Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
Si je comprends bien les "enseignants-chercheurs", ils veulent :
1. Être fonctionnaires, à n'importe quel prix ... coûte que coûte!
2. Que celui qui les paie (l'Etat, c'est à dire NOUS) se contente de payer sans jamais poser aucune question ...
3. Ne rendre de comptes à personne et surtout pas à celui qui les paie
4. Dépenser les crédits de recherche qu'on leur alloue sans que le fournisseur de crédits ne dise quoi que ce soit sur les choix opérés!
Nom de Dieu! Cette chienlit va-t-elle durer encore longtemps?
Moi, je veux :
1. Que plus un seul chercheur ne soit fonctionnaire. Les deux "statuts" sont foncièrement incompatibles.
2. Que les crédits alloués soient négociés avec une structure équivalent à National Science Foundation des Etats Unis qui décidera de l'opportunité des programmes de recherche scientifique. Cette structure pourrait être l'actuel CNRS.
3. Que les chercheurs qui ne trouvent rien soient purement et simplement virés à l'issue de leur période contractuelle. On a besoin de "trouveurs", pas de "trouvères" ni de "troubadours".
4. Que la structure allouant les crédits ne puisse le faire qu'à la seule condition que les unités de recherche trouvent aussi l'équivalent d'au moins un tiers de leurs crédits auprès des entreprises.
5. Que les présidents d'universités soient les aussi les présidents des structures de recherche, à charge pour eux de déléguer leurs pouvoirs à un patron de la spécialité (une délégation, ça se retire sans avoir à le justifier).
Ils peuvent manifester autant qu'ils veulent ... ça ne m'empêchera pas de dormir!
Les "chercheurs pas trouveurs", ils défendent leur statut, c'est-à-dire chacun leur pré-carré, leur petite baronnie, là où ils peuvent faire la loi comme ils l'entendent, sans avoir à rendre de compte.
Statut bien confortable.
On y rentre quand on est jugé digne, par ses propres futurs pairs, de faire partie de la secte en étant "agrégé".
Ticket d'entrée valable pour toute une vie... de "recherche" sans fin !
Le problème d'un "trouveur", c'est qu'il faut qu'il fasse de l'ingénierie, qu'il crée des choses qui n'existaient pas avant lui.
Nos prix Nobels en sont tous. Aucun de tous les autres.
N'importe quel ingénieur BTP sait faire un pont là où personne ne l'avait imaginé possible.
Même Eiffel a été capable de faire une tour complétement inutile et pourtant si symbolique...
Peu ou pas beaucoup des "temples du savoir".
Alors forcément, quand on leur explique qu'il faut aussi qu'ils se fassent pédagogue de l'intérêt de leurs propres travaux, ils sont pas dans la m... (étron) !
Alors même qu'ils sont censé capable d'enseigner leur propre spécialité à autrui, leurs étudiants (et main d'oeuvre à bas prix).
La première réforme que vous devriez audacieusement imposé, Monsieur mon Conseiller, c'est bien la chasse aux gaspillages...
Tant de neurone à haute concentration incapables d'expliquer le pourquoi du comment de leur activité, c'est véritablement navrant !
Y compris jusqu'au CNRS (mais aussi INSERM) qui sont des fédérations de baronnies.
Ras le bol de toute cette feignasse qui glandouille au frais des contribuables!
A l’issue d’une rencontre avec les « partenaires sociaux » notre jet président interviendra ce soir à la téloche pour la seconde fois en moins de deux semaines pour tenter à nouveau de rassurer les pauvres sans faire peur aux riches, c’est-à-dire sans rien leur prendre de ce qu’ils ont en trop.
De son côté, Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, estime que la situation sociale est « dangereuse » même en métropole, car, tenez-vous bien, ce brave garçon s’est aperçu que « la crise économique génère beaucoup d'angoisses et de souffrances sociales, mais aussi un grand sentiment d'injustice parce que ceux qui souffrent ont le sentiment de payer à la place des responsables de la crise ».
Certes, il n’est jamais trop tard pour cracher dans la gamelle du Medef et dire toute la compassion qu’on éprouve pour ceux « qui souffrent socialement », mais alors pourquoi refuser aux Français les plus modestes l’équivalent des 400 dollars que Barack Obama se propose de distribuer aux Américains dans la débine ?
C’est que, « quand l'économie est en pleine descente, ce genre de plan ne sert à rien, et il plombe les finances ».
C’est toujours la même rengaine avec l’actuel pouvoir : on vous comprend –si vous saviez comme on compatit !- mais vous n’aurez rien, pas un rond, ça pourrait vous faire du mal.
