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Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.). La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. (Barbey d'Aurevilly). (Ndlr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!). L'art de plaire est l'art de tromper. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes) Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander. (Jean Giraudoux). Un fait est un fait! Et les faits sont têtus! (Lénine). Pas de manequins dans le Parti! Que les bouches s'ouvrent! (Maurice Thorez). Vingt fois sur le métier, remettre son ouvrage! (Pénélope). O! Tempora! O! Mores! (Cicéron). Panem et circenses! (Juvenal). Ici et maintenant. (François Mitterrand). La religion, c'est l'opium du peuple; C'EST AUSSI SON ESPERANCE. (Karl Marx). L'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétes. (Lammenais). L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir. (Pierre Corneille, Le Cid). Combat terrible, au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts. (Victor Hugo). L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur. (Jules Renard). La terre n'aime pas le sang et les ordures. (Agrippa d'Aubigné). Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges Courteline). La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. (Georges Clemenceau). Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous feront blancs ou noirs. (Jean de La Fontaine). L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle. (Adolphe Thiers). Le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. (Honoré de Balzac). La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu). Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine. (Michel de Montaigne). Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses. (Charles Cros). Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. (Marie-Joseph Chénier). O! liberté, que de crimes on commet en ton nom! (Madame Roland, Dernières paroles sur l'échafaud). Caesar pontem fecit. (Jules César, La guerre des Gaules). Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard). (Ndlr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais). Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit (Molière, Le Tartuffe). L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné. (Georges Clemenceau). Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux. (Colin d'Harleville, L'Optimiste). Une société d'athées inventerait aussitôt une religion. (Honoré de Balzac). Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. (Beaumarchais). Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard). Il me semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable. (Delphine Gay de Girardin). La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. (Chamfort). La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers) Quiconque n'a pas de caractère n'est pas un homme, c'est une chose. (Chamfort). Plus ça change, plus c'est la même chose. (Alphonse Karr). Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais). Être contesté, c'est être constaté. (Victor Hugo). Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché. (Victor Hugo). Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse. (Pierre Véron). La critique est aisée, mais l'art est difficile (Destouches, Le Glorieux). L'univers m'embarrasse et je ne puis songer Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger. (Voltaire). Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets? (Beaumarchais, Le Barbier de Séville). C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir. (Chateaubriant, Mémoires d'outre-tombe). Les fous sont aux échecs les plus proches des rois. (Mathurin Régnier). Combien l'éducation durera-t-elle? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique? L'éducation. La seconde? L'éducation. Et la troisième? L'éducation. (Jules Michelet, Le Peuple). Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants. (Charles Perrault). Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts. (Alexis de Tocqueville) C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première. (Boucher de Perthes). Les Français vont instinctivement au pouvoir; ils n'aiment point la liberté; l'égalité seule est leur idole. Or l'égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions. (Ernest Jaubert). Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami. (Alphonse Karr). Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser. (La Rochefoucauld). Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir. (Ernest Renan). La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison. (Charles de Saint-Evremond). Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes. (François Guizot, Essai sur l'histoire de France) C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun. (Joseph Léonard). Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. (Gustave Flaubert). Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat les fait mal. (Talleyrand). Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. (Georges Clemenceau). La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement. (Henri de Rochefort). C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.(La Rochefoucauld). La haine, c'est la colère des faibles. (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin). Le trop de promptitude à l'erreur nous expose. (Pierre Corneille). On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. (Georges Clemenceau). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu). Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé). Ce n'est point règner qu'être trois à règner. (Pierre Santucci, Commentaires sur le Consulat). Le silence des peuples est la leçon des rois. (Mirabeau) Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. (L. Barenton). La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté. (Talleyrand). La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites. (Louis Latzarus). Pour violer une règle, il faut la connaître. (Paul Eluard). Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects. (Ernest Hemingway). Le peuple ne veut pas qu'on lui donne; il veut prendre. (Henri de Montherlant). C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes. (Disraëli). Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout. (Tristan Bernard). Il faut une bonne mémoire après qu'on a menti. (Pierre Corneille). Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres. (Paul Valéry). Le talent est devenu le nom biblique de l'argent. (Hervé Bazin). L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut. (Jean-Marc Paulhan). Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient. (Tacite). Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. (La Rochefoucault). De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide). On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. (Jean Racine, la Thébaïde). Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors. (Démocrite). L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance. (Jean d'Ormesson). Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. (Montesquieu). La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime. (Henry de Montherlant). Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome. ( Albert Einstein). La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort). Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe). La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal, Pensées). Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe. (Talleyrand). La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief. (La Rochefoucauld, Maximes). La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse. (Sully Prud'homme, Pensées). La nécessité nous délivre de l'embarras du choix. (Vauvenargues, Réflexions et Maximes). Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen. (Talleyrand). C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours. (Benjamin Constant). C'est mon opinion et je la partage. (Henri Monnier, Mémoires de M. Joseph Prud'homme). L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort. (Voltaire). Si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi; si je recule, tuez-moi. (Henri de La Rochejaquelein). Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire. (Mme de la Sablière). La patience est le courage de la vertu. (Bernardin de Saint-Pierre). Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule). La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout. (Henri Poincaré). Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleure. (Jules Verne, L'Ile mystérieuse). Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit. (Napoléon; Le Mémorial de Sainte-Hélène.). L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir. (Michel de Montaigne, Essais). Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique. (Henri Poincaré). La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand). Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. (Félix Arvers, Mes heures perdues.)

