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Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Mardi 15 avril 2008
publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité communauté : Réformer la France par Jacques Heurtault recommander
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Nicolas Mauduit, fidèle lecteur et aussi commentateur de mon blog me fournit le lien qui permet de prendre connaissance de la lettre de protestation que le Sénateur Le Grand adresse au Président de son groupe (l'UMP) au Sénat ...

Elle mérite une large diffusion ...

Je me suis donc autorisé à la reproduire dans son intégralité.

Début de citation :

Lettre de Jean-François Le Grand à Henri de Raincourt, président du groupe UMP au Sénat, le 4 avril 2008

JPG - 10.9 ko

« Monsieur le Président,

Je vous exprime mon indignation et ma révolte devant la déformation honteuse qui a été faite de mes propos.. !

"Actionner quelqu’un" n’est pas l’acheter et les lobbies - c’est leur rôle - cherchent en toute circonstance à actionner les décideurs, notamment législateurs dans le cadre des projets de loi quel qu’ils soient. Je n’ai jamais dit "achetés" mais "activés. le texte OGM présenté par le gouvernement reflétait très exactement la réflexion menée pendant le Grenelle par le Groupe de travail que j’ai présidé sur ce sujet. Les conclusions de ce groupe de travail ont été unanimes. Or, le texte voté par le Sénat, à l’issue de la première lecture, a modifié le projet de loi dans un sens plus favorable aux céréaliers et aux semenciers. Cette modification est le résultat de ce que j’appelle l’activation et rien d’autre.

Le Parlement est souverain en matière de vote de la loi, mais il n’est pas interdit à l’un de ses membres d’émettre des observations de l’ordre de celles que j’ai émises.

Il y a déformation de mes propos lorsque j’entends que l’on me qualifie d’anti-OGM. Je vous redis ce que je n’ai jamais cessé de dire sur les OGM et ma position est claire : "oui à la recherche dans toutes les directions quand elle permet d’améliorer la santé humaine, donc oui à la recherche sur les organismes génétiquement modifiés. Par contre, avant d’envisager toute mise en culture de ces organismes, il est crucial de vérifier que la santé humaine comme la biodiversité ne sont pas mises en danger et nécessaire de s’interroger sur le supposé intérêt économique, si souvent avancé par certains. Cet intérêt économique est-il valable pour tous ou pour quelques-uns ? La question mérite d’être posée.

De même, je n’ai de cesse de faire accepter par le Groupe de travail, puis transposer dans la loi, un processus en trois étapes :

 1ère étape : la parole est confisquée, soit par le tenants des OGM, soit par les opposants et c’est la raison pour laquelle j’ai tout fait pour que la connaissance reprenne toute sa force, notamment en la nourrissant, cette connaissance, d’une réflexion scientifique pluridisciplinaire.

 2ème étape : organiser la gouvernance de cette connaissance : ce fut ma proposition de création d’une haute autorité permettant aux deux collèges, scientifique et sociétal, de se parler, de se comprendre et de sortir de leurs enfermements réciproques.

 3ème étape : elle consistait à édicter, par la loi, les principes de cette gouvernance, principes qui ont été intégralement repris par le texte du gouvernement. Mon seul souci a été de redonner à un sujet éminemment passionnel la sérénité et l’objectivité qui me paraissaient être les seules valeurs capables de pacifier la société sur ce sujet.

Il vous est donc facile de comprendre que la position a été largement déformée. Que dire encore du reportage de la chaîne Public Sénat intitulé "les dessous du la loi OGM" ?, présenté encore dimanche matin à 10h00 et dans lequel le rapporteur Jean Bizet dit, en parlant de moi et du fameux amendement que vous avez vous-même présenté, organisant une "présidence de la haute autorité" destinée à m’interdire toutes responsabilités dans ce domaine : "Il a été exécuté à 2h38 du matin… mais il bouge encore".

Lorsque la haine et la méchanceté s’associent ainsi, j’éprouve un sentiment de mépris total du ou des auteurs pour lequels je ressens encore, malgré tout, plus de pitié que de mépris.

Je dois d’ailleurs vous signaler, à cet égard, que de très nombreux collègues de notre groupe UMP m’ont fait savoir qu’ils n’avaient pas vraiment saisi la portée de l’amendement sus-mentionné et qu’ils se désolidarisaient de la démarche. Certains d’entre eux m’ont même précisé qu’ils m’autorisaient, si besoin était, à faire connaître leur nom. Je remercie les uns et les autres de cette attitude.

Je pensais que ces techniques de caricature et de désinformation appartenaient à des temps révolus ou à des régimes politiques disparus.. ! Leur utilisation est sans doute en rapport avec des sentiments de rejet nourris à mon égard ; J’ignore les raisons profondes de ce rejet. Peut-être viennent-elles, pour l’essentiel, du fait que je me suis investi très fortement dans le processus du Grenelle et qu’aucuns en aient éprouvé du ressentiment.

