Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Leaders politiques de gauche

Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /Juin /2007 09:45
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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Jean Pierre Chevènement a décidé de démissionner de son mandat de maire de Belfort suite à son insuccès aux élections législatives qui viennent de se dérouler.

Insuccès et non pas défaite car il n'était pas le député sortant, il ne faut pas l'oublier ...

Bien qu'étant en désaccord avec ses positions sur l'Europe, j'ai toujours eu de la sympathie pour le "Che", comme on le surnomme volontiers. Le "Che", le vrai, Ernesto Che Guevara, ne m'a jamais pasionné pourtant ...

Voici sa déclaration à la presse annonçant sa démission.

Début de citation :

Merci d'être venus nombreux à ce point de presse.

Ce n'est pas de gaieté de cœur, vous l'imaginez bien, que j'ai mis un terme au mandat de maire de Belfort que j'exerce depuis 1983. Mon cœur est ici et j'aurai beaucoup de peine à ne plus considérer mon bureau de maire comme mon vrai domicile, celui où s'accumulent les dossiers et où j'ai passé le plus clair de mon temps à Belfort.

Je veux remercier encore les Belfortaines et les Belfortains de la confiance qu'ils m'ont accordée depuis 1973. Ensemble nous avons fait du bon travail pour Belfort et pour le Territoire de Belfort.

Je ne regrette pas de m'être porté candidat une dernière fois dans une élection à Belfort. Si la circonscription avait été perdue par d'autres que par moi-même j'aurais regretté de ne pas m'être engagé dans cette ultime bataille. J'en tire les conclusions.

 

 

 

 

Un homme politique, je l'ai répété souvent, n'a pas d'autre carburant que la confiance de ses électeurs. Le suffrage universel a parlé et je m'incline devant son verdict, même si je sais très bien ce qu'il recouvre :

Depuis des années, un travail de sape a été mené contre moi, enraciné dans les ambitions dérisoires et les rancoeurs injustifiées, et nourri d'insinuations, de calomnies, voire d'injures, auxquelles j'ai toujours dédaigné de répondre. Je n'ai pas été battu mais abattu.

Je remercie les 13 119 électrices et électeurs qui m'ont témoigné leur confiance le 17 juin dernier. Je constate cependant que le taux d'abstention est resté élevé (36,03 % sur la 2ème circonscription et 40,63 % sur les trois cantons de Belfort où j'étais candidat, le solde en ma faveur – 343 voix – n'équilibrant ni les suffrages obtenus par M. Zumkeller dans la 2ème circonscription – 15 701 voix, soit 2 582 voix de plus que moi, – ni le score global obtenu par la droite sur Belfort (8 103 voix à la droite contre 7 329 à la gauche, avec un taux d'abstention légèrement inférieur (39,78 %) sur les cantons Est et Centre. Comme en 2002, j'ai été abattu par la conjonction de la droite et d'une fraction de l'électorat socialiste, malgré le soutien clair et net que m'a apporté à deux reprises Ségolène Royal.

Ma vie politique est droite. J'assume tous mes choix, au service de la République comme de Belfort et du Territoire de Belfort. Plusieurs de ces choix m'ont certes mis, à certains moments, en opposition avec la majorité du parti socialiste, sur la politique économique (1983), l'Europe, l'Irak (1991-92). L'Histoire pour l'essentiel a tranché. J'ai toujours fait passer mes convictions, quand elles touchent à l'essentiel, avant le conformisme de parti. Et en 1993, après la guerre du Golfe et le traité de Maastricht, j'ai choisi, avec d'autres, de créer le Mouvement des Citoyens pour expliquer devant le peuple les options que je crois justes.

Les orientations que j'ai défendues en 2002 auraient permis à la gauche plurielle de se redresser si elle avait su, à temps, les prendre en compte. Ségolène Royal en a repris une bonne partie dans son pacte présidentiel de 2007 : redressement monétaire, économique et social de la construction européenne, prise en charge de la nation républicaine, rejet des communautarismes, politique de sécurité articulant prévention et répression, défense indépendante de la France, etc. J'observe que la campagne présidentielle dans le Territoire de Belfort a été délibérément freinée par ceux qui privilégiaient des objectifs locaux dérisoires - c'est-à-dire mon échec – à la victoire de notre candidate. Ce sabotage n'a d'ailleurs pas été propre à notre département.

Je ne renie donc rien des idées que j'ai défendues. Seuls ceux qui, à l'abri d'un conformisme douillet, n'ont jamais servi que leur ambition personnelle, peuvent faire litière du débat d'idées qui est le ressort de la démocratie dans la République, comme il devrait l'être, d'ailleurs, au sein du parti socialiste. Les campagnes d'injures sont évidemment pour ceux-là plus commodes.

D'ici peu, je serai libéré de la réserve que je me suis imposée comme maire de Belfort. Je dirai, s'il le faut, quelques vérités qu'on cache comme des secrets de famille.

Plutôt que de m'exposer et d'exposer la gauche belfortaine à un nouveau déchaînement de sectarisme, j'ai préféré renoncer à briguer un nouveau mandat de maire de Belfort. Car les mêmes causes produiraient les mêmes effets. Mais je n'ai nullement l'intention d'abandonner le combat politique. J'entends contribuer, avec le MRC, à la refondation de la gauche sur des bases républicaines, au plan national comme au plan départemental. Rien ne se fera qu'à partir d'un débat d'idées et j'entends préserver et développer l'influence intellectuelle du courant républicain civique dont la France a besoin.

Au plan local, j'espère que mon retrait du poste de maire de Belfort constituera pour la gauche belfortaine tout entière un choc psychologique salutaire et l'occasion d'une prise de conscience collective. J'appelle les femmes et hommes de gauche et de progrès à dépasser les comportements sectaires, à refuser les règlements de compte suicidaires. Il est nécessaire d'entamer un large renouvellement de toute la gauche d'ici mars 2008. C'est à cela qu'il faut utiliser la fin de l'année 2007. J'ai proposé à Yves Ackermann que nous prenions ensemble l'initiative de réunir un groupe de travail rassemblant le MRC, le PS, le PCF et d'autres composantes de progrès venant notamment de la société civile, en vue de préparer les prochaines échéances de mars 2008 et notamment, en liaison avec le futur maire, l'échéance municipale à Belfort. L'histoire nous rappelle que le sort de Belfort commande les équilibres politiques de notre département dans son ensemble.

Dans l'immédiat il faut assurer une transition aussi harmonieuse que possible, dans l'intérêt des Belfortains. Je proposerai, au nom des élus MRC, au groupe Belfort-Démocratie qu'Etienne Butzbach assure les fonctions de maire de Belfort. Un Conseil municipal prévu le 29 juin en décidera. Etienne a l'expérience de vingt-trois ans de municipalité. Il connaît les dossiers. Sa générosité, son ouverture d'esprit sont appréciées. Il saura maintenir l'esprit d'équipe dans la municipalité.

Le programme municipal sur lequel nous nous étions engagés en mars 2001 sera réalisé pour l'essentiel dans huit mois. Je souhaite que les adjoints qui reconnaîtront l'autorité du nouveau maire soient maintenus par le Conseil Municipal dans leurs fonctions et leurs attributions. A huit mois de l'échéance électorale, il n'y a pas lieu, à mon sens, de modifier les équilibres internes résultant des élections de mars 2001. Je compte sur la sagesse des conseillers municipaux du groupe Belfort-Démocratie pour le comprendre. Il y a un temps pour tout : ma succession à la mairie avant les vacances et la recomposition de la gauche belfortaine d'ici la fin de l'année.

Une nouvelle liste de Belfort Démocratie – je l'espère – sera en mesure de se présenter au suffrage des électeurs en mars 2008. C'est le suffrage universel qui, en tout état de cause, fixera les nouveaux équilibres au sein du Conseil Municipal.

Je veux remercier les Conseillers municipaux de Belfort-Démocratie pour le travail effectué depuis 2001. Je suis sûr qu'ils auront à cœur de présenter aux électeurs le bilan de notre action et un programme ouvrant à notre ville de nouvelles perspectives de progrès.

 

 

 

 

Jean-Pierre Chevènement

Fin de citation.

Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /Juin /2007 19:43
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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Il a été porté à ma connaissance les informations suivantes relatives à Olivier Besancenot. J'ignore si elles sont exactes en ce sens que je n'ai pas vérifié. J'ai mieux à faire de mon temps!

Je n'ai jamais été en phase avec les trotzkistes, qu'il s'agisse d'Olivier Besancenot ou d'Arlette Laguiller ou de plusieurs autres. C'est un fait.

J'ai toujours pensé que ces militants étaient, pour la plupart d'entre eux (mais pas tous!) des gens manipulés et pour ce qui est des dirigeants, des manipulateurs. Je ne sais pas pourquoi mais c'est ainsi! Je pense VRAIMENT que les dirigeants trotzkistes sont des manipulateurs et des manipulés conscients de l'être. C'est à dire des gens au service d'une cause qui en servent en réalité aussi une autre, moins avouable.

Voici donc ce qui vient de m'être rapporté!

Début de citation :

Est ce bien vrai?

 

O. Besancenot, la ligue communiste révolutionnaire.......

Il faut le savoir dommage que les médias soient si discrets....... J'ai trouvé ca sur un forum de France2.
Comment O. Besancenot a-t-il progressé aussi vite dans la hiérarchie de la LCR, jusqu'à  en devenir le porte-parole et candidat à la Présidentielle?
O. Besancenot a eu pour compagne la propre fille d'Alain Krivine, fondateur de la Ligue Communiste Révolutionnaire et encore le réel "patron"de ce parti... Il a rompu il y a 3 ans mais est resté proche du beau-papa... Olivier Besancenot est devenu en quelques années le porte-parole de ce parti grâce à  l'action efficace du beau-père... Chez les trotskystes, on pratique la solidarité, mais d'abord envers la famille.

- Où Besancenot travaille-t-il réellement ?
A cette question, le candidat Besancenot parle de salaire de moins de 1200 ¤ à La Poste... Bienheureux les croyants... La réalité est un peu différente, Besancenot n'étant à  La Poste de Neuilly-sur-Seine que pour les photographes, c'est à dire, quasiment jamais. Il est surtout rémunéré par le parti. A titre d'exemple, il a touché très régulièrement une indemnité d'assistant parlementaire européen lorsque Alain Krivine était Député Européen, dont le montant était très largement supérieur aux 5000 ¤ mensuels.

- Quel est son patrimoine ?
A cette question, O. Besancenot parle avec modestie d'un petit studio dans le 18ème, arrondissement populaire. Le journaliste avisé ira voir sur place... Un appartement en réalité de bonne taille et dans le quartier du Sacré Coeur en plein Montmartre, le quartier le plus cher du 18ème, un des quartiers les plus recherchés des Bobos (Bourgeois bohèmes) parisiens.
Bien évidemment, il en est propriétaire... Un salaire à vie de postier n'y suffirait pas...

- Comment expliquer ce black-out sur Besancenot ?
O. Besancenot a épousé Stéphanie Chevrier, une des principales éditrices de Paris, appartenant à la direction de Flammarion. Pour Besancenot, elle a plusieurs avantages : c'est l'un des plus hauts salaires de l'édition mais c'est surtout une habituée des médias. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a construit sa carrière sur les relations presse... Dirigeant une armée d'attachées de presse, elle a certains moyens de pression et de rétribution, ce qui incite sans doute les journalistes à plus de modération dans les attaques...

Tous ces faits sont strictement exacts, je vous incite à en parler autour de vous... Puisque la presse française oublie de faire son travail...

Fin de citation.

Qu'en pensez vous?

Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /Jan /2007 17:34
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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Je continue de penser que Laurent Fabius sera candidat contre Ségolène Royal. Cet homme veut être Président de la République. Pour lui, c'est cette année ou jamais ...

Le dernier article paru sur son blog et que vous trouverez ci-dessous me convainct de cette volonté. Dans le genre fielleux, on ne fait pas mieux! Lisez plutôt!

Début de citation :

Dans 4 mois, la possibilité de l’alternance : ce sera le grand enjeu politique de 2007 ! Si, comme je le souhaite et le crois possible, la gauche gagne les élections, elle aura devant elle une tâche exaltante mais rude. L’année qui vient de s’achever offre un condensé de ces difficultés.

2006 a notamment été l’année d’une crise sociale profonde, celle du CPE. Peu qualifiés ou diplômés, beaucoup de jeunes risquaient de se voir condamnés à la précarité, interdits de CDI. Il y avait danger. Il fallait agir. Ce fut une mobilisation d’avenir, mais la question de l’emploi des jeunes n’est pas réglée pour autant.

Les désordres institutionnels ont également été notoires, l’affaire Clearstream, le fiasco judiciaire d’Outreau, les incessantes querelles au sein de l’exécutif. La vérité est que nos institutions sont fourbues. Le temps d’une République nouvelle est venu.

Les crises internationales n’ont pas manqué non plus, avec l’échec dramatique de G. W. Bush en Irak, les provocations d’Ahmadinejad en Iran, la guerre du Liban et le scandale permanent du Darfour. Là aussi, il y a un besoin vital d’équilibre, de paix, d’Europe, de France.

Pour autant, des prises de conscience utiles ont progressé. Le documentaire d’Al Gore sur le dérèglement climatique a provoqué un choc salutaire. Les impasses du capitalisme financier dans les domaines énergétique, environnemental, culturel ou social ont été spectaculaires. Une prise de conscience s’est opérée concernant le besoin de frontières européennes claires, l’urgence d’une relance fondée sur une réforme de la Banque centrale, l’adoption de règles fiscales et sociales communes pour lutter contre les délocalisations. Ces demandes, qui furent celles des partisans du Non de gauche en 2005, sont aujourd’hui reprises, du moins en paroles, par presque tous les candidats à l’élection présidentielle. Reste à convaincre nos partenaires que l’approche française n’est pas étroitement nationale, mais d’intérêt général pour l’Europe. Ce ne sera pas facile, mais ni la politique, ni la construction européenne n’ont jamais été choses faciles.

