approuvé par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche, le 16 juin, avant d'être transmis au Conseil d'Etat.

Alors que la communauté psy s'était résolue à accepter le compromis de la dernière version du décret, elle découvre aujourd'hui, avec stupeur, un projet d'arrêté, resté confidentiel, et déclinant le contenu de la formation. Selon ce texte, les futurs psychothérapeutes devront maîtriser « les principaux courants théoriques (psychanalytique, cognitivo-comportemental, systémique, socio-environnemental, biologique) » et avoir une « connaissance des outils d'évaluation (échelles cliniques, tests projectifs) suffisante ».

Pour les professionnels de la psyché, divisés entre courant psychanalytique et thérapies brèves d'inspiration anglo-saxonnes, le gouvernement prend parti dans une querelle épistémologique. « Il s'agit d'un hold-up cognitiviste sur le titre de psychothérapeute, dans le but explicite d'éliminer la pratique psychanalytique », dénonce Jacques-Alain Miller, chef de file de l'Ecole de la cause freudienne (courant lacanien de la psychanalyse). « On veut déposséder l'université de la définition du contenu de son enseignement, au profit du modèle psychiatrique américain, très minoritaire en France », s'insurge Roland Gori, président du Séminaire interuniversitaire européen d'enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse.

La nature du texte incriminé - un simple arrêté - inquiète d'autant plus qu'il peut être pris sans aucune consultation. Le ministère de la santé explique que sa rédaction ne relève pas de sa responsabilité, mais de celle du ministère de la recherche. Dans l'entourage de Valérie Pécresse, on confirme que « l'arrêté vient compléter le décret et qu'il ne sera pas soumis à concertation ».

Cécile Prieur


Fin de citation

Et voici mes critiques!

1. Vous avez bien lu la première phrase : Cécile Prieur y parle du "décret" réglementant le statut de psychothérapeute.
Aucun doute n'est donc permis : ce décret est en vigueur.
Eh bien, non! Il ne s'agit que d'un projet de décret ... C'est beaucoup plus qu'une nuance. Un projet est un texte en préparation. Il est soumis à certaines règles et doit franchir certaine étapes, pour avis (évidemment! c'est encore le Gouvernement qui gouverne ...).

2. D'ailleurs, Cécile Prieur ne s'y trompe pas. Elle emploie par la suite, à plusieurs reprises, la bonne expression : "projet de décret" ...

3. Sans toutefois éviter de retomber dans le même travers un peu plus loin : "Ce décret a été approuvé par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche ..." . Là, il y a DEUX fautes! (tant qu'à fauter, autant "bien" fauter : deux couches, c'est mieux qu'une seule!).
Il y a la confusion (est-ce vraiment involontaire?) entre un "projet de décret" et un "décret". Il y a aussi le terme "approuvé" ...
Eh bien, non! Le fameux "Conseil ..." n'a pas approuvé! Cela n'entre pas dans ses prérogatives. Il a, par contre, certainement émis un avis circonstancié, comme c'est son droit ... et son devoir! Le Gouvernement doit effectivement soumettre à cette instance tout projet de décret qui entre dans son champ d'action.

4. Soyons juste. Le reste de l'article est très honnête ... Elle cite des extraits tout à fait explicites des prises de positions des uns et des autres ... Raison de plus pour souhaiter, qu'à l'avenir, Cécile prieur aille jusqu'au bout de son honnêteté.

5. Est-il nécessaire de rappeler que le Conseil d'Etat sera, lui aussi, saisi "pour avis" et que le gouvernement n'est nullement tenu de tenir ni de l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche ni de celui du Conseil d'Etat, lesquels ne sauraient, en quoi que ce soit, s'ériger en je ne sais quel contre-pouvoir? Oui, peut-être ... Voilà qui est donc fait.

Et voici mes propositions, bien plus "raides" que celles du gouvernement :

1. Ne doivent pouvoir exercer la psychothérapie que des MEDECINS, à l'exclusion de tout autre. Ras le bol des charlatans qui vous expliquent que le paiement de l'acte (juteux pour ceux qui encaissent!) fait partie de la thérapie.

2. Comme la psychothérapie est évidemment une spécialité, il convient donc de s'assurer que les medecins aient, avant de pouvoir prétendre exercer celle-ci, suivi un cycle complet d'études, au choix :
 - de psychiatrie
 - de psychologie
- de psychanalyse (pour cette dernière, il faudra donc qu'elle soit enseignée comme telle à l'université, ce qui n'est pas vraiment le cas aujourd'hui!).

Fermez le ban!
(c'est normal, on est quand même le Quatorze Juillet!)

Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 09:40
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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J'ai toutes les raisons d'être raisonnablement satisfait de l'arrêt que vient de rendre le Conseil d'Etat dans "l'affaire de la burqa" le 27 Juin dernier.

Comme presque tout le monde, je ne lis pas la Gazette du Palais ni je ne sais quelle revue spécialisée dans l'analyse et le commentaire des décisions de justice. Cet arrêt m'était donc passé nettement au dessus de la tête.