Enfin, vous-même avez annoncé sur Publics Sénat que si je devais déposer des amendements en deuxième lecture, aucun d’entre eux ne serait retenu… ! Est-il nécessaire d’ajouter un commentaire ?

Quoi qu’il en soit, tout ceci enferme le Groupe UMP dans une incompréhension de plus en plus grande pour l’opinion publique. En me victimisant, vous vous écartez de l’essentiel et vous mettez à mal la crédibilité du groupe majoritaire. Au cas où vous auriez des doutes à cet égard, sachez que ce sont de nombreuses centaines de message de soutien que je reçois chaque jour. Mes messages viennent de tous horizons, milieux universitaires, scientifique, monde de l’entreprise et, ben sûr, de très nombreux citoyens.

Dans Public Sénat encore, j’ai cru comprendre, au cours de votre interview, que vous vouliez me faire "comparaître" devant vous-même, ou/et le bureau de l’UMP. Je vous éviterai d’en "rajouter" inutilement et ce comparaîtrai devant personne… ! En 26 ans de Sénat, au RPR d’abord, puis à l’UMP, je n’ai jamais vu un groupe agir de la sorte à l’égard d’un des membres. N’ajoutez pas de curieux effets de menton à une posture politique déjà tellement mal jugée !

Je continue d’espérer que mon parti saura redresser la situation, même si l’exercice paraît de plus en plus difficile.

Vous pourrez toujours prononcer mon exclusion si cela vous convient, mais sachez que je suis un homme libre et le resterai envers et contre tout. Ma conviction politique repose sur les valeurs gaullistes :

 le seul combat qui vaille est le combat pour l’homme et, dans cet esprit, poru moi, c’est l’économie qui est au service de l’homme et non l’inverse, d’où mon regard extrêmement critique à l’égard du libéralisme, "solution à tus nos problèmes".

 une autre valeur gaulliste est ce refus passionné de ne jamais céder aux fatalités et notamment, dans le cas présent, à celle d’un monde selon Monsanto… !

 l’exigence gaulliste oblige, lorsqu’il a difficultés, à s’élever au-dessus de la mêlée : je pense que notre société, aujourd’hui, a plus besoin que jamais de vérité, de transparence, de franchise, éléments indispensables, pour retrouver la sérénité et une société pacifiée notamment eu égard aux espoirs suscités par la réflexion du Grenelle… !

"On l’a exécuté, mais il bouge encore"… ! Ma liberté de pensée, ma liberté de parole et, tout simplement la liberté qui est le fondement de la démocrate, continueront de "bouger encore", tout le temps que j’en aurai la force.

Je suis profondément blessé de voir tant de haine, de rancoeur, de jalousie se focaliser contre moi, mais sachez que j’y puise plus de force, encore plus de détermination.

Je vous prie néanmoins, Monsieur le Président, d’agréer l’expression de mes salutations distinguées.

Jean-François Le Grand, sénateur de la Manche


Fin de citation.

C'est bien la preuve que les sénateurs de l'UMP sont capables de s'indigner!
Dimanche 21 octobre 2007
publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité communauté : Militants du Modem par Jacques Heurtault recommander
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Isabelle Dupéron me demande de publier un article sur la question de la lettre de Guy Môquet à ses parents avant d'être fusillié par les "SS" nazis ...
Je suis en total désaccord avec Isabelle Dupéron ... mais, parce que je suis un démocrate, je vais publier son article, à charge pour moi d'y apporter ma vision des choses.
Début de citation :
REPONSE D’UN PROFESSEUR A HENRI GUAINO
 