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Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Mardi 1 mai 2007
publié dans : Leaders politiques de droite par Jacques Heurtault recommander
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A chacun son Premier Mai ... Je n'ai participé à aucun défilé. Mais évidemment pas à celui de Le Pen! Si vous ne comprenez pas pourquoi (ça m'étonnerait beaucoup!), c'est que vous êtes nul, ami lecteur! Abandonnez la politique.

Le Pen s'abstient. Il n'appelle à voter ni pour Ségo ni pour Sarko ...

Je trouve ça très bien. Et voici pourquoi.

Quand Le Pen prend position pour quelquechose ou en faveur de quelqu'un, la chose est aussitôt frappée d'ostracisme. S'il appelait à pisser d'une certaine façon et que l'on constate que c'est précisément de cette façon là que l'on pisse d'habitude indépendamment de son "appel", on se sentirait presque obligé de changer d'habitude ... Bon, je vous le concède, j'exagère et même j'abuse un peu!
Pareillement, un candidat qui bénéficie d'un appel à voter en sa faveur de la part de Le Pen est automatiquement catalogué de fasciste ou presque ...

En appelant à s'abstenir, Le Pen ne vient pas faire une vilaine grosse tâche sur le (ou la) futur élu ... C'est ça que je trouve très bien!

Quelque soit l'élu (e), il est important que le taux de participation soit le plus élevé possible. C'est la meilleure manière de démontrer que les mots d'ordre de Le Pen sont désormais inopérants. Donc, Dimanche prochain, l'objectif de participation, c'est 90%! Que tous ceux qui ont un mégaphone à leur disposition s'en servent dans ce but ...

Si c'est bien ce qui se produit, il faudra transformer l'essai aux législatives! Un Le Pen avec moins de 5% des voix en Juin, au premier tour, tel est l'objectif que tout républicain doit se fixer ...

Bien entendu, il ne faut pas oublier l'extrême gauche ... Même traitement! Moins de 5% en Juin! Même si je ne mets pas tout à fait un signe "égal" entre les deux!

N'avais-je pas souhaité une participation massive pour le premier tour du 22 Avril? C'est arrivé!

N'avais-je pas souhaité que les trois candidats sérieusement présidentiables (tous les trois partisans du OUI à l'Europe) concentrent 75% des suffrages exprimés? C'est arrivé!

