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    <title><![CDATA[Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat. (Politique extérieure)]]></title>
    <link>http://www.propositions-audacieuses.net/categorie-296892.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Politique extérieure&quot; du blog &quot;Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat. (Politique extérieure)]]></title>
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    <pubDate>Fri, 17 Feb 2012 16:59:08 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 17 Feb 2012 16:59:08 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.propositions-audacieuses.net</copyright>            <category>Politique extérieure</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Hamas : Vont-ils être assez cons pour continuer?]]></title>
        <link>http://www.propositions-audacieuses.net/article-26952104.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 14pt;">Le Hamas</span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 14pt;">se glorifie de la victoire ...<br>
  Il faut le lire pour le croire!<br>
  La situation est pourtant lumineuse ...<br>
  <br>
  1. Israël a décidé d'un cessez-le-feu unilatéral afin de ne pas mettre Barack Obama en situation difficile au début de son mandat.<br>
  2. Israël se retire de la bande de Gaza car elle n'a aucune raison d'y rester. Qu'y feraient-ils sinon prendre le risque d'attentats?<br>
  3. Si les tirs de rockets reprennent, Israël reviendra, avec la même facilité qu'ils y sont entrés la première fois.<br>
  <br>
  La question est donc posée : le Hamas sera-t-il assez con pour reprendre les tirs de rockets?<br>
  <br>
  Il faut craindre que oui ... hélas pour les Gazaouis qui vont en reprendre plein la gueule!</span></span>]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Jan 2009 19:20:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9b6e3ebb91e4d43e214117cac95c49d3</guid>
                <category>Politique extérieure</category>        <comments>http://www.propositions-audacieuses.net/article-26952104-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Obama : le travail de sape de l'extrème-gauche a déjà commencé!]]></title>
        <link>http://www.propositions-audacieuses.net/article-26894378.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 14pt;">Les choses sont on ne peut plus claire pour ce qui concerne l'extrème gauche : tout faire pour que Obama se plante le "mieux" possible, le plus vite possible, le plus
  profondément possible ....<br>
  <br>
  C'est la très nette impression que je ressens en lisant les journaux bien pensants de la "gôche" (Le Monde par exemple) ou les radios bien pensantes du même bord (France Inter ...).<br>
  <br>
  Alors que, compte tenu du poids économique et politque des Etats Unis, il faut EVIDEMMENT soutenir inconditionnellement Obama, on lit déjà, ici ou là, on entends déjà, ici ou là, des propos forts
  peu amènes à l'égard d'Obama!<br>
  <br>
  C'est à se bouffer les couilles! (chose que je ne ferai certainement pas car j'en ai encore besoin!) ...<br>
  <br>
  1. Si l'économie américaine ne se redresse pas, il ne fait aucun doute que l'économie mondiale va plonger vers l'abyme ... La Chine est, certes, la troisième puissance économique du monde mais elle
  pèse quatre fois moins que l'économie américaine alors que la population est 5 fois plus nombreuse. Il faut avoir ce rapport présent à l'esprit!<br>
  <br>
  2. Alors que les Etats Unis ont procédé à une remise en cause drastique de leurs dogmes économiques ("l'Etat ne doit pas intervenir" puis "l'Etat doit intervenir mais avec modération" puis "l'Etat,
  si necessaire, doit procéder à la nationalisation des banques"), nos extrèmistes de service en demande encore plus! Le plan Obama de développement des énergies renouvelables, disent-ils, est un
  mauvais plan car il va permettre aux entreprises de se "refaire" et de ... faire des profits! Vous vous rendez compte? Faire des profits! Quelle horreur!<br>
  <br>
  3. Obama ne va pas fermer Guantanamo ... Il revient déjà sur ses promesses! ... Mais, sacré mille nom de Dieu ... Obama n'a jamais dit qu'il allait remettre en liberté les terroristes qui s'y
  trouvent enfermés! Si ils ont été placé en détention à Guantanamo, c'est précisément pour qu'ils soient enfermés sans pour autant être sur le sol américain ... Donc, effectivement, il ne va pas
  être facile de fermer Guantanamo! Du moins aussi longtemps qu'on n'aura pas trouvé une solution de rechange ... Pas besoin d'être particulièrement fin politique pour comprendre ça!<br>
  <br>
  4. Obama va soutenir Israël dans sa guerre d'agression contre le peuple palestinien ... Bien que n'étant pas "dans les petits papiers" de Barack Obama, je peux, dès maintenant, dire que oui! Sauf
  qu'il ne s'agit pas d'une guerre d'agression d'Israël d'une part mais d'une action d'auto-défense. sauf qu'elle n'est pas dirigée contre le peuple palestinien mais contre des fanatiques extrèmistes
  qui, sciemment, envoient des rockets sur des populations civiles dans le but d'exapérer les populations concernées afin de les précipiter dans les bras de l'extrème droite à quelques semaines des
  élections générales ... Le Hamas n'a pas à gérer ce genre de problème puisqu'il n'y a pas d'élections vraiment libres ... nulle part en Palestine arabe et surtout pas dans la bande de Gaza!<br>
  <br>
  5. Etc. etc. ...<br>
  On n'est pas sorti de l'auberge!<br></span>]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Jan 2009 10:55:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4ce806f25a53986e3db72f09a5cefe60</guid>
                <category>Politique extérieure</category>        <comments>http://www.propositions-audacieuses.net/article-26894378-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Gaza : Cessez-le-feu unilatéral d'Israël ... Le Hamas continue!]]></title>
        <link>http://www.propositions-audacieuses.net/article-26893568.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 14pt;">Il fallait s'y attendre ...<br>
  <br>
  Bien qu'Israël ait décidé, unilatéralement, un cessez-le-feu sur la bande de Gaza, le hamas, lui, n'en a cure ... Il continue ses lancers de rockets!<br>
  <br>
  Ces fanatiques sont-ils suicidaires? Je vais finir par le croire ...<br>
  Je vais finir par croire que leurs chefs sont complètement cinglés et que les lanceurs de rockets croient vraiment qu'ils vont entre-appercevoir Allah s'ils meurent au combat! C'est vraiment
