Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Ce n'est pas trop tôt ... Mais, mieux vaut tard que jamais!
Ce Tchèque aura enfin fini de nous emmerder!
Cet "incident", qui aurait pu finir en véritable drame si le traité n'avait pas été ratifié devrait servir de leçon aux contestataires de gauche ... Celui qui aura mis le plus de frein à la ratification est connu pour ses positions ultra-libérales.

C'est la thèse que j'ai, pour ma part, toujours défendue : seuls les ultra-libéraux d'une part et les souverainistes d'autres part avaient un véritable intérêt à la non-ratification de ce traité.
1. les ultra-libéraux parce qu'ils ne supportent aucune règle, choisissant de laisser libre cours aux forces indomptables du seul "marché".
2. les souverainistes car ce traité est bien une sérieuse entorse à la "souveraineté" nationale. Désormais, une bien plus grand nombre de décisions pourront être prises, au sein du Conseil Européen, à la majorité qualifiée et non plus à l'unanimité ...

Reste maintenant à choisir un Président "permanent", élu pour deux ans et demi et non plus en fonction pour seulement 6 mois par la Présidence tournante. 
Lun 9 nov 2009 4 commentaires
Voilà enfin une bonne nouvelle !

Mais ne vous en faites pas : la course aux postes (il y en a deux : le Président et le ministre des affaires étranges) a déjà commencé dès avant le Yes des Irlandais.
Bref ils vont trouver.

Et que "Barre-Uzo", il en est déjà à défendre son pré-carré, voulant un "Président-Chrysantèmes" et un ministre sans pouvoir.
Bref, encore deux postes qui vont devenir coûtatifs aux heureux kontribuables européens sans crier gare !

J'admire, mais vraiment j'admire, vous savez !
GM - le 09/11/2009 à 18h20
Barroso appliquera le traité, rien que le traité ... Comme l'ont fait tous ses prédecesseurs ...
La Commission est encore loin de ressembler à un gouvernement européen!
Jacques Heurtault
le traité de Lisbonne, une vaste fumisterie. On a réussi à faire voter un texte que beaucoup de peuples européens, dont le peuple français avaient rejeté quelques mois auparavant, en nous faisant croire que ce n'était plus le même texte que le traité d'origine. On nous a pris sur cette histoire pour des gogos.  
sergiozz - le 09/11/2009 à 21h42
Il y a surtout des gens, généralement à gauche, qui ont voté CONTRE le Traité Constitutionnel Européen en croyant, de bonne foi, que c'était une espèce de machine ultra-libérale alors que c'est tout l'inverse ... Les ultra-libéraux (les vrais!) ne voulaient pas de TCE ... Tout comme ils ne veulent pas de Codes de ceci ou de cela, notamment pas de code du travail européen ...
Jacques Heurtault
J'ajouterais, concernant les deux postes-clés qui sont l'un des éléments de la réforme institutionnelle européenne:

1- qu'il s'agira pour les deux grands partis au pouvoir en Europe (PPE et PSE) de se les partager, comme on partage un gâteau: le poste de président pour toi, celui des affaires étrangères pour moi. Cela va-t-il faciliter les choses pour bâtir une Europe politique cohérente?... sans doute pas !

2- que, parmi les personnalités pressenties pour occuper le fauteuil de président du Conseil européen, on trouve trois chefs de gouvernement en exercice ! De là à conclure qu'ils ne sont pas (ou peu) intéressés par ce qu'ils font aujourd'hui, ou plutôt qu'ils le sont davantage par ce nouveau poste, il y a un pas que j'ose franchir. C'est une nouvelle preuve du peu d'intérêt que ces politiciens accordent à leurs citoyens, ces électeurs belges, luxembourgeois ou néerlandais qui les ont élus pour gouverner leur pays et non les laisser tomber à la première occasion plus alléchante. C'est tout de même triste...

Mais, bon, avec l'Europe que ces gens-là nous construisent, plus grand' chose ne m'étonne ! Bonne fin de journée à tous.
Aurélien Royer - le 10/11/2009 à 15h12
Faux!
C'est le Conseil Européen qui désignera des deux, comme il est normal puisque qu'il s'agit de postes d'exécutif des Etats membres ... Il va s'en suivre, comme il est normal puisque une forte majorité des Etats membres sont gouvernés par des équipes de droite, que les deux postes vont revenir à des hommes (ou des femmes!) de droite (mais de droite modérée car l'extrêmisme n'est pas compatible avec l'Europe communautaire ...).
Le Parlement n'intervient pas dans la nomination sur ces deux postes. Il intervient dans la nomination du Président de la Commission qui, depuis l'origine, a vocation à devenir le Gouvernement de l'Union Européenne, le Conseil étant appelé à devenir, plus tard, bien plus tard, le Sénat (façon Sénat des Etats Unis d'Amérique). Les Français ont plus de mal que d'autres à comprendre les principes du fédéralisme ...
Il est normal et sain que ces postes soient des postes "politiques" ... Ce qui l'est moins c'est de voir que chaque Etat membre dispose d'un siège à la Commission! C'est contraire aux principes fondateurs de l'Union. La Commision devrait avoir une quinzaine de membres, tous complètement indépendants de leurs pays respectifs. C'est devenu ce que c'est devenu à cause des souverainistes fortement soutenus par les ringards de "gauche", notamment en France! Je ne suis pas prêt de l'oublier ... Un jour viendra où on règlera leur compte à tous ces "ringards" contre-productifs.
L'important maintenant, c'est que la France ringarde se fasse copieusement étrillée (c'est à dire mise en minorité au Conseil) sur des sujets importants afin que l'on comprenne, une fois pour toute, qu'il n'y a pas, qu'il ne peut y avoir, qu'il ne DOIT pas y avoir d'exception "française" en Europe ...
Jacques Heurtault
Faux !

Merci, Jacques, pour toutes ces précisions: je le sais parfaitement... Je n'ai jamais parlé, dans mon commentaire, de désigner le Pdt et le ministre des affaires étrangères par le Parlement européen !!

Je voulais souligner que, dans les tractations en coulisses (où le but des chefs d'Etat et de gouvernement est de tomber d'accord, à la quasi-unanimité sur les noms de deux heureux vainqueurs), on parle d'un homme de droite à la présidence (un des premiers ministres que j'évoquais plus haut) et d'un homme de centre-gauche aux affaires étrangères. Aux dernières nouvelles, le Britannique Miliband ou le Français Védrine ne sont pas classés à droite...

Cette loterie de distribution de postes (qui est assez peu démocratique, justement !) répond à des logiques politiciennes. Même les chefs d'Etat et de gouvernement, qui décideront des deux noms, vont chercher un équilibre pour contenter tout le monde. Et il n'est d'ailleurs pas impossible de voir surgir des inconnus, sans renommée internationale, pour que les dirigeants nationaux gardent, d'une certaine manière, une influence sur les heureux nommés.

On en saura plus en découvrant leur nom dans quelques jours (ou semaines).
Aurélien Royer - le 10/11/2009 à 18h07
Soit ...
Je suis un chaud partisan de la nomination de védrines au poste de "ministre des affaires étrangères européen" (en fait "haut représentant etc ..."). c'est un excellent homme!
Jacques Heurtault