Quand j’ai annoncé à mes élèves qu’il allait falloir interrompre le cours pour lire la lettre de Guy Môquet, sur ordre du Président de la République, ils ne comprenaient pas ; ils n’avaient qu’une seule question : pourquoi ?
Bien sûr, il serait facile de leur répondre : c’est pour rendre hommage à la Résistance française pendant la seconde guerre mondiale. Cela n’expliquerait pas pourquoi le Président de la République y tient tant ; il faudrait, au minimum leur dire : c’est parce qu’il veut exalter la grandeur de la nation française, pour vous rendre fier des actes héroïques de vos ancêtres.
Mais même cela ne suffirait sûrement pas, puisque, dans ce que le Président et le Ministère de l’Education nationale veulent que nous disions, il y a autant de faux que de vrai : non, Guy Môquet n’est pas un véritable résistant au nazisme ; et s’il a été fusillé par les Allemands, c’est avec la bénédiction du gouvernement de Vichy, qui a lui-même fourni une liste d’otages communistes pour éviter que l’« on ne fusille d’innocents français » en représailles à un attentat contre un officier allemand. L’histoire est complexe, et ne se prête pas volontiers aux simplifications qui permettent de fabriquer à peu de frais des héros en tous points parfaits, ni une nation en tous points héroïque. Il se trouve que, si Guy Môquet a été arrêté et emprisonné en 1940, c’est parce qu’il distribuait des tracts contre le régime de Vichy, mais pas du tout parce qu’il était un activiste anti-nazi ; à cette date, les communistes français ne s’opposaient pas au nazisme, parce qu’ils s’alignaient sur l’Union Soviétique, qui avait conclu un pacte de non-agression avec Hitler ; ils considéraient donc que les fauteurs de guerre, c’étaient non pas l’Allemagne, mais la France et l’Angleterre, et ils n’avaient pas de mots assez durs pour condamner De Gaulle et la Résistance naissante, considérés comme des valets de l’impérialisme capitaliste. C’est seulement en 1941, lorsque Hitler s’est retourné contre l’URSS, que les communistes français ont, en masse, décidé de s’engager dans la résistance contre l’Allemagne ; et le pauvre Guy Môquet s’est alors retrouvé dans le lot des prisonniers communistes français qui ont été livrés à l’occupant parce que les Allemands réclamaient vengeance contre les attentats de la Résistance.
L’histoire est complexe, disais-je : dans ces conditions, est-il bien raisonnable de vouloir en faire un usage purement émotionnel, où l’analyse critique ne joue aucun rôle, et dans lequel on se précipite aveuglément pour exhiber des héros, offerts à la contemplation des jeunes générations ? Si l’on s’entête dans cette démarche hasardeuse, cela doit être qu’on est prêt à tout pour mettre en scène l’idée de la grandeur de la nation. Et c’est bien ce qui s’est passé. « On », en l’occurrence, c’est avant tout Henri Guaino, conseiller spécial du Président de la République, et auteur d’un grand nombre des thématiques de campagne du candidat N. Sarkozy.
Lorsque des enseignants ont cru bon de protester contre la lecture de la lettre de Guy Môquet, H. Guaino les a vertement rappelés à l’ordre en leur disant (sur RTL, et dans « Libération »), qu’ils ont des devoirs à l’égard de la nation, et que rendre hommage à ce qui a fait la grandeur de la France fait partie de ces devoirs ; il même osé accuser les contestataires de n’avoir aucun sens du devoir.
A cela j’ai envie de répondre : -  Oui, Monsieur Guaino, nous avons des devoirs. Je crois même que, en tant qu’enseignants, nous avons un devoir, qui est premier et suprême, celui de dire la vérité, et de ne pas enseigner sciemment l’erreur ; tout empêtré que vous êtes dans le culte de l’émotion, vous n’avez pu voir que l’histoire doit être abordée avec une impartialité et une objectivité, qui ont pour but, autant qu’il est possible, de la mettre à l’abri de toute interprétation partisane. Je croyais aussi – était-ce naïveté de ma part ? – que ce que l’Etat attendait de nous, c’était avant tout que nous remplissions ce devoir de vérité : me contraindrez-vous à réviser mon jugement sur ce point ? Vous nous dites également que ce sont les contestataires qui font preuve d’esprit corporatiste et partisan. Je vous demande alors : qui fait preuve d’esprit partisan ? N’est-ce pas d’abord celui qui impose une interprétation falsifiée du contenu de notre histoire, dans le but de provoquer des effets politiques soigneusement prémédités ? 
Je ne peux me résigner à croire, toutefois, que les auteurs de cet étrange projet auraient, à des fins politiciennes, froidement et délibérément choisi de falsifier l’histoire, et d’embrigader par contrainte les enseignants dans cette falsification. Ce serait vraiment trop grave, et je me refuse à imaginer que certains de nos dirigeants – officiels ou occultes, comme H. Guaino – aient pu mettre au point une aussi terrible machination. Non, ce que je crois, c’est que, tout pressés qu’ils étaient de créer des événements censés souder les Français autour d’émotions liées à leur passé commun, ils n’ont tout simplement pas pris le temps d’étudier à fond le dossier concerné, et n’ont pas cherché à s’informer correctement sur les circonstances historiques réelles de la mort de Guy Môquet. Leur seule faute est d’avoir fait preuve de légèreté et d’impréparation dans leur entreprise. Autant dire que, sur le fond, je ne crois pas qu’il y ait lieu de dresser un réquisitoire contre leur personne.