  complètement dingue!<br>
  <br>
  Que va-t-il se passer?<br>
  <br>
  Une chose toute simple : l'action militaire israëlienne va reprendre à bref délai! Cela ne fait aucun doute. Déjà, le Likhoud, le parti de droite très dur, partisan de la guerre à outrance contre
  les palestiniens (et non pas contre le seul Hamas) fait campagne contre ce cessez-le-feu unilatéral ... On peut facilement imaginer que, pour empêcher la victoire du Likhoud, l'actuel gouvernement
  de coalition "centristes-travaillistes" va être enclin à la reprise des bombardement avec des moyens plus drastiques et un nombre plus grand de victimes!<br>
  <br>
  Eh, bien, soit! S'il est écrit quelque part que l'éradication des extrèmistes palestiniens est nécessaire à l'installation d'une paix durable dans la région, alors, il faut y aller ...<br>
  En 1945, les Alliés ont obtenu la paix en Allemagne au prix, certes, d'une destruction quasi totale de Berlin, de Dresde, de Hambourg, etc ...&nbsp; et la paix au Japon au prix d'une destruction de
  Hiroshima et de Nagasaki ...<br>
  <br>
  J'ignore s'il faudra en arriver là, à Gaza ... Je ne suis pas devin. Je sais, par contre, que le soutien politique à Israël sera plus nécessaire que jamais ...<br>
  Aussi, ma position politique personnelle est on ne peut plus claire :<br>
  <br>
  <span style="font-size: 24pt;">"Quoi que fasse le Gouvernement légitime d'Israël - je dis bien quoi que fasse - je lui apporte mon soutien absolument inconditionnel ..."</span></span>]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Jan 2009 00:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4f4f1d4263a0a46ebffceab1dee0b4a8</guid>
                <category>Politique extérieure</category>        <comments>http://www.propositions-audacieuses.net/article-26893568-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Gaza : Je soutiens inconditionnellement Israël ...]]></title>
        <link>http://www.propositions-audacieuses.net/article-26415896.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 14pt;">Je ne vais pas tourner autour du pot ... et ma prise de position ne devrait surprendre personne. c'est la raison pour laquelle je ne me suis pa sprécipité pour
  l'exprimer.<br>
  <br>
  Oui, j'en ai ASSEZ des terroristes de tout poil ...<br>
  <br>
  Oui, j'en ai assez des extrèmistes qui ne supportent pas l'idée de démocratie, c'est à dire du respect des opinions divergentes. Quand on se renseigne sur ce qui s'est passé à Gaza sous la terreur
  idéologique du Hamas, un vrai démocrate n'a aucune raison de faire preuve de faiblesse dans le soutien à Israël, seul Etat démocratique dans cette région du monde.<br>
  Qu'on veuille bien ne JAMAIS oublier que Hitler est arrivé au pouvoir par ... les urnes! Alors même que les puissances occidentales savaient ce qu'il y avait derrière ("Plutôt Hitler que le Front
  Populaire!", tel était le mot d'ordre d'une certaine "bougeoisie", tout spécialement celle des "deux cents familles" et du "mur d'argent"). &nbsp;<br>
  <br>
  Oui, il faut, sans aucune faiblesse d'aucune sorte, procéder à l'éradication de ces pustulences qui, aujourd'hui encore, affichent explicitement leur volonté de "rejeter les juifs à la mer" ...<br>
  <br>
  J'ignore ce que va faire Israël ... Je ne suis pas israëlien, ni juif ... seulement un démocrate atavique ...<br>
  <br>
  <span style="font-size: 24pt;">Mais quoique fasse Israël, je lui apporte mon soutien inconditionnel!</span><br>
  <br>
  Tant pis pour les dégats collatéraux ... Il est des circonstances où il faut savoir ce que l'on veut! Je sais ce que je veux!<br>
  <br>
  <br>
  <br></span>]]></description>
        <pubDate>Sun, 04 Jan 2009 18:30:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dcbb796650aa223da025c4c34f954209</guid>
                <category>Politique extérieure</category>        <comments>http://www.propositions-audacieuses.net/article-26415896-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Oh, Bama! Toujours, toujours là pour toi!]]></title>
        <link>http://www.propositions-audacieuses.net/article-24399052.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">America!</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">America!</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">Le monde entier te regarde!</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">Americans!</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">Americans!</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">Barack Obama est là!</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">America! America!</span></span><br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">Pitié! Ne nous déçois pas!</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">Alleluia?</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">Alleluia?</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 36pt;">Barack Obama ... sera?</span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 04 Nov 2008 07:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">679fb81a28472fd834ff7a1c194caa6c</guid>
                <category>Politique extérieure</category>        <comments>http://www.propositions-audacieuses.net/article-24399052-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Je souhaite que Barrack Obama soit élu!]]></title>
        <link>http://www.propositions-audacieuses.net/article-24030810.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 14pt;">La dernière ligne droite est engagée désormais ... Logiquement, Barrack Obama peut légitimement espérer être élu comme prochain Président des Etats Unis
  d'Amérique.<br>
  <br>
  Il va hériter d'une situation véritablement explosive! La crise financière et ses retombées sur les classes moyennes qui, par centaines de milliers, vont devoir vendre leurs logements dans les
  pires conditions financières appellent une prise en main que seul un héritier de Franklin Delanoe Roosevelt et de son "New Deal" peut mettre en oeuvre et conduire ...<br>
  <br>
  Il va lui en falloir du sens politique à Barrack Obama si les destinées du pays lui sont confiées! Ca tombe bien. Il semble avoir démontré, sa campagne en témoigne, qu'il en a. Cet homme comprend
  les choses et est apparemment capable d'apporter les réponses qu'il faut et que les gens attendent ...<br>
  <br>
  La tempête s'annonce particulièrement grave. Il ne sert à rien de se voiler la face! Aux Etats unis, les conditions politiques vont peut-être être créées pour réaliser des avancées décisives sur le