Les Fillon et Parisot ont beau répéter aux chômeurs en fin de droits et aux smicards qu’ils doivent « se serrer les coudes » avec les cadres dirigeants qui ont renoncé de mauvaise grâce à leur sacro-saint bonus de début d’année, ils peinent à convaincre un peuple pour une fois plus sceptique que crédule.
Et ce n’est pas Jean-Pierre Jouyet, le nouveau patron de l’Autorité des marchés financiers, qui voit son indemnité de fonction augmenter de 71 000 € d’un seul coup de sarkobaguette magique, qui va le rendre plus compréhensif, ce peuple, envers les nantis et leur talent pour lui jouer du pipeau.
On est tous dans le même bateau ! comme dirait le captain Sarkozy, le gars qui, au risque de s’échouer, ne dévie jamais du cap que les capitalistes thatchériens lui ont fixé.
La métaphore est aussi usée que la réplique qu’elle suscite immédiatement : même dans la tempête, sur le navire France, les uns sont en first class sur le pont supérieur, les autres se partagent entre soutiers et passagers clandestins.
Parisotte –encore elle- et Chris Lagarde peuvent bien se réjouir des bénéfices faramineux engrangés par Total, elles ne parviennent à générer que grogne et mauvaise humeur.
Pardi ! Elles auraient pu y penser toutes seules si toutefois elles pensaient : les Français en général et les Antillais en particulier n’éprouvent qu’une très médiocre sympathie pour les groupes pétroliers qui les tondent à chaque passage à la pompe, alors d’apprendre que ces gros malins s’en mettent plein les poches tandis que les leurs sont vides, ça les énervent.
Oh ! mais ! stop ! vous n’y êtes pas ! ce qui est bon pour Total est bon pour la France !
C’est ça, c’est ça ! t’as raison, Léon !
Le candidat Sarkozy a été élu sur la promesse de sécuriser la cité, d’augmenter les revenus de tout le monde et de diminuer le nombre des sans emplois.
Devenu président, il s’avère qu’il a tout faux sur tous les plans, la conjoncture internationale renvoyant à l’impuissance du verbe les camelots mégalomanes les plus convaincus.
Lui et ses conseillers en tirent-ils un judicieux enseignement ?
Du tout ! Quand les jeunes sont au chômage, on cherche à maintenir les vieux au boulot jusqu’à leur dernier souffle, quand la zone brûle, on ne connaît pas d’autre traitement social que la prison pour les boutefeux, quand les employés réclament du pognon, on en donne aux employeurs.
Effectivement, il se pourrait bien que ça « pète » ici comme sous les tropiques ainsi que le redoute Guaino, qui juge que la situation « offre un terreau favorable à tous les extrêmes » (en fait, il n’y en a qu’un, à droite, vu que le programme de l’extrême gauche n’est pas plus ambitieux que celui du PS il y a 28 ans).
Mais ne sont-ce pas ses propres amis ploutocrates les responsables et n’est-ce pas leur rapacité comme leur indifférence au bien commun qui produisent de fait tous les embrasements ?
La réforme sur les heures supplémentaire m'a permis, à moi, modeste citoyen, d'augmenter un peu mon propre pouvoir d'achat. Donc, à mes yeux, c'est une bonne chose. J'ai du mal à comprendre votre hostilité.
Dommage parce que le fond de la réthorique est bonne et bien huilée, mais commencer par évoquer "ceux qui en ont trop", c'est kon comme la lune !
On n'en a jamais trop, même pas Bill Gates (sans qui vous ne pourriez pas communiquer sur le blog de Jacques) !
C'est comme ça : c'est la règle du toujours plus !
Faut relire le De Clauset d'il y a bientôt 30 ans...
Alors la lutte des classes, si elle doit encore exister (car elle existe bien plus que le ne croient mes "petits potes communistes" qui se désespèrent de leur côté) elle n'est pas entre "prolétaires nantis" et "prolétaires impécunieux", comme vous voulez le refléter, comme votre discours et lui-même "instrumentalisé" veut le faire entendre, mais entre une "classe de sachants" qui s'est démocratiquement approprié tous les leviers du pouvoir en douce (et sans que vous vous y opposiez utilement jusque-là) et tous les autres !
Là encore, il faut relire Roger-Gérard Schwazsenberg (l'ex plus jeune des agrégés de gauloisie) et son bouquin de "sciences politques" des années 70 : tout y est déjà !
C'est du Machiavel moderne décrivant les mécanismes du pouvoir de nos cités modernes.
Pas une virgule n'est encore à changer...
Le problème avec lui, c'est qu'il ne nous a pas encore dit comment en sortir !
Et c'est ce qu'il faut qu'on invente tous les deux !