Mais je crois, par contre, qu’il y a lieu de dresser un réquisitoire sans complaisance contre les arrières-pensées politiques sous-jacentes à leur projet. D’abord, ils ne comprennent pas assez que l’histoire est une entreprise intellectuelle sérieuse, et qu’à l’égard de notre passé il faut donc savoir garder une attitude distanciée, objective, et impartiale ; l’histoire n’est pas un jouet ou un gadget destiné à susciter à volonté de l’émotion chez un public réceptif ; dès que l’on adopte une telle attitude à l’égard de l’histoire, tous les débordements – et parfois les plus dangereux – deviennent possibles. Non pas que l’émotion soit en elle-même mauvaise ou nuisible : mais elle doit, à chaque fois, être soigneusement accompagnée d’un cadre intellectuel, qui a pour fonction de garantir qu’elle est légitime et utile. Dans le cas auquel nous avons présentement affaire, ce cadre est tout à fait absent. L’enquête préliminaire sur le contenu des faits censés susciter l’émotion n’a même pas été effectuée !
Ensuite, le devoir d’impartialité implique que nous prenions en compte tous les faits, qu’ils soient déplaisants ou admirables, et que nous ne nous livrions pas à un choix personnel aboutissant à passer sous silence ceux qui nous déplaisent et à monter en épingle ceux qui suscitent notre admiration. L’histoire d’un pays est un tout, nous devons le prendre comme il est, sans nous voiler la face pour acheter à peu de frais la conviction exaltante que nos ancêtres sont tous des héros.
En ce sens, il est absolument illégitime de prétendre mettre l’histoire au service de la construction d’une « identité nationale », dans laquelle ne se retrouveraient que les « bons » aspects du passé et où les « mauvais » auraient été soigneusement mis entre parenthèses. Une telle conception de l’identité nationale sous-entend que ce qui nous définit actuellement, et ce qui nous soude entre nous, c’est notre passé ; pour que ce système fonctionne bien, il faut naturellement que notre héritage commun soit exaltant et valorisant, et cela risque d’amener tôt ou tard – quand bien même on prétendrait au début s’en défendre – à réécrire l’histoire, en gommant soigneusement tous les épisodes déplaisants, et en ne gardant que les épisodes gratifiants – ceux qui nous offrent des héros à admirer, dont le culte célébré en commun nous permettra de nous sentir tous ensemble « fiers d’être français ». La construction d’une « identité nationale » fondée sur l’histoire, non seulement instrumentalise notre passé, mais risque à terme de remettre en question la possibilité même de l’étudier objectivement et de repérer les responsables des crimes qui ont pu y être commis. De ce point de vue, ce n’est peut-être pas tout à fait un hasard, si, pendant la campagne présidentielle, le candidat N. Sarkozy, sous l’influence de H. Guaino – toujours le même – a déclaré que la France, n’a été, pendant la seconde guerre mondiale, en aucune façon coupable de crime contre l’humanité – traduisons, ne porte aucune responsabilité dans le massacre des Juifs français par les Nazis. Bien sûr, l’Etat français sous Vichy, ce n’est pas la même chose que l’ensemble des Français, et on peut toujours discuter de la légitimité du régime de Vichy : mais au fond, qu’est-ce que cela change ? Cela n’empêche pas, qu’on le veuille ou non, que les rafles de Juifs ont bien eu lieu, entre autres parce que des Français, au nom de l’Etat, les ont organisées, et ont ensuite envoyé les Juifs en convois vers les camps de concentration allemands. Cela, ce sont des faits, et notre pays serait assurément en grand danger si, du jour au lendemain, il commençait à vouloir nier des faits (dont la reconnaissance n’a du reste été acquise qu’au prix de patients efforts), sous le prétexte de conforter une hypothétique identité nationale.
Et quand le gouvernement nous laisse entendre que l’hommage aux héros de la Résistance victimes de la barbarie nazie constitue un « devoir de mémoire » essentiel pour la France et pour le monde, il nous faut impérativement répondre : oui, il y a un « devoir de mémoire », il y a un devoir de faire mémoire des actes héroïques de la Résistance, mais il y a un devoir, tout aussi pressant, de rendre hommage aux victimes des tragédies politiques du passé, et l’une des composantes de ce devoir, c’est de faire toute la lumière sur les circonstances de leur mort, pour que les responsabilités soient clairement établies. Guy Môquet, tout comme les milliers de Juifs français assassinés sont aussi des victimes de la collaboration ordinaire. N. Sarkozy, qui tient tellement à défendre les droits des victimes, pourrait tout de même le comprendre, et peut-être d’ailleurs l’aurait-il déjà compris, s’il n’était pas sous le charme des sirènes de H. Guaino.
Et quand on nous dit : « la mémoire de la seconde guerre mondiale est encore aujourd’hui une condition du vivre-ensemble » (BO du Ministère de l’Education Nationale 30-08-07), cela laisse perplexe. Que faut-il comprendre ? Que la mémoire de la seconde guerre mondiale permet de lutter efficacement contre l’antisémitisme ? Si c’est cela, très bien. Mais si par hasard c’était autre chose ? S’il s’agissait de nous dire (et il semble bien que ce soit le cas) que dans notre société, qui a aujourd’hui tendance à se désagréger, on va résoudre la crise du lien social avec des opérations de célébration du passé national ? Ce ne serait alors qu’une triste poudre aux yeux ! Il conviendrait bien plutôt que le gouvernement tienne, haut et fort, un discours de paix sociale tourné vers le présent et vers l’avenir, et qu’il mette ensuite en accord ses actes avec ses paroles.
Il y a bien un devoir de mémoire, mais il doit être pensé sous l’angle intellectuel avant même d’ouvrir les vannes à une éventuelle émotion, et ceci nécessite à coup sûr que l’on fasse preuve d’objectivité à l’égard du passé. Au lieu de cela, ce qu’on nous propose aujourd’hui, c’est un « devoir » de partialité, visant à instaurer une conception émotionnellement idéalisée du passé français. Il faut le dénoncer. Car nous avons une dette à l’égard de l’humanité et de la nation : nous leur devons la vérité sur notre passé. Et nous avons un devoir envers notre peuple : celui de préparer son avenir par des mesures de paix sociale.
 