Grave erreur! Il faut tout lire ... mais je n'ai pas le temps. Je m'en remets donc à la presse et aux journalistes que je qualifie, assez souvent hélas!, de journaleux, voire , parfois, de journaleux de merde. J'aimerais bien ne pas avoir à le faire. Je préfererais, de très loin, disposer d'une presse sérieuse, attentive à ce qui est important. Elle n'est, trop souvent, que attentive à ce qui plait à ses lecteurs. elle conçoit la fabrication des articles comme une entreprise conçoit la fabrication de ses produits : répondre aux attentes du plus grand nombre, loin de toute éthique professionnelle qui devrait, normalement, les conduire à parler de choses importantes en les rendant intéressantes et non pas à flatter la populace ...

Le Conseil d'Etat vient donc de rendre un arrêt refusant la nationalité française à une femme qui, bien que parlant correctement le français, portait la burqa. La burqa, c'est cet espèce de machin que l'occident, effaré, a découvert lorsque les talibans d'Afghanistan, ces crapules extrêmistes qui veulent régenter la civilisation, ont pris le pouvoir et dont les femmes doivent se recouvrir , de la tête aux pieds, y compris le visage, ne laissant qu'une mince fente pour les yeux (et encore est-elle, parfois, grillagée!).

Ce n'est que PUR BON SENS! De tels accoutrements, résultat d'une soumission à une lecture radicale et extrèmiste d'une religion , l'islam, ne devraient pas être tolérés.

Hélas! Ce n'est pas sur l'éventuelle interdiction du port de la burqa que le Conseil d'Etat s'est prononcé mais sur une demande de naturalisation française ... Il a refusé d'y accéder, en dernier ressort, c'est à dire en appel.

Pour en arriver là, il a fallu "biaiser" et prendre appui sur la soumission de la femme à son mari car "elle a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment, le principe d'égalité des sexes". C'est mieux que rien! C'est le résultat qui compte. Ca ne règle pas le problème du port de ces accoutrements par des françaises mululmanes intégristes! On peut très bien imaginer, par la suite, des comportements correctes pour pouvoir obtenir la nationalité française puis, par la suite, l'ayant obtenu, un changement radical du comportement, c'est à dire le port de la burqa! Nous n'aurons alors, en l'état de notre droit et de no  tre léfislation, aucun moyen de recours pour contraindre au changement d'attitude ...

Attention! Danger! Il faut entreprendre, dès maintenant, une révision drastique de notre législation pour porter le fer là où il doit être porté : contre toutes les formes du radicalisme religieux, qu'il s'agisse du radicalisme musulman, chrétien ou israélite ou de n'importe quelle autre religion.

Affaire à suivre donc ...
Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 18:10
- Publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Jean Pierre Mignard, avocat des familles des deux jeunes tués dans un accident à Villiers le Bel, accident qui fut à l'origine des émeutes que l'on sait (j'étais aux Etats-Unis au moment des faits et les émeutes ont fait la une des grandes chaines de télévision; ça m'avait, à l'époque, fortement impressionné), en fait-il trop?

Je connais cet avocat, clairement classé à la gauche modérée. Ce n'est pas un va-t-en-guerre ni un excité de la procédure. Son intervention m'interpelle quelque peu.

Il développe l'idée que les policiers impliqués dans l'accident n'ont pas dit la vérité. Ils roulaient, non pas entre 40 et 50 km/h en ville mais à près de 65 km/h. Ils étaient en phase d'accélération et il semble que c'est le véhicule des policiers qui a percuté la moto des jeunes et non l'inverse. Jean-Pierre Mignard précise tout de même que rien ne permet d'affirmer que les policiers aient VOLONTAIREMENT percuté la moto. Ouf! Il n'aurait plus manqué que ça ...

Il va jusqu'à dire que qu'il y a eu mise en danger DELIBERE de la vie d'autrui! Je veux croire que sa langue a fourché ...

Le développement de cette affaire aux conséquences démesurées amène quelques remarques.
1. Il semble bien que les policiers concernés ont menti en édulcorant les faits. POURQUOI?
2. C'est ce mensonge vraisemblable qui a été le facteur déclenchant des émeutes. Des gens ont probablement vu ce qui s'était passé et ont donc su le mensonge et n'ont pas admis la version policière ... Voilà à quoi on arrive quand des fonctionnaires apeurés mentent par esprit de corps.
3. Je dis bien "apeurés", c'est à dire craignant la sanction et agissant préventivement, par "esprit de corps" ... Je connais bien cette logique détestable qui mine toute la fonction publique et même au delà, qui mine ma propre admistration ... et que je combats avec virulence tellement elle m'exaspère!

Cette maudite culture de corps doit régresser, le plus vite sera le mieux. Puis disparaitre. On le voit à la lumière de ces évènements qui ont tourné à l'émeute.

Autre sujet : pourquoi les journalistes, tous, ne font-ils pas preuve du même sérieux que Luc Bronner et Isabelle Mandraud, auteurs de l'article du Monde,  quand ils rédigent leurs "papiers"? Pourquoi se précipitent-ils sur le sensationnel, contribuant ainsi à décridibiliser la profession et participant, même involontairement, à une manipulation de l'opinion?

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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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