  terrain de la protection sociale dont ... 45 millions d'américains sont dépourvus (15% de la population!).<br>
  <br>
  Les Etats Unis, enfermés dans leur idéologie traditionnelle (c'est au marché de "faire" ... Il faut donc le laisser faire ...), ont pris un retard considérable sur l'Europe (la "vieille Europe" de
  Donald Rumfeld).<br>
  <br>
  Faut-il rappeler que la première protection sociale sérieuse a été mise en place en Allemagne par ... le comte von Bismarck, dont personne ne se risquerait à soutenir qu'il était de ... gauche?<br>
  <br>
  Il faut espérer que les Etats Unis trouveront la force de se remettre en question. Ce n'est pas certain! Ce n'est pas gagné!<br>
  <br>
  Déjà, le soutien que cet excellent Colin Powell a accordé à Barrack Obama contribue à la construction de cette dynamique de la dernière ligne droite, celle qui compte!<br>
  <br>
  Il faut souhaiter que d'autres Républicains modérés apportent leur soutien à Obama afin que ce Président (s'il le devient!) soit l'incarnation de tout un peuple. Il faudra fédérer toutes les
  énergies pour entreprendre les indispensables réformes dont ce grand pays a un urgentissime besoin!<br>
  <br>
  Dans une certaine mesure, Il y a, la nervosité en moins (mais qui s'en plaindra?), du Sarkozy dans Obama : un sens politique particulièrement affuté! Souhaitons lui de réussir ...</span>]]></description>
        <pubDate>Thu, 23 Oct 2008 19:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">623431b267eb93ca5dd72003cb845d37</guid>
                <category>Politique extérieure</category>        <comments>http://www.propositions-audacieuses.net/article-24030810-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Comment élit-on le Président des Etats Unis d'Amérique? (3)]]></title>
        <link>http://www.propositions-audacieuses.net/article-23463818.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 14pt;">Et si il y a conflit? Par exemple si aucun des candidats ne réunit la majorité des grands électeurs? C'est déjà arrivé! Trois fois...<br>
  <br>
  <b>Début de citation :</b><br>
  <br></span>
  <h3 style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le fonctionnement du collège électoral</span></span>
  </h3>
  <div style="text-align: justify;"></div><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span>
  <div style="text-align: justify;">
    <!--startphoto-->
  </div><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a onclick="document.getElementById('p1large').style.visibility = 'hidden';" href=
  "javascript:;"><br></a>&nbsp;<br>
  <img name="LargePhoto1" src="http://photos.state.gov/libraries/amgov/4110/week_1/090308-99101502467-200.jpg" alt="La Constitution des États-Unis d'Amérique" border="0" id="LargePhoto1"><br>
  <a onclick=" loadLargePhoto1();" href="javascript:;"><br></a>La Constitution prévoit la création du collège électoral, mais donne peu d'indications sur la désignation des grands
  électeurs.</span></span> 
  <div style="text-align: justify;">
    <!--endphoto-->
  </div>
  <p class="byline" style="margin-top: 0px; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le fondement constitutionnel.</span></span></b>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Extraits de l’article II, section 1, de la Constitution des Etats-Unis :</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">"Le pouvoir exécutif sera conféré à un président des États-Unis d'Amérique. Il restera en fonction pendant
    une période de quatre ans et sera, ainsi que le vice-président choisi pour la même période, élu comme suit&nbsp;:</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Chaque État nommera, de la manière prescrite par sa législature, un nombre d'électeurs égal au nombre total
    de sénateurs et de représentants auquel il a droit au Congrès, mais aucun sénateur ou représentant, ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit, ne pourra être
    nommé électeur."</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Le collège électoral n’est pas un lieu. C’est une institution aussi ancienne que la Constitution des
    États-Unis dans sa forme initiale. Le collège électoral a été créé par les pères fondateurs des États-Unis afin de trouver une solution intermédiaire entre l'élection du président par le Congrès
    ou son élection au suffrage populaire direct. Le peuple américain vote donc pour désigner des grands électeurs, qui élisent ensuite le président. Les Archives nationales des États-Unis sont
    chargées de veiller au bon fonctionnement du collège électoral.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Chaque État désigne des grands électeurs en nombre égal au nombre total de ses sénateurs (toujours deux) et
    de ses représentants au Congrès, en fonction de l’importance de sa population, telle qu’elle ressort d’un recensement effectué tous les dix ans. L'État fortement peuplé de la Californie dispose
    actuellement de 55 grands électeurs, alors que les États les moins peuplés, par exemple le Dakota du Nord, peuvent n'en n'avoir que 3 ou 4.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Le collège électoral regroupe actuellement 538 grands électeurs, dont 535 font exactement écho aux 535
    membres du Congrès (100 sénateurs et 435 représentants). Trois grands électeurs sont également attribués au district de Colombie (c'est-à-dire à Washington, la capitale des États-Unis). La
    majorité requise pour élire le président et le vice-président est de 270 voix.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• La Constitution des États-Unis est très concise en ce qui concerne les qualifications requises pour occuper
    les fonctions de grand électeur. L’article II indique simplement qu'aucun membre du Congrès «&nbsp;ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit&nbsp;»&nbsp;ne
    pourront être nommés grand électeur.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <!--startphoto-->
  </div><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;<br>
  <img name="LargePhoto2" src="http://photos.state.gov/libraries/amgov/4110/week_1/090308-00121801130-200.jpg" alt="Cérémonie de prestation de grands électeurs au Massassuchussetts" border="0" id=
  "LargePhoto2"><br>
  <a onclick=" loadLargePhoto2();" href="javascript:;"><br></a>Les grands électeurs du Massachusetts prêtent serment en décembre 2000, à la Chambre des représentants de cet État à
  Boston.</span></span> 
  <div style="text-align: justify;">
    <!--endphoto-->