Fin de citation.

Samedi 20 octobre 2007
publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité communauté : BLOGS, en parler ... par Jacques Heurtault recommander
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En suivant le lien ci-dessous, vous pourrez participer à un débat sur le sempiternel sujet de la laïcité. Il semble bien, en effet, que le concept soit rongé par les deux bouts ... les "communautaristes d'une part les "laïcistes intégristes" d'autre part.

http://www.mezetulle.net/article-13078343-6.html#anchorComment 

J'y ai laissé mon commentaire qui n'est peut-être pas encore visible ...

Bonne lecture
Dimanche 14 octobre 2007
publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité communauté : BLOGS, en parler ... par Jacques Heurtault recommander
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Je viens , enfin, de terminer la lecture d'un ouvrage absolument génial ... Il s'agit de 
"La véritable histoire de Jésus. Une enquête scientifique et historique sur l'homme et sa lignée." dont l'auteur est universitaire américain, James Tabor. Il est édité chez Robert Laffont depuis Mars 2007.

Il met délibérement de côté les aspect théologiques et s'appuie sur des découvertes archéologiques récentes dont certaines remontent aux débuts de 2007, d'autres de 2002 notamment ...

L'auteur qui, à mon avis, fait oeuvre d'historien et de chercheur scientifique (tout le contraire d'un charlatan comme il peut en exister sur des sujets aussi sensibles).

Il nous explique que, non seulement, Jésus a existé mais qu'il est possible, voire probable que l'on ait retrouvé son caveau familial ... Pas moins!

Nous apprenons ainsi que Jésus avaient des frères dont un certain Jacques (pas d'analogie déplacée, s'il vous plait!) qui a été le successeur institué par Jésus lui-même ...

Je ne vais pas vous raconter le livre ... J'ai été fortement impressionné par le caractère rigoureux des éléments développés et aussi par l'humilité qui inspire l'auteur ... Il n'a pas les réponses à tout et il le reconnait ...

Si vous êtes, comme moi, passionné par l'Histoire, vous pouvez, sans risque, faire la dépense de 20 euros ... Vous ne serez pas déçu!

Bonne lecture ... 
Vendredi 5 octobre 2007
publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité communauté : BLOGS, en parler ... par Jacques Heurtault recommander
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Je ne résiste pas à l'envie de publier dans son intégralité le dernier article de François d'Orcival sur le blog de "Valeurs actuelles".

N'étant pas spécialiste, je ne puis prendre position ...

Début de citation :

Alors que les sénateurs entamaient, lundi, l’examen de la loi sur l’immigration présentée par Brice Hortefeux, la conférence des évêques de France s’est empressée de publier un texte dans lequel on nous dit que « les chrétiens refusent par principe de choisir entre bons et mauvais migrants, entre clandestins et réguliers… » La suite est conforme. Pourtant le catéchisme de l’Eglise catholique dit exactement ceci dans son alinéa 2241 : « Les autorités politiques peuvent, en vue du bien commun, subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption ». Le même texte précise également : « L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges. » On a bien lu : les immigrés ont des devoirs avant même d’avoir des droits. La loi ne dit pas autre chose. Pourquoi nos évêques font-ils donc obstinément campagne, avec la Fédération protestante, contre nos lois sur l’immigration ? Ne font-ils pas appel au ministère de l’Intérieur pour libérer leurs églises quand elles sont occupées ? Charité bien ordonnée commence par soi même.

Fin de citation.

Dimanche 11 février 2007
publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité par Jacques Heurtault recommander
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Temps maussade aujourd'hui ...Il pleut même un peu. Le projet d'aller faire un tour en forêt de Fontainebleau tombe ... à l'eau. Normal ... puisqu'il pleut!

Donc après-midi cinéma. C'est quand même mieux que la télé ...