Et avec d'autres, naturellement...
Les 35 heures façon Titine, c'est, en réalité, 35 heures payées 39!
Le partage du temps de travail, c'eut été 35 heures payées ...35! C'est toute la différence!
Il suffisait de dire : "la durée légale du temps de travail est fixée à 35 heures". Le reste en découlait naturellement! Il y aurait eu, alors, une baisse du nombre d'heures travaillées accompagnée par une baisse du salaire mensuel sans baisse du taux horaire de salaire, appelant naturellement à de l'embauche sans surcoût particulier! Rien de plus simple!
On a vendu aux salariés non pas le partage du temps de travail mais la réduction du temps de travail avec maintien du salaire ... C'est à dire que l'on a accordé un AVANTAGE aux salariés sans avoir prévu de le licencier. Un véritable coupe gorge qui s'est retourné CONTRE les bénéficiaires initiaux!
Au final, les salariés ont eu les 35 heures payées 39 mais aussi les "aménagements " de la production qui en étaient la contrepartie ... pour voir leurs salaires réels baisser sans pour autant annuler les "aménagements" de la production.
Bien entendu, les agents publics, non soumis à la compétition, ont eu les deux! Ils ont eu 35 heures payées 39 et ils les ont conservées en contrepartie d'aménagements qui vite devenus lettre morte ...
Logiquement, vous devez être d'accord avec moi ...
Et en plus, c'est ce que nous avons vu sur le terrain.
C'est un coup monté depuis Chicago avec Laroutourou, Partner chez l'un des big fives de l'époque. Je m'en souviens très bien, j'étais aussi consultant externe chez le 6° !
Nous avions analysé alors que ce n'était encore qu'un projet, que ça allait accélérer les délocalisations et le "Conseil stratégique" du 6° des big fives, mais aussi chez tous les autres, a donc activer des cellules de "conseil" pour délocaliser à tour de bras...
Perso, j'y ai perdu en crédibilité refusant de faire de la RTT et les délocalisations argant que ce n'est pas en empêchant les prolétaires de bosser qu'on les enrichira mieux : Une mesure anti-sociale par essence même qui paupériserait tout le monde.
En commençant par les salariés !
Quand même un comble que ce soit la gauche qui brime ainsi des millions de travailleurs, les empêchant de bosser, les menaçants de licenciements économique à la marge, bloquant les embauches définitives, jetant des millions de gens dans la précarité !
Un comble discréditant durablement.
Ce que je n'avais pas vu, ce sont deux choses :
1 - Les étrangers, bleges, anglais, néerlandais, allemands, italiens, espagnols, se sont précipités en Gauloisie pour piquer des marchés aux locaux qui... au lieu de faire des devis, se formaient à la négociation RTT et passaient leur temps autour des tables de négo avec les syndicats.
Et on en manquait de compétences pour négocier correctement, autant chez les syndcaleux que chez les boss !
Un vrai gâchis qui a tué des milliers, des dizaines de milliers de PME...
2 - Au lieu de faire une loi simple, "Titine" et "Yoyo" nous ont fait trois lois d'une complexité rare, source de contentieux infinis où il a fallu attendre Rafarin pour y mettre fin.
5 smic différents, au total sur la fin ! C'est dire...
Sans compter des décrets qui étaient parfois contradictoires avec l'esprit de la loi.
Quant aux flopées d'instructions, de circulaires d'application, de questions-réponses publiées, il y en a des milliers de pages, toutes écrites en langage énarchique, c'est-à-dire incompréhensibles !
Bref, on a reculé de près de 20 ans sur le plan social du droit du travail...
Mais "bling-bling" avec sa TEPA, sa LME et sa LMT, sous couvert de détricoter le "machin" et de simplification, globalement, il ne fait pas mieux.
C'est redevenu "Dallas et son univers impitoyable" dans les PME et TPE.
Au point qu'il vaut mieux parfois fermer la boutique pour en ouvrir une autre en mode "copier/coller" mais avec une situation saine du point de vue du droit du travail !
D'où, à mon avis, mais on ne le saura que bien plus tard, la flambée des créations d'entrprises à laquelle nous assistons depuis quelques mois !
Dément...
On casse et on reconstruit et tout le monde se félicite...
Des nihilistes au pouvoir !
Pour pondre des usines à gaz, il n'y a rien de tel que des énarques, socialistes ou pas, de droite comme de gauche; c'est tout pareil
Ceci dit, gauche et droite nous pondent les mêmes "embêtements" professionnels... Si on laissait un peu les entreprises travailler et produire ? Après tout, c'est leur "cœur de métier, comme on dit aujourd'hui ?