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Le mode de désignation des grands électeurs varie d’un État à l’autre. Ce sont en général les dirigeants
    des partis politiques de chaque État qui sélectionnent les grands électeurs lors de la convention de leur parti&nbsp;local&nbsp;; ce choix peut également être effectué par vote du comité central
    du parti, toujours au niveau de chaque État. Les grands électeurs sont souvent choisis en remerciement de leurs services et de leur fidélité à leur parti. Ils sont souvent choisis parmi les élus
    locaux, les dirigeants du parti et des personnes proches du candidat à la présidence.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Le jour de l'élection présidentielle, c'est-à-dire le premier mardi après le premier lundi du mois de
    novembre (donc le 4 novembre en 2008), le peuple américain vote afin de désigner au niveau de chaque État les grands électeurs soutenant les différents candidats aux fonctions de président des
    États-Unis. Les noms des grands électeurs apparaissent parfois en dessous du nom des candidats sur le bulletin de vote conformément aux modalités prévues par les divers États.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Les grands électeurs représentant chaque État se réunissent le premier lundi suivant le deuxième mercredi
    de décembre (donc le 15 décembre en 2008) afin de choisir le président et le vice-président des États-Unis.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Aucune disposition de la Constitution ou aucune loi fédérale n’exige que les grands électeurs votent de
    manière conforme aux résultats du scrutin organisé dans l'État dont ils relèvent. Toutefois, les lois de certains États imposent des amendes aux grands électeurs renégats ou les disqualifient
    s’ils expriment un suffrage invalide. Ils sont alors remplacés par un suppléant. La Cour suprême des États-Unis n’a jamais eu à décider si la Constitution exige que les grands électeurs tiennent
    leur engagement de voter en faveur d’un candidat donné, ni à se prononcer sur la validité des amendes en cas de transgression. Aucun grand électeur n’a jamais été poursuivi pour avoir voté de
    manière contraire à son engagement.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Il est rare aujourd’hui que des grands électeurs fassent fi des suffrages exprimés par les électeurs en
    exerçant leur droit de vote en faveur d’un candidat autre que celui désigné par leur parti. Les grands électeurs occupent en général des postes de responsabilité au sein de leur parti, ou sont
    choisis en remerciement de nombreuses années de bons et loyaux services. Depuis la création des États-Unis, plus de 99&nbsp;% des grands électeurs ont voté conformément à leur
    engagement.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Le choix du président et du vice-président des États-Unis est déterminé par les suffrages exprimés par les
    grands électeurs, et non par la majorité relative ou absolue obtenue par tel ou tel candidat lors du scrutin national. Ceci étant, le candidat arrivé en tête du scrutin au niveau national a
    toujours obtenu la majorité des suffrages des grands électeurs depuis la création des États-Unis, sauf à quatre reprises : en 1824, en 1876, en 1888 et en 2000.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• En 2008, 48 des 50 États fédérés attribueront au candidat arrivé en tête dans leur État la totalité des
    voix dont ils disposent au sein du collège électoral. Le district de Colombie fera de même. À titre d’exemple, les 55 voix dont dispose la Californie seront attribuées en totalité au candidat
    arrivé en tête dans cet État lors du vote populaire, même si le vainqueur ne l’emporte qu’avec 50,1&nbsp;% des suffrages contre 49,9&nbsp;%. Seuls deux États, le Maine et le Nebraska, n'ont pas
    adopté ce système. Dans ces deux États, les voix des grands électeurs pourront être partagées entre les candidats en fonction d’une règle de répartition proportionnelle.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Les deux chambres du Congrès se réunissent en assemblée plénière au cours du mois de janvier suivant
    l’année de l’élection présidentielle, afin de procéder au décompte des voix des grands électeurs.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Le XXIIe amendement de la Constitution accorde à la Chambre des représentants le privilège de désigner le
    président des États-Unis lorsqu’aucun candidat n’a obtenu la majorité des voix des grands électeurs. La Chambre des représentants choisit le président par un vote à la majorité parmi les trois
    candidats auxquels les grands électeurs ont accordé le plus grand nombre de voix.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b>Le scrutin se déroule État par État, la délégation de chaque État disposant d'une seule
    voix.</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b>Le Sénat choisit le vice-président par un vote à la majorité lorsqu’aucun candidat à ce poste n’a obtenu
    la majorité des suffrages des grands électeurs. Chaque sénateur se prononce alors pour l'un des deux candidats auxquels les grands électeurs ont accordé le plus grand nombre de
    voix.</b></span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• La Chambre des représentants a choisi le président à deux occasions, en 1800 et en 1824. Le Sénat n’a
    choisi le vice-président qu’une seule fois, en 1836.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Selon diverses sources de référence, 700 propositions d'amendement visant à modifier ou à supprimer le
    collège électoral ont été soumises au Congrès au cours des deux cents dernières années. En fait, les propositions sur ce sujet ont été plus nombreuses que celles portant sur tout autre sujet
    d'amendement de la Constitution.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">• Les opinions sur la logique du système du collège électoral peuvent varier selon l'intérêt que l’on porte
    aux partis tiers, c'est-à-dire les partis autres que le parti démocrate et le parti républicain. Le système du collège électoral leur est incontestablement défavorable. Des candidats d'autres
    partis bien implantés dans certaines régions du Sud ont obtenu suffisamment de suffrages en 1948 et 1968 pour être représentés au collège électoral. Leur réussite a pu affecter le résultat, sans
    pour autant constituer une menace sérieuse pour le vainqueur, issu à nouveau d'un grand parti.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b>Le dernier candidat d'un parti tiers à obtenir un résultat satisfaisant aura été le président républicain