Connaissez-vous une de ces bonnes blagues anti-communistes qui circulaient abondamment dans les pays du même nom?

En voici une :

C'est Erich Honecker (l'ancien Secrétaire Général du non moins ancien Parti Socialiste Unifié de la non moins ancienne République Démocratique Allemande) qui se lève. Il ouvre ses volets, plein d'optimisme.
"Guten Morgen, Monsieur le Soleil!" Et le soleil lui répond : "Bonjour Camarade Honecker!" ...
Il rentre chez lui un peu après midi, ouvre les rideaux du salon et dit :
"Guten Tag, Monsieur le Soleil". Et le Soleil lui répond, craintif, de peur d'aller prison : " Guten tag Kamerad Honecker!".
Ledit camarade repart au boulot ... et rentre le soir. Il ferme ses volets. Et il parle au soleil :
"Gute Nacht, Monsieur le Soleil" ... Et le le soleil ne répond pas. Honecker insiste et dit : "Gute Nacht, Monsieur le Soleil!". Pas de réponse de la part du soleil ...
Honecker hausse un peu le ton (mais pas beaucoup, juste un tout petit peu ...).
"Gute Nacht!"
Le Soleil, d'un de ses beaux rouge vif comme on aime l'admirer un beau soir d'été, répond : " Va te faire foutre, ordure! Je suis passé à l'Ouest!". 

C'est cette blague-là que vous entendrez si vous allez voir ce film comme je vous y encourage vivement.

Je ne vous raconte pas le film ... C'est à la fois sublime et terrifiant de réalisme ...

100.000 agents salariés! 200.000 informateurs "bénévoles" supplémentaires ... pour une population totale qui n'a jamais dépassée 17.000.000 d'habitants! Si on met de coté les enfants de moins de quinze ans, ça fait combien de % de lapopulation totale?

On y voit successivement un officier de la Stasi qui fait son boulot avec conviction .. car il croit, visiblement. Il "prend en charge" un couple d'artistes (un auteur et une actrice de théatre). Le ministre de la culture en personne est amoureux de l'actrice et il veut faire "tomber" l'auteur pour récupérer la fille ...

Progressivement, l'officier de la Stasi se retourne ... et fait échouer la machination ... Au prix de sa propre carrière! Chapeau l'artiste! J'y suis d'autant plus sensible que j'ai, moi-même, été soumis à ce choix ... avec des enjeux un peu moins cruciaux!

Un système totalitaire dans son action ... sans aucune violence physique (pas de nerf de boeuf, de baignoire et autres ustensiles ... rien que des techniques "soft" (si on peut dire ...).

On revoit tout ce beau monde (sauf l'actrice qui préfère se suicider en se jetant sous un camion) après la chute du "mur" ...

Allez voir ce film. Même en version originale, c'est phénoménal!

Lundi 11 décembre 2006
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Un certain Laurent Bazin, dont je n'avais jusqu'à ce jour, jamais entendu parlé, a, semble-t-il participé à un déjeuner "off" ainsi que plusieurs autres de ces confrères avec Nicolas Sarkozy, au Ministère de l'Intérieur.

Les réunions "off" ( c'est à dire "off record" = hors compte-rendu) ont ceci de particulier : les participants n'ont pas le droit (moralement!) de diffuser le contenu de ce qu'ils ont entendu. Les informations sont données pour permettre aux journalistes de mieux apréhender une situation, un contexte, etc ...

Laurent Bazin n'a pas respecté ses engagements. Il a diffusé un compte-rendu détaillé de ce déjeuner.

Mal lui en a pris! Son employeur lui a demandé de retirer de son blog l'article incriminé ... et Laurent Bazin s'est exécuté. Il s'est, en quelque sorte, auto-censuré.

Voici donc la reproduction de l'article censuré :

Début de citation :

" Ce mercredi midi, la rédaction d'I Télé était invitée à manger place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur. Un déjeuner off dans la plus pure tradition, bien entendu.
R.V. 13 heures... 13h15, arrivée du Ministre de l'Intérieur, souriant, costume gris élégant, chemise bleue ciel, cravate bleue soutenue. Jolie montre au poignet. Le portable est posé sur la table à sa droite. Un bouton pressoir noir à coté du verre pour sonner les serveurs.
Entrée en matière simple et de bon aloi :
" Ah, vous êtes plus sympas là que lorsque je vous écoute parler de moi à la télé. Vous m'épargnez pas... La petite là (Valentine Lopez du service politique, assise à sa gauche, ndlr) : visage d'ange, mais elle n’a jamais un mot gentil. Que des méchancetés. Elle me loupe jamais "
Le tout, bonhomme, sans cesser de plaisanter, en fixant la directrice Générale de la chaîne et le directeur de la rédaction assis en face de lui. Suit le refrain désormais bien connu (Charles Pasqua, l'avais étrenné en 1986 lors des manifs étudiantes) :
"les journalistes de toute façon, vous pouvez pas vous en empêcher. La campagne de Ségolène Royal c'est formidable, mon entrée en campagne, c'est nul. C'est sociologique, chez vous : vous êtes 2/3 de gauche, pour 1/3 de droite."
L'entrée vient d'arriver : Coquilles Saint Jacques poêlées. Salade mélangée et volaille émincée pour le Ministre.
I télé, ce n'est donc pas sa tasse de thé ? Regard vers son conseiller en communication Franck Louvrier :

