Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Va t-on, oui ou non, dans ce pays qui se prend pour le nombril du monde et qui ne voit les choses qu'à coups "d'exceptions françaises", se mettre une bonne fois pour toutes dans la tête que la loi est la MÊME pour tous?

1. Polanski, même cinéaste renommé et au talent incontestable, est soumis aux mêmes règles que tout le monde.
2. Il semble établi qu'il a eu des relations sexuelles avec une mineure de 13 ans, lauqelle a dit qu'elle n'avait pas donné son consentement. C'est, au minimum, un délit, plus vraisemblablement un CRIME. Dans presque tous les pays du monde, en tous cas dans tous les pays de culture occidentale, notamment les Etats Unis.
3. Il importe peu que la victime ait ou non porté plainte, ait ou non retiré sa plainte, ait ou non été indemnisée du préjudice qu'elle aurait subi! Le délit ou le CRIME n'a pas été jugé. La sanction pénale n'a pas été prononcée car le PROCES n'a pas encore eu lieu ...
4. DONC, Polanski, tout cinéaste qu'il est, même de talent, doit RENDRE DES COMPTES à la justice du pays où il a commis le délit ou le CRIME!

Voilà un premier point.

Ce n'est pas fini pour autant!

1. Les personnes "en vue", dont la position sociale est susceptible de servir d'exemple pour le commun des mortels, ont, de fait, des obligations particulières vis à vis de l'obligation de respecter les lois. Pour elles, tout un chacun considère, avec raison, qu'elles doivent être encore plus respectueuses que les autres (le commun des mortels) des lois, précisément à cause de leur position sociale particulière.
2. Le commun des mortels n'est même pas loin de penser que, dans les cas d'espèce de ce type (position sociale élevée), la sanction doit être plus lourde car ces gens-là exercent une influence sur le comportement des autres. Beaucoup de jeunes, notamment, se disent, de bonne foi, "Puisque que "lui" le fait, pourquoi pas moi?".
3. Il s'en suit un risque de généralisation des comportements délictueux ou criminels ... d'où l'impérieuse nécessité de réprimer plus sévèrement les personnes "en vue" lorsqu'elles commettent des délits ou des CRIMES!

PAR CONSEQUENT, IL EST BON, IL EST SAIN QUE POLANSKI, TOUT CINEASTE QU'IL EST, DE TALENT QUI PLUS EST, SUBISSE, PLUS QUE LES AUTRES, LES RIGUEURS, TOUTES LES RIGUEURS DE LA LOI...

C'est mon point de vue et ... je (suis disposé à) le partage(r)!
Sam 10 oct 2009 16 commentaires
Bonjour Jacques et, d'abord, ravi de pouvoir vous lire à nouveau.

Je fais faire court: je suis parfaitement d'accord avec vous. On ne saurait supporter une justice à deux vitesses, qui permet aux puissants de s'en tirer, simplement à coup de milliers ou millions de dollars. Il est déjà pénible de constater qu'en se payant les meilleurs avocats, dont les honoraires sont inaccessibles pour le "commun des mortels", les personnalités en vue ont plus de chance de s'en tirer que les autres...

Dans toute démocratie, la loi est la même pour tous les citoyens. Il ne saurait y avoir la moindre exception. Le plus scandaleux, dans cette histoire, c'est que d'autres personnalités de premier plan, dont des politiques, aient défendu immédiatement Polanski, se faisant les avocats d'une justice inéquitable entre les citoyens ! C'est gravissime...