    Théodore Roosevelt en 1912. Il s'est classé en deuxième place, assez loin derrière le vainqueur pour ce qui est des suffrages populaires comme des voix des grands électeurs, en obtenant 88 des
    266 voix nécessaires à l’époque pour l'emporter lors du vote du collège électoral.</b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En 1992, Ross Perot n’a obtenu aucun grand électeur alors que 19&nbsp;% des suffrages populaires s'étaient
    portés sur son nom au niveau national. Il n’avait pas en effet réussi de manière suffisamment nette dans aucun État en particulier.<br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Fin de citation.</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il faut préciser que Théodore Roosevelt (grand oncle de Frankilin Delanoe Roosevelt, le président du New
    Deal) avait des conceptions pas très en harmonie avec la base de son parti ... Il avait commencé sa première mandature à la suite du décès de son président dont il était le vice président.
    C'était, disons, une très forte personnalité!<br></span></span>
  </p><br>
  <br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 12:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">618e6bae0bfcef8b40ec06f255683af4</guid>
                <category>Politique extérieure</category>        <comments>http://www.propositions-audacieuses.net/article-23463818-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Comment élit-on le Président des Etats Unis d'Amérique? (2)]]></title>
        <link>http://www.propositions-audacieuses.net/article-23463113.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 14pt;">Contrairement aux idées reçues, les "Grands Electeurs" ne se déplacent pas à Washington!<br>
  <br>
  <b>Début de citation :</b><br>
  <br></span>
  <h3 style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Une journée dans la vie d’un grand électeur</span></span>
  </h3>
  <div style="text-align: justify;"></div><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span>
  <div style="text-align: justify;">
    <!--startphoto-->
  </div><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img src="http://photos.state.gov/libraries/amgov/4110/week_1/090508_DelawareState_200.jpg" alt=
  "Le capitole de l'État du Delaware à Dover" border="0"></span></span><br>
  <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Timothy Willard a passé son unique journée en qualité de grand électeur au Capitole de l'État du Delaware, qui
  est situé à Dover.</span></span>
  <div style="text-align: justify;">
    <!--endphoto-->
  </div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Timothy Willard est l’un des grands électeurs qui ont participé à l’élection présidentielle de 2004. Il
    raconte son expérience. Le candidat qu’il soutenait a été battu.<br></span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bruce Odessey est directeur de la rédaction du présent numéro de la revue eJournal USA.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le présent article fait partie de la prochaine revue "eJournal USA" consacrée au collège
    électoral.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p class="byline" style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bruce Odessey :<br></span></span></b>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">"Un beau jour de décembre 2004, Timothy Willard s’est absenté quelques heures de son cabinet d’avocats de
    Georgetown, au Delaware, pour prendre part à l'élection du président des États-Unis dans la capitale de cet État, Dover.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La plupart des gens pensaient sans doute que le président avait été élu un mois plus tôt, lorsqu'ils
    s’étaient rendus aux urnes. En fait, ils avaient simplement choisi 3 grands électeurs du collège électoral, qui s'étaient engagés à voter pour le candidat républicain George W. Bush ou pour le
    candidat démocrate John Kerry.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Pilier du parti démocrate, M. Willard occupait les fonctions de dirigeant du parti au niveau de l’un des
    comtés du Delaware. Il a participé en 2000 à la convention nationale chargée de choisir un candidat pour représenter le parti démocrate à l'élection présidentielle. Il a également participé à
    l'élaboration du programme politique de son parti en 2004.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le Delaware est l’un des plus petits États des États-Unis. En 2004, il ne disposait que de 3 grands électeurs
    (le plus grand État du pays, la Californie, en avait 55 à elle seule). Le Delaware n'est formé que de 3 comtés. Le président du parti démocrate de l'État avait d'ailleurs décidé de désigner un
    grand électeur au sein de chaque comté dans l'hypothèse où John Kerry aurait remporté les suffrages populaires au Delaware. M. Willard était la personne choisie dans le comté de
    Sussex.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Une journée à Dover</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Avec 53&nbsp;% des suffrages exprimés, c’est effectivement John Kerry qui a été vainqueur au Delaware. En
    fait, depuis 1988, les candidats à la présidence des États-Unis présentés par le parti démocrate ont remporté toutes les élections au niveau de l’État. C’est ainsi que M. Willard a pu se rendre à
    Dover afin de prendre part au vote du collège électoral, qui s'est déroulé le 13 décembre. La Constitution des États-Unis prévoit en effet que les grands électeurs de l’ensemble des États et du
    district de Colombie (c'est-à-dire de Washington, la capitale des États-Unis) votent le premier lundi suivant le deuxième mercredi du mois de décembre.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <!--startphoto-->
  </div><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a onclick="document.getElementById('p2large').style.visibility = 'hidden';" href=
  "javascript:;"><br></a>&nbsp;</span></span><br>
  <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img name="LargePhoto2" src="http://photos.state.gov/libraries/amgov/4110/week_1/090508_AP04100806493_200.jpg"
  alt="John Kerry et George Bush en 2004" border="0" id="LargePhoto2"></span></span><br>
  <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">John Kerry (à droite) l'a emporté dans le Delaware en 2004, mais a été battu au niveau national par George W.