Commentaire : Il faut attendre le premier quart de sa déclaration pour qu'il consente à parler de Ségolène Royal qu'il présente comme "notre candidate" ... A ce niveau de responsabilité, chaque mot compte car chaque mot est pesé. Il faut évidemment comprendre que, dans l'esprit de Fabius, Ségolène Royal est une potiche qui est placée sous le contrôle du Parti socialiste. C'est, en tout cas, ce que, moi, je comprends.  

"Dans ce contexte, notre candidate, Ségolène Royal, et une majorité de gauche auront à relever de nombreux défis et d’abord celui de l’emploi et de la croissance. Depuis 2002, la France a régulièrement fait moins bien que ses partenaires en la matière. Les chiffres du chômage ne s’améliorent aujourd’hui qu’à coup de radiations administratives massives et d’emplois précaires. Lutter vraiment contre la désindustrialisation, relancer la consommation par la hausse du pouvoir d’achat, donner priorité à l’éducation et à la recherche, soutenir les entrepreneurs, les créateurs, les PME, agir pour la compétitivité de nos entreprises, mettre en œuvre une politique européenne plus favorable à la croissance : voilà notre obligation.

 Notre deuxième défi sera celui de la démocratie. Au-delà des inscriptions nombreuses sur les listes électorales, dont nous nous réjouissons tous, redonner confiance en l’action publique est indispensable. La question du régime est posée. Elle n’a pas encore été vraiment abordée à ce stade de la campagne. Les institutions ne sont pas une clause périphérique du changement, mais sa clé de voûte : plus une démocratie est vivante, plus la société et l’économie le sont aussi. Si utile soit-elle, la démarche participative ne suffira pas à elle seule à rééquilibrer les pouvoirs. Comme l’a clairement posé le projet socialiste, une République parlementaire nouvelle devra voir le jour à travers une réforme constitutionnelle ratifiée par référendum. Cet engagement devra être prolongé par un renforcement de la démocratie sociale, par une consolidation de la démocratie territoriale, par une remise à plat de la démocratie culturelle et médiatique et par la mise en place d’une vraie sécurité publique, à proximité des citoyens, à l’écoute des victimes, à l’action contre toutes les délinquances, avec des forces de l’ordre soutenues dans leur mission républicaine et non pas transformées, pour des besoins électoraux, en police anti-jeunes ou anti-quartiers.

Commentaire : Laurent Fabius ne peut ignorer que le recours au référendum est une prérogative exclusive du Président de la République. En aucun cas celle du Parlement. Qu'un leader qui s'est opposé à Ségolène Royal tienne de pareils propos traduit clairement sa pensée : c'est le Parlement qui doit décider; la "potiche" est là pour signer quand on le lui demandera ...

L’éducation sera, elle aussi, décisive. De nombreux élèves se trouvent dans une relation conflictuelle avec le « système scolaire ». Nos enseignants en viennent à douter parfois de leur mission et se sentent mal épaulés par leur hiérarchie. Nous avons besoin non d’une série de réformettes, mais d’une vraie volonté de changement, avec pour objectif de faire à nouveau de l’école publique le socle du vivre ensemble. Cela suppose de redonner confiance aux professeurs en respectant les spécificités de leur métier, de moderniser la carte scolaire, de créer un soutien éducatif gratuit après la classe, de mieux moduler l’allocation des moyens, de garantir aux meilleurs élèves de tous les établissements un accès aux filières d’excellence. Pour l’université, l’encadrement dans les premiers cycles devra être amélioré et les liens avec les grandes écoles et avec la recherche publique relancés. Quant à la laïcité, elle devra être promue, notamment par une charte pour les services publics adossée à la Constitution. Faire du prochain quinquennat celui de la laïcité renforcera la cohésion nationale contre les communautarismes et donnera à la France un rôle exemplaire face aux intégrismes.

Aujourd’hui, le pouvoir d’achat constitue la principale préoccupation des Français. Combien de nos concitoyens, à partir du 15 du mois, ne peuvent plus faire face ! J’ai souhaité une hausse rapide du SMIC couplée à une grande négociation sociale pour que cette hausse soit diffusée aux autres salaires. En matière de logement, la réalité, c’est la pénurie de logements sociaux et l’augmentation vertigineuse des prix. Depuis déjà longtemps, on sait qu’il faudra construire massivement, remédier à la ségrégation territoriale, freiner la hausse des loyers et assurer à tous un habitat décent. J’ai proposé à diverses reprises que le droit au logement opposable soit inscrit dans nos textes et effectivement mis en œuvre. Je me réjouis qu’on avance en ce sens, même s’il faut rester vigilants car il y a loin de la proclamation à l’action. Pour assurer la solidarité indispensable, les services publics devront être défendus, à commencer par la santé - ce qui suppose un effort massif en faveur de l’hôpital. Il faudra également mieux prendre en compte la révolution du vieillissement, trouver les financements nécessaires pour nos retraites et pour une réelle prise en charge de la dépendance avec la création d’une cinquième branche de la sécurité sociale.

Commentaire : Si on comprend bien (mais c'est sûrement moi qui suis bouché!), il faut DOUBLER le pouvoir d'achat des moins riches ... puisqu'ils n'y arrivent plus dès le 15 du mois! Comme ça ne sufit pas, il faut des moyens pour l'hopital et soutenir la dernière proposition de la droite républicaine (de Villepin) sur la question du droit au logement "opposable" qui n'entrera en application qu'entre  2008 et 2012, c'est à dire pendant le mandat du successeur de Jacques Chirac! Si ça n'est pas une bombe à retardement ... on se demande qu'est-ce que c'est. Bien entendu, il faudra trouver les financements ... Pour savoir les quels, il faudra attendre ... On se demande pourquoi Fabius n'est pas membre du Parti Communiste!

Nous devrons relancer la construction européenne. On le voit chaque jour davantage, l’Europe a besoin d’une vaste réforme institutionnelle et d’un contrat démocratique passé avec les peuples. En 2008, il reviendra à la présidence française de conclure les négociations pour un nouveau traité constitutionnel. Contrairement à ce que l’on entend ici ou là, ce texte devra être soumis à référendum. Révision du mandat de la Banque centrale européenne et du pacte de stabilité, politique commune en faveur de l’innovation et de la recherche, adaptation de la politique commerciale de l’Union (avec un vrai tarif extérieur commun), stratégie industrielle qui ne se réduise pas à une application dogmatique des règles de la concurrence, défense des services publics qu’il faut protéger, conditionnement de tout nouvel élargissement à ces avancées - voilà plusieurs évolutions à enclencher. Dans le domaine social, il nous faudra engager avec ceux qui le souhaitent une politique de convergence ayant vocation, à terme, à s’étendre à toute l’Union. Sur ces sujets comme sur d’autres - en particulier, dans la perspective de bâtir une armée commune cent ans après Verdun, -, je souhaite que nous prenions des initiatives avec l’Allemagne, qui doit rester notre premier partenaire pour faire avancer l’Europe.

Commentaire :  Non, Monsieur Fabius! Aucun nouveau référendum n'est constitutionnellement nécéssaire ... Vous le savez bien! A quoi bon faire un referendum si, au soir du premier tour de l'élection présidentielle, les voix qui se seront concentrées sur les porteurs du OUI sont nettement plus nombreuses que celles concentrées sur les candidats tenant du NON? Le Peuple de France n'est pas idiot! Il ne se donnera pas un président porteur du OUI après avoir voté NON! S'il le fait, cela voudra dire dire, clairement, qu'il reconnait s'être trompé (plus exactement "avoir été trompé").

Cette Europe devra jouer un rôle beaucoup plus actif en matière internationale. La dérive atlantiste que porte N. Sarkozy bloquerait l’Europe politique. Contribuer à la paix, à prévenir et à régler les conflits, faire contrepoids à la mondialisation financière, accélérer le développement des régions à l’écart, notamment l’Afrique : la liste des tâches est impressionnante. En cohérence avec ces engagements, nous devrons faire davantage entendre notre voix : refus de l’unilatéralisme, attachement au rôle des institutions internationales, promotion des droits de l’homme, du progrès social et de l’écologie planétaire. Nous devrons revoir notre stratégie d’immigration dans un sens plus solidaire et plus soucieux des intérêts à long terme de notre territoire.

Le dernier défi que nous aurons à relever est celui de la social-écologie. C’est le grand enjeu du 21ème siècle. La France et l’Europe devront peser de tout leur poids pour de nouveaux engagements concrets en faveur de la réduction des gaz à effet de serre. Nous devrons obtenir, à terme, la création d’une Organisation mondiale de l’environnement et l’Europe organiser en son sein une nouvelle solidarité écologique, en utilisant l’outil fiscal. Une politique énergétique commune devra sécuriser nos approvisionnements et coordonner nos efforts afin de réduire l’impact écologique négatif du mode actuel de développement. Sur le territoire métropolitain lui-même, l’habitat écologique, les transports en commun, le ferroutage, les nouvelles énergies propres devront être massivement développés.

Tous ces défis montrent l’ampleur et la difficulté de la tâche. D’autant plus que, d’ici au 6 mai 2007, les obstacles politiques ne manqueront pas. La droite, laissez-fairiste dans son action, voudra faire oublier ses échecs par un flot de promesses virtuelles qu’elle présentera sous un jour social- à cet égard, N. Sarkozy n’incarne nullement la rupture avec les années Chirac. L’extrême droite cherchera à tirer un profit électoral de la pénétration de ses thèses et du populisme ambiant. Percer à jour les mensonges de l’UMP, combattre la menace FN, c’est le moins que l’on puisse attendre de la gauche républicaine qui aspire à l’alternance.

Désignée par les militants socialistes, Ségolène Royal bénéficie d’une conjoncture politique très favorable, qui doit lui permettre de remporter l’élection présidentielle et d’obtenir une majorité de gauche lors des législatives. A quatre mois du scrutin, les enjeux économiques et sociaux dominent en effet le débat public : c’est évidemment un atout pour la gauche que de pouvoir faire campagne sur ses propres thèmes. L’électorat socialiste commence à être mobilisé par le refus d’un nouveau 21 avril 2002. Des partenaires traditionnels - le PRG et le MRC - qui avaient présenté des candidatures concurrentes en 2002, seront cette fois-ci nos alliés. La situation au sein de « l’autre gauche » doit nous permettre d’enclencher une dynamique de rassemblement - qui sera d’autant plus forte qu’elle aura été d’abord pratiquée au sein du PS. Notre candidate a donc les atouts en main pour gagner. Dans ce combat, je l’aiderai et la soutiendrai sans ambiguïté, mais ne renierai pas les idées que je porte, celles du projet socialiste, de la République parlementaire nouvelle et de l’Europe sociale. Je serai fidèle à mes convictions et au choix des socialistes.

Pour convertir ce succès potentiel en victoire réelle, encore faut-il que plusieurs conditions soient remplies.

Nous devrons être ambitieux sur les objectifs que nous poursuivons. Dans le passé, nous nous sommes souvent laissés enfermer dans un choix impossible : rendre les armes en nous faisant taxer de « libéraux » ou résister en nous faisant accuser d’archaïsme. Entre 2007 et 2012, le Parti Socialiste et la gauche ne devront pas chercher à imiter tel ou tel exemple supposé, mais inventer leur propre voie dans la mondialisation libérale et forger la gauche de demain. Nous devrons conjuguer l’égalité et la liberté, montrer que la création et la redistribution des richesses ne sont pas séparables, relever le défi de la compétition mondiale et refuser d’abandonner l’humain et la planète au laisser-faire destructeur.

Nous devrons être précis sur les moyens que nous mobiliserons. Avec le quinquennat, le temps de l’action s’est contracté : par mandature, en général deux gouvernements d’environ 30 mois chacun. Raison de plus pour engager le changement dès les premiers jours. Concrètement, cela suppose de notre part un diagnostic partagé, des projets de loi bien préparés, des partenaires sensibilités - syndicats, élus locaux, associations -, ainsi que des décisions systématiquement assorties d’évaluation. Cela vaut aussi à l’échelon européen. Etre précis sur les outils, c’est dire en particulier comment financer. La dépense publique devra viser partout l’efficacité. La poursuite des déficits actuels, creusés depuis 2002, serait immorale et dangereuse : immorale car nos enfants ne sont pas des organismes de crédit illimité, mais les citoyens et les contribuables de demain ; dangereuse car lorsqu’un pays ne prépare plus le futur, à l’extérieur il recule et à l’intérieur seules quelques collectivités, sociétés, individus fortunés s’en sortent. Dans une politique financière ambitieuse et sérieuse, la fiscalité constitue un moyen et non une fin. Il n’est pas sérieux de promettre une baisse tous azimuts des ressources publiques, sans dire quelles actions publiques on supprimera alors qu’elles sont déjà souvent à court de moyens. Priorité devra aller au financement des dépenses d’avenir et à la maîtrise de la dette afin de garantir la compétitivité durable de notre économie et la prise en charge solidaire des grands choix de la Nation. Au cours des dernières années, la droite a distribué les cadeaux fiscaux aux plus riches tout en augmentant les prélèvements obligatoires : dès le collectif budgétaire de l’été 2007, des choix différents, plus justes et plus efficaces, devront être opérés.