A bientôt et bonne journée. Amicalement, Aurélien.
Aurélien Royer - le 10/10/2009 à 11h09
Bonjour Aurélien,
Sur la suggestion de Jean Daumont, il est vraisemblable que mon blog va évoluer vers une logique d'humeurs ... Des "billets" cinglants mais pas cinglés (enfin, j'espère!) vont devenir ma matière ...
Plus précisément, sur le sujet "Polanski", je rajouterai volontiers que, en période de grandes difficultés économiques, le Peuple supporte encore moins les "passe-droits" ... C'est déjà difficile de surnager; si, en plus, ceux qui s'en sortent très bien passent entre les mailles précisément parce qu'ils s'en sortent très bien, le Peuple peut alors exploser. Et quand le Peuple explose, attention! Ca peut faire des dégats! 
Jacques Heurtault
Rappelez-vous Edith Cresson, il n'était déjà plus question de pédérastes mais d'hommosexuels. Un maire de Paris ou ministre hommo déclaré était impensable, pas plus que le PACS et, bientôt, l'hommo-parentalité; en attendant le mariage
[çà, c'est incompréhensible - alors que le mariage traditionnel diminue (il se maintient pour la robe blanche symbolique (!) et la fête) - alors que les divorces augmentent, pourquoi le singer?]
Les scènes hommosexuelles se précisent sur les écrans, elles prennent le même chemin que l'érotisme (de plus en plus proche du porno)
Pour quand une banalisation, une représentation explicite de la pédophilie ?
Aurons-nous un jour un Président de la République pédophile? (Ou, pourquoi pas, zoophile)
Une affaire Polanski n'existerait pas.
Ne désespérons pas du progrès.
rivaud - le 10/10/2009 à 13h33
Vous êtes très amer ... non sans quelques fondements. Pour l'instant, je veux placer le débat sur l'application des lois. Mais vous avez raison, sans doute, de vouloir, aussi, le placer sur celui de la banalisation de la pédophilie ... qu'il faut combattre avec virulence, évidemment!
Jacques Heurtault
Cher M Jacqyes HEURTAULT,
je viens out juste de prendre connaissance de votre article concernant le célèbre cinéaste de renommée mondiale POLANSKI.
L'homme, c'est certain, est une immense célébrité si l'on en juge par toutes ces personnes " de bien "  qui, à travers notre monde désormais pourri, ont pris fait et cause pour POLANSKI.
Mais, POLANSKI a commis " un crime ", pour le moins, et, comme vous le dites, même si les faits sont anciens que la victime a retiré sa plainte - et quelles qu'en soient ses raisons personnelles -, il est aussi vrai que la sanction pénale n'a pas été rendue et qu'elle traine jusqu'ici.... Il faut donc qu'elle soit rendue !
Et vous avez bien raison de dire que, plus le coupable est une " personnalité " qui se doit de donner l'exemple, plus la peine doit être elle-même exemplaire !
En conclusion, je partage entièrement vos idées qui me paraissent tout à fait saines, ce qui nous fait désormais défaut en ce monde...
Christian-Alain MODESTE
Journaliste
Martinique.
MODESTE Christian-Alain - le 10/10/2009 à 16h55
Je m'étais interrompu de publier des articles pendant presque 8 mois ... Je constate, avec un vif intérêt, que je suis lu, aussi, en Martinique. Je souhaite, cependant, apporter une précision : il n'est pas souhaitable qu'il y ait des lois spécifiques pour les "personnalités". Il suffit juste que soit retenue contre elles la notion de "circonstances aggravantes" du fait de la notoriété et du mauvais exemple éducatif qu'elles donnent.
Jacques Heurtault
Bonjour Jacques.
Ravi de vous retrouver.
Bon, sur le fond de l'affaire, beaucoup de choses ont été écrites. Je n'y reviens pas. Effectivement, le fait que la victime ne souhaite pas revivre au travers d'un procés, ce qu'elle a vécu il y a plus de 30 ans peut se comprendre. Mais l'action publique n'étant pas éteinte, le procés pénal doit se tenir. Et la victime peut d'ailleurs ne pas assister à ce procès!
Sur le fait que une "personnalité" ne saurait, grâce à sa renommée ou son argent, transiger sur l'action publique fait partie des usages du droit. je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait que la tenue d'un procès est nécessaire (ce qui légitime l'arrestation du "présumé innocent" d'autant que ce dernier a cherché à fuir la justice américaine...)
En revanche, je suis en total désaccord avec vous sur la nécessité de sanctionner plus sévèrement la "personnalité". On ne peut pas exiger qu'une "personnalité" soit jugée comme tout un chacun si en même temps on exige qu'elle soit plus sévèrement sanctionnée. Cela porte atteinte à l'indépendance des juges et du principe de la personnalité des peines.
La loi doit être la même pour tous : d'où procès public. Après, c'est le juge (et éventuellement le jury), en toute indépendance et liberté, qui décide de la peine.
En aucun cas le législateur. Ou alors, aux chiottes Montesquieu (Cf. l'édito de Jean-François Kahn dans Marianne, excellent journal ;-))
frédéric - le 11/10/2009 à 15h19
Bonjour Frédéric!
Il n'est pas du question, dans mon esprit, de faire des lois spécifiques pour les "personnalités" ... J'ai simplement pensé aux "circonstances aggravantes", l'opposé des "circonstances atténuantes" qui figurent bel et bien dans la plupart des codes pénaux, notamment américain (puisque, dans les circonstances de l'espèce, c'est le code pénal calfornien qui est concerné). Donc, si la loi dit que le juge "peut", voire même "doit" prendre en compte l'aspect "anti-pédagogique" de tels comportements, on ne voit pas en quoi il serait porté atteinte à l'indépendance des juges ... Après tout, le "ministère public" peut, lui aussi, faire appel d'une décision de justice s'il estime que la sanction prise est manifestement inappropriée. En droit français (mais il n'est pas concerné ici), c'est même de plus en plus fréquent.
Jacques Heurtault
   Vous n'êtes pas le seul à le partager ...Mais quid ...d'un certain Mitterrand ?...
Jean Daumont - le 12/10/2009 à 09h29
Mitterrand (Frédéric, pas François!) est un âne ... cultivé. Il est fait pour faire de la politique autant que moi pour être évêque.
A l'évidence, il aurait mieux fait de la boucler par rapport à Polanski! Kouchner aussi d'ailleurs (mais, lui, il sait faire de la politique ce qui rend sa prise de position encore plus décalée!).
Il se trouve que Le Pen de la Marine a tenter d'exploiter cette prise de position en renvoyant à un livre écrit il y a 4 ans dont personne n'avait trouvé rien à redire à l'époque, moi le premier puisque je n'avais pas jugé utile de le ... lire! Venant du Front national, on peut penser que c'est de bonne guerre ... Plus étrange, venant du Parti socialiste, je ne peux m'empêcher de penser que Hamon (prénommé Benoit, comme le pape!) a confondu, l'espace d'un instant, ses idées personnelles de parachutiste introverti (il a déclaré que s'il n'avait pas fait une carrière politique, il aurait fait une carrière militaire!) avec celles de son parti. Le coup est tellement bas que j'en suis, presque, conduit à prendre la défense de ... Mitterrand!
Jacques Heurtault
Pas mal ...comme 1ère mise en boîte !
Jean Daumont - le 12/10/2009 à 09h38
Première (reprise de) mise en boite!
Jacques Heurtault
Raté ...pour la mise en boîte !...Mon commentaire précédent a été posté, j'en suis sûr, sur l'article "Téléphone Mobile" -- Rubrique Humeurs ...J'en éprouve vraiment de la mauvaise humeur ...L'administration de votre blog n'est pas drôle !...
Jean Daumont - le 12/10/2009 à 09h44
Laissez tomber l'humeur! Gardez l'humour!
Jacques Heurtault
Parfaitement d'accord avec vous Monsieur mon conseiller préféré...