  Bush.</span></span> 
  <div style="text-align: justify;">
    <!--endphoto-->
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">À dix heures du matin, M. Willard et les 2 autres grands électeurs ont pris place dans la salle richement
    décorée où siège habituellement la Chambre des représentants du Delaware. Après avoir choisi un président de séance en leur sein, les 3 grands électeurs se sont mis au travail.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ils ont tout d’abord examiné les résultats officiels communiqués par l'administration chargée des élections
    dans l'État, avant de signer divers documents d’homologation. Ils ont ensuite envoyé ces documents au secrétaire d'État du Delaware, qui devait les transmettre aux Archives nationales à
    Washington. Quelques semaines plus tard, le Congrès des États-Unis a fait le compte officiel des suffrages exprimés par le collège électoral en faveur des candidats aux fonctions de président et
    de vice-président, y compris le suffrage exprimé par M. Willard.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">À ce stade, le monde entier savait déjà que George Bush l'avait emporté sur John Kerry par 286 voix contre
    252.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Un rôle essentiellement cérémoniel.</span></span></b>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les grands électeurs ne disposent pas de la liberté de manœuvre que les fondateurs des États-Unis avaient
    sans doute imaginée lorsqu’ils ont rédigé la Constitution en 1787. Dès 1796, la montée en puissance des partis politiques a commencé à avoir une influence sur le fonctionnement du collège
    électoral.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">M. Willard a donc joué un rôle essentiellement cérémoniel. Il ne lui serait pas venu à l’idée de voter pour
    un candidat autre que John Kerry. En fait, la loi du Delaware lui aurait interdit de voter pour qui que ce soit d’autre (personne ne sait si cette interdiction est conforme à la Constitution,
    mais les grands électeurs renégats sont extrêmement rares).</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">«&nbsp;La presse, les médias et le public ne se sont pas vraiment intéressés à notre vote, a-t-il indiqué. Il
    n’y a avait pas grand monde sur le balcon réservé aux visiteurs lorsque nous nous sommes réunis à la Chambre des représentants.&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Quoi qu’il en soit, M. Willard est fier d’avoir pris part à cette formalité incontournable. « Même si ce
    scrutin est mal connu, le fait d'y avoir participé fut un grand honneur pour moi&nbsp;», a-t-il dit. &nbsp;</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il pense toutefois que les États-Unis devraient envisager un système différent pour l'élection
    présidentielle, afin d’éviter qu’un candidat ayant reçu moins de voix populaires qu’un autre au niveau national ne soit élu président, comme cela arrive parfois avec le système du collège
    électoral.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">«&nbsp;Je pense que nous devons réfléchir à des solutions plus logiques et plus simples, car à mon avis il
    n’est pas souhaitable que la population ne comprenne pas le système ou qu'elle fasse preuve de cynisme à son égard.&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b>Fin de citation.<br></b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On est très respectueux des règles aux Etats Unis ... Du moins de certaines d'entre elles!<br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 11:25:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ad5220fcea05296222b30417a80b59be</guid>
                <category>Politique extérieure</category>        <comments>http://www.propositions-audacieuses.net/article-23463113-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Comment élit-on le Président des Etats unis d'Amérique (1)]]></title>
        <link>http://www.propositions-audacieuses.net/article-23461871.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;">Pour y voir plus clair, laissons parler le Professeur Lublin, de l'American University de Washington.</span><br>
    <br>
    <b><span style="font-size: 14pt;">Début de citation :</span></b><br>
    <br>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">"Il n’est pas difficile de trouver des raisons d’abolir le collège électoral chargé d’élire le président des
    États-Unis, particulièrement si l’on considère que ce système produit parfois l’élection d’un candidat qui a reçu au niveau national moins de suffrages populaires que le candidat battu, mais
    remplacer le système actuel n’est pas si simple&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le collège électoral n’est pas prêt de disparaître.<br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b>En effet, il est très difficile de modifier la Constitution des États-Unis. Sa modification exige que le
    Congrès adopte un amendement nécessitant la majorité des deux tiers à la Chambre des représentants comme au Sénat. Cet amendement doit ensuite être ratifié par les trois quarts des États
    fédérés.</b><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La Constitution n’a donc été modifiée que 27 fois depuis son adoption en 1787. Encore ces 27 amendements
    comprennent-ils les 10 amendements constituant la Déclaration des droits qui ont été adoptés peu après la ratification de la Constitution d’origine.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Un très large soutien, pour ne pas dire un consensus, est indispensable pour obtenir la ratification d’un
    amendement constitutionnel. Or, l’idée de l’abolition du collège électoral ne bénéficie pas d’un tel consensus pour l’instant. De nombreux démocrates estiment que la défaite de leur candidat en
    2000 confirme l’urgence d'une réforme, mais certains républicains considèrent que les efforts visant à modifier le régime actuel ont pour objet de jeter le discrédit sur la victoire de leur
    candidat cette année-là. Il n’y a donc pas consensus sur la nécessité d'une réforme, même si cette idée a des sympathisants au sein des partis aussi bien démocrate que républicain.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Plusieurs États auraient en outre des raisons de s’opposer à une telle ratification. Les petits États sont
    avantagés lors de la répartition des grands électeurs. En effet, chaque État reçoit au sein du collège électoral un nombre de voix correspondant au total du nombre de ses sénateurs (toujours