Commentaire : Un collectif budgétaire? Oui, peut-être! Pour cela il faut que la gauche gagne les législatives de Juin. Ce n'est pas encore fait ... Comme tous les démagogues, Fabius compte les oeufs dans le derrière de la poule ... erreur fatale. Puisse Ségolène Royal laisser Fabius à ses rêves extrêmistes. Ce serait, pour elle, le plus sûr moyen de perdre que de les suivre. 

Enfin, nous devrons être clairs sur nos alliances. Qui peut croire pour la France aux vertus enchanteresses des « grandes coalitions » ? Elles gomment les clivages démocratiques, règlent rarement les problèmes, risquent d’être suivies d’une poussée extrémiste ou abstentionniste - voire des deux ! Pour mener une politique de gauche, mieux vaut s’appuyer sur les formations de gauche et le dire clairement. Faire une croix sur le rassemblement de la gauche reviendrait à faire échouer l’alternance. Il revient donc au PS, sans hégémonisme, de conduire rapidement la discussion de fond avec nos partenaires afin d’élaborer un contrat de mandature et en y associant, s’ils le souhaitent, ceux qui à gauche sont prêts à troquer la contestation systématique pour la transformation. Il ne reste pas beaucoup de temps pour le faire.

Si nous assumons ainsi nos valeurs et notre histoire tout en sachant nous tourner vers l’avenir, si nous formulons des propositions précises adaptées aux défis qui nous attendent, si nous dessinons un prolongement politique aux mobilisations sociales et aux expressions électorales intervenues depuis 2002, je suis convaincu que nos concitoyens nous écouteront et que, sans nous signer un chèque en blanc, ils nous feront confiance. En revanche, si nous hésitons sur notre identité, si nous mollissons sur nos alliances à gauche et sur notre stratégie, en préférant l’accompagnement plutôt que le changement, alors le peuple risque de ne pas se retrouver durablement dans la gauche. Car dans 4 mois, ce n’est pas seulement une élection qui se joue : c’est la capacité de la gauche à proposer un espoir à la France et une boussole à tous ceux qui refusent que le marché et l’argent dominent tout, non seulement l’économie, mais la société et la pensée elle-même. Il n’y a pas de place pour de petites querelles lorsqu’on a face à soi une aussi grande cause. Gagner ensemble cette grande cause, tel est mon souhait ardent pour 2007.

Fin de citation.

Voici les commentaires additionnels que cela m'amène.

1. Contrairement à Jean-Pierre Chevènement qui, lui, joue loyalement le jeu de l'alliance avec Ségolène Royal, Laurent Fabius lance des mises en garde ... Il ne tire aucune leçon de son échec retentissant face à Ségolène Royal dans la compétition interne du Parti Socialiste. On y lit des "piques" lourdes de menaces et de préparation du terrain vers sa candidature.

2. Alors que le plus élémentaire bon sens devrait le conduire à soutenir la candidature de Ségolène Royal (puisque c'est elle qui a été choisie par les militants socialistes), et ceci d'une manière inconditionnelle (comme le fait Jean-Pierre Chevènement), il pose le cadre général de son action qui reste ancrée sur les mêmes positions qui sont les siennes depuis que de "social-libéral", il est passé, avec armes et bagages, du côté de l'extrême-gauche la plus "classique". 

3. On en saura un peu plus à la fin du mois de Février (à la mi-Mars au plus tard). 

Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 14:12
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Christian Erasmi, que je n'avais pas l'honneur de connaître, m'a laissé un commentaire sur un de mes précédents articles, me renvoyant à la lecture d'un blog dont l'inspiration esr clairement celle de la "Gauche anti-libérale". Je m'y suis rendu et j'y ai trouvé ceci que j'ai pris la liberté de reproduire afin de pouvoir le commenter d'une manière approfondie.
 
Après chaque proposition, j'ai donc rajouté, explicitement un commentaire. la tonalité générale de ceux-ci, c'est le désaccord profond même si, ici ou là, je peux approuver certaines propositions ou arguments.
 
Début de citation :   
 
1 - SECURISER L'EMPLOI, AMELIORER LE NIVEAU DE VIE, RESTAURER LA PROTECTION SOCIALE

Le droit à l'emploi, souvent proclamé, doit être effectif. Il faut aller vers l?éradication du chômage, ce qui suppose une réorientation significative des ressources disponibles vers le développement des activités utiles créatrices d?emploi (voir « Un nouveau type de développement ») ainsi que l?instauration d?un système de sécurisation des parcours de vie incluant un nouveau statut du salariat. La formation doit devenir un droit pour tous tout au long de la vie, dans l?emploi sur le temps de travail et en dehors des périodes d?emploi. La réduction du temps de travail et l?augmentation des revenus et salaires participeront à la nécessaire relance des activités, tandis qu?une stricte réglementation des licenciements commencera immédiatement à réduire le champ de la précarité. La lutte pour l?emploi s?appuiera aussi sur une bataille de réorientation des politiques européennes (voir « Une autre Europe ».

Commentaire : Ces déclarations introductives obtiennent mon adhésion de principe même si j'ai une interrogation sur les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs. Qui peut, décemment, être hostile à l'éradication du chômage? Certainement pas moi, même si, en tant qu'agent de l'Anpe, je n'y ai évidemment aucun intérêt professionnel. Mes choix citoyens vont au dela de mes seuls intérêts professionnels.

Améliorer les revenus et le niveau de vie

Les services publics sont des instruments majeurs de l'amélioration du niveau de vie (voir plus loin).

1. Le SMIC sera immédiatement porté à 1500 euros brut.

Commentaire : On note une sérieuse différence avec la proposition socialiste qui, elle, limite la revalorisation du SMIC à 1.500 euros brut en fin de législature, ce qui devrait, comme le dit fort bien Alain Lambert sur son blog, se produire à coup sûr puisque c'est la transposition mécanique des règles de revalorisation prévues par la loi actuellement en vigueur.
Il est techniquement possible de porter le SMIC à 1.500 euros brut tout de suite puisque c'est une décision qui incombe au seul gouvernement qui procède du seul Président de la République nouvellement élu sans qu'il ait besoin d'en référer au Parlement.


2. Les minima sociaux seront immédiatement [fortement augmentés] [ portés à 1200 euros]. Il seront indexés sur le SMIC. Pour assurer la couverture des besoins de chacun-e, ils deviendront des droits individuels. Leur niveau et leur différence vis à vis du SMIC fera l?objet d?un débat dans le cadre d?une conférence associant les pouvoirs publics, les associations de chômeurs et les organisations syndicales. (Débat à poursuivre sur le niveau et le principe de l?unification des différents minima)

Commentaire : J'observe qu'il y a déjà, sur un point important, un désaccord de fond entre les protagonistes de la Gauche anti-libérale : "fortement augmentés" disent les uns , "portés à 1.200 euros" disent les autres. Ces derniers ne précisent pas s'il s'agit du net ou du brut. Ma culture personnelle d'assez bonne connaissance de ces milieux me conduit à penser qu'il s'agit du "net" et non du brut.
Ce dernier objectif est tout simplement ridicule. 1.200 euros net, cela fait, grosso modo, 1.600 euros brut, soit plus que le SMIC revendiqué! Les personnes susceptibles d'être concernées percevraient plus d'argent en ne travaillant pas que les Smicards en travaillant 35 heurs par semaine, 47 semaines par an!

  
3. Nous interviendrons en faveur de l?augmentation immédiate de l?indemnisation du chômage.

Commentaire : Je suis partagé sur cette proposition. S'il s'agit d'une augmentation du niveau d'indemisation accompagnée d'un raccourcissement de la durée, je suis assez d'accord. Je crains qu'il s'agisse en fait d'une amélioration du niveau ET d'un allongement de la durée ... Rien n'est dit sur le financement! Je propose, moi, que le financement soit assuré par une augmentation de la CSG d'une part (calculée sur tous les revenus sur une base strictement proportionnelle) et par la mise en place d'une pénalité unique versée par les entreprises qui licencient (même pénalité pour une rupture de CDI que pour une rupture de CDD). En contre-partie, les actuelles cotisations versées par les seuls salariés et les seules entreprises sont SUPPRIMEES.


4. L'indexation des salaires sur les prix sera rétablie.

Commentaire : Une loi sera nécessaire pour cela! C'est en effet la loi qui interdit aux employeurs de prévoir une clause automatique de revalorisation du salaire en fonction de l'inflation. Je ferai observer que cette méthode d'indexation automatique aura pour effet de tuer définitivement le syndicalisme déjà moribond ... C'est le contraire de ce que je propose. Le Pays a besoin d'un syndicalisme fort et responsable. Pour y parvenir il faut que les syndicats puissent vivre des seules cotisations qu'il reçoivent . Comme cela nécessite un niveau élevé de cotisations, je propose un facteur fiscal allant jusqu'à 90% de prise en charge fiscal par le seul canal de l'adhérent, à l'exclusion de tout autre.

 
5. Une conférence nationale tripartite (patronat, syndicats, Etat) sur les salaires sera immédiatement convoquée. Le nouveau gouvernement y pèsera en faveur d'une revalorisation générale des salaires, de l'ordre de 300 euros, prenant notamment en compte les gains de productivité et d'un rattrapage spécifique pour les femmes à titre de compensation pour les discriminations subies .

Commentaire : La lutte contre les discriminations dont sont victimes les femmes notamment sur le plan du salaire mais aussi sur le terrain des progressions de carrière obtient mon adhésion sans reserve. En tant qu'agent de l'Anpe, j'ai reçu, comme tous mes collègues, des instructions formelles visant à chasser tous propos discriminatoires dans le libellé des offres d'emploi que nous gérons. Reste la méthode à employer. Je préconise celle proposée par Ségolène Royal : pas d'aide publique sous quelque forme que ce soit aux entreprises qui pratiquent consciemment ou non la discrimination. Je crois que c'est très efficace!
Quant aux 300 euros de revalorisation des salaires, dès lors que les partenaires sociaux en sont d'accord, je ne vois pas pourquoi je m'y opposerais puisqu'étant salarié je ferai partie des heureux bénéficiaires! 


6. 10 milliards d'euros seront immédiatement consacrés à la création d'une allocation pour les jeunes en formation ou à la recherche d'un premier emploi, premier pas vers une véritable allocation d'autonomie.

Commentaire : Si on chiffre à au moins trois millions (plus près de quatre, me semble-t-il ...) le nombre de jeunes (moins de 26 ans révolus) qui répondent à la condition posée, cela fait environ 278 euros par mois et par jeune ... On est très loin des 1.200 euros envisagés comme seuil des minimas sociaux! Je préfère, et de loin, ma proposition de mise en oeuvre d'une allocation d'existence de l'ordre de 500 euros par mois et par personne en substitution de TOUS les mécanismes d'intervention sociale autre que ceux issus des droits à la retraite acquis par les seules cotisations. Je précise tout de même que DEUX législatures sont nécessaires pour atteindre mon objectif qui est loin d'être simple à mettre en oeuvre, les obstacles les plus difficles étant de nature purement politique..

7. Le droit de tous à un service bancaire gratuit sera assuré par la réglementation bancaire et le pôle financier public.

Commentaire : Entièrement d'accord! La mise en oeuvre de cette mesure ne nécessite aucun moyen financier particulier. Les banques doivent permettre effectivement à toute personne d'ouvrir un compte même sans aucun dépôt à raison d'un seul compte par personne physique majeure, toutes banques confondues, à charge pour elles d'en financer le coût par un réajustement de leurs tarifs payants.


8. Les stock-options seront interdites.

Commentaire : Encore faut-il expliciter en quoi consistent ces "stock-options" et comment les interdire! Silence total sur les moyens. Sanctions pénales à l'encontre de ceux qui les versent? A l'encontre de ceux qui les reçoivent? Sanctions fiscales? selon quelles modalités. Nos amis de la Gauche anti-libérale sont trop secs sur un sujet de cette importance ... Donc, réserves de ma part!  

Contre l'emploi précaire

9. Le CDI à temps complet doit être la règle avec l'objectif de mettre hors-la-loi le temps partiel imposé et les différents contrats précaires.

Commentaire : Je m'étonne de la faiblesse de cette proposition. Je suis personnellement favorable à l'abrogation pure et simple des CDD mais favorable au maintien des missions d'intérim étant entendu que pour ces dernières, le salarié est lié à son employeur juridique (l'entreprise de travail temporaire) par un CDI à deux volets. Un premier volet pour la mission proprement dite, un second volet pour l'absence de mission. Une entreprise de travail temporaire devra donc se soumettre à la même règle que les autres dans la gestion de ses contrats de travail, avec les mêmes pénalités en cas de rupture d'une part plus l'obligation de verser au salarié n'étant pas en mission une indemnité d'astreinte ... C'est tout simple et ça ne coûte rien!

10. Nous abrogerons le CNE, le CDE et la loi appelée cyniquement « sur l'égalité des chances » alors qu'elle organise l'inégalité dans la malchance (apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans!)

Commentaire : L'interdiction du travail de nuit aux mineurs de 18 ans est effectivement une juste mesure. Il s'agit, tout simplement de protéger la force de travail qui, à l'age de 15 ans, est en pleine formation physique. Pour autant que je me souvienne, c'est une certaine Martine Aubry, socialiste, qui a ouvert la boite de Pandore ... en rendant légal le travail de nuit des femmes ... au nom de la lutte contre les discriminations. Fallait quand même le faire de la part d'une socialiste femme! 

 
11. Les élus du personnel disposeront d'un droit d'intervention contre le temps partiel imposé. (à préciser)

Commentaire : "A préciser", nous disent-ils! C'est heureux ... Car on ne voit pas très bien où cela peut nous mener sauf à donner aux élus du personnel de véritables pouvoirs de police dans l'entreprise (ce qui équivaut à une soviétisatrion rampante de l'entreprise doublée d'une sottise politique puisque les employeurs pourront se faire un devoir "d'acheter" les élus (c'est plus fréquent qu'on ne le croit!).  