"Ah! Franck m'a dit de ne pas y aller trop fort, alors... (sourire) Je ne dis pas tout ce que je pense de vous. Je ne veux pas qu'on se fâche. Mais Cécilia, en revanche, elle aime bien I télé, elle dit que c'est la chaîne la plus ouverte, la plus variée. Enfin, il faut reconnaître que vous avez beaucoup progressé".
L'entrée en matière épuisée, le rapport de force installé, on passe aux questions politiques. Arrivée du plat de résistance : un filet de bar sur un risotto aux champignons et légumes verts pour nous, une deuxième assiette de crudités et son émincé pour Nicolas Sarkozy (régime, régime...).
Ségolène Royal ? Elle ne l'inquiète pas, même si il s'agace des grâces que lui font les médias.
"Non, elle ne va pas s'effondrer, c'est macho de dire ça. Elle est intelligente, solide, courageuse. Non, elle ne s'effondrera pas. Mais il faut lui opposer les idées. Moi, je serais sur le terrain des idées. Poli, courtois, mais intraitable sur le fond. C'est une femme, mais c'est surtout une responsable politique. Ca fait 20 ans qu'elle est là. Et puis Ségolène Royal, c'est moi qui lui ai ouvert la voie. Si je n'avais pas pris l'UMP comme ça, contre Chirac, vous croyez qu'elle aurait pu bousculer les éléphants du PS. Jamais... Maintenant, les français attendent le match. Le match des nouveaux. Ils ne vont pas être déçus. Je la sens bien cette campagne. Vous allez voir le sondage IPSOS qui sort cet après midi. Je repasse en tête, j'ai 51% au second tour."
En attendant, il y a débats à l'UMP à partir de samedi. Ca compte ? Il balaie l'affaire d'un revers de main.