    deux) et du nombre de ses représentants à la Chambre des représentants (un au minimum). Certains États où la compétition est particulièrement serrée, notamment la Floride et&nbsp;l’Ohio en 2000,
    en 2004 et en 2008, bénéficient d’une sollicitude accrue de la part des candidats à la présidence. <b>En effet, sauf au Maine et au Nebraska, le vainqueur dans un État donné reçoit la totalité
    des suffrages des grands électeurs de cet État.</b> Les opposants au système du collège électoral dénoncent cet aspect, mais les petits États ne sont pas prêts à renoncer aux égards que les
    candidats leur accordent. Enfin, de nombreux Américains sont attachés au fait que le collège électoral reflète le caractère fédéral des États-Unis et ne souhaitent pas son abolition. Ils voient
    dans les tentatives de réforme une attaque contre le régime fédéral et les prérogatives des États fédérés.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L'hypothèse d'un pacte entre États.</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Certains partisans d'une réforme du collège électoral proposent de trouver une alternative à la méthode
    d'amendement de la Constitution en adoptant un pacte entre États (le National Popular Vote Compact). Ce pacte garantirait que le candidat ayant reçu le plus grand nombre de voix populaires lors
    de l’élection au niveau national sera élu président. Ses partisans souhaitent que des États détenant la majorité des voix au sein du collège électoral s’engagent à voter en faveur du candidat à
    la présidence qui aura remporté le vote populaire au niveau national, que ce candidat soit arrivé en tête ou non dans tel ou tel des États adhérant à ce pacte. Il est vrai qu’il serait beaucoup
    plus facile de réformer le système du collège électoral au moyen d’un pacte entre États que dans le cadre d'un amendement de la Constitution. En effet, il suffirait que les 11 États fédérés les
    plus peuplés s’accordent pour que le pacte s’applique, alors qu'un amendement constitutionnel ne peut entrer en vigueur qu’après ratification par 38 États.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <!--startphoto-->
  </div>&nbsp; <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a onclick="document.getElementById('p2large').style.visibility = 'hidden';" href=
  "javascript:;"></a></span></span><br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La solution apparemment astucieuse du pacte risquerait toutefois d’être source de nouvelles difficultés,
    car&nbsp;<a onclick="document.getElementById('p2large').style.visibility = 'hidden';" href="javascript:;"></a>l’élection présidentielle américaine ne se déroule pas dans le cadre d’un scrutin
    national unique. En fait, 51 élections distinctes ont lieu dans les 50 États et dans le district de Colombie (c'est-à-dire à Washington, la capitale des États-Unis). Chaque État décide du nom des
    candidats aux fonctions de président et de vice président figurant sur ses bulletins de vote. Des noms différents sont donc inscrits sur les bulletins des différents États. Un pacte ne serait pas
    suffisant pour créer aux États-Unis un vrai scrutin national permettant aux électeurs de disposer d’un choix uniforme de candidats.</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <!--endphoto-->
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En théorie, un candidat à la présidence peut même se présenter avec des colistiers différents selon les
    États. Le pacte envisagé prévoit que les suffrages exprimés dans tout État en faveur d’un candidat à la présidence et de son colistier comptent en faveur du tandem, quel que soit le candidat à la
    vice-présidence dont le nom figure sur le bulletin. Pour prendre un exemple, le nom du colistier du candidat indépendant Ralph Nader n’apparaissait pas sur les bulletins de vote de la Californie
    en 2004. Dans notre exemple, tous les suffrages exprimés en faveur de Ralph Nader en Californie auraient été totalisés au niveau national, non seulement à son nom, mais aussi en faveur du
    colistier dont le nom ne figurait pas sur le bulletin. Le caractère insatisfaisant d'une telle solution est évident.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Nouvelles questions.</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La nécessité d’une réforme du collège électoral a été illustrée lors de l’élection présidentielle serré qui a
    opposé le républicain George W. Bush au démocrate Al Gore en Floride en 2000. Paradoxalement, un scrutin populaire national serait de nature à accentuer les difficultés en cas de résultats
    particulièrement serrés.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Aucun mécanisme ne permet actuellement de trancher dans ce cas-là. Et le National Popular Vote
    Compact</span></span> <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">proposé ne règle pas la question. Les lois actuelles relatives à un nouveau compte des
    suffrages en cas de scrutin indécis ne s'appliquent qu'au niveau des États pris individuellement et non au niveau national. Par ailleurs, contrairement à ce qui s'est passé en 2000 lorsqu'un
    nouveau compte s'est révélé nécessaire en Floride, les médias et les partis démocrate et républicain auraient beaucoup de mal à veiller au bon déroulement du nouveau compte au niveau national. La
    définition de résultats serrés serait en outre beaucoup moins stricte dans le cadre d'une élection nationale, même s’il est certain qu'une telle éventualité est moins vraisemblable.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On peut également se poser la question de la force juridique d’un pacte qui imposerait aux États contractants
    de voter d'une manière donnée au sein du collège électoral. La Constitution américaine accorde au corps législatif de chaque État le droit de décider de la répartition des suffrages de leurs
    grands électeurs. Le pacte interdirait à tout État de se retirer dans les six mois précédant une élection, mais la force juridique de cette disposition est loin d'être établie. Il ne prévoit
    aucune mesure de sauvegarde si les tribunaux refusent d'interdire à certains États de se retirer du pacte alors même qu’ils le souhaitent.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ces considérations peuvent sembler marginales et excessivement techniques, mais l'élection présidentielle de
    2000 a montré l’importance des subtilités juridiques et la nécessité d’être prêt lorsqu'un scrutin produit des résultats particulièrement serrés. Il sera peut-être un jour possible d'élire au