 
12. La sous-traitance sera encadrée (cela concerne la grande majorité des entreprises de moins de 50 salariés) : responsabilité étendue au donneur d'ordre lorsque l'exécution du contrat suppose la violation de la loi ; application à l'entreprise sous-traitante des conventions collectives du donneur d'ordre.

Commentaire : Voilà deux excellentes propositions. Je sens la patte d'un bon spécialiste du droit du travail. Cela me fait plaisir.

Sécuriser les parcours de travail et de vie.

Il n'est pas admissible que les salariés soient la variable d'ajustement des profits du capital.Le principe de base doit devenir celui de la sécurisation des parcours de travail et de vie, sur la base de pouvoirs et de droits accrus pour les salariés. Toute personne doit pouvoir trouver sa place dans le monde du travail, avoir droit à un emploi et à une formation lui permettant de trouver un meilleur emploi, avec la garantie de bons revenus et de droits.

Commentaire : Le rédacteur de ce paragraphe n'est certainement pas un spécialiste du droit du travail mais plus sûrement un idéologue avec le coeur sur la main. Ce n'est pas suffisant pour prétendre être capable de gérer l'économie d'un pays! Donc, méfiance! Je préfère les propositions concrètes.

13. Nous proposons un nouveau statut du salariat assurant au salarié la continuité de son contrat de travail, garantissant son salaire et les droits associés (protection sociale, retraite, formation ?). Ce système fonctionnera sur le principe de la mobilité choisie. Il sera assuré par un financement mutualisé à la charge des entreprises. La loi sur le nouveau statut du salariat sera immédiatement mise en chantier. Ce nouveau statut ne saurait faciliter les licenciements de la part des entreprises. Les procédures de licenciement et de délocalisation seront strictement réglementées et les droits d'intervention des salariés seront étendus, le droit d'alerte qui existe aujourd'hui étant manifestement insuffisant.

Commentaire : Cette proposition est directement inspirée par la démarche en vigueur au sein du Parti Communiste. J'aurai préféré que l'on rappelle explicitement qu'un contrat de travail consiste à convenir qu'une personne met sa force de travail à la disposition de son employeur moyennant un salaire afin que celle-ci soit utilisée par l'empoyeur pour accomplir les taches prévues au contrat. Il ne se passe pas de semaine sans que je constate que au moins un employeur ne respecte pas cette prescription élémentaire! Si le contrat prévoit explicitement un changement d'affectation géographique, il est difficile de soutenir que la mobilité n'a pas été choisie. Il faut donc revoir le problème sous un autre angle en appuyant la démarche sous l'angle des dispositions d'ordre public et des modidfiations substantielles des clauses du contrat. Ce sont les fondamentaux du droit du travail auxquels il serait bon de revenir ... 


14. Les licenciements seront interdits pour les entreprises qui réalisent des profits.

Commentaire : Cette approche est pleine de bon sens, du moins dans sa version idéologique ... Les auteurs oublient de dire que beaucoup de licenciements ne sont pas contestés devant les prud'hommes parce qu'ils sont encadrés par des clauses "transactionnelles" qui interdisent de les contester, la cause la plus répandue en étant que ces licenciements sont acceptés par les salariés qui y retrouvent, in fine, leur compte. C'est aussi oublier qu'il n'y a rien de plus facile que de provoquer des pertes comptables ...


15. L'autorisation administrative de licenciement collectif sera rétablie.

Commentaire : C'est le type même de proposition stupide! Rétablir l'autorisation administrative de licenciement équivaut à transférer une responsabilté économique de l'entreprise vers les pouvoirs publics et donc à transformer la décision de licenciement en responsabilité politique. A proscrire absolument! Un véritable piège à c...

16. Les élus du personnel disposeront d'un droit de veto suspensif sur les décisions de licenciement collectif et de délocalisation. Les solutions alternatives devront être examinées par la direction de l'entreprise ou du groupe qui seront tenues d'y répondre. Ces solutions seront aussi examinées par les commissions publiques du développement (voir plus loin).

Commentaire : Là, je dis carrément non! Ca sent l'économie administrée, l'économie soviétique ... Je ne veux pas en entendre parler! Ma méthode est beaucoup plus simple : Taper à la caisse ... Rien de tel comme force de dissuasion! Par exemple, supression de toute forme d'aide publique pendant un mois par salarié licencié en sus de la pénalité affectée au financement du régime de solidarité chômage. Excusez-moi, camarades : c'est une proposition royaliste! Je sais bien que vous ne l'aimez pas trop ... mais il va pourtant falloir choisir. Ni Olivier, ni Arlette, ni Marie-Georges ne seront le prochain Président de la République!


17. Le salarié dont le licenciement aura été jugé abusif devra être réintégré dans l'entreprise.

Commentaire : C'est la pire des conneries! Hormis les militants syndicaux, ça n'intéresse personne. Presque tous veulent de l'argent. Ce en quoi ils ont bien raison!

18. Toute personne doit bénéficier d'un service public de l'emploi qui lui proposera des formations lui permettant d'accéder à de nouveaux emplois plus qualifiés. (s'agit-il d'un nouveau service public unifié de l'emploi et de la formation continue ?)

Commentaire :  C'est encore de l'économie soviétique, ça! Quand quelqu'un perd son boulot, sa tâche exclusive doit de retrouver du travail AU PLUS VITE! Je sais de quoi je parle ...

Réduction du temps de travail

Les résultats contrastés du passage au 35 h ont fortement réduit la popularité de cette mesure. Elle reste toutefois un instrument important de la lutte contre le chômage et de l'amélioration des conditions de vie.

Commentaire : Je reste partisan d'une logique de partage du temps de travail ... Mais il faut faire très attention! La démarche Aubry a été une véritable catastrophe. 35 heures payées 39 ... c'est une Bérézina économique qui peut se transformer en Bérézina politique pour la Gauche si elle n'est pas capable de se remettre en question. C'est son problème , pas le mien ...

19. Nous nous opposerons à l'actuel projet de directive européenne sur le temps de travail et agirons immédiatement pour une réduction européenne du temps de travail.

Commentaire : Ce projet de directive est un excellent projet puisqu'il vise à rapprocher les politiques sociales des Etats-membres ... Pourquoi donc commettez-vous encore et toujours les même erreurs d'analyse? Vous êtes et vous restez opposés à la directives "services" alors que l'écrasante majorité du Parlement européen, après un combat homérique l'a approuvée contre Barroso et contre beaucoup d'Etat-membres! Vous êtes toujours dans la même logique! Quand vous demandez 10% de rallonge sur les salaires, vous dites NON si on vous en propose seulement 5%. résultat : vous avez 2%! C'est du suicide social, économique et, à terme, politique! Vous devriez pourtant savoir que le point d'équilibre se définit par le rapport de forces! Vous avez oubliez Marx et Lénine?

 
20. Nous mettrons en chantier une nouvelle loi sur la réduction du temps de travail. Elle rendra immédiatement applicable la généralisation des 35h à toutes les entreprises, sans perte de salaire ni aggravation de la flexibilité ou des conditions de travail. Notamment, l'annualisation sera remise en cause et les heures supplémentaires seront strictement limitées.

Commentaire : Loufoque! Vous n'êtes même pas cohérents avec vos propositions précédentes ... Vous confondez l'action syndicale et l'action politique. Lamentable! 

Améliorer le droit du travail

21. Nous abrogerons les mesures régressives de la droite en matière de droit du travail. Notamment, le principe selon lequel l'accord de branche doit être plus favorable au salarié que la loi et l'accord d'entreprise plus favorable que l'accord de branche sera réaffirmé.

Commentaire : Parfaitement d'accord! C'est la base même du Code du Travail ... Il faut toutefois mettre une réserve : le Code du travail a triplé de volume en 30 ans! C'est devenu une authentique monstruosité! Il va falloir remettre ça en question et laisser les partenaires sociaux faire leur travail ... en cessant de pondre des arrêtés d'extension et des lois en tout genre à la "va comme je te pousse". Tâche éminemment ardue. Dossier explosif. Ces arrêtés d'extension et ces lois inadaptées étaient une bombe à retardement ... qui est en train d'exploser.

22. Une représentation du personnel sera créée sur une base géographique et de branches pour les entreprises n'en ayant pas.

Commentaire : Généreuse dans son principe, cette proposition n'est qu'un contre-feu pour pallier la représentativité réelle des syndicats qui, aujourd'hui, est quasi-nulle. Le syndicalisme a besoin d'adhérents! Il n'a pas besoin de militants révolutionnaires. 

23. La validation des accords collectifs nécessitera la signature d'organisations syndicales représentant la majorité des salariés.

Commentaire : Quels aveu de faiblesse! Et si on demandait, tout simplement, aux salariés de se prononcer directement? Une sorte de référendum ... Si j'ai bien compris, vous êtes pour les réferendums ... surtout lorsqu'ils donnent une majorité de NON! 

 24. L'inspection du travail sera renforcée en effectifs et en moyens.

Commentaire : Je suis opposé à cette démarche ... administrative! Il faut SIMPLIFIER la législation du travail en abrogeant les textes inutiles, voire idiots, votés dans l'urgence pour faire face à une situation conjoncturelle ... Les inspecteurs du travail ne doivent pas se substituer aux syndicats. Ceux-ci doivent être tout simplement à l'écoute des salariés et leur être utiles. Ils deviendront alors puissants et, par conséquent respectés. Toutefois, compte tenu de l'état de déliquescence du syndicalisme, il faudra peut-être en passer par une telle mesure.  

Restaurer la protection sociale

25. Nous abrogerons les textes démantelant la protection sociale : lois Fillon, décrets Balladur-Veil, loi Douste-Blazy.

Commentaire : Je suis contre cette proposition. Démagogie pure!


26. Nous établirons la prise en charge à 100% de la prévention et des soins de santé. [coût ? + discussion nécessaire sur le rôle des mutuelles ]

Commentaire : La phrase entre crochets est lourde de signification profonde ... Nous ne sommes plus en 1945, Camarades! La situation a changé. Les risques ont changé. Les réponses doivent changé!


27. Nous rétablirons le droit à la retraite à taux plein à 60 ans sur la base de 37,5 annuités sur la base des 10 meilleures années. [Les années d'étude après bac seront prises en compte.]

Commentaire : Loufoque! Même pas la peine de perdre son temps à répondre ... Si la durée de vie augmente, il va bien falloir s'adapter à cette excellente situation!


28. Nous remettrons en question les exonérations de cotisations patronales (22 milliards d'euros ) et nous affirmons le besoin d'une augmentation de ces prélèvements (voir la partie « Financement »).

Commentaire : Seulement si ces prélèvements sont effectués sur les salariés pour ce qui concernent les retraites et sur TOUS les contribuables pour ce qui concerne les indispensables solidarités. Non, résolument NON si ces prélèvements doivent être effectués sur les entreprises.


29. L'élection des administrateurs salariés de la Sécurité Sociale sera rétablie.

Commentaire : Mais ce sont les organisations syndicales de salariés qui sont opposées à la mise en pratique de cette mesure QUI EST actuellement en VIGUEUR! Car elles ont bien trop peur de constater à quel point elles ne sont pas représentatives ...Tragique! Tout simplement tragique! 

On nous opposera que tout cela est impossible, que cela signifie la ruine des entreprises et donc de l'économie. C'est faux. Les entreprises profiteront de l'amélioration du niveau de vie et du développement des services publics (que l'on songe à l'augmentation actuelle des prix de l'électricité). En outre, nous proposons de revenir au partage salaires-profit d'il y a vingt ans : les entreprises n'étaient pas alors ruinées. Et ce retour n'oblige pas les entreprises à réduire l'investissement : elles devront prendre sur les dividendes des actionnaires et la rémunération des dirigeants.

Commentaire : Raisonnement intenable dans une économie mondialisée! La seule démarche qui vaille, c'est le renforcement de l'Europe pour qu'elle devienne une véritable forteresse face aux pays émergents qui inondent nos marchés de produits issus du dumping social.

Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /Déc /2006 10:00
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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Jean-Luc Mélenchon est, assurément, un personnage politique. Un vrai. Dans son créneau qui lui est propre, c'est une sorte de Jean-Pierre Chevènement ... On aime ou on n'aime pas.

A mon très humble avis, Jean-Pierre Chevènement pourrait faire un bon Président de la République. Il a la "carrure" et la personnalité qu'il faut pour tenir le poste.Ses idées sont un problème ... mais, mis à part cet aspect (important!), le reste va.

Jean-Luc Mélenchon, lui, n'a pas le profil. Il le sait. Il n'empêche qu'il joue un rôle réellement important sur la scène politique. Pour tout dire, aucun de mes lecteurs qui me font l'honneur de me lire régulièrement, n'ignore que je suis en opposition frontale avec les thèses anti-européennes de Jean-Luc Mélenchon. Pour autant, je préfère (et de loin!) que les voix protestataires se cristallisent sur Jean-Luc Mélenchon plutôt sur Besancenot ou Laguiller.

Jean-Luc Mélenchon, en homme politique responsable et par conséquent lucide, constate l'échec de la candidature unique de la Gauche anti-libérale ... et amorce le processus inéluctable que tout homme politique réaliste fait lorsqu'il est confronté aux dures réalités.

Lisez plutôt ce qu'il écrit.

Début de citation :

C'est fini.

La réunion des organisations membres des collectifs unitaires anti libéraux a constaté qu'il n'y a pas de consensus pour proposer une candidature commune à l'élection présidentielle. C'est une grande déception, je l'ai dit en répondant à Jean-Michel Apathie sur RTL.