Alors, 90% de particpation avec moins de 2% de bulletins blancs ou nuls, ça DOIT arrivé! C'est nécessaire pour la démocratie ... Message à faire circuler. Merci! 

Samedi 13 janvier 2007
publié dans : Leaders politiques de droite par Jacques Heurtault recommander
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Eh, oui! Nicolas quitte l'UMP! Eh, non! Il ne s'agit pas de Nicolas Sarkozy ... Si vous en aviez rêvé, vous avez perdu!

Il s'agit, bien sûr, de Nicolas Dupont-Aignan. Maire de Yerres, Département de l'Essonne.

Vous connaissez mes convictions européennes. Vous connaissez tout autant, voire sûrement mieux, les convictions souverainistes de Nicolas Dupont-Aignan. Il s'est résolument engagé en faveur du NON ...

Il semble bien que l'autre Nicolas ne lui ait pas permis de s'exprimer à la tribune du "Congrès d'investiture du candidat UMP".

J'ai toujours combattu toutes les formes de censure. Déjà, il y a quelques mois, le même Nicolas Dupont-Aignan avait fait l'objet d'une censure de la part du quotidien Le Monde. Cela m'avait amené à publier l'article censuré sur mon blog.

Voici donc, c'est tout frais, ça vient juste de sortir .... le texte que Nicolas Dupont-Aignan ne prononcera pas, demain, au congrès UMP.

Début de citation :

Nicolas DUPONT-AIGNAN a annoncé à 13h sur TF1 qu'il quittait l'UMP pour porter librement devant les Français son projet gaulliste et républicain. Nous publions, ci-dessous, le discours qu'il aurait prononcé demain au congrès de l'UMP si Nicolas SARKOZY ne lui avait pas refusé la parole.

Par ailleurs, Nicolas DUPONT-AIGNAN sera demain l'invité de Serge MOATI dans l'émission " Ripostes " sur France 5 à 18H .

Mes chers compagnons,

J'ai beaucoup hésité à venir devant vous en ce jour de congrès. Mais, je me suis dit qu'il était de mon devoir, qu'il fallait avoir le courage de vous dire, droit dans les yeux, ce que je vais faire dans les prochaines semaines.

J'ai d'ailleurs toujours été franc avec vous ces dernières années. En 2002, où 15% d'entre vous m'ont soutenu, en 2003 quand j'ai protesté contre l'abandon des courants, en 2004 lors de l'élection à la présidence, en 2005 où je suis venu devant le Conseil national dire pourquoi je voterais contre la Constitution européenne.

Alors, je n'ai que deux choses très simples et très brèves à vous dire. Je vous remercie d'avance de votre écoute.

Oui, si je partage votre volonté de redresser la France, je reste absolument convaincu qu'on ne pourra pas le faire sans réorienter en profondeur l'Europe. Nous n'avons pas le droit de faire croire aux Français que nous réussirons à écoper l'eau du bateau si nous ne bouchons pas le trou qu'il y a dans la coque

Alors oui, j'ose le dire. Oui, j'affirme, j'assume :

- comment prétendre freiner les délocalisations et rétablir l'équilibre du commerce extérieur comme notre compétitivité quand la Banque centrale européenne nous asphyxie, laissant l'euro s'envoler de 50%  face aux autres devises ?

- comment prétendre maîtriser l'immigration quand nos voisins régularisent à tour de bras, quand nos frontières sont ouvertes et quand nous avons le système social le plus généreux et donc le plus attractif ?

- comment prétendre garantir le service public sans remettre en cause des accords absurdes de libéralisation que même les pays libéraux comme les Etats-Unis regrettent aujourd'hui ?

- comment prétendre revitaliser notre agriculture quand nous avons accepté des règles qui laissent les décisions en ce domaine se prendre à la majorité d'Etats qui ne veulent plus garantir l'autosuffisance alimentaire ?

- comment prétendre préserver notre modèle social quand on laisse mettre en ouvre un marché unique sans harmonisation sérieuse, sociale, fiscale et environnementale ?