"Le moins possible. De toute façon les jeux sont faits. Alliot Marie a perdu 9 points dans le dernier sondage. Moi je serais sur une chaise, peut-être même sans cravate. J'écouterais, je répondrais. De ma chaise. Ne pas en faire trop. Et si MAM me reprend sur la discrimination positive, cette fois je répondrais calmement. La première fois (lors de la convention du projet en novembre) j'ai été surpris. C'était une erreur".
Bayrou.
"Je n'en parle pas, je ne critique pas. Ses électeurs voteront pour moi au second tour, je ne l'attaquerai pas. Je dis juste qu'il se trompe de chemin".
Le Pen. Il l'aura, un jour il l'aura...
"Mais on ne fait pas reculer Le Pen en étant Ministre de l'Intérieur. Il faut pouvoir agir sur tous les terrains. Redonner espoir dans l'avenir. Redonner espoir. Dans les années 50/60 l'avenir était un espoir. Au creux des années 80/90, il est devenu une peur. Il faut redonner espoir. Le Pen il est là depuis 1983, avec les magouilles de Mitterrand... On ne le chassera pas comme ça... "
Et Jacques Chirac ? Il parait qu'il regarde LCI, lui
.
"Oui. Il regarde toute la journée mais on ne parle plus beaucoup de lui. Franchement, je ne voudrais pas être à sa place".
Il revient sur sa gestion de médias. Pas trop, "ça use"... Depuis la rentrée il n'a fait que PPDA, Chabot ("Trois heures, six millions de téléspectateurs, vous avez vu ca ? Je suis le seul à faire ça."), Inter une fois, RTL une fois et deux fois Europe
1. "Elkabbach c'est le meilleur. Lui, il travaille. Ca me rassure".
Le dessert arrive. Un flan au pomme, très fin avec sa boule de vanille couronnée d'une chips de pomme. Pour nous... Nicolas Sarkozy se contente d'un bol de fromage blanc avec son coulis de fraise (sans sucre?) et enchaîne sur sa vision de l'école.
Spectaculaire mémoire. Il connaît par cœur, mot après mot le discours prononcé quelques semaines plus tôt sur l'Education. "entre l'uniforme et le jean qui laisse beaucoup trop voir, il y a une marge", dit-il (mais il ne dit pas "string", parce Ségolène Royal l'a déjà fait)
. Je veux une école sans casquettes vissées sur la tête, sans portables, ou les élèves se lèvent lorsque le prof entre dans la pièce".
Nostalgie ? Non, retour à quelques bonne vieilles valeurs dans un monde qui "change si vite". Les parents attablés acquiescent. Nathalie (Ianetta) demande dans un éclat de rire si il ne veut pas venir chez elle donner quelques leçons à son fils Oscar. Nicolas Sarkozy rigole à son tour.
A cet instant, les assiettes ont disparu. On sert le café avec de joli truffes carrées et du sucre de canne. Sarkozy le guerrier, l'homme dont la jambe droite n'a pas cessé de s'agiter depuis une heure, se laisse - apparemment - aller à l'évocation de quelques souvenirs.
Il raconte les plaisirs simples de son enfance. Les escapades au café avec "son grand père qui l'a élevé", le trajet en métro, le jus d'orange presque rituel de ces sorties magiques, la main dans celle du Docteur Malah. Sarkozy enfant se damnait, dit-il, pour ces moment là.
"Pour aller au spectacle on réservait quatre mois à l'avance. Ma mère nous achetait des vêtements neufs, pour y aller... Des vêtement neufs, c'était quelque chose. Attention, hein... On n'était pas pauvres. On était des bourgeois. Ca allait. Mais c'était tout de même quelque chose".
Il parle de sa première émotion de cinéma
. "Ben Hur avec Charlton Eston, celui de 59, hein, pas l'autre... quand je l'ai vu au Kino, ça faisait quatre ans qu'il était à l'affiche. Quatre ans, aujourd'hui un film ca rester quoi ? Trois semaines à l'affiche?".
Aujourd'hui, il adore les bronzés 3 : "14 millions d'entrées. Il faut pas cracher sur un film parce qu'il a rencontré le public. C'est comme Jonathan Littel et ses "Bienveillantes" (qu'il a lu et apprécié même si certains passages l'ont mis mal à l'aise) : "250.000 exemplaires vendus sans un seul article de presse. Il s'est bien passé quelque chose, non ? On ne peut pas le nier". Et il affirme : "moi j'ai vendu plus de 400.000 exemplaires de "Témoignages". Ca c'est quelque chose, non ?".
Retour à la littérature. Il dit que son livre préféré c'est le "voyage au bout de la nuit" de Celine. Qu'il adore Albert Cohen, et ces quarante pages ou Ariane attend Solal dans "Belle du seigneur". Que l'écrivain ait su se glisser avec une telle précision dans la tête d'une femme l'épate. Il est très sensible à ces quarante pages; C'est "son coté femme", dit-il.
Et le voilà érudit : "C'est un livre que Cohen a écrit en 68, sur les bords du lac de Genève... Il devait s'emmerder comme un rat". Il redevient sérieux :
"Mais mon préféré de Cohen c'est le "livre à ma mère". Celui là, il l'a écrit en en 59. Et la preface, vous savez : "aux insensés qui pensent que leur mère est immortelle". Ca c'est fort, très fort.
Il est 14.35, retour à la politique. Nicolas Sarkozy confie qu'il ne se voit pas faire ça toute sa vie. Surprise générale.
"Deux mandats et c'est tout ?", glisse une journaliste. "Et encore, répond le candidat, si ca ne tenait qu'à moi je n'en ferais qu'un. Mais je ne peux pas. Tant d'espoirs reposent sur moi. Des millions de gens comptent sur moi. Je ne peux pas faire ça."
Et après ? "Après j'irai dans le privé, gagner de l'argent. Je suis avocat, je peux réussir là. Mais j'ai aussi des amis qui me confieraient bien la tête d'une grande entreprise privée. L'argent, ça compte. Je n'ai pas de fortune personnelle. Ce qui compte dans la vie, c'est l'amour. De l'argent, c'est pour les siens, pour acheter une maison, un bel appartement. Offrir un appartement à ses enfants... Je ne veux pas être comme Giscard et Raffarin, un ancien le reste de ma vie à me traîner là, à me lamenter sur ce que je ne suis plus".
14.45. Le " ministre-président-candidat " est reparti avec une franche poignée de main et un petit mot pour chacun. "C'était très sympa", me dit-il en me serrant chaleureusement le coude.
Bien entendu, cher Zbiegnew c'était off. Et oui, Charles, les cuisiniers de la Place Beauvau ont le tour de main... Mais on sait maintenant à quoi servent ces rencontrent off... Alors pourquoi se priver de vous le raconter. A moins que vous ne vouliez pas savoir ?
Fin de citation.
Ainsi que j'en ai pris désormais l'habitude, il en sera toujours ainsi : A chaque fois que j'aurai le sentiment que la censure sévit, même si je ne suis pas d'accord avec le contenu de l'article, je difffuserai l'article censuré. J'en fais une affaire de principe.
Dimanche 10 décembre 2006
publié dans : Liberté de conscience et d'expression, laïcité par Jacques Heurtault recommander
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