Je formule ici mon avis sur la question en ayant bien présent à l'esprit qu'il faut peser les mots pour ne pas ajouter aux dégâts. Je crois particulièrement vain le procès fait au Parti Communiste à ce sujet et à Marie Georges Buffet. Je ne parle pas de ce que les communistes se disent entre eux ni du ton sur lequel ils le font. C'est leur affaire. Et comme souvent en de pareils cas, une bonne partie des codes en vigueur sont illisibles de l'extérieur.

Ce que j'en dis n'est pas non plus seulement en pensant qu'il y aura un lendemain à tout cela et qu'il faut protéger ses chances, si ténues qu'elles soient. C'est aussi par honnêteté intellectuelle. Il n'est pas vrai que le projet a échoué d'une pièce à cause du PC. Le retrait de Besancenot puis de Bové avait déjà largement installé le paysage dans lequel le reste du mouvement s'est ensuite dilué. Les pétitions intempestives contre la candidature de Marie Georges Buffet ont creusé des plaies inutiles et offensantes. En fait, dans la dernière longueur, le système a géré des queues de comètes. Il l'a fait avec courage, ténacité mais aussi une dose considérable d'ambiguïtés dont, pour finir, chacun est sorti à ses dépends.

Très souvent, les formules utilisée ont montré qu'on ne sortait pas d'une adaptation étroite au système présidentiel, les uns proposant sa mise en scène au goût du collectif (porte paroles nombreux, présence partagée etc...) d'autres le récusant naïvement dans les termes les plus contradictoires: (un candidat qui n'en soit pas un, ou bien le plus petit commun dénominateur, ou bien le visage le plus médiatisable). Je n'entre pas dans la description des mille et unes variantes ni des épisodes qui ont exprimé tout cela. A la fin, tout sombrait dans le dérisoire et par instant même dans le folklore. Mais au fond l'essentiel ne s'est donné à voir qu'en fin de parcours. S'agissait-il de mettre en forme le parti des collectifs comme si ceux ci étaient une réalité totalement autonome? S'agissait-il de préfigurer une force communiste élargie? S'agissait-il de formuler une "offre politique nouvelle" comme l'est le Linkspartei en Allemagne, le parti socialiste hollandais et ainsi de suite dans toute l'Amérique latine, tirant le bilan du double échec du communisme d'état et de la social-démocratie. On peut dire que ces trois formules ont beaucoup de points de passage communs et que de maintes manières elles ne sont pas contradictoires. On peut même affirmer que de bien des façons aussi elles sont complémentaires et à tout le moins mutuellement compatibles.

Mais les contradictions existent aussi entre ces trois scénarios. Elles sont particulièrement sévères dans certains cas. Par exemple il est évident que des socialistes et des républicains et leurs électeurs ne peuvent se sentir être impliqués par la fondation d'une force communiste élargie. Dès lors nous n'avons aucune part à prendre pour savoir qui de Marie georges Buffet ou de Clémentine Autain est la plus à même d'incarner cette force communiste. C'est l'affaire de la mouvance communiste. Je pense que cette évidence permet de comprendre que tout est dans le point de départ. Si pour construire une nouvelle voie à gauche il fait d'abord s'impliquer dans la construction d'un nouveau Parti Communiste, nous attendrons que ceux qui en ont la charge aient fini leur travail.

Je n'ironise d'aucune façon. Je veux seulement souligner que beaucoup se joue dans le point de départ que l'on se fixe. En toute hypothèse on ne participe pas à une élection de cette importance pour atteindre des objectifs partidaires ou réaliser des schémas théoriques. On le fait pour proposer une alternative concrète au gouvernement du pays. Il s'agit de proposer un vote utile, c'est à dire capable d'être majoritaire à gauche pour battre la droite et engager un programme de transformation sociale à la mesure de l'exaspération populaire contre le vau l'au général de la société libérale pour le très grand nombre de la population.

Dans cette vision, le programme est premier, puis la forme de l'outil politique et la stratégie y sont directement corrélés. Dès lors chaque nom proposé pour porter ce projet correspond non à un profil médiatique ou a un compromis des egos mais à une population politique à atteindre et à entraîner. J'en reste là aujourd'hui. Le reste devra être pensé le stylo à la main. A plusieurs mains et plusieurs têtes. Le moment est plutôt à prendre la mesure des conséquences de l'absence d'une candidature commune de l'autre gauche.

Il y a en a trois au moins. Une partie de l'électorat politisé de la gauche se démobilise. Il ne se sent pas représenté. Une partie de la population électorale parmi les désemparés (par la dureté de la vie) - désorientés (par l'absence d'alternative politique radicale intelligible) va continuer à flotter entre l'indifférence écoeurée et les poussées de colère électorale aveugle. Enfin, la centralité de la candidature socialiste à gauche est désormais totale, que cela plaise ou pas, parce qu'elle parait la seule efficace pour atteindre le programme commun le plus élémentaire: être présent au deuxième tour et battre la droite. Le concept de vote utile se nourrit beaucoup de l'idée que d'autres votes ne servent à rien. Selon moi ces trois conséquences de l'échec de l'autre gauche se nourrissent l'une l'autre. Ensemble elles aggravent la volatilité de la situation, l'approfondissement de la crise politique et de l'état d'urgence. Rompre cette spirale. Voila où il est urgent d'agir. C'est cela l'utilité à cette heure, je crois.

Jean-Luc Mélenchon 

Fin de citation.

Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez compris, attend le moment politiquement opportun, pour apporter son soutien, au moins tacite, à Ségolène Royal.

Bien que n'ayant pas encore choisi pour qui je voterai en Avril prochain (ce sera, nécéssairement, sauf cataclysme politique, l'un des trois -Bayrou, Royal, Sarkozy- cités dans l'ordre alphabétique), je me réjouis de cette perspective.

Je souhaite, en effet, que 80% des suffrages exprimés au premier tour se concentrent sur l'une ou l'autre de ces trois candidatures afin que soit anihilée, à tout moins ratatinée, la gauche anti-libérale. Pareillement pour l'extrême droite, évidemment ... Tout ce qui concoure à la réalisation de cet objectif obtient mon agrément.

Comment Ségolène Royal va-t-elle gérer cette situation lorsque sera venu le temps pour elle de s'exprimer par rapport à ce ralliement actuellement en perspective? Je n'en ai pas la moindre idée ... Ce n'est d'ailleurs pas mon problème! Force est de constater que, pour le moment, elle ne s'y prend pas trop mal ... Le cas Chevènement est là pour nous le prouver.

Affaire à suivre ... 

 

Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 15:14
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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Mais qu'est-ce qui se passe, à la fin? Je commence à en avoir vraiment marre ... "Ils" sont d'accord sur l'essentiel, à savoir tailler une croupière au Kapitalisme international et à l'Europe libérale ... En outre, "ils" sont, ensemble, majoritaires puisqu'"ils" représentent 55% des voix (c'est sûrement vrai puisque ce sont eux qui le disent). Autrement dit, c'est gagné pour eux dès le premier tour! Donc, des économies inespérées à un moment où tout le monde dit qu'il faut en faire. A condition, évidemment de se mettre d'accord sur une candidature "unique" ou "commune" afin d'éviter la dispersion des voix qui profiterait ...à ceux d'en face!

Bref, une bricole à résoudre ... Autant dire trois fois rien ... Un coup de cuillère à pot et c'est torché ...

Il y a même d'éminents philosophes qui s'en mêlent ... Michel Onfray, entre autres. C'est dans Libération, en plus (tout un symbole!). Lisez plutôt.

Début de citation :

Marie-Georges (Buffet), Clémentine (Autain), José (Bové), Olivier (Besancenot), Patrick(Braouezec), Yves (Salesse) : vous êtes d'accord sur l'essentiel. Alors entendez-vous pour donner à la gauche anti-libérale un seul candidat.
Un pour six, six pour un
Par Michel ONFRAY
Lundi 4 décembre 2006
" Quand les sondages donnaient le oui à la Constitution européenne à plus de 60 %, je faisais savoir que je voterais non. J'ai participé à des réunions où des gens modestes avaient lu, annoté et commenté ce texte austère afin d'argumenter pour justifier leur refus non pas de l'Europe, mais de sa formule libérale. Je me suis réjoui du succès de cette résistance réellement citoyenne. Passons sur la haine des tenants du oui pour l'expression démocratique des votants du non dans les jours suivants. La haine de la démocratie ne travaille pas que les extrémismes revendiqués...
Pour la première fois depuis longtemps, les couleuvres du socialisme gouvernemental ne passaient plus. La gauche se mettait en position de constituer enfin une identité nouvelle loin du libéralisme des rejetons mitterrandiens et du stalinisme des déçus de l'Est. L'écologie, le féminisme, la République, la laïcité, la nation, les régions, les minorités, l'anti-racisme, la province, le peuple, tout cela constituait une mosaïque apparemment contradictoire alors que toutes ces instances, malgré leur hétérogénéité, disent le désir d'une autre communauté, d'un intérêt général conçu à nouveaux frais, d'un bien public revivifié. Nous assistions à la généalogie politique d'un genre nouveau.
Ces temps-ci, la gauche libérale fait diversion sur le programme, car, pour l'instant du moins, elle se soucie bien plus des paillettes de la société du spectacle, de la publicité et de la communication que d'un réel projet politique alternatif au libéralisme que droite et gauche incarnent en se succédant au pouvoir depuis Pompidou. La figure de Ségolène Royal tient lieu de programme, son minois agit en viatique politique. La gauche mérite mieux que ça ­ disons que c'est la gauche dont rêve la droite.
La gauche qui gêne la droite, c'est celle que nous ­ je dis nous, autrement dit : nous qui, à gauche, avons voté non à cette Constitution rédigée par le président Giscard d'Estaing ­, c'est celle que nous avons le devoir de construire. Car une gauche potentielle ne suffit pas pour armer une gauche réelle à même de jouer un rôle dans la prochaine présidentielle.
Or l'enjeu se trouve là : comment peser au maximum pour infléchir à gauche une formation, le Parti socialiste,­ tentée par le centre, sinon par la droite, car elle sait ces contrées plus propices à asseoir sa majorité dans les urnes ? Non pas comment avoir un président issu de la gauche anti-libérale, ne rêvons pas, mais comment imposer au nouvel élu une force à même d'infléchir son action, notamment en se constituant ensuite en rassemblement unitaire à même de présenter des candidats aux municipales, aux législatives et aux autres consultations électorales à venir.
D'où mon désaccord avec Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire, pour lequel j'ai de la sympathie personnelle. J'aime son talent, son intelligence politique, sa vivacité intellectuelle, sa connaissance des dossiers, son sens de la répartie. J'aime qu'il célèbre Louise Michel dans les colonnes de Libération, ce qui, en passant, dit combien son prétendu «trotskysme» est moins sa priorité que celle des plumitifs soucieux de lui nuire. Mais j'ai été puissamment déçu qu'il incarne la première occasion de faire perdre la gauche anti-libérale.
Car faire de l'attitude à adopter avec le Parti socialiste au soir du premier tour ou au lendemain du second, une fois la victoire acquise, un préalable à toute union des gauches anti-libérales, c'est mettre la charrue avant les boeufs. Agir ainsi c'est s'assurer un score ridicule qui rendra lilliputienne la LCR, à qui on ne demandera rien puisqu'on n'aura pas à la craindre ou qu'on n'aura pas besoin d'elle. Parodions Péguy moquant Kant et le kantisme : la LCR aura les mains pures, certes, mais elle n'aura pas de mains...
Même remarque avec Marie-George Buffet, femme d'appareil s'il en est une et s'il en est un, mais qui se trouve à la tête d'une formation, le Parti communiste français, dont je respecte moins l'histoire de l'état-major et des cadres que celle des militants, des acteurs sur le terrain de l'idéal, des bénévoles, des solidarités ouvrières.
Le communisme me plaît moins que les communistes ­ anciens, récents, nouveaux, exclus, rénovateurs... ­ qui, sur le terrain, loin des officines et des bureaux de la place du Colonel-Fabien, tâchent d'incarner le combat pour plus de justice sociale, plus de fraternité, plus de solidarité, en un mot plus d'humanité. Cette énergie militante est une force considérable si souvent châtrée par les états-majors.
Aujourd'hui encore, le PCF semble jouer sa carte, c'est-à-dire celui de sa machinerie de politique politicienne, de sa boutique, hésitant entre la radicalisation qui tarit les sources de revenus consubstantielles à l'appartenance au marigot des élus, et le compagnonnage avec le socialisme gouvernemental, tellement utile pour assurer la survie de l'appareil ­ fut-ce au détriment de la cause.
Mais les gens, les ouvriers, les chômeurs, les RMistes, les sans-emploi, les jeunes, les habitants des banlieues, les précaires, les sans-domicile fixe ou sans-logement-sûr, les artisans et les petits commerçants, les enseignants déboussolés, vers qui se tournent-ils quand le PCF ne leur parle plus, tout entier abîmé dans la conversation avec son miroir ? Vers le Front national, l'abstention, les votes blancs ou nuls, les candidats farfelus ou extrémistes. Quand un parti ne se soucie plus du peuple, le peuple ne se soucie plus du parti. Puis va vers celui qui lui parle à nouveau, fut-il démagogue à défaut d'être démocrate, ou populiste pour n'être pas populaire.
J'ai détesté Mitterrand qui n'a jamais cessé d'être vichyste, s'habillant dans des vêtements socialistes trop grands pour lui, tout en faisant payer habilement la facture de ces oripeaux de faussaire au «peuple de gauche». Mais il a manifesté son génie dans l'union de la gauche. Car réunir sous une même bannière un communiste stalinien comme Georges Marchais, un pharmacien bourgeois de province tel Robert Fabre, et lui-même, rescapé de l'attentat de l'Observatoire qu'il s'inflige, c'était une tâche autrement plus improbable que de fédérer des sensibilités déjà d'accord sur l'essentiel et qui achoppent, me semble- t-il, sur des questions de personnes peut-être, mais surtout d'état-major.
L'essentiel ? Ne pas laisser le marché faire la loi ; en finir avec l'argent roi dans les écoles, les hôpitaux, les services publics, les transports, les médias, la nourriture, l'agriculture ; restaurer le sens de l'intérêt général et du bien public, ce qui définirait, souvenons-nous de l'étymologie, une nouvelle République ­ res publica, chose publique ; créer des solidarités nouvelles avec les plus faibles dans la cité ­ jeunes, vieux, banlieusards, provinciaux, femmes, minoritaires, malades, handicapés, etc. ­, non pas dans la juxtaposition des différences mais dans leur harmonisation à l'aide d'une communauté libertaire et fraternelle où la règle du jeu passe par le contrat ; une laïcité intransigeante pour maintenir en place les valeurs démocratiques héritées de 1793 afin de combattre le retour de l'inspiration théocratique en politique ; la restauration d'un service public dont le coût social, financier, politique, et surtout humain, se révélerait moindre que son abandon. Je pourrais ainsi poursuivre...
Je ne prends guère de risque en affirmant que, sur ces attendus qui constituent le fond, Marie-George Buffet est d'accord, Olivier Besancenot aussi, de même Clémentine Autain, Patrick Braouezec, idem pour José Bové ou Yves Salesse. Dès lors, si le fond ne pose pas de problème, reste la forme, la seule forme. Impossible que la gauche anti-libérale voie le jour mort-née pour ce qui ressemble à des peccadilles au vu de ce qui nous menace : la brutalité libérale encore et encore, avec des acteurs qui risquent de faire le jeu à eux seuls, j'ai nommé Le Pen, Royal et Sarkozy.
Que nos six compétiteurs se réunissent, que chacun vote pour l'un d'entre eux à l'exclusion de lui-même, pourvu que l'élu lui semble le plus à même de rassembler, de porter les couleurs d'une sensibilité sans l'arrière-pensée de rouler pour soi seul ou ceux de sa tribu. Si l'on veut être crédible quand nous parlons d'intérêt général, de bien public, de contrat social, de communauté, de république, qu'au moins nous soyons exemplaires dès ce geste fondateur. Si l'on ne réussit pas une communauté à six, quid d'une communauté nationale ? Nous cesserions illico d'être crédibles, et pour longtemps...
Echouer serait décevoir, décevoir générerait une colère qui n'en deviendrait que plus dangereuse une fois lâchée dans la rue car elle serait inévitablement récupérée bien vite par le politicien le plus disciplinaire. Allez, Marie-George, Clémentine, José, Olivier, Patrick, Yves : encore un effort pour être vraiment républicains ! Nous sommes des centaines de milliers à avoir besoin de vous six et plus particulièrement de l'un d'entre vous pour porter la voix de tous.
Fin de citation.
 