Je pourrais multiplier à l'infini ces exemples de double discours permanent. C'est pourquoi, je ne peux accepter, comme sans doute bon nombre de 55% de Français qui ont rejeté la Constitution européenne de voir proposer dans le projet de l'UMP, de reprendre une partie de ces dispositions dans une mini constitution.

Et, envisager de court-circuiter le peuple en faisant adopter par le Parlement après 2007 une telle disposition, est, en mon âme et conscience, totalement inacceptable pour moi.

Ce serait purement et simplement bafouer le suffrage universel pour imposer un traité nous privant davantage encore de notre droit le plus sacré à disposer librement de nous-mêmes.
Un véritable retour en arrière sur les conquêtes démocratiques de 1789.

Alors oui, je suis venu vous dire ce matin qu'il m'était, en conscience, totalement impossible d'accepter une telle régression démocratique. Sans parler bien sûr de mon refus d'un alignement de notre politique étrangère sur les Etats-Unis, du détricotage de la loi sur la laïcité, de la discrimination positive, du libéralisme pur et dur.

Oui, je suis venu vous dire qu'il était de mon devoir de porter directement devant les Français un projet vraiment gaulliste et républicain.

Oui, je serai candidat en dehors de l'UMP car seule une refondation européenne permettra à la France de retrouver sa liberté de manouvre et donc d'amorcer son redressement.

Au-delà de ma petite personne que vous pouvez siffler, que vous pouvez exclure, n'oubliez pas qu'il y a les millions de Français qui ont voté NON le 29 mai 2005 pour préserver la liberté de la France, ses conquêtes démocratiques et sociales et son projet de société fondé sur le progrès et une certaine idée de l'Homme et la force des valeurs sociales.

Ce sont eux qui voteront.
Ce sont eux qu'il vous faudra convaincre si vous ne voulez pas voir revenir aux affaires les des socialistes sans solution.

La deuxième chose que je suis venu vous dire est que l'élection présidentielle n'est pas la propriété des partis politiques. Elle appartient aux Français.

On peut cadenasser une élection interne à l'UMP.
On ne peut pas cadenasser l'élection présidentielle.

L'unité sur le plus petit dénominateur commun n'a jamais garanti le rassemblement nécessaire à la victoire.

Dans l'esprit du Général de Gaulle, un candidat ne doit pas être l'homme d'un parti. Chacun en tire la leçon qu'il veut. Pour ma part, à partir du moment où je suis candidat, j'ai décidé de quitter l'UMP. De même j'abandonne la présidence de Debout la République à son Secrétaire Général.


L'élection présidentielle doit ainsi offrir aux Français un vrai choix entre des hommes porteurs de projets pour la France. Je serai, ainsi et jusqu'au bout, le candidat libre d'une France libre.



Nicolas DUPONT-AIGNAN
Le candidat à la Présidence de la République
Député de l'Essonne

Fin de citation.

Cet homme, dont je désapprouve les orientations, obtiendra, je le souhaite et je le pense, les cinq cents signatures dont il besoin pour se présenter aux suffrages des Français.

Vendredi 22 septembre 2006
publié dans : Leaders politiques de droite par Jacques Heurtault recommander
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J'apprends par le canal d'un blog avec lequel j'ai régulièrement des échanges ... révélant nos désaccords de fond (Le vrai débat) que Nicolas Dupont-Aignan, député-maire UMP de Yerres (Seine et Marne), dont je désapprouve les positions politiques (il s'est engagé en faveur du NON pour le referendum sur l'Europe du 29 Mai 2005), a fait l'objet d'une CENSURE de la part du quotidien Le Monde. Une interview qui devait être publiée le 6 Septembre ne l'a pas été ...
De telles pratiques, de la part d'un quotidien qui a une image "d'objectivité" (que je conteste, d'ailleurs), sont inadmissibles.

Aussi, bien qu'étant en profond désaccord avec la prise de position de Nicolas Dupont-Aignan (il est en désaccord avec le projet de privatisation de Gaz de France), j'ai décidé de favoriser la diffusion de la prise de position de cet élu de la Nation.