Planski et tout autre, doit passer devant ses juges... qu'il a fui depuis si longtemps !
A notre grand bonheur il est vrai, tellement il a fait des films de génie depuis.

Au juge et à lui seul, de "peser" des circonstances et de la peine à encourrir... ou non d'ailleurs.

A aucun autre de s'y substituer : ils seraient tous "hors de compétence avérée" !
GM - le 12/10/2009 à 11h42
C'est assez mal parti pour Polanski, semble-t-il!
Jacques Heurtault
Ravi de vous retrouver JH, avec, de plus, votre verve intacte.
Sur le fond, vous n'avez pas tort.
Mais vous auriez du aller plus loin. car il existe un BEL exemple américian où la "Justice" de ce Pays a été particulièrement laxiste, s'agissant d'uns sommité politique du nom de Ted Kennedy (paix à son âme) sans aucun doute présumé coupable - au minimùum - de non assistance à personne en danger, sa secrétaire qui plus est..., à la suite d'un accident de voiture.
Cher JH, dénoncez, dénoncez, mais ne faites pas de ségrégationnisme....
Et puis, certains ayant parlé ci-dessus de "l'affaire Frédéric Mitterrand", puis-je me permettre de vous proposer mon billet sur le sujet:
http://lamauragne.blog.lemonde.fr/2009/10/09/ils-memmerdent-toutes-et-tous-avec-leur-vrai-fausse-polemique-sur-frederic-mitterrand/

Bien cordialement,

jf.
Jacques - le 12/10/2009 à 22h11
J'ignore si Ted kennedy a cherché à fuir la justice de son pays ... Je crois volontiers que , pour lui, la loi a été respectée. A son décès récent, il ne faisait pas l'objet d'un mandat d'arrêt international (sinon, on l'aurait su).
Jacques Heurtault
Je louais votre verve intacte, je retrouve également votre mauvaise foi !

jf.
Jacques - le 13/10/2009 à 09h39
Et où donc, s'il vous plait?
Jacques Heurtault