Mais comment donc est-ce possible? Si près du but!
Je crois que j'ai compris : la victoire est tellement certaine qu"ils" sont plusieurs à l'envisager. Or, il n'y aura qu'un seul élu Président de la République. Les cinq autres ne seront que, au mieux Premier Ministre ou bien Ministre d'Etat, à défaut Ministre tout court ... C'est pas pareil!
C'est-y pas malheureux, quand même ...
Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 18:11
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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Et voilà! diront certains. Un de plus! On parle de 36 candidats annoncés ... Attendons de voir pour compter ceux qui franchiront la barrière des 500 signatures ...

Voici un article paru dans le Nouvel Observateur qui traite du sujet. Je vous laisse le découvrir. Mon analyse personnelle figure à la fin de cet article.

Début de citation :

Le président d'honneur du MRC a pris la décision de se présenter en 2007. Ségolène Royal l'invite à se rallier au PS si elle est désignée candidate.

  Jean-Pierre Chevènement (Sipa)
Jean-Pierre Chevènement (Sipa)
 

Eliminé au premier tour en 2002, le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement a annoncé lundi 6 novembre au soir sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, pour "qu'un gouvernement républicain énergique, appuyé sur la volonté populaire, fasse entendre la voix de la France".
"J'ai pris la décision d'être candidat à la présidence de la République", a-t-il déclaré lors du journal de 20h00 de TF1. "Cette décision s'est imposée à moi progressivement et avec la force de l'évidence".

"Notre pays va mal"
Jugeant qu'il est "absolument nécessaire qu'il y ait un débat", l'ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin "pense pouvoir faire entendre une voix utile, et peut-être gagner pour faire rebondir la France, pour redresser la construction européenne, comme notre pays l'a exigé" lors du référendum sur le traité européen en mai 2005. Jean-Pierre Chevènement défendait le "non", qui l'avait emporté. Estimant que "notre pays va mal" et qu"'on a l'impression que la France fout le camp", le maire de Belfort "propose un gouvernement économique pour la zone euro, et qu'on en prenne les moyens", avec "un mémorandum à Bruxelles, aux capitales européennes", pour "qu'un gouvernement républicain énergique, appuyé sur la volonté populaire, fasse entendre la voix de la France".
Pour cela, "il y a des propositions à faire". "Je le ferai, pas plus tard que la semaine prochaine, lundi 13 novembre, place de la République: trois chantiers, 20 propositions", a-t-il indiqué."Nous parlerons de la manière de renégocier, par exemple, les traités européens, de relancer l'économie".

Critique du PS

Jean-Pierre Chevènement a critiqué au passage le projet socialiste, dans lequel il ne se retrouve pas, après avoir, dans un premier temps, semblé incliner vers Laurent Fabius, partisan comme lui du non à la constitution européenne.
"En face, il n'y a pas de propositions. Et je pense que ma voix est nécessaire", a-t-il plaidé.Les trois prétendants socialistes sont, pour lui, "liés par le projet socialiste", qu'il juge "sur bien des points ambigu, insuffisant, voire dangereux".
"Il faut redresser les choses, mettre la gauche à la hauteur de ses responsabilités parce qu'on ne va pas ouvrir la voie à de nouvelles déconvenues", a-t-il ajouté.
Au référendum de mai 2005, a-t-il relevé "55% de Français ont voté non", mais depuis, "il ne s'est rien passé".

Appel au ralliement de Royal


Alors que le Parti socialiste vient de parapher un accord avec le Parti radical de gauche (PRG) pour qu'il ne présente pas de candidat, Jean-Pierre Chevènement a, lui, exclu tout accord avec les socialistes. "Bien évidemment, quand on part, c'est pour aller jusqu'au bout, et j'ai déjà retenu des locaux de campagne à compter du 1er janvier", a-t-il expliqué. "Evidemment, je sais que ça sera difficile, mais je conquerrai mon espace. Je ferai en sorte que la gauche soit en mesure de répondre aux attentes, qui sont immenses dans notre pays".
Interrogée sur cette nouvelle candidature, Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste, a souhaité que Jean-Pierre Chevènement se rallie à elle. "Je souhaite, bien évidemment -on verra, le moment venu, si je suis désignée - qu'il puisse me rejoindre", a-t-elle déclaré lors du journal de 20h00 de France 2.
Jean-Pierre Chevènement avait obtenu 5,33% des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle en 2002. Interrogé sur l'incidence de sa candidature sur l'échec de Lionel Jospin, éliminé au premier tour, il a répondu lundi: "Calembredaines! La responsabilité pèse essentiellement sur celui qui ne proposait rien, ou qui ne propose rien aujourd'hui". (Avec AP)

Fin de citation.

Voici, maintenant, comment je vois la situation.

1. Chevènement est un homme de convictions. Il est souverainiste dans l'âme mais réaliste. C'est ainsi qu'il propose d'ores et déjà la mise en place d'un "gouvernement économique", idée que je ne puis qu'approuver puisque je l'ai moi-même défendu sur ce blog (sans en revendiquer, en quoi que ce soit, la paternité). Le gouvernement économique de l'Europe permet de mettre en place une authentique coordination des politiques économiques nationales, ce qui a pour effet de peser plus fort face aux variations conjoncturelles de l'économie mondialisée d'une part et de rappeler à la Banque Centrale Européenne qu'elle n'est qu'une émanation de la volonté des Etats-membres dont la volonté conjointe s'exprime au sein du Conseil et n'a aucune difficulté à imposer son point de vue face aussi bien à la Commission d'une part qu'à la Banque centrale d'autre part dès lors que le Parlement, émanation de chaque Etat-membre lui aussi, est associé au Conseil pour prendre des décisions politiques.

2. Chevènement a cherché, c'est certain, à se rallier à Fabius. Il a dit, clairement et logiquement, qu'il ne se présenterait pas si Fabius se présentait (sous-entendu : était investi par les militants du P.S.).

3. Si donc Chevènement se présente, c'est qu'il a la certitude que Fabius ne se présentera pas ... parce qu'il ne sera pas investi par les militants socialistes. C'est plutôt une bonne nouvelle. J'ai du respect pour Chevènement, souverainiste de conviction et certainement pas arriviste. Je n'en ai aucun pour Fabius, opportuniste-arriviste.

 

4. Si Fabius n'est pas investi et si Chevènement se présente, il devient alors difficile pour Fabius de se présenter. C'est une hypothèse que non seulement je n'ai pas écarté mais encore que j'ai même envisagé le plus sérieusement du monde ...

5. D'où la supputation suivante que je livre à votre sagacité : Chevènement se présente avec l'accord tacite de Hollande afin D'EMPÊCHER Fabius de se présenter bien que n'ayant pas été investi par le P.S. Ceci expliquerait la déclaration de Ségolène Royale invitant ce dernier à la rejoindre ... si elle est, elle même, investie.

Le débat est ouvert!

Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /Sep /2006 11:34
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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C'est jlb qui vient de m'en informer ... jlb est un citoyen du Gers que je croyais "écolo". Il est certainement "contestataire". Il suffit d'aller voir son blog "Echos de Saverdun".

Je ne peux pas vous en dire plus à son sujet. Quand il commente mes articles, de même que sur son blog d'ailleurs, il ne signe que comme ça. Bon ...

Il manifeste sa joie que Clémentine Autain fasse acte de candidature pour la prochaine présidentielle. Clémentine, c'est cette élue du Conseil de Paris apparentée communiste, du XVIIe arrondissement plus précisément (le même que celui de Françoise de Panafieu, UMP, maire de cet arrondissement).

Clémentine se lance donc dans la bagarre sur une base de recherche d'une candidature unitaire du "NON de gauche anti-libéral".

"Ah, bon? Vous avez changé de camp? Vous êtes pour Autain, maintenant? Plus pour Ségo? A moins que ce ne soit Sarko? On ne sait plus très bien, à la fin ... Pourriez pas être plus clair?"

C'est ce que j'entends déjà ... avant même que vous ne m'ayez lu! C'est fort, ça, quand même! ...Avant même que vous ne m'ayez lu ...

Non! Evidemment NON! Je ne suis certainement pas pour Clémentine ... bien qu'elle soit très mignonne (elle EST mignonne, il faut le reconnaître!).

Par contre, je le dis, je le répète, je le martèle : cette échéance majeure doit être l'occasion d'un débat de fond sur des sujets majeurs et essentiels. 

Il faut donc que des candidats "portent" les idées en débat! Et qu'il n'y ait qu'un seul candidat par "groupe d'idées". C'est bon pour le débat car, de la sorte, on y voit clair. Et les votes s'expriment clairement ...

Ainsi, tout le monde se rend bien compte qu'il y a des grands courants politiques. Le Pen qui vote NON au referendum, ce n'est quand même pas la même chose que Buffet qui vote, elle aussi, NON au même referendum.

Par contre, Besancenot, Laguiller, Buffet, Bové ... Qu'est-ce qui les sépare VRAIMENT? Pas grand chose, au fond ... Ils ont tous voté NON sur une base anti-libérale ...

J'ai déjà amplement développé l'idée que, agissant de la sorte, ils ont agi à contre emploi. Ce projet n'était certes pas parfait mais, au moins, faisait-il avancer les choses dans le sens d'un RENFORCEMENT du fonctionnement démocratique de l'Europe. Ils ne l'ont pas compris ... ils ont préféré faire de la "recup" du mécontentement.

"Puisque vous n'êtes pas d'accord avec eux, vous avez intérêt à ce qu'ils soient le plus divisés possible, donc à favoriser la multiplication des candidatures" ... C'est ce que j'entends déjà, avant même d'avoir publié l'article!

Non! Je VEUX un débat clair ... Si les candidatures se multiplient de manière anarchique, les gens vont voter, eux aussi, d'une manière anarchique ... C'est une certitude! Les messages diffusés par les "marginaux" (pas tant que ça, d'ailleurs!) vont être inaudibles ... et le vote va perdre de sa signification.

Donc, vive une candidature unique à l'extrême gauche!

Oui, mais, laquelle? Je pourrais, au fond, m'en laver les mains! Pas mon problème ... 

Non! Car il en faut UNE. Il faut donc aider à ce qu'elle se manifeste ... Le noeud du problème, pour cette candidature, est le suivant : "Quoi faire au second tour?". Faut-il se désister au profit du ou de la candidate du P.S.? José Bové a dit clairement qu'il le fera. Besancenot a dit tout aussi clairement qu'il ne le fera pas ... et qu'il sera candidat non-unitaire (c'est à dire contre Bové, par exemple) s'il n'a pas la garantie d'un refus de désistement en faveur du candidat P.S. de la part de cette candidature supposée unitaire. Il est clair, le Besancenot! La Laguiller l'est tout autant et pour des raisons comparables si ce n'est équivalentes ...