Vous trouverez donc ci-après le texte intégral de l'interview censuré par Le Monde.

J'en commenterai le contenu dans les prochaines heures.

Début de citation :

"Pourquoi refusez-vous toujours d'approuver le projet de fusion entre Gaz de France et Suez ?

Nicolas DUPONT-AIGNAN.  Plus je creuse le dossier, moins je comprends l'intérêt de cette fusion. Je ne peux l'expliquer que par la volonté d'utiliser la puissance publique pour voler au secours de Suez. Une fois de plus, j'ai l'impression que le copinage des milieux d'affaires l'emporte sur l'intérêt national.

Les garanties apportées par le gouvernement ne vous paraissent pas suffisantes ?

N. D.-A.  Elles ne sont pas seulement insuffisantes, elles sont illusoires. On nous dit qu'il faut une fusion pour éviter une OPA sur Suez : mais le nouvel ensemble avec GDF sera opéable. On nous dit que le gigantisme est nécessaire pour mieux négocier l'approvisionnement. Or celui-ci dépend essentiellement d'accords d'Etat à Etat. De surcroît, l'activité « distribution gaz » de Suez ne représente que seulement 25 % de celle de GDF ! Cette fusion ne changerait pas fondamentalement l'échelle du groupe ainsi constitué. La seule fusion de poids serait entre EDF et GDF. On nous dit que cela va stabiliser les tarifs. C'est l'inverse : ce projet de loi s'inscrit dans la politique européenne de l'énergie qui vise précisément à abolir les tarifs réglementés. Après leur maintien transitoire, l'alignement par le haut sur des prix européens bien plus élevés sera facilité par le changement de statut de GDF. On nous dit qu'il n'y a pas d'autre solution. C'est faux. D'autres scénarios existent mais sont écartés par avance : que ce soit la prise de participations croisées entre Suez et GDF permettant de garder une majorité du capital de GDF à la puissance publique ou que ce soit la fusion entre GDF et les filiales énergie de Suez.

Le Parlement ne doit-il pas être le lieu de ce débat ?

N. D.-A.  Si justement, pour démasquer ce double langage destiné à forcer la main des parlementaires de la majorité et qui aboutira au démantèlement d'un de nos atouts majeurs dans la mondialisation. Il est stupéfiant de casser un outil comme EDF-GDF qui, fruit de l'effort de tous les Français, a offert à la France une électricité bon-marché et permettait une synergie gaz-électricité que tous recherchent aujourd'hui. Pourquoi détruire ce qui marche et que nous envient même les pays les plus libéraux, y compris les Etats-Unis ? Uniquement pour obéir au dogme de la concurrence alors que le double défi de l'énergie et de la réduction de l'effet de serre, au coeur des enjeux du XXIe siècle, exige l'intervention de la puissance publique. Arrêtons de faire croire que les marchés boursiers qui raisonnent à quinze jours permettront de relever des défis à cinquante ans.

A vos yeux, le gouvernement commet une erreur ?

N. D.-A.  En 2004, je m'étais abstenu sur l'ouverture du capital d?EDF et GDF car j'avais cru en la parole de Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac de ne pas privatiser. Comment demander aux Français de respecter la classe politique si les dirigeants de l?Etat n'ont plus de parole ? Une fois de plus, la majorité se prend les pieds dans le tapis en faisant un cadeau politique à la gauche, alors même que Lionel Jospin a signé avec Jacques Chirac à Barcelone le premier acte de la dérégulation. En effet le PS, s'il demande à raison la fusion de GDF et EDF, n'en tire pas toutes les conséquences, se refusant à remettre en cause cette politique européenne néfaste à nos intérêts.

Interview donnée au Monde par Nicolas Dupont-Aignan le lundi 4 septembre, qui devait paraître le mercredi 6 septembre et qui a été censurée."

Fin de citation.

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