    suffrage universel direct le Président des États-Unis, mais cela n'est envisageable qu'au prix d'importants efforts de préparation au niveau fédéral et sous réserve que se dégage un consensus
    nettement plus large que ce n'est le cas aujourd'hui.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b>Fin de citation.<br></b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On peut rappeler, à propos du "fédéralisme" que la lutte politique se situe entre les "fédéralistes" et les
    "anti-fédéralistes" (vu de France, ceux-ci pourraient être confondus avec les jacobins alors qu'ils sont, en réalité, les partisans de plus de pouvoirs aux Etats fédérés, c'est à dire les plus
    anti-jacobins) ... La Civil War (vu de france, c'est la guerre de sécession) a été gagnée par les fédéralistes contre les "confédérés". Ce n'est pas pour rien que les Américains citent volontiers
    le nom de l'Etat dont ils sont originaires. Chacun d'eux a une histoire propre.<br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 11:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">11bb0e32a071cfe7d45cc7c33be43d16</guid>
                <category>Politique extérieure</category>        <comments>http://www.propositions-audacieuses.net/article-23461871-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Georgie contre Ossétie ou Etats Unis contre Russie?]]></title>
        <link>http://www.propositions-audacieuses.net/article-21950225.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">A lire certains blogs, on finirait par se demander si une troisième guerre mondiale n'est pas en train de s'enclencher dans cette
    région du globe...</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">Il est temps d'en revenir à une vision réaliste de la situation et des rapports de forces...</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">1. Le Président Saakachvili a été démocratiquement élu et les élections législatives qui ont suivi l'on conforté dans son autorité
    puisque son camp a obtenu 60% des voix, soit nettement plus que ce qu'obtiennent les partis politiques dans les démocraties "occidentales" qui restent, quoi qu'on en dise, une solide
    référence.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">2. On peut être démocratiquement élu et commettre néanmoins de grosses balourdises. Ainsi est, à n'en pas douter, une énorme
    balourdise l'intervention militaire en Ossétie du Sud dont tout le monde sait que cette région n'a, historiquement, strictement rien à voir avec la Georgie mais que son rattachement à ladite
    Georgie est bien la séquelle d'une des élucubrations démentes de Staline...</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">3. La balourdise dans l'action est presque toujours précédée d'une balourdise dans la réflexion. Ainsi, croire que la Russie va
    accepter, sans broncher, que la Georgie rejoigne l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN; NATO en anglais) relève de la cécité politique pure. Il faut rappeler, car beaucoup l'ignore,
    que ledit traité a été construit en 1949 dans le but évident de faire échec à un non moins évident et possible débordement de l'Union Soviétique sur toute l'Europe.&nbsp; C'est ainsi que chaque
    Etat membre de l'OTAN a l'obligation de porter son armée à la frontière d'un autre Etat membre si celui-ci est attaqué par un pays non-membre.</span></span><br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">En clair, tous les Etats membres de l'OTAN doivent porter leur armée à la frontière commune entre la Georgie devenu membre de
    l'OTAN et la Russie. On comprend donc aisément que la demande d'adhésion de la Georgie à l'OTAN mérite un examen TRES ATTENTIF. Il est des circonstances où, avant de prendre une décision, il faut
    y regarder à deux fois et même à trois ou quatre fois...</span></span><br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">Imaginons que tous les pays qui ont une frontière commune avec la Russie fassent une telle demande et que cette demande soit
    acceptée; la Russie ne pourra que se sentir encerclée par des forces hostiles... Cette perspective est donc impensable.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">4. Monsieur Saakachvili doit se faire une raison : il n'est pas chargé d'être le fer de lance des démocraties occidentales contre
    le régime russe quoi que l'on puisse penser du régime en question... Contente ou pas, la Georgie sera sacrifiée si c'est le prix à payer pour éviter une troisième guerre
    mondiale.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">5. Au train où vont les choses, les Etats Unis vont devoir envisager de renoncer à leur projet d'installation d'un système
    anti-missiles en Tchéquie. Théoriquement destiné à neutraliser les Etats voyous tel l'Iran, un tel système anti-missile a pour effet de neutraliser AUSSI les missiles russes... mettant ainsi à nu
    toute la stratégie de défense de la Russie qui reste basée, avec les missiles, sur une logique de dissuasion ("si tu me frappes, je te frappe ou je frappe tes alliés"). Je n'ai personnellemùent
    pas envie d'être au milieu du champ de bataille ...</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">6. Je tiens désormais pour plausible une démission de Monsieur Saakachvili de la Présidence de la Georgie dans un délai
    raisonable... A trop vouloir fanfaronner, on risque de se brûler les ailes. Cet homme n'a pas la carrure d'un Chef d'Etat.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;">7. En l'état actuel des choses, il n'y a pas d'autre voie que la "finlandisation" de la Georgie, n'en déplaise aux Georgiens
    eux-mêmes. Rappelons que la "finlandisation" est une expression née de l'état "relationnel" de la Finlande avec son voisin soviétique de l'époque au temps de la guerre froide. Elle était bien
    obligée d'accepter d'être le tampon entre l'Est et l'Ouest. Elle avait un régime politique de type occidental mais entretenait des relations "amicales" avec son voisin soviétique. Que
    pouvait-elle faire d'autre?</span></span><br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 13 Aug 2008 22:45:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7f007a602e4a9545a04a227dfbe5a116</guid>
                <category>Politique extérieure</category>        <comments>http://www.propositions-audacieuses.net/article-21950225-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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