Reste alors Clémentine. Est-elle comme Valentine? A-t-elle des tout petits petons? Je ne le sais pas ... Une chose est sûre : elle s'appelle Autain ... mais elle n'est pas hautaine.          
  
 

Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /Sep /2006 21:25
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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Je poursuis la publication des programmes de certains partis politiques. Après celui de Besancenot puis celui de Laguiller, voici celui de Jean-Pierre Chevènement dont les positions politiques souverainistes, hostiles à l'Europe, font que je ne puis en aucune manière me reconnaitre en quoi que ce soit dans son programme.

Il faut quand même faire une différence entre les deux premiers (que je qualifierais volontiers de loufoques) et celui de Jean-Pierre Chevènement. Son programme est correctement charpenté et cohérent. J'ai beaucoup de respect pour ce leader politique qui se refuse à manger à differents rateliers (le contraire de Fabius, à mon sens).

Début de citation : 

Le Mouvement Républicain et Citoyen est fondé sur le rassemblement des citoyens qui veulent oeuvrer en tous domaines à l’accomplissement de la République.

Le Mouvement Républicain et Citoyen regroupe tous ceux qui se reconnaissent dans ses principes et veulent fonder le renouveau de la vie publique sur les principes de la République.

Face aux dérives libérales, aussi bien de ceux qui ont oublié la nation que de ceux qui ont oublié le peuple, le Mouvement Républicain et Citoyen appelle les citoyens à relever le défi lancé à la démocratie en faisant vivre aujourd’hui et concrètement l’exigence progressiste et républicaine. Il affirme que la souveraineté du peuple est l’outil de la liberté et la condition du plein exercice de la citoyenneté.

Face à la mondialisation financière, contraire aux besoins de l’humanité et aux équilibres de notre planète, destructrice des cultures et des solidarités, le Mouvement Républicain et Citoyen veut promouvoir l’indépendance de la nation, - cadre naturel de la démocratie -, la résistance à l’hégémonie libérale et oeuvrer pour un monde multipolaire refusant la loi des empires.

La souveraineté populaire est la condition des libertés publiques, de l’égal accès à l’instruction et à la culture et des droits sociaux au travail, à un revenu décent, au logement, à l’accès aux soins. Le Mouvement Républicain et Citoyen agit, dans l’esprit de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et du préambule de la Constitution de 1946, pour ancrer dans la réalité les principes républicains de liberté, de laïcité, d’égalité des droits et des chances, de justice sociale et de fraternité.

Il combat les obstacles posés à l’accomplissement de chacun et les discriminations fondées sur la fortune, l’origine, le sexe ou les convictions.

L’intérêt général doit dicter l’effort du pays pour promouvoir une croissance économique au service de l’emploi, respectueuse de l’environnement au service des choix exprimés par les citoyens. Il suppose un service public fort et moderne, un Etat anticipateur et mobilisateur, un environnement favorable à l’initiative des entreprises.

Relever la valeur du travail est une exigence de justice sociale et une condition de la réussite individuelle et collective.

Le Mouvement Républicain et Citoyen, refusant de voir l’Union européenne devenir le relais de la mondialisation libérale et défaire les nations citoyennes, se prononce pour une Confédération européenne, respectueuse des nations qui la composent, ouverte à l’Est et solidaire du Sud. Il veut promouvoir le dialogue des cultures, à l’encontre des stratégies de confrontation Nord-Sud, et fait du codéveloppement l’outil de la lutte contre le sous-développement et pour la justice.

La nation citoyenne et laïque, qui unit des citoyens et non des communautés, est la matrice de relations internationales libérées de la domination, des régressions ethniques, éclairées par la recherche de valeurs universelles et refusant la marchandisation du monde.

Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /Sep /2006 22:18
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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 Besancenot et ses copains trotskystes ont des "idées", pas forcément originales mais enfin ce sont quand même des idées qui ont un impact nettement supérieur à celles du Parti Communiste puisque Besancenot récolte nettement plus de voix que Marie Georges Buffet (vous vous souvenez : celle qui a du coffre!).
Mais, c'était compter sans la deuxième tendance du trotskysme!
Eh, oui! Une des deux est membre de la Quatrième Internationale. L'autre a pour objectif de reconstruire la Quatrième Internationale ...Nuance!
Vous n'avez rien compris? Ne faites pas de complexe! Moi non plus ...

Voici donc le "programme" de notre grande Arlette ... candidate à vie à la présidentielle.  

 
PROGRAMME DE LUTTE OUVRIERE POUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2002
 
 

 
Il faut interdire les licenciements dans les grandes entreprises

Cette idée fut développée pour la première fois par Arlette Laguiller lors de la campagne présidentielle de 1995. Aujourd'hui, cette revendication est reprise par des milliers de travailleurs sous la menace de licenciement ou licenciés par des entreprises faisant pourtant d'énormes bénéfices.
Il faut, en effet, interdire les licenciements dans les grandes entreprises et menacer de réquisition celles qui font des énormes profits et qui osent licencier quand même.
Il est en effet à la fois injuste, inhumain et criminel que les travailleurs, les ouvriers, les employés, les cadres, qui ont bâti par leur travail la fortune de quelques dizaines ou quelques centaines de privilégiés paient, en plus, de leur avenir, le fait que les actionnaires gardent leur fortune tandis que ceux qui la leur ont fait gagner sont jetés à la rue.
Mais certains, et surtout d'ailleurs les proches du gouvernement (que le gouvernement soit de droite ou de gauche), disent qu'interdire les licenciements, mesure même limitée aux grandes entreprises ultra riches, n'est pas possible et que c'est irréaliste.
 

Mais si, c'est possible !

Plusieurs fois dans la vie du pays, des gouvernements ont nationalisé de très grandes entreprises. Il est vrai qu'ils n'ont pas exproprié leurs propriétaires et qu'ils les ont dédommagés. Ils leur ont pourtant ôté cette puissance économique que représentait à l'époque la production d'énergie comme les charbonnages, l'électricité ou le gaz, ou un certain nombre de compagnies pétrolières, les chemins de fer, une partie des transports maritimes, des grandes banques.
Tout cela parce que, lorsque cela s'est produit surtout, en 1946 avec De Gaulle et en 1981 avec Mitterrand, l'Etat devait empêcher une fraction de la bourgeoisie de sacrifier les intérêts de l'ensemble de la classe bourgeoise aux intérêts de quelques uns. C'était en quelque sorte pour mettre de l'ordre dans la gabegie capitaliste.
Et aujourd'hui on ne pourrait pas sacrifier les intérêts de quelques uns à la défense du monde du travail, aux intérêts de ces villes et de ces régions qu'on appauvrit, voire qu'on désertifie, c'est-à-dire aux intérêts de la majorité de la population?
Mais si, on le pourrait et surtout on le devrait car c'est absolument indispensable pour éviter pire !
Mais surtout, on doit même les exproprier sans rachat ni indemnité. En effet ils ont gagné et mis de côté, depuis des années, cent fois, mille fois la valeur de leur entreprise.
Si certains grands groupes peuvent fermer des usines entières comme on ferme son réfrigérateur, c'est bien parce que la valeur d'une usine n'est rien par rapport à ce qu'ils possèdent par ailleurs.
Il faut empêcher ces gens-là, qui menacent le salut public, de nuire et pour cela leur arracher une partie de leur puissance économique. C'est pourquoi il faut réquisitionner leurs avoirs, sans rachat et sans indemnités.
 

Transparence des comptes en banque des grandes entreprises, de leur dirigeants et de leurs actionnaires

Mais pour empêcher vraiment les licenciements, il faut aussi que les travailleurs puissent révéler publiquement ce qu'ils savent de ce qui se passe dans leur entreprise.
Il faut que les ouvriers puissent comptabiliser ce qui entre et ce qui sort réellement de leurs usines, savoir qui sont les sous-traitants officiels et officieux, pourquoi des grandes entreprises comme Renault, Citroën, Peugeot et bien d'autres passent par ces marchands de chair humaine que sont les sociétés d'intérim, plutôt que d'embaucher directement les milliers de salariés qu'ils exploitent ainsi.
Il faut que les employés puissent dire à leurs camarades et à la population en général ce qu'ils savent sur la comptabilité de leurs entreprises, sur les paies des uns et des autres, sur les commandes sur-évaluées ou sous-évaluées à des fournisseurs complices. Il faut que les employés de banque puissent en faire autant et dire ce qu'ils savent des mouvements d'argent sur les comptes des dirigeants, des actionnaires et même des proches de ces énormes sociétés. Ce n'est que lorsque la justice s'en mêle qu'on a un petit éclairage sur ces égouts où circulent des flots d'argent pour acheter les intermédiaires, les hommes politiques, les chefs d'Etat.
L'affaire Elf a levé un petit coin du voile sur de tels agissements, comme des trafics d'armes et peut-être des concessions pétrolières où les ennemis politiques qui nous jouent la comédie se retrouvent main dans la main, comme le fils Mitterrand avec Charles Pasqua et les dénommés Sirven, ou Le Floch Prigent, PDG de Elf-Aquitaine.
Et si l'on pouvait révéler publiquement les vrais profits et à qui ils vont, on verrait sûrement que dans l'immense majorité des cas il y a du travail pour tout le monde, convenablement payé.
Quand le sort de milliers ou de millions de travailleurs, de milliers ou de millions d'Africains que l'on plonge dans la guerre civile est en jeu, on ne doit pas attendre qu'une indiscrétion permette à un juge d'instruction de se mêler un petit peu d'une telle affaire avant qu'on ait le temps de le déplacer.
Les travailleurs, les consommateurs ont la force et les moyens de contrôler tout cela mieux que les juges et de se défendre mieux qu'eux contre l'Etat. Il faudra bien qu'ils le fassent un jour si l'on veut que cette société ne continue pas à accumuler la pauvreté à un pôle pour permettre à la richesse de s'accumuler à un autre.
 

Changer le rôle de l'Etat et le contrôler

Les entreprises pourraient fonctionner et être gérées par l'Etat, mais sous le contrôle des travailleurs et de la population, pour servir réellement à la collectivité.
Par exemple, lorsqu'on a nationalisé une partie des banques, l'Etat ne les a pas unifiées et a laissé les banques nationalisées se faire concurrence entre elles.
Cette concurrence sert de prétexte au secret commercial et au secret bancaire. C'est ce qui permet l'opacité sur la destination des prêts, sur les taux comparés des prêts aux gros clients et aux petits clients, salariés ou petits commerçants, et sur la circulation de l'argent, propre ou sale.
Voilà pourquoi il faut non seulement rendre publics les comptes des entreprises nationalisées, mais aussi une coordination qui ne les rende pas concurrentes.
Les banques et les sociétés d'assurances, même nationalisées n'ont pas été mises au service de la collectivité. Pourtant, même avant le scandale des pertes dans la spéculation, une gestion plus coordonnée par l'intermédiaire de l'Etat aurait pu rationaliser leur fonctionnement afin de servir à développer l'économie et la production de biens utiles à la population et bon marché.
Il en a été de même dans l'industrie. Renault, nationalisée, s'est comportée comme une entreprise privée et maintenant que ses profits ont été rétablis par le licenciement de milliers de ses salariés, Renault est privatisée. Pourtant, la Régie Renault aurait pu être utilisée pour satisfaire les besoins en machines agricoles des petits paysans, ou pour fabriquer des autocars, des autobus, des tramways à prix coûtant pour les transports en commun, là où l'industrie privée vendait trop cher ou était défaillante.
L'Etat sous le contrôle réel de la collectivité pourrait intervenir beaucoup plus dans l'économie pour régulariser la production, pour faire qu'on ne produise pas des dizaines de milliers de voitures qui ne se vendent plus tandis que la population ne peut ni en acheter, ni disposer, par contre, de transports en commun valables. Une rationalisation nécessaire pour empêcher qu'on construise des immeubles de bureaux qui ne se vendent plus tandis qu'il y a une insuffisance criante de logements à des loyers accessibles à la population.
Et cela sans parler des appartements de luxe loués au prix des HLM aux proches du pouvoir, aux membres des mafias politiques.
Certains critiques intéressés s'opposent systématiquement à l'intervention de l'Etat dans l'économie, en prétendant que cela multiplierait la bureaucratie et tuerait l'initiative individuelle.
Mais ce que donne la propriété privée de ce qui devrait être collectif, on l'a vu avec le drame du tunnel du Mont-Blanc où près de quarante personnes ont été brûlées vives sur l'autel du profit privé.
Pourquoi ce qui est bon et même indispensable dans certains domaines serait-il si mauvais dans bien d'autres et, en particulier, dans le cas des grandes entreprises nécessaires à la collectivité?
Bien sûr, il ne s'agit pas de tout nationaliser et de tout centraliser, de l'artisan cordonnier au marchand de légumes du coin ou au petit producteur. Mais ce n'est pas cette concurrence-là qui est ruineuse pour l'économie, sans parler du fait que ceux-là ne s'approprient que le résultat de leur propre travail (quand ils y arrivent, et quand ils ne sont pas grugés par les banques, par des fournisseurs ou des grossistes capitalistes). Il s'agit des grandes entreprises capitalistes qui produisent à l'échelle d'un pays, voire à l'échelle du marché mondial, et dont la production résulte de l'activité de dizaines, voire de centaines de milliers de travailleurs. Le travail dans ces entreprises est déjà socialisé et leur activité productive concerne toute la société. Pourquoi les prises de décision et l'appropriation ne pourraient-elles être socialisées ?
Pourquoi ne pas harmoniser et planifier leur production et en définir la nature et la quantité en fonction des besoins de la collectivité, au lieu d'être en compétition les unes avec les autres pour rapporter le maximum de profits à une poignée d'actionnaires ?
 

Produire pour satisfaire les besoins de toute la collectivité et pas pour une minorité de profiteurs

Ce n'est pas une forme de société humaine que cette dictature de la Bourse et des actionnaires, qui sont sans coeur et sans entrailles. Pour que leurs actions cotent 2 ou 3% de plus, ils n'hésitent pas à faire fermer une usine et à jeter mille ou vingt mille travailleurs sur le pavé dans le monde.
Cette concurrence n'est pas nécessaire pour assurer le progrès et pour permettre de produire ce qui est nécessaire à la collectivité.
On peut produire à prix coûtant. Les bénéfices, comme ceux qui en profitent, ne sont pas nécessaires, ils sont simplement la rétribution d'une classe parasite, pas même pour un travail utile car, bien souvent, ce n'est pas eux qui dirigent.
Dire que le capital privé gère mieux l'économie que la collectivité est un mensonge.
Dans bien des secteurs économiques, il est possible de produire pour la collectivité sans faire du profit, sans but lucratif. Oh, certes, on ne peut produire à perte durablement. Mais les bénéfices faits aujourd'hui sont énormes et si on les reversait à la collectivité, on s'apercevrait que tout ce qu'on produit revient beaucoup moins cher qu'il n'est vendu.
On pourrait produire en fonction des besoins des individus, et pas seulement en fonction de leur moyen de paiement.
On laisse mourir de maladies des millions d'Africains ou d'Asiatiques pour ne pas léser les monopoles pharmaceutiques. On pourrait même rendre presque gratuits certains services, comme le logement, le gaz, l'électricité ou les transports en commun. La santé est déjà gratuite, normalement, et l'éducation l'est aussi, bien que la gratuité de ces conquêtes populaires soit actuellement remise en cause et de plus en plus amputée. Mais tous les besoins fondamentaux pourraient être sinon gratuits, du moins très bon marché.
Les routes sont gratuites, pourquoi les autoroutes et le train ne le seraient-ils pas ? L'air que nous respirons l'est encore (pour combien de temps car au rythme où vont les choses, on nous fera payer sa dépollution), mais pourquoi l'eau potable ne l'est-elle pas ?
Oui, en supprimant les bénéfices du grand patronat et sa mainmise sur les grandes entreprises, la collectivité pourrait fournir gratuitement, ou pour un prix très faible, à l'ensemble de la population bien des éléments de la vie.
L'Etat, s'il ne versait plus les sommes fantastiques qu'il verse aux banques pour payer les intérêts des emprunts qu'il a faits pour subventionner les capitalistes, n'aurait pas besoin de tous les impôts et, principalement ceux qui pèsent sur les classes populaires, pour financer tout cela.
 

Contrôle sur la politique des élus

Dans le programme de Lutte Ouvrière, il y a aussi la révocabilité des élus.
Nous élisons les conseillers municipaux et les maires pour six ans, les députés au parlement français ou européen pour cinq ans et nous élirons le président de la République pour cinq ans. Et si, dès le lendemain de leur élection, ils s'assoient sur leurs promesses électorales et s'ils font l'inverse de ce qu'ils ont promis, les électeurs ne peuvent rien dire pour des années. Et n'oublions pas que des Présidents comme Mitterrand ou Chirac, pour ne parler que des derniers, n'ont été finalement élus que par beaucoup moins que les électeurs inscrits.
Le seul moyen d'obtenir qu'un élu tienne parole, c'est qu'il y ait les moyens d'un contrôle permanent de la population sur sa politique et qu'il puisse être révoqué par ceux qui l'ont élu.
Les travailleurs et la population n'ont pratiquement aucun droit sur la gestion des ensembles locatifs, sur le fonctionnement économique des municipalités, surtout des grandes. Les élus devraient justifier et s'expliquer, en permanence, sur leurs décisions qui concernent la vie publique.
Voilà l'essentiel du programme de Lutte Ouvrière.

Fin de citation.

Vous n'avez que l'essentiel (en tout cas, c'est ce qu'elle dit).
Si, après ça, on vient me dire que je ne suis qu'un bourgeois, je répondrais, du tac au tac, "Oui, mais! Un bourgeois "objectif" 

Bonne lecture ... Riez un bon coup!  C'est pas triste. 
 

Lundi 4 septembre 2006 1 04 /09 /Sep /2006 20:00
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...

Voici ce que j'ai pu trouver sur Internet relatif au programme de la Ligue communiste révolutionnaire (Besancenot). Ca date de 2002. C'est du réchauffé ...

Début de citation :

En juin prochain, Chirac élu par défaut se cherchera une majorité pour mettre en oeuvre sa politique de régression sociale, sous la pression de l'extrême droite. La gauche, désormais "unie" après avoir été "plurielle", prétend retrouver les faveurs des électeurs... sans tirer le bilan de l'échec de sa politique, ni modifier ses orientations. Pas besoin pourtant de grands analystes pour établir ce constat simple : "20 ans de politiques antisociales, c'est 20 % pour le Front national!"
Je pense en effet que pour écarter définitivement la menace fasciste, il faut s'attaquer aux racines du mal : la succession de politiques libérales qui ont laissé s'aggraver la misère et se creuser les inégalités, premières responsables de la montée de l'extrême droite et de la désaffection de l'électorat populaire vis-à-vis de la gauche gouvernementale. Près de 440 candidats et candidates 100 % à gauche se présentent pour proposer une autre politique, fondée sur la nécessité d'un changement radical.

D'abord, il faut interdire les licenciements collectifs : on ne peut plus laisser patrons et actionnaires sinistrer des régions entières.
La deuxième urgence, c'est la défense des services publics, l'arrêt des privatisations et la création des 300000 emplois manquant dans la santé, l'éducation et les transports.
Troisième urgence, la redistribution des richesses par l'augmentation de 230 euros des salaires, des minima sociaux et des retraites, ainsi que la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité.
Quatrième urgence : le respect des droits de la jeunesse par la suppression de la précarité, la légalisation du cannabis et la création d'une allocation d'autonomie de 700 euros pour les jeunes en formation.
Cinquième urgence : assurer l'égalité au travail et à la maison pour les femmes, grâce à l'égalité salariale, la suppression du temps partiel imposé et la création d'un service public gratuit d'équipements pour la petite enfance.
Sixième urgence : oser l'égalité des droits, droit au logement pour tous, plus de discrimination contre les homosexuels, régularisation des sans-papiers et droit de vote pour les immigrés.
Septième urgence : contre les dérives sécuritaires, mieux vivre ensemble en développant les services sociaux, la prévention, l'aide aux victimes et l'embauche d'enseignants et d'éducateurs.
Huitième urgence : la défense et la consolidation des retraites par l'égalité entre salariés du public et du privé, grâce au retour à 37,5 annuités pour tous.
Neuvième urgence : développer une véritable politique écologique qui rompe avec la logique du profit par la sortie rapide du nucléaire, l'interdiction des OGM et des usines à risques.
Enfin, en phase avec l'ensemble des mobilisations contre la mondialisation capitaliste, il faut construire une Europe sociale et démocratique, ce qui passe par la remise en cause de toutes les décisions antisociales dictées par l'Europe de Maastricht.

Les candidats LCR - 100 % à gauche proposent de remettre en cause le pouvoir absolu des multinationales, de financer les mesures favorables au monde du travail et à la jeunesse en taxant les capitaux spéculatifs, les profits des entreprises et les grandes fortunes. Ils défendront la nécessité d'une véritable révolution démocratique qui permette qu'enfin l'intérêt de millions de gens ordinaires l'emporte sur celui d'une minorité de privilégiés.
Les représentants de la gauche dite "unie" font appel au "vote utile" et prétendent empêcher la "dispersion" des voix à gauche. Mais comment faire confiance à des partis qui, lorsqu'ils étaient au pouvoir, ont privatisé les services publics, bloqué les salaires, refusé d'augmenter les minima sociaux et laissé les patrons de Michelin ou de Moulinex licencier à tour de bras?
Alors, le vote "utile", c'est celui qui se portera sur les candidats présentés par la LCR. Parce qu'il s'agit d'aider à l'émergence d'une nouvelle gauche, aussi fidèle aux intérêts des salariés que la droite l'est à ceux du patronat.

Olivier Besancenot

Fin de citation.

On va bien voir s'il y aura ou non une actualisation ...On verra ausi le phénomène "vote utile" et surtout à la défaveur de qui il se produira.

Pour ce qui me concerne, je rejette en bloc ce flot de démagogie ...A l'évidence, Besancenot n'a jamais eu l'intention de participer à un quelconque gouvernement.

Dimanche 18 juin 2006 7 18 /06 /Juin /2006 09:35
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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J'écoutai Marie Georges Buffet, ce vendredi, sur France Inter. Incontestablement, elle a du coffre! Vous me direz : c'est normal pour un buffet ... Pas tout à fait, tout de même.

En effet, un buffet a généralement deux portes sur le devant. Tandis qu'un coffre a un couvercle, un seul, sur le dessus. Un coffre est plus hermétique. Précisément, Marie Georges a rabattu le couvercle. Elle ne veux rien entendre!

Mais il y a une autre raison. Selon le vieil adage "plus c'est gros, mieux ça passe" et selon un autre adage "La répétition est la mère de la pédagogie", elle assène des contre-vérités qui laissent pantois. Incontestablement, il faut avoir du coffre pour tenir ce tempo aussi longtemps.

Elle nous assène que le "NON" l'ayant emporté au réferendum sur l'Europe, c'est DONC (c'est moi qui souligne le "donc") que "la gauche anti-libérale" est majoritaire!

Tiens donc! Le Pen et de Villiers ne seraient pour rien dans ce résultat? Itou pour Dupont Aignan et quelques autres?
Mieux même, parmi les électeurs de gauche, il n'y en aurait aucun qui se situerait sur le créneau "souverainiste"? Qui peut, sérieusement, croire cela?

De même, elle nous assène qu'elle est, au sein de la gauche "anti-libérale", la mieux placée pour en porter les couleurs.
Je pourrais me désintéresser d'une telle prétention puisque, dans tous les cas, - je l'ai déjà écrit - , je ne donnerai pas ma voix à un candidat porteur du NON. Même si je n'accorde pas énormément de crédit aux sondages, je suis quasiment certain que Besancenot arrivera devant Buffet. C'était déjà le cas la dernière fois, avec Robert Hue. On voit mal ce qui pourrait produire un résultat différent.

Il y a des gens, comme ça, qui ont du "coffre" ...   

Vendredi 3 mars 2006 5 03 /03 /Mars /2006 14:05
- Publié dans : Leaders politiques de gauche - Par Jacques Heurtault
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Partant du principe que je centre mon action "bloguienne" sur les idées et non sur les hommes ou sur les femmes "quifontdelapolitique", j'étais bien décidé à ne pas parler de l'affaire Georges Frêche. Mais, le déroulé des évênements m'y conduit. Car, derrière tout ça, il y a une vraie manoeuvre politicienne de la pire espèce.

Il tombe sous le sens que les propos tenus par Frêche sont totalement inacceptables. Sorti de la bouche d'un quidam, de tels propos sont passibles de poursuites judiciaires en application de la loi Gayssot. On ne doit pas perdre de vue que le qualificatif de "sous-hommes" employé par Frêche a été employé par les nazis contre tout ce qui n'était pas "aryen". Autant dire que l'on peut se demander ce que pense vraiment le Président de la Région Midi-Pyrénnées.

Sorti de la bouche d'un Président de Région, c'est non-seulement innacceptable, mais encore carrément scandaleux et même irresponsable. Où va t-on si les leaders politiques républicains se mettent à dériver dans les eaux troubles de l'extrême-droite? Cela devient pire quand il s'agit de la Gauche qui se réclame, plus souvent qu'à son tour, des valeurs de l'humanisme, de la tolérance et du respect de l'autre.

J'ai pu constater que Frêche s'était publiquement excusé. Il était visiblement mal à l'aise. J'ai même pensé un moment qu'il n'était pas sincère.

Que des élus de la droite républicaine se sentent obligés de reprendre le flambeau et d'en  remettre une deuxième couche ne témoigne pas d'un grand esprit de probité. Il est parfois préférable de ne pas "la ramener", ce qui, au fond, est une forme de repentir quand on sait que des élus de ce bord-là avaient ouvertement négocié et obtenu le report des voix des élus du Front National pour conquérir la présidence de certaines régions (Midi-Pyrénnées et Rhônes-Alpes; je mets à part la Bourgogne)

Bien plus grave, à mes yeux, ce qui se passe au sein même du Parti Socialiste! Ma conviction est que c'est un de ces coups tordus concocté par Bartolone, le lieutenant de Fabius. Car, il faut le savoir, ça couine au sein du P.S.! A tel point que leur Premier Secrétaire, François Hollande, est obligé de donner de la voix pour rétablir l'ordre au sein de son parti. "Je ne tolèrerai aucune polémique entre nous là-dessus" écrit-il dans l'Hebdo des socialistes, le journal destiné aux militants. Il est dit que ces propos ont été tenu au sein du Bureau national du P.S (les 30 plus importants dirigeants du P.S.).

"Quelle embrouille! On n'y comprend rien! On en a rien à faire des histoires des socialistes". C'est ce que pensent la plupart des gens. Dont moi-même jusqu'à il y a peu de temps.

Il ne faut pas perdre de vue que les socialistes n'ont pas encore désigné leur candidat pour la présidentielle de 2007. Fabius, bien que largement battu au congrès du Mans (environ 20% des voix), maintien sa volonté d'obtenir l'investiture de son parti. Je prend le pari que si les votes des militants sont très serrés au désavantage de Fabius, celui-ci se présentera devant les électeurs. Cet homme a une ambition personnelle vraiment démesurée. Il est prêt à tout pour la satisfaire. Y compris d'appeler à voter Non au référendum sur l'Europe!

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  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
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